Les illuminés de la 27ème heure

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Sur le vif - Mercredi 06.01.21 - 18.50h
 
 
Les revoilà, les éternels retardataires ! Les illuminés de la 27ème heure ! Nous avons, pour notre part, passé l'année 2020 à condamner la dictature sanitaire, dans les Cantons comme à Berne, défendre les cafetiers, restaurateurs, hôteliers et commerçants. Les retardataires, eux, ont passé la même année à nous faire la morale ! Au nom du respect qui serait dû à l'autorité. Comme si les exécutifs devaient être respectés en soi, comme sous l'Ancien Régime les patriciens, indépendamment de leurs actes.
 
Et les voilà enfin, les éternels retardataires, qui commencent à dire la même chose que ce que nous avancions, nous, pendant toute l'année 2020 ! Je leur souhaite évidemment la bienvenue. Mais je les invite, la prochaine fois, à exercer leur lucidité, face au pouvoir en place, un peu plus en direct, en simultané avec les abus de pouvoir des exécutifs. Et un peu moins avec six ou neuf mois de retard.
 
Je les invite, dans la foulée, à réfléchir à la notion de respect de l'autorité. Et à éviter de verser, en la matière, dans toute espèce d'absolutisme.
 
Aux éternels retardataires, je préfère encore mes adversaires. Ceux qui, dès le début, étaient d'accord avec le confinement, les mesures de fermeture, la mise en ruine de notre économie. Je combats certes férocement leur point de vue, mais eux, au moins, sont cohérents.
 
Pour ma part, je continuerai, avec éveil et passion, de proposer des décryptages sur la vie politique, les enjeux de pouvoir, les réalités sous les apparences et les paravents. Je continuerai donc à me faire des ennemis. Ca tombe bien, je suis un combattant.
 
 
Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Sur le vif 3 commentaires

Commentaires

  • Respect dû à l'autorité ou respect de la vie ?

    Les invalides militaires de milice ont, au cours des législations successives, vu leur statut se détériorer et, à l'âge de la retraite, ils se retrouvent avec la moitié d'un accidenté civil. Avez-vous entendu un restaurateur s'en préoccuper ? Moi non. L'un de ces invalides, ayant atteint l'âge de la retraite et ne pouvant, de ce fait, plus faire face aux surcoûts liés à son invalidité, surcoûts non pris en charge par l'assurance militaire, s'est donné la mort pour ne pas devenir une charge pour ses proches.

    On économise jusqu'au dernier franc sur le dos ceux qui ont perdu la santé au service, alors pourquoi perdre des milliards pour des troquets ?

    Avez-vous entendu le vice-président de l'USAM mettre en avant le fait que ceux qui décèdent du covid-19 on fait leur temps ? Moi oui. Et gastrochose démentir ? Moi non. Alors que les restaurateurs, qui ont fait leur temps, disparaissent et que leurs employés "sans-papiers" et autres Gastarbeiter, s'en retournent.

  • C'est curieux, mais je ne vois pas beaucoup de ces retardataires. Il me semble qu'on ne voit que des soumis. .

  • @ JL

    D'un insoumis au revendications financières des troquets. Notamment de ceux qui auraient fait faillite ou quasi-faillite sans covid-19. De ceux qui ont employé au noir. De ceux qui sont de trop, parce que trop nombreux.

    Insoumis au revendication financière d'une branche qui sous-paye ses employés, au point de devoir les augmenter quand survient un salaire cantonal minimum. Salaires dérisoires qui conduisent à faire payer aux autres les impôts que ces pauvres employés exploités ne peuvent pas payer.

    Le contribuable doit cesser de subvenbionner les troquets !

    Moins de troquets. Plus de clients par troquets et des employés mieux payés.

    Rétablissons la patente avec numerus clausus pour l'alcool, ce poison légal qui tue.

    Et les employés de trop ? Qu'ils quittent la Suisse. Appliquons strictement les lois. Cela est aussi possible pour les européens, c'est seulement plus long, plus long s'ils ne sont pas frontaliers.

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