Cyril Aellen : une campagne qui commence bien

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Sur le vif - Lundi 25.01.21 - 13.59h
 
 
Le début de campagne de Cyril Aellen est excellent. Parce qu'il nous surprend. Et a l'audace d'ouvrir des horizons.
 
De ce spécialiste des Finances cantonales, avec qui, depuis une décennie, nous avons tant débattu de la dette et des déficits, on aurait pu craindre une campagne sur ce seul thème. Il n'en est rien : le candidat PLR défriche là où on ne l'attend pas. Et il a parfaitement raison.
 
Il multiplie, par exemple, les interventions sur la Formation, au sens très large, incluant à juste titre la formation professionnelle et l'apprentissage. Et puis, ce matin, un autre thème, qui pointe une réalité en souffrance : il annonce intervenir au Grand Conseil pour une réouverture (dans le respect des normes sanitaires) des lieux culturels. C'est un vrai problème, il a raison de l'empoigner, il esquisse une solution, il ouvre une fenêtre, il nous donne un peu d'air, ça fait du bien par les temps qui courent.
 
La Formation, la Culture. Deux domaines qui ne sont pas voués pour l'éternité à relever de la gauche. On rêve d'un DIP enthousiasmant, performant, passionné de culture et de transmission, sans pour autant charrier des armées d'apparatchiks. On rêve d'autre chose que d'un amas de décombres, un champ de ruines. On rêve d'une culture qui nous ébouriffe et nous élève, qui nous remue et nous soulève, sans pour autant verser dans le clientélisme. Une droite intelligente, éclairée, audacieuse, pourrait parfaitement gérer, à Genève, ces deux domaines.
 
Une campagne qui commence bien. Ce qui, bien sûr, ne préjuge en rien de son résultat final. Nul d'entre nous, pour l'heure, ne peut prédire qui sera élu. Et c'est très bien ainsi : la démocratie est faite pour nous surprendre, elle est une affaire du peuple face au peuple, à des milliers de lieues des intermédiaires, des états-majors et des petits calculs des partis.
 
 
Pascal Décaillet

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Commentaires

  • Il n'y en a qu'un qui parle clair, sans langue de bois : Yves Nidegger.
    Il serait temps que Genève reconnaisse enfin sa carrure et le choisisse pour faire le ménage dans ce collège largué.

  • Je me réjouirais moi aussi d'une alternance politique à la tête du DIP et d'une perspective libérale qui diffère des décennies socialistes que nous avons vécues, qui ont eu leur hauts et leurs bas. Les chefs du DIP libéraux ou PDC ont souvent été excellents, en particulier Martine Brunschwig-Graf. L'alternance démocratique est de toute manière saine et bienvenue dans une démocratie pluraliste et devrait aussi s'exercer à l'école. Il en va de même avec la culture.

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