Adolphe Ribordy : un grand Valaisan nous a quittés

Imprimer

 
Sur le vif - Lundi 01.02.21 - 16.48h
 
 
Avec une très grande tristesse, et je suis loin d'être le seul, j'apprends cet après-midi le décès d'Adolphe Ribordy. Avec cet homme de 78 ans, qui avait en lui le démon de la politique et celui du journalisme, c'est l'une des grandes figures du Valais qui nous quitte. Radical dans l'âme, il aimait son parti. Il aimait son canton. Il aimait son pays.
 
Adolphe Ribordy, figure pleine de vie, homme passionné d'Histoire, de livres, d'échanges, fraternel dans la joute comme dans la complicité, c'était la politique à l'état pur, telle que seul le Valais est capable de nous l'offrir. Une passion qui passe par la langue, le verbe, la connaissance du terrain et des familles, la fougue de communiquer. Le Valais des bannières, celui des fanfares, si fier de mettre des couleurs dans la vie publique. Le Valais festif, jusque dans les actes citoyens.
 
Adolphe Ribordy a longtemps été député radical, patron du Confédéré, président de Rhône-FM, c'est dire l'ampleur de son engagement. L'action, mais toujours le verbe, toujours l'engagement, toujours tenir les couleurs, brandir la bannière.
 
Je ne l'avais plus revu depuis quelques années. Je garde de lui le souvenir d'un homme habité par la vie, par la passion de construire le Valais moderne. Il y avait en lui, je veux dire dans les arcanes de sa mémoire, la Bataille du Trient, le Sonderbund, les années difficiles sous le règne conservateur. Et puis, ancrée dans le tréfonds de l'âme, l'aspiration à un Valais d'aujourd'hui et de demain, terre de culture et de fraternité, enracinée dans le terroir pour grimper vers le ciel.
 
Vers quel ciel ? Je l'ignore. Je dirai simplement une chose : le ciel d'Adolphe Ribordy, j'aimerais qu'il soit aussi le mien.
 
A sa famille, ses proches, ses compagnons de route, ses frères d'armes, mes pensées émues.
 
 
Pascal Décaillet
 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 2 commentaires

Commentaires

  • Bel hommage. Quand je mourrai, j'aimerais bien qu'un journaliste parle de moi de cette manière.

    Il me vient une idée : et si quelques investisseurs partageant une même vision du journalisme citoyen, pourquoi pas celle d'Adolphe Ribordy qui est assez proche au fond de celle de Pascal Décaillet, faisaient un tour de table avec l'entreprise DECAPROD, pour reprendre Le Confédéré et en faire un grand quotidien de diffusion nationale?

    Ce quotidien aurait immédiatement et immanquablement beaucoup de succès, car ce serait le seul organe de presse indépendant et libre, de toute la Suisse romande.

    Il faudrait qu'il soit souverainiste bien entendu, sinon ça ne vaudrait pas la peine.

    Evidemment, si au lieu de ça, Le Confédéré était repris par des petits caniches de la doxa comme ceux qui ont pris les commandes du Nouvelliste et de tous les autres quotidiens romands, l'échec est garanti. Dans cas là, Le Confédéré n'aurait aucune chance de survie et ce serait dommage. Car tout de même, Le Confédéré c'est un beau titre, si on est Suisse et patriote.

    Pour le moment, il n'existe absolument aucune diversité dans la presse romande. Tout est verrouiillé en attendant d'être subventionné par le pouvoir et devenir ainsi officiellement une presse de propagande (que c'est déjà de fait).

    Le lecteur est contraint de s'abreuver à un unique robinet d'eau tiède idéologique bien-pensant de centre gauche, politiquement correct gnangnan et antisuisse. Tout au plus peut-on trouver, de temps en temps, un son de cloche légèrement différent dans le GHI, mais ça ne compte pas. Dans l'ensemble il n'existe aucune presse d'information, ni aucune presse de débat libre. Il existe uniquement une presse de propagande, de matraquage conformiste, de bourrage de crâne politiquement correct et de pensée unique.

    Tout a été verrouillé pour qu'il n'existe plus aucune pensée libre. Dernier exemple en date le rachat du Temps, par l'officine oligarchique Aventinus.

    Je pense qu'avec le Confédéré, qui est un petit journal mais pourrait facilement monter en puissance et trouver un lectorat national, on pourrait changer un peu l'ambiance et ainsi on respirerait déjà un peu mieux. A condition, évidemment, que Le confédéré soit pris en mains par des esprits libres du genre Pascal Décaillet et non des dévots de la doxa ni des valets de l'establishment.

    Malheureusement je ne dispose pas des capitaux nécessaires pour une telle aventure. Mais je pense qu'il suffirait d'assez peu d'argent, car il y a déjà une base, qu'il suffirait de développer intelligemment.

    Par exemple il est évident que si Le Confédéré avait une rédaction qui ait vraiment du punch dans l'esprit Décaillet, Le Confédéré enfoncerait facilement Le Nouvelliste qui n'a plus aucun goût ni aucune saveur. Non seulement le Nouvelliste est devenu insipide, mais il est carrémenrt vomitif. On en vient à regretter André Luisier. Au moins, à l'époque il y avait un débat. Aujourd'hui il n'y en a plus et Le Nouvelliste se vautre dans la même doxa que le reste de la presse et donc les gens ne s'y intéressent plus, sauf pour la page des morts.

    Si j'avais ces moyens financiers, je prendrais contact avec M. Décaillet et lui proposerais mon idée. A charge pour lui ensuite de convaincre les actionnaires du Confédéré de lui faire confiance. Et s'ils étaient partants, je mettrais l'argent sur la table.

    A condition que la ligne politique se démarque clairement du mainstream toxique dans lequel nous étouffons, le succès est GARANTI: Le vide à combler est tellement béant que tout le monde se jetterait sur un journal qui marque sa différence et sa liberté de ton.

  • PASCAL DECAILLET, MERCI.

Les commentaires sont fermés.