Alors oui, un parfum de poudre

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Sur le vif - Mardi 02.03.21 - 10.01h
 
 
 
Quand je vote, dans une élection au scrutin majoritaire, je ne le fais pas avec mon seul cerveau.
 
Mon choix final, souvent après des semaines d'hésitation, ne se porte pas nécessairement sur le candidat que prétendrait me dicter la Raison triomphante, la Vernunft de la grande philosophie allemande, principalement prussienne, et Dieu sait pourtant si à tant d'égards je suis sensible à la Prusse, au point de me sentir, depuis toujours, l'un des leurs.
 
Mais un vote électif, ça n'est pas cela. Ça n'est pas la somme des arguments rationnels en faveur de tel ou tel candidat. Il peut faire une campagne intelligente, brillante, de haut niveau intellectuel, et en plus sur des options que je partage : rien de cela, seul, ne lui garantit mon adhésion.
 
Car un vote trimbale autre chose. Une affaire de destin, comme dans les tragédies, avec ses ombres et ses lumières, ses sommets, ses écueils. J'aime les hommes qui sont tombés. Et qui se sont relevés.
 
Alors oui, un parfum de poudre. La dernière montée en ligne de la Garde impériale, à Waterloo, "tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli". L'homme, face à son destin. L'homme qui se bat.
 
 
Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Sur le vif 2 commentaires

Commentaires

  • Entre Cyril et Pierre votre coeur balance....en lisant entre les lignes on a compris votre choix. bon dimanche Monsieur Décaillet.

  • Oui c'est joli le panache... mais au final, Waterloo valait-il St-Hélène? C'est joli, l'Ile d'Elbe... il faut parfois savoir se contenter du mieux. Ou du moins pire.

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