Reconstruire la droite, sur les décombres

Imprimer

 

Commentaire publié par GHI - Mercredi 17.03.21

 

Une ville en cendres, au lendemain d’un bombardement. Les maisons brûlent encore. Partout, les décombres. C’est à cette image de dévastation que fait penser la droite genevoise, depuis le premier tour de l’élection complémentaire. Cette droite, majoritaire dans le canton, et même nettement dans l’addition des votes de ce dimanche 7 mars, a pourtant été passée au napalm. Des bonnes vieilles structures d’antan, bien confortables sous leur apparence d’éternité, le PLR, le PDC, l’Entente octogénaire, il ne reste rien. Tout au plus, un champ de débris, qu’il va falloir déblayer, pour laisser la place à autre chose. A quoi ? Je l’ignore, et n’avance ici que quelques pistes. Mais une chose est certaine : la deuxième place de Pierre Maudet, derrière la candidate Verte Fabienne Fischer et loin devant le candidat PLR Cyril Aellen, fut de nature à dynamiter les structures préexistantes. « Autre chose » doit sortir. « Autre chose » doit surgir. « Autre chose » doit germer, par-dessus les décombres.

 

J’ignore absolument si Pierre Maudet sera réélu. Nous verrons bien. Mais dans tous les cas, il tiendra un rôle signalé dans la renaissance et la reconstruction d’une partie de la droite à Genève. Je ne parle pas ici de l’UDC, qui vit sa vie de son côté et la vit plutôt bien, à en juger par le très bon résultat de son candidat, Yves Nidegger, au premier tour. Non, je parle de l’espace compris entre la gauche et l’UDC. Jusqu’ici, cet espace a été structuré par des familles, et des étiquettes, portant témoignage du passé. Les radicaux, le grand parti qui a fait la Suisse moderne, celle de 1848. Les libéraux, parti genevois, dans la grande tradition de Benjamin Constant. La démocratie chrétienne, celle de 1891 et de l’Encyclique « Rerum Novarum » du très grand Pape Léon XIII. Trois chemins, trois natures, trois cohérences. Ils ont bien mérité du passé. Mais il est possible que nous entrions dans « autre chose ».

 

Les temps sont difficiles. Crise sanitaire, crise économique et sociale. Dette qui explose. Cadeau empoisonné légué à nos enfants. Avenir bouché, pour notre jeunesse. Retraites insuffisantes, laissant certains de nos aînés dans une situation inacceptable pour un pays comme la Suisse. Classes moyennes prises à la gorge, fiscalité confiscatoire, impossibilité de mettre de l’argent de côté. Pouvoir d’achat qui s’effondre. Flux migratoires non-contrôlés. C’est à l’immensité de ces problèmes-là, et non aux niaiseries sociétales des bobos, que la pensée politique de droite doit apporter des solutions. La gauche en propose, elle ! Et la tranquille droite genevoise ne résoudra rien en demeurant dans sa douillette liturgie de Comités directeurs et d’Assemblées générales. Non. Elle a besoin d’un nouveau souffle, profondément populaire. Cela passe par une main tendue entre la droite de la Raison, la « Vernunft » des philosophes allemands, et une certaine gouaille de la rue, que d’aucuns se plaisent à qualifier de « populiste ». La droite doit affirmer ses valeurs. Elle doit sentir le pavé. Elle ne doit plus avoir peur. Et tant pis pour les Assemblées générales. Et tant pis pour Les Comités directeurs.

 

Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 10 commentaires

Commentaires

  • Je déplore infiniment la position de M. Bläsi sur votre antenne qui reprend ce discours moral de la gauche et du PLR. Ils nous prennent vraiment pour des cons ou bien il sont un peu simples. En politique, tout le monde ment. Avant d'être élu par des promesses électorales intenables, au législatif par omission pour éviter les remous, à l'exécutif où l'on accède que lorsqu'on a fait la preuve qu'on remise sa conscience au vestiaire.
    Immense déception pour moi qui appréciait particulièrement cet élu.
    Je ne sais toujours pas comment voter.
    Utile ? Pour qui, pour quoi ?
    Maudet n'a pas besoin de ma voix, il fera un très bon score et s'il ne passe pas cette fois, il reviendra en 2023 car Genève ne peut tout simplement pas se passer d'un tel atout. Il aura le temps de se rabibocher avec son parti car il est illusoire de le voir s'acoquiner avec l'UDC. Ce que je déplore aussi infiniment car ce serait le meilleur marche pied pour le CF.
    Nidegger en revanche aura besoin de tous les soutiens possibles pour passer en 2023 s'il est encore candidat.
    Vais-je me payer le luxe de voter pour celui qui représente au mieux mes sensibilités alors que je déplore qu'il ait décidé de se présenter au second tour pour foutre la merde ?
    J'attendrai de voir ce que Maudet nous répond au sujet du projet ferroviaire de la boucle qui sera déterminant pour moi. S'il botte en touche, je le largue. Car ce serait se foutre de la gueule du monde que de valider un projet à 5 milliards alors que toutes les caisses sont vides pour un projet officiel objectivement moins bon et qui ne permettra de rejoindre l'aéroport sans transfert de charge qu'après 2050 si les crédits sont votés.

  • Il n'y a plus d'espace entre la gauche et l'UDC.

    Toute formation politique qui se dit de droite doit nécessairement montrer sa volonté de gouverner avec l'UDC. A partir du moment où une formation ou une personnalité qui se prétend de droite, ou de centre droite, exclut de s'allier avec l'UDC, cette formation ou cette personnalité n'est pas de droite et ne saurait représenter la droite en aucune manière.

    Pascal Décaillet est trop intelligent pour ne pas savoir ça. Malheureusement, il est sentimentalement attiré dans le champ magnétique de Maudet, et cela brouille son jugement. Car si son jugement était rationnel il verrait bien que Maudet est, dans tout le personnel politique genevois, celui qui sera toujours le plus sectaire dans son refus de s'allier à l'UDC. Alors, comment peut-on dire que Maudet est de droite, pourrait représenter la droite, ou que les gens qui ont le coeur à droite ou sont de droite, pourraient voter pour Maudet?

    Maudet est le principe "pas d'ennemi à gauche" sur deux pattes. Voilà la définition de Maudet. Qu'on l'aime ou non, c'est un constat.

    Par conséquent Maudet n'est pas de droite.

    Il y aurait un espace pour une droite modérée ou centre droit, qu'à la condition qu'elle soit disposée à gouverner avec l'UDC. Tant que cela n'est pas le cas, tout l'espace géométrique et politique entre la gauche et l'UDC est vide.

    Cet espace peut être conquis par l'UDC avec le temps. Avec sa persévérance admirable, Nidegger finira peut-être par y arrriver à la longue. Mais Maudet jamais, c'est impossible.

    Maudet est-il de gauche ? Personnellement je répondrais clairement oui. Maudet ne peut être qu'un flotteur droit dans un gouvernement de gauche ou de centre gauche. En aucun cas Maudet ne peut se réclamer de la droite ni occuper cet espace entre la gauche et l'UDC.

    Cet espace d'ailleurs n'existe plus, ou quasiment plus. Il existe tout au plus un "marais" centriste. Peut-être que la candidate PDC dont j'ai oublié le nom peut détacher de ce marais la frange qui sera toujours réfractaire au vote Nidegger/UDC. Mais à mon avis presque aucune voix de ce marais ne se portera sur Maudet.

    Personnellement je n'ai jamais été sensible au charme politique de Maudet, même si j'ai trouvé déplorable la mesquinerie dont il est victime de la part de ses anciens collègues. Je ne pourrais jamais voter pour lui, et ce pour une raison claire: c'est un euroturbo.

    Mais ici les sentiments plus ou moins sympathiques ou antipathiques que l'on puisse éprouvers envers Maudet n'ont aucune importance. Il s'agit d'un parallélogramme de forces. Pour gagner, Maudet devrait rallier à lui tout cet espace dont parle Pascal Décaillet, entre la gauche et l'UDC. Je crois avoir démontré rationnellement ci-dessus qu'il ne le peut pas, malgré le zèle de Pascal Décaillet.

    C'est pourquoi, tout en avouant que je ne souhaite pas sa réélection, je pense qu'elle est pratiquement impossible.

    CQFD

  • En bon tacticien, Pierre Maudet a répondu sans trop se mouiller à la question du noeud ferroviaire de Genève.
    Il nous dit que le projet Weibel, "n'est pas si bête", que boucler la boucle semble logique, mais il ne sait pas si cela doit être une alternative au projet d'agrandissement de Cornavin. et qu'une ligne qui repart de l'aéroport sur le réseau national lui semble à étudier.
    J'aimerais me réjouir, mais je sens dans cette dialectique d'immenses réserves et je reste surpris qu'il ne semble pas connaitre ce projet qui implique justement de ne pas agrandir Cornavin. Je crains qu'une fois élu il ne nous mette devant le refus du parlement d'étudier le projet pour éviter de se mettre à dos ses collègues qu'il a soutenu jusqu'à aujourd'hui dans leur projet officiel.
    https://pierremaudet.ch/vimeo-video/etes-vous-pret-a-soutenir-le-projet-de-m-weibel-que-vous-soyez-elu-ou-non-de-boucle-de-laeroport-comme-alternative/

    Je partage aussi les réflexions de John Longeole sur l'impossibilité d'imaginer cet europhile s'allier à l'UDC alors que sur bon nombre de sujets ils se rejoignent.

    Ma plus grande réticence reste cette traversée du lac qui ne nous sert à rien pour le moment et le besoin crucial d'une traversée de la Rade qui bouclerait la moyenne ceinture. Les Genevois ont été trompés dans le dernier scrutin et ils ont rejeté le projet de l'UDC sur les promesses de cette traversée autoroutière qui ne se fera pas à un horizon réaliste.

    Bref, j'ai de plus en plus envie de voter avec le coeur et je ne désespère pas de voir une portion des voix de gauche se répercuter sur Yves Nidegger qui pourrait bien faire un score canon. Sa franchise, son authenticité et son programme de rupture pourrait bien correspondre à ce qu'attendent les Genevois. Certes, il sera minorisé au sein du collège, mais il aura mis le pied dans la porte pour laisser passer un fil d'air frais.

  • @ Jenni

    Si je comprends bien vous reprochez à Maudet de ne pas s'exprimer avec emphase en faveur d'un projet qu'il ne connait pas bien. Vous lui reprochez de ne pas parler à la légère et de ne pas faire de promesses en l'air. Il est vrai que les promesses en l'air vous aimez cela au vu du candidat d'extrême droite que vous admirez.

    Quant aux observations de Longeole, par trop tendance sciences-po sans suissitudes aucunes, elle sont erronnées dès lors qu'entre la gauche et l'extrême droite, il est une place pour la droite.

    En attendant, pour éviter une troisième vague assassine, que l'élection de votre candidat ne peut que favoriser, cela faisant partie de son projet, je me demande si vous ne m'acculez pas à soutenir l'aimable Madame Fischer.

  • https://pierremaudet.ch/vimeo-video/etes-vous-pret-a-soutenir-le-projet-de-m-weibel-que-vous-soyez-elu-ou-non-de-boucle-de-laeroport-comme-alternative/

  • @CEDH

    Oui, nous sommes bien d'accord. Il y a en principe une place entre la gauche et l'UDC (qui n'est pas d'extrême droite, là vous délirez, mais simplement de droite). Cette place est le lieu géométrique du centre droit. Mais cette place ne peut être occupée que par des gens ayant la tripe de droite, et surtout déterminés à œuvrer le cas échéant au sein d'une majorité de droite, avec l'UDC. Si les gens qui prétendent racoler l'électorat de ce centre droite, comme le fait Maudet, sont en réalité hostiles à toute alliance majoritaire loyale avec la droite (UDC), alors cet espace restera vide. Car les gens comme Maudet ne peuvent pas l'occuper ni représenter le centre droit. Cet espace ne peut être occupé que par des gens, certes modérés, mais qui penchent à droite. Maudet penche à gauche.

    En réalité Maudet, je l'ai démontré, est avant tout hostile à la droite UDC. Il représente donc, non pas la droite ni le centre droite, mais l'anti-droite, qui se présente sous des habits '"bourgeois". Ceux qui apprécient Maudet politiquement sont des gens, pas forcément de gauche, mais hostiles à une alliance gouvernementale de droite selon le principe "pas d'ennemi à droite".

    Maudet, je l'ai énoncé et même démontré, incarne littéralement le principe "pas d'ennemi à gauche". Ce principe a des conséquences politiques précises qui sont la reconduction perpétuelle de la gauche au pouvoir. Car ce principe signifie que les candidats de gauche ont toujours le droit de faire appel aux voix de l'extrême gauche dans une élection à deux tours, pour emporter l'élection. En revanche les candidats de droite n'ont jamais le doit de s'allier à l'UDC abusivement taxée d'"extrême" droite. Étant donné que pour gagner une élection il faut une majorité, si la gauche a le droit de s'allier à l'extrême gauche et que d'autre part la droite se voit interdire l'alliance avec l'extrême droite, et meme avec l'UDC, l'arithmétique est simple: il sera arithmétiquement impossible à la droite de gagner.

    Et c'est ce qui vous explique qu'à Genève la gauche gagne toujours, alors que l'électorat est majoritairement de droite. La droite genevoise est la plus bête du monde dans son refus de s'allier à l'UDC, ce qui revient à donner le pouvoir à la gauche, qui est pourtant minoritaire.

    Ce refus de l'alliance UDC peut d'expliquer chez certains libéraux snobinards par un esprit "rue des Granges" et des "fatigues patriciennes" chères à Pascal Décaillet. C'est un mépris de classe. Mais chez Maudet, qui est un radical et un franc maçon, ce refus de l'alliance UDC s'explique par un mot d'ordre maçonnique qui est : "pas d'ennemi à gauche". Si vous ne comprenez pas l'importance de ce facteur vous n'avez rien compris à la politique, en tous cas genevoise, et je vous recommande de fréquenter un peu plus les "initiés" et de parler avec eux (certains sont très sympathiques) pour apprendre comment ça marche.

    Donc je répète ma démonstration: aussi sympathique qu'on puisse le trouver au point de vue personnel et aussi moche que soit la mesquinerie dont il est la victime de la part de ses anciens collègues, Maudet est inutile à la droite. Il lui est même nuisible. Il est l'antidroite vivante, déguisée en radical de pseudo droite. Le maintien de Maudet dans la sphère du pouvoir à Genève signifierait l'impossibilité fondamentale pour la droite de jamais pouvoir gouverner à Genève, tant que Maudet sera là.

    Par conséquent tous ceux qui se sentent de droite doivent avant tout se poser la question suivante: comment faire pour être sûr que Maudet ne soit pas élu?

    Il y a deux choix possible: soit on considère que de toute façon Maudet ne peut pas l'emporter, car avec tous ces candidats en concurrence contre la candidate unique de la gauche c'est impossible pour lui d'être élu. Et dans ce cas il faut voter pour Nidegger afin de lui donner le plus de voix possible permettant d'espérer un jour un vrai basculement vers la droite. Soit on pense qu'il est impossible de toute façon que Nidegger soit élu mais qu'en revanche il existe un risque que Maudet le soit, grâce à la sympathie qu'il inspire par sa posture anti système et sa maniere de se poser en victime dans une propagande populiste à bon marché visant à exploiter le ras le bol général.

    Alors dans ce cas, s'il y a un risque que Maudet revienne, il faut carrément voter pour Fabienne Fischer. Pour barrer la route à Maudet, c'est le plus sûr.

    Personnellement j'hésite. J'aimerais bien donner un coup de pouce à Nidegger. Mais ce serait peut-être plus efficace pour écarter Maudet de voter pour Fabienne Fischer. Quoiqu'il en soit, il vaudra toujours mille fois mieux une élue vraiment de gauche comme cette verte, qu'un Maudet qui serait élu par les voix de la droite alors qu'il est de gauche, qu'il est le pire ennemi de la droite et qu'il barrera toujours la route à la droite.

  • @ John Longeole

    L'UDC est un parti, contrôlé par une aile Blocherienne parfaitement capital-internationaliste, qui vise à favoriser ses leaders et hauts affidés. Ce parti est habile en agitant des objets de votation et des acteurs comme Nidegger à Genève. Il leurre ses électeurs, qu'il roule habilement dans la farine.

    Pour vous, il n'est point de droite qui ne s'allie avec l'UDC. Et bien non, tel n'est pas le cas. Point besoin d'être néolibéral pour être de droite. En ceci Monsieur Decaillet a parfaitement raison.

    Il existe une droite libérale, qui n'est pas néolibérale et une droite conservatrice, qui n'est pas néolibérale. Maudet se rattache à l'une de ces deux droites alors que M. Décaillet se rattache plutôt à l'autre.

    Quant à vous, vous nous aviez laisser entendre que vous penchiez pour cette aile "decailletiste" et bien, ce jour vous avez tombé le masque vous êtes UDC-néolibéral. Profitez-vous de la politique néolibérale que réserve l'UDC à ses affidés ? En tout les cas vous avez quitté la droite pour les extrêmes car, quoique vous en disiez, l'UDC n'est pas un parti de droite.

    Votez Nidegger c'est, soit être comme vous, être bénéficiaire d'une politique néolibérale, ou alors être victime des leurres électorales du sympathique M. Nidegger, qui, dans sa campagne électorale, omet de préciser que sa politique sanitaire, si elle était immédiatement suivie, aurait pour effet de devoir investir en installations funéraires supplémentaires dont on a vu lors de la deuxième vague qu'elles étaient, à Genève, sous-dimensionnées.

    En définitive, libre à vous d'écarter une droite qui ne vous plaît pas et, par là, de soutenir l'extrême gauche. Comme cela vous ne quitterez pas les extrêmes. Mais attention, vous allez favoriser la tendance sanitaire en renforçant Poggia au Conseil d'Etat et, par là, défendre la vie et le personnel médical. Ce qui n'est pas, depuis longtemps, votre orientation. Cette conséquence là ne serait pas pour me déplaire dès lors que je souhaite pas, pour deux mois d'efforts de plus, un carnage de plus.

  • Je suis sidéré par cette dernière intervention de CEDH.
    Je pensais sincèrement qu'il était informé et qu'il se prononçait en connaissance de cause.
    Je découvre qu'il ne connait pas du tout ni l'UDC, ni Nidegger. Et ça me désole.
    L'UDC a l'immense mérite de ratisser très large dans une configuration limite schizophrénique entre son aile ultra-libérale, principalement zurichoise sous l'impulsion de son mentor, et la conservatrice dont elle est issue qui rassemble les milieux paysans, patriotes. Cette division a d'ailleurs provoqué la scission et la création du PBD à la suite des déceptions des membres dans la foulée des performances de Samuel Schmidt au CF.
    Son commentaire termine par une remarque pathétique d'un défenseur des mesures sanitaires que Nidegger dénonce. Il n'est pas prêt à reconnaître à quel point il s'est planté et participe à la fuite en avant dans le déni des véritables chiffres qui font état au final de seul 0,03 % d'impact, soit 99,97 % qui n'ont pas été concernés par cette crise débile qui n'est qu'une grippe un peu sévère et qui sera suivie d'autres, à n'en pas douter.
    Dommage. Voici un interlocuteur sur ces blogs que je respectais mais qui vient de faire la démonstration de son inconséquence, son dogmatisme et surtout sa peur.
    Pauvre de lui.

  • Grâce aux commentaires éclairés de la part de Longeole, Jenni on s'aperçoit qu'en effet, il existe à Genève des individualités qui s'interrogent sur l'avenir de la droite et donc sur l'avenir de ce canton. CEDH reflète bien cette caste ignorante au pouvoir. Nonobstant (CEDH abstenez-vous de me lire, je suis sans doute trop "science po" pour vous, dans ma façon de m'exprimer), je ne puis m'empêcher de faire les quelques observations qui suivent:
    1) L'analyse que fait Longeole sur le "pas d'ennemi à gauche" de Maudet rejoint la doctrine du "ni, ni" en France chez les Républicains.
    2) Avec Maudet, on ne sait si c'est une avatar local de Macron ou de Sarkozy, Sans doute un peu des deux. Chez Sarkozy, "on s'attendait à voir le Karcher, et on a eu Kouchner". La droite libérale ne se distingue pas fondalement de la gauche (sauf à la marge sur des postures et quelques récriminations fiscales)
    3) Zemmour a très bien rappelé que la droite libérale appartient en fait à la famille élargie des socialistes, n'ayant fait scission que durant la parenthèse communiste.
    4) La droite libérale et les gauchistes (principalement socialiste, écologistes) ont pour ennemi commun l'état-nation
    5) Les deux roulent pour Soros, il suffit pour s'en convaincre d'observer p.ex. certaines votations récentes comme sur les multinationales responsables avec une nuée de drapaux oranges (financés par qui?) ou de manière beaucoup plus explicite, la votation sur l'autodétermination en 2018 avec des ONG de Soros (notamment Amnesty International) faisant ouvertement campagne pour le non, càd de la soumission au droit international (garantissant à la Suisse un quasi exclusivité à cet égard sur le plan international)
    6) la différence entre la droite conservatrice et la gauche plurielle, c'est la défense du territoire et du peuple historique. Or la Suisse est un petit territoire au milieu du continent européen.
    7) le salut de la Suisse dépend de la politique migratoire européenne, aux abonnée absents comme on le sait (le directeur de Frontex a failli se faire virer pour avoir exercé sa mission...)
    8) que pense Maudet du réchauffement climatique? Croit-il sérieusement que le CO2 est la principale cause du réchauffement (0.5. degrés celsius en 1 siècle) et pense-t-il sérieusement que le réchauffement induit par le CO2 est pour l'essentiel de nature anthropique? Est-il prêt à creuser le déficit pour faire plaisir aux communistes de notre époque qui défendent l'accord de Paris sur le climat?

    En conclusion, le salut de la Suisse dépend de la lucidité de sa classe dirigeante. Il semble hélas que le peuple n'élise que les politiciens cilentélistes acquis à l'idéologie planétariste et climatique (Greta Thunberg).

    C'est une bien triste époque. Mais la situation évoluera sans aucun doute. La question qui se pose: la situation évoluera-t-elle au prix d'une prochaine guerre civile?

  • @ Marc
    Digressions franco-française. Il est vrai que Maudet est français et Nidegger aussi. Mais je dois le concéder il ne s'agit pas là de sciences-po Paris. Bienheureusement pour vous.

    @ Jenni
    L'un et l'autre estiment que la seconde vague a été mal gérée. Qu'il aurait fallu tout laisser ouvert. Donc ne plus être à même de soigner. Laissez mourir. C'est d'ailleurs ce à quoi a contribué un Conseiller fédéral en dissimulant un rapport aux autres Conseillers fédéraux. Vous devriez donc, plutôt que de le critiquer, le couvrir de louange.

    Laisser mourir n'est pas ce que proclame notre Constitution, elle proclame le droit de vivre. Ce n'est pas ma vie que je défends. Je suis dans une situation où je n'ai guère de risque, je ne m'expose guère et peut suppléer à d'éventuelles défaillances hospitalières. La mort de mes concitoyens pour deux mois de restrictions supplémentaires, cela me révolte. La surcharge du système funéraire constatée cet automne m'indigne et les deux lascars, ainsi que la troisième dite de droite, trouvent que cela ne suffit pas. Ils me donnent la nausée.

    Bon il faut choisir.

    Maudet : C'est Papyrus. Non merci. C'est la négation de la notion de nationalité par l'instauration de turbo-naturalisations auquelles j'ai assisté. Non merci. C'est l'UE. Non merci. C'est Abudhabi : je m'en fous.

    Nidegger : C'est une plaisante et cultivée marionnette au service du néolibéralisme internationaliste. Non merci. C'est celui qui ne veut pas appliquer la loi. Non merci. C'est la primauté du résident sur le citoyen suisse : NON.

    La PDC : C'est qui ?

    FF : Des dettes, non merci. Gretinisme, non merci. Opposée au facisme vaccinal. Là M. Jenni, vous devriez apprécier.

    Jenni, vos données sont erronnées. Létalité variant anglais 0.6 % hors EMS. 20 % de la population genevoise atteint par le virus en 20202 et 20 % de surmortalité en 2020. A ne rien faire, cela est 20 fois fois plus que le 0.03 % que vous retenez. Sans compter les éclopés chroniques.

    Devant quatre candidats sans grande valeur politique, je me fonderais sur la politique immédiate et donc sanitaire. Pas question de continuer à être dans les 3 mois à venir à nouveau les champions suisse de la surmortalité ni de sombrer dans le pire des facisme vaccinal.

    M. Jenni, voyez-vous moins pire que Fabienne Fischer ?

Les commentaires sont fermés.