Béla Bartòk : la vie qui nous attend

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Sur le vif - Vendredi 26.03.21 - 15.22h
 
 
Béla Bartòk a 140 ans. Pas une journée sans que je ne pense à lui. Rares sont les jours où je n'écoute pas, pour le moins, un passage de ses Quatuors. Ou la Symphonie pour orchestre, écrite à New York, juste avant de mourir, dans la solitude et la misère.
 
Je reviendrai un jour sur ce qui me lie à ce musicien d'exception, en tentant de le définir, de le comprendre. Disons juste, très globalement, le sens infini de chaque note, la totalité d'existence de chaque instrument, le surgissement de l'imprévisible, hors de toute matrice, l'incroyable richesse des chants populaires hongrois, qui ont inspiré son oeuvre, et qu'il a sublimés.
 
Béla Bartòk ne ressemble à personne. Très difficile de lui dégager une ascendance, ni une filiation. Il se pose là, seul au monde. Écoutez, tendez l'oreille, de la musique pour les instruments, c'est physique, le bois, le cuivre, les cordes. C'est la vie. La vie qui va. La vraie vie, celle qui nous attend.
 
 
Pascal Décaillet

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Commentaires

  • Mon cher Pascal, nous sommes deux. En terme de programmation Bela Bartok est l'un des compositeurs du répertoire du 20ème siècle le plus sous-représenté par rapport à son génie. Je comprends que l'on ne joue pas souvent Olivier Messiaen, compositeur tout aussi génial mais déjà un peu plus lithurgique et abstrait. Mais BB, a écrit des pages pour le piano et le violon et l'opéra (Château de Barbe-bleue entendu au Victoria Hall) dont le simple souvenir me donne la chair de poule (comme l'autre BB dans les films de Godard).

  • N'oubliez pas d'avoir une pensée pour ce cher Franz Liszt qui a immortalisé non seulement notre pays, mais aussi les cloches de notre cité dans un célèbre nocturne.

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