Résister aux modes : maintenant, ou jamais !

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Sur le vif - Dimanche 11.04.21 - 10.37h
 
 
Il faut savoir résister aux modes. Elles finissent toujours par passer. Et il arrive toujours un moment, après quelques années, où on finit pas les considérer avec le demi-sourire qui sied aux choses désuètes. Pire : les plus sévères, après coup, sont ceux qui, sur le moment, leur avaient succombé avec le plus d'obédience.
 
Mais c'est trop tard, Messieurs les anciens servants enfin affranchis. Les modes, c'est du temps de leur tyrannie qu'il faut leur dire non. Je parle ici des modes de pensée, non des caprices vestimentaires, qui ne m'ont jamais intéressé.
 
Alors, parlons d'ici et de maintenant. Pour ma part, je résiste aux excès d'un double courant : la mode féministe et la mode climatiste. Je ne remets pourtant en cause ni l'égalité la plus totale des sexes, ni la nécessité de protéger notre planète. Je parle bien des excès : colonisation du discours, postures menaçantes face aux gens qui pensent autrement, auto-proclamation tribale de "collectifs", mise à l'écart des opposants : je n'accepte pas ces procédés. Je ne les ai jamais acceptés, de personne.
 
J'avais dix ans en mai 68, j'ai observé de près les événements, j'avais l'oreille collée à la radio : déjà, je détestais ces mouvements de foule, qui s'élevaient contre un homme que j'admirais, un homme de l'Histoire.
 
Les années passeront. Un jour, d'autres contempleront l'empire exercé sur nos consciences, au début de ces années 2020, par des mouvements extrêmes. Le langage inclusif, cette verrue sur la langue française, ils en dégageront toute la part de Préciosité, au sens de Molière. Le sabir des "chercheurs en sciences sociales", ils le compareront au latin des médecins du Malade imaginaire.
 
Ce sera bien. L'Histoire efface, sur le sable. Elle avance, corrige, prend distance. Ce sera bien, mais ce sera trop tard. Je m'adresse à ceux d'entre vous qui, peut-être, partagent mon scepticisme dans les domaines que j'ai évoqués ici. Je leur dis : le réveil, c'est maintenant. Le combat, c'est maintenant. La solitude, c'est maintenant. Les maux de bide parce qu'on se crée des emmerdes face à la doxa qui régente, c'est maintenant.
 
Maintenant, ou jamais.
 
 
Pascal Décaillet

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Commentaires

  • Il y a quelque chose qui frappe dans votre pensée. Elle est certes très cohérente mais semble ignorer que la réalité a toujours deux faces. Vous semblez avoir oublié ce qu'était l'avant mai 68. Un univers de brutes autoritaires (l'effet de la Mob et de l'importance de l'armée...) pas toujours très justes, c'est le moins que l'on puisse dire.
    Quant au général de Gaulle, il est difficile d'oublier qu'il a légué à la France une Vème Constitution qui n'a cessé de poser de gros problèmes depuis que le général n'est plus président...

  • Vous parlez des modes, il est très intéressant de voir que les modes vestimentaires précèdent toujours les crises! C'était le cas dés la fin du 19 ème sc! Au début des années 80 les stylistes japonais sont arrivés en Europe avec le look pauvre, qui coutait très cher dans leurs boutiques! Quelques années plus tard la crise est effectivement arrivée pour beaucoup de personnes, qui depuis se baladent en authentique look pauvre! Coco Chanel le disait bien la mode se démode! Pour mémoire Edmonde Charles roux communiste d'opérette allait au siège du parti communiste en tailleur Chanel à près de 35'000.- de l'époque! On ne se refait pas ma bonne madame! Aujourd'hui toutes les vitrines des boutiques de luxe nous montrent du moche-moche triste et sans couleurs! C'est le luxe qui copie H&M! On sait un peu près où on va, et ça ne prête plus à la rigolade!

  • Pour aller dans votre sens voir absolument sur youtube, "Evergreen et les dérives du progressisme"! Lorsqu'on explique aux élèves qu'ils ont tous les droits et le pouvoir, on fini pas mettre l'université en faillite! C'est ce que va arriver dans nos universités ces prochaines années grâce à ............la gauche!

  • https://soseducation.org/actualites-mobilisations/200-ans-naissait-charles-baudelaire?utm_campaign=ecriture-inclusive&utm_medium=em&utm_source=20210408_ecriture-inclusive-2021-petition-baudelaire#video

  • Le commentaire de Géo est très intéressant.

    En général Géo met des commentaires de droite bon teint, ou plutôt antigauche. Il n'est pas vraiment de droite mais sa longue fréquentation d'un milieu gauchiste humanitaire a causé en lui une réaction salutaire. Pourtant, il ne vient pas de la droite.

    Donc, comme il a l'âge de se souvenir des années 60, il en garde un souvenir pénible: "Un univers de brutes autoritaires (l'effet de la Mob et l'importance de l'armée...)".

    Sa réflexion nous aide à comprendre le ressenti d'une quantité de gens de sensibilité de gauche, qui ont été tentés par l'antimiltarisme et le gauchisme dans les années 70 et 80. Il en faisait sans doute partie, avant de virer sa cuti la sagesse venue.

    C'est très curieux. J'étais gamin dans les années 60. Je me souviens de l'ambiance. Oui, il y avait un petit quelque chose d'autoritaire dans l'air. C'est vrai que le souvenir du général et de la Mob jouait un rôle. Mais ce n'était pas gênant. Aujourd'hui nous avons un univers de brutes anti-autoritaires, antimilitaristes, antiracistes, féministes, gauchistes, antispécistes, épicènes, GSSA, LGBTQIAP+++++ Qu'est-ce qui vaut mieux ?

    A tout prendre, l'ambiance stramm des années 60 valait infiniment mieux.

    De toute façon, à chaque génération il y a une idéologie dominante qui est dans l'air du temps, et donc il y a des gens d'esprit qui sont en phase avec cette idéologie, c'était le cas des gens intelligents dans les années 60, et puis il y a aussi tous les médiocres, les abrutis et les obtus qui existeront toujours, et qui emboîtent le pas par conformisme. Aujourd'hui les médiocres, les abrutis et les obtus sont anti-autoritaires, antimilitaristes, antiracistes, féministes, gauchistes, antispécistes, épicènes, GSSA, LGBTQIAP+++++

    Et puis en plus, ce qui est le plus grave, c'est que tous ces antiautoritaires cautionnent des abus de pouvoir incessants et innombrables et un état d'urgence permanent avec suppression des libertés publiques élémentaires, surveillance de masse orwellienne high tech, et destruction de l'existence de tous les indépendants...

    Elle est belle la liberté des anti autoritaires gauchistes! Jamais le général Guisan et ses colonels n'ont supprimé toutes les libertés de cette façon!

    Où est le progrès ?

  • @ John Longeole

    Vous donnez l'impression d'être largué et dépassé lorsque vous écrivez :
    "Aujourd'hui les médiocres, les abrutis et les obtus sont anti-autoritaires, antimilitaristes, antiracistes, féministes, gauchistes, antispécistes, épicènes, GSSA, LGBTQIAP+++++".

    Pourquoi ? Parce qu'en rejetant tout ce qui précède sans aucune distinction ni nuance, vous laissez entendre, par exemple, que pour vous les trois K c'est votre idéal, que la femme doit se voir retirer le droit de vote et être remise sous tutelle de son époux. Là, vous renforcez mon féminisme, et féministe je suis, tout en étant hoministe afin d'être égalitariste sur cette question. Ce qui, horreur pour vous, m'amène à m'offusquer de ce que l'obligation de défense (Abwehrplicht) soit imposée aux seuls hommes.

    Vous rêvez d'un retour en 1960. Mais vous n'allez pas y retrouver les libertés publiques élémentaires. Celles-ci sont le fruit d'une création prétorienne ultérieure, de la ratification de la Conv.EDH, d'évolution sociales, consacrées dans la contitution de 1999. Au passage, je relève qu'en fin de pandémie, il serait utile que celles-ci se voient renforcées par l'instauration de moyens de droit plus efficaces (référé-liberté, contrôle par voie d'action directe de la constitutionnalité et de la légalité des ordonnances du Conseil fédéral ainsi que de la contitutionnalité des lois fédérales).

    Je retourne à votre profession de foi :
    "Aujourd'hui les médiocres, les abrutis et les obtus sont anti-autoritaires, antimilitaristes, antiracistes, féministes, gauchistes, antispécistes, épicènes, GSSA, LGBTQIAP+++++".

    Permettez moi de vous dire qu'il existe des racistes obtus. Des antiféministes obtus. Des militaristes obtus. Des hommes et femmes se proclamant de droite obtus. Votre profession de foi donne à laisser penser que vous êtes proche de ces obtus là. En tous les cas vous n'êtes nullement un conservateur de droite, mais un réactionnaire.

    Les droites libérales, celles issues des lumières et des libertés (que vous avez l'outrecuidance d'invoquer), mais aussi celles issues des pensées de Locke ou de Mill ou encore celles issues de la pensée de Hayek ne peuvent que vous assigner au musée.

    Décidément nous ne sommes pas de la même droite.

  • J'ai un drôle de picotement dans la rétine de lecture. Est-ce que John Longeole et CEDH sont un seul et même auteur ?

  • @CEDH

    Chacun jugera, à la lecture de mon billet et de vos commentaires sophistiques à côté de la plaque, que votre interprétation de mes propos est tirée par les cheveux.

    Je ne prône nullement le retour aux conceptions des années 60. Je suis d'avis que les gens d'esprit pourraient s'entendre sur certains sujets entre conservateurs et progressistes, et ce qui est désagréable c'est quand ce sont des médiocres obtus et conformistes qui donnent le ton.

    C'est le cas aujourd'hui avec une idéologie gauchiste post-moderne déjantée à tendance totalitaire, qui rend l'atmosphère irrespirable. C'était parfois un peu le cas aussi, mais moins, dans les années 60 où régnait une idéologie dominante de guerre froide, bourgeoise anti-communiste, marquée par un certain esprit militaire et insistant sur des valeurs familiales traditionnelles. Mais l'ambiance des années 60 était moins oppressante que celle d'aujourd'hui. Et surtout on ne vivait pas dans un état d'exception liberticide, et les libertés publiques s'appliquaient, c'est un fait que vous ne pouvez pas contester (sauf certains abus, je vous le concède, comme l'internement administratif, le placement d'orphelins dans des familles qui les maltraitaient, etc. Ces abus ont été réformés et je m'en réjouis.)

    Ce que vous ne pourrez pas contester c'est qu'aujourd'hui dans notre pays il ne s'agit plus de violations occasionnelles, les libertés publiques sont purement et simplement suspendues par un état d'exception inique et des abus de pouvoir systématiques. Les libertés publiques sont foulées au pied sytématiquement, quotidiennement et massivement. Ca c'est un fait que je vous mets au défi de contester.

    Si vous pensez que je suis un réactionnaire, cela ne me gêne absolument pas. Je le suis, comme l'est tout automobiliste qui s'aperçoit qu'il s'est enferré dans une voie sans issue, et qui donc est contraint de revenir en arrière pour retrouver une route qui conduit quelque part.

    Enfin, vous avez absolument tort de penser que les libertés publiques dépendent de la CEDH. C'est le contraire qui est vrai. Les libertés publiques n'ont jamais tant été mises à mal que depuis qu'on a signé ce chiffon de papier. La preuve, ce sont les violations massives et quotidiennes des libertés publiques que nous vivons. La CEDH n'est d'aucune utilité pour se défendre contre ces abus.

    CQFD

  • John Longeole@ Bien vu sur mes origines idéologiques. Mais vous omettez qqch d'important sur mai 68 (Pascal Décaillet aussi...). L'origine de ce mouvement provient en ligne directe des manifestations contre la guerre du Vietnam. Et le clivage en Occident , donc chez nous, se passait aussi à ce niveau. Je pense que vous trouverez peu de gens aujourd'hui pour défendre cette guerre. Mc Namara lui-même a reconnu que c'était une gigantesque c..nerie. Mais c'était évidemment bien plus moche que ça. La dioxine déversée en masse par les Américains continue de tuer et de malformer des êtres humains...
    Sur la question des brutes autoritaires, c'est une question d'histoire personnelle. J'entends encore les coups portés par l'instituteur sadique sur un camarade de classe, deux étages plus haut. Il était aussi juge de paix et pouvait exercer ses contraintes comme bien lui paraissait, dans sa conscience de sadique...

  • @Géo mais pas Oltramare

    J'ai connu un bonhomme, je ne vous dirai pas dans quelle circonstance mais c'était professionel: un colonel en retraite d'un pays européen où la CIA avait organisé un coup d'état dans les années 60. Il y avait aussi son ancien chauffeur qui le suivait partout. Ces deux messsieurs m'ont raconté qu'ils avaient passé toute l'année 1967 et 1968 à Paris, en mission de la CIA pour préparer "la plus grande opération de déstabilisation de l'après guerre", selon leurs propres mots: mai 68.

    Alors bien sûr quand on organise une révolution de couleur comme celle là, il faut des policiers, des militants, des gens de tout poil et des spécialistes de la déstabilisation qui font flèche de tout bois. Il faut trouver des thèmes porteurs pour que beaucoup de gens comme vous, marchent sincèrement dans la combine. C'est tout à fait égal que la puissance qui vous emploie soit en même temps en train de pilloner le Vietnam avec du napalm et de l'agent orange. Les spin doctors et les experts de la manipulation ne s'embarrassent pas de contradictions et ne sont pas du tout gênés pour employer le sentiment anti guerre du Vietnam et des slogans comme US = SS, yankee go home, etc., avec d'autres moyens de progagande et thèmes de subversion (libération sexuelle, etc.) pour arriver à leurs fins. Je pense même qu'ils trouvent ça jouissif de trahir oncle Sam, qui les paye, tout en étant à son service.

    Mai 1968 a donc été une opération montée de toute pièce pour se débarrasser d'un chef d'état, de Gaulle qui gênait pour trois raisons, a) il était sorti de l'OTAN (tout en restant fidèle à l'alliance atlantique) , b) il avait envoyé la flotte pour prendre livraison en or physique des montants dus à la France (alors qu'aujourd'hui nous savons bien en Suisse, que notre or qui est à Forth Knox n'existe plus depuis longtemps et qu'il serait vain de vouloir le récupérer), et c) il n'avait pas été aussi dévoué aux intérêts d'Israël qu'il aurait fallu. (Peut-être qu'il faudrait mettre tout ça dans un autre ordre d'importance).

    En plus, mai 68 a été un chapitre dans une gigantesque ingénierie sociale visant à briser les reins à notre civilisation en lui injectant les virus idéologiques qui avaient été developpés scientifiquement de longue main par les têtes d'oeuf de l'école de Francfort : Marcuse, Adorno, Horkheimer, Wilhelm Reich, et tous ces petits agitateurs gauchistes Cohn Bendit, Krivine, Geismar & Co. ont joué les petites mains sur le terrain, suivis par une armée de gauchistes incrustés dans les institutions depuis lors.

    L'expérience prouve qu'un changement de mentalités est possible par une action subversive en profondeur menée avec les moyens d'une grande puissance pendant des décennies. Maintenant cette logique atteint ses ultimes limites dans l'aberration avec l'agenda LGBTQIAP++++

    Je ne prends pas la défense de votre instituteur sadique. Je me rappelle de notre institutrice qui était très gentille : Mlle P. Il n'empêche que, quand nous faisions les "singes", elles nous corrigeait avec sa règle en tapant très fort sur le bout des doigts, ce qui faisait assez mal. Ca n'a pourtant traumatisé personne. Par contre le "régent" qui faisait les "grands" dans la classe d'à côté, je l'ai vu corriger un garçon avec le mètre de géométrie, et comme le puni avait fait pipi aux culottes sous les coups, le régent avait dit : "Ho le vilain petit cochon, il a fait pisson!" et le pauvre de se mettre à pleurer. Vu avec les yeux d'aujourd'hui c'est horrible. A l'époque c'était une normalité. Peut-être que demain ce sera admis comme normal qu'un couple d'homosexuels se fasse livrer des bébés produits dans une usine à bébés dans un pays pauvre. Et que de temps en temps ils refusent la marchandise pour cause de défaut. Autres temps autres moeurs.

    Celle dont je garde la nostalgie c'est la maîtresse de couture, qui venait uniquement pour les filles évidemment. Il fallait voir cette belle femme blonde platinée de 40 ans, en fourrure avec talons aiguilles, super parfumée et maquillée, et l'"identité de genre" éclatante qui était la sienne. On n'en fait plus des comme ça et c'est dommage. Elle aussi était très "autoritaire" dans sa manière d'enseigner, comme dans le modèle de société qu'elle incarnait jusqu'au bout des ongles et avec fierté.

    Pour CEDH, qui pleurniche qu'on n'ait eu le droit de vote des femmes qu'en 1971, je lui rappelerais que la Suisse a aboli la peine de mort plus d'un siècle avant la France et elle a eu le suffrage universel (masculin) intégral dès 1848, alors qu'en Allemagne il y avait le vote plural jusqu'à la 1ère guerre mondiale et en Italie un système censitaire jusqu'à la fin du XIXe siècle. Alors, si les femmes ont pu voter en Suisse un quart de siècle après la France (1944, de Gaulle), il n'y a vraiment pas de quoi se laisser culpabiliser.

  • "L'école, la fabrique des crétins" avec Jean Paul Brigheili sur youtube! Un ancien prof, ancien inspecteur de l'éducation nationale, ce qu'il dit est sans appel, la crétinisation des élèves était programmée! Avec la tablette et l'iphone 22 heures par jour et hanouna à la télé pour finir le travaille de sape! Un bon exemple, les maths modernes, comme les parents n'en avaient pas fait ils ne pouvaient pas aider leurs enfants!!!! Alors pour la gauche tous les enfants étaient sur un pied d'égalité!!! C'est pas mieux comme ça????

  • @ Longeole

    "Pour CEDH, qui pleurniche qu'on n'ait eu le droit de vote des femmes qu'en 1971, je lui rappelerais que la Suisse a aboli la peine de mort plus d'un siècle avant la France"

    La Suisse a aboli la peine de mort en 1942 lors de l'entrée en vigueur du code pénal fédéral et encore sous réserve de l'application du code pénal militaire. La France en 1981. Nous n'avons donc pas la même définition de la durée d'un siècle. Pour le surplus, je ne pleurniche nullement mais votre commentaire dénote, au vu des conceptions communément admises hic et nunc, un certain mépris de la femme.

    "Thèmes de subversion (libération sexuelle, etc.)". Très interessant, mais sans commentaire.

    Enfin, je vous signale que parmi les libertés, il en est une, princeps de nos jours, le droit à la vie. Il est regrettable que le Conseil fédéral ait, hier, décidé de l'ignorer comme il l'avait fait cet automne où la surmortalité genevoise a du coup atteint 80 % sur trois mois, provoquant un dépassement des capacités funéraires. Vous portez une (petite) responsabilité politique de cette surmortalité ainsi que de celle à venir. Est-ce que vous l'assumez ? Quant à moi, la faillite de troquets, j'assume.

    Pour le suplus, je vous confesse ne pas me trouvez confronté à des restrictions inadmissibles à mes libertés (publiques).

  • "Ces deux messieurs m'ont raconté..." Et cela vous suffit ? Ce n'est pas très sérieux de votre part. Et les volontés de la CIA ne font pas le monde. Ont-ils réussi à assassiner Fidel Castro, malgré les dizaines de tentatives ?
    D'autres ont vu la main de Moscou dans mai 68, bien entendu. A la limite, comme dans l'assassinat de Aldo Moro, par les BR infiltrées par les services secrets italiens au service de la CIA, il y avait accord des deux puissances. Dans le cas de de Gaulle, on pourrait dire qu'ils ont réussi, mais surtout parce que le Général était en bout de course...
    Si mes souvenirs sont exacts, un seul leader de mai 68 était en connexion avec la CIA. Cela ne suffit pas pour faire un mouvement...

  • @ Géo non Oltramare

    Mai 68 a été la plus grosse opération de déstabilisation montée par la CIA dans l'après guerre. Point barre.

    Si vous ne voulez pas voir cette réalité, je ne peux rien faire pour vous. Renseignez vous. C'est archi démontré.

    Les Russes n'y ont joué un rôle que pour soutenir de Gaulle. Il était allé à Baden Baden chez le général Massu pour pouvoir communiquer de manière sécurisée avec Moscou. Il leur a expliqué : les Américains sont en train de me dézinguer. Comment pouvez-vous m'aider ? Ils ont accepté de l'aider grâce au parti communiste français et à la CGT en transformant le "regime change" voulu par Washington, en un simple conflit social qui s'est soldé par les accords de Grenelle.

    Et si vous ne croyez pas qu'on peut créer un mouvement artificiellement de toutes pièces, regardez autour de vous. Tout le monde porte des masques et la vie a changé du tout au tout sans aucune raison. Car cette épidémie est moins grave que la grippe de Hong Kong en 1969, qui avait disparu d'elle-même sans confinement, ni fermeture des commerces, ni vaccination. Simplement il y a des gens qui ont décidé de faire un great reset, et les gouvernements sont à leur solde. Les gens se laissent mener par le bout du nez. Il en a toujours été ainsi.

    La révolution française aussi était une révolution de couleur, organisée au début par l'Angleterre et le duc d'Orléans qui voulait devenir roi à la place du roi. Puis par les Jacobins, c'est à dire une émanation des illuminés de Bavière. La révolution de 1848, celle de 1905 et de 1917 aussi ont été des montages, de même que la chute du mur de Berlin en 1989.

    @ CEDH

    Je suis beau joueur. J'avais dans l'idée que la peine de mort avait été supprimée en Suisse en 1874, ce qui était vrai. Mais après vérification, vous avez raison, elle a été réintroduite en 1879 par une initiative populaire, puis supprimée à nouveau en 1942 par le code pénal suisse. Il faudrait une nouvelle votation pour la remettre.

  • « Il faudrait une nouvelle votation pour la remettre »

    Et si vous voulez en savoir davantage sur les dernières exécutions dans les cantons suisses; il y a un ouvrage paru à la fin des années 70, qui fait très bien le tour du sujet.

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