Les ploucs ? D'une chiquenaude, nous pouvons les éjecter !

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Sur le vif - Mercredi 14.04.21 - 16.56h
 
 
La guerre des mots, je l'ai dit, sera sans pitié. Elle nous a été déclarée, il nous faut la mener. Pour ma part, j'irai jusqu'au bout. Je ne céderai à aucun jargon, aucun communautarisme de langage, aucun tribalisme de vocabulaire. En clair, ni langage inclusif, ni novlangue des Verts, pour prendre deux exemples.
 
J'ajoute une chose. Dans cette guerre, les créateurs de charabia ne sont pas ceux à qui j'en veux le plus. Ils ont cru bon d'user de ces ficelles langagières comme d'outils de combat, fort bien. En revanche, je déclare ici, haut et fort, mon absence totale de considération pour ceux qui, par facilité, par trouille face aux emmerdes, par hantise de déplaire aux tsunamis de mode, reprennent comme des perroquets les barbarismes qu'on nous impose.
 
Dans cette guerre, le personnage principal, ça n'est pas le cuistre qui nous balance ses néologismes. Non. Le personnage principal, c'est chacun d'entre nous. Seul face à sa plume. Seul face à sa langue. Seul, face au rapport qu'il entretient avec sa capacité à générer des mots. Veut-il la langue, sa qualité, sa puissance de transmission, sa prodigieuse liberté ? Ou au contraire, veut-il l'esclavage du mimétisme sur la mode qui passe, et qui tente de l'asservir ?
 
La guerre n'est pas contre les ploucs, il nous suffirait d'une chiquenaude pour les éjecter. Non, la guerre est en chacun de nous. C'est une affaire de conscience individuelle, de capacité d'émerveillement face au miracle de la langue.
 
 
Pascal Décaillet
 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 4 commentaires

Commentaires

  • Il va falloir se battre en effet, mais je pense que les épicènes ne peuvent pas gagner. Il faudrait renconcer à l'intégralité de la littérature universelle. C'est impossible. Nous devons exiger des autorités culturelles qu'elles fassent jouer Molière. Toute ces foutaises ne tiendront pas le coup contre les "Précisueses ridicules" et l' "Ecole des femmes ".

  • Je ne suis pratiquement jamais d’accord avec ce que vous dîtes ou écrivez mais, en ce qui concerne cette horrible mode épicène, je suis entièrement de votre avis!!

  • Je ne sais pas pourquoi on fait un pareil foin de ces dérives genrées. Je n'ai encore pas vu un seul roman qui se plie au langage inclusif et si l'administration se sent obligée, je n'en ai cure car c'est une littérature qui ne fait pas partie de mon répertoire.
    Si l'adage "peu importe ce que l'on en dit pourvu qu'on en parle" fait sens, alors il serait sain de ne pas entrer en guerre mais simplement d'ignorer ces abrutis.

  • Il faut mettre fin à la dérive épicène car cette classification par la binarisation des genres, et donc aussi par le maintien de l'intolérable concept de genre qu'elle colporte, est ignominieuse.

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