Les radicaux, la Patrie, l'amour du pays

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Sur le vif - Mercredi 21.04.21 - 15.18h
 
 
Le grand parti qui a fait la Suisse, c'est le parti radical. Il a fait la Suisse moderne, celle de 1848, il a façonné nos institutions, il a lancé notre économie, et avec quelle incroyable vigueur, pendant les 43 années (1848-1891), où il était seul au pouvoir, eh oui sept conseillers fédéraux sur sept ! A ce parti, à ce qu'il a représenté dans notre Histoire, nous devons tous être reconnaissants.
 
Mais, si le parti radical a tenu près de deux siècles, ça n'est pas seulement parce qu'il incarne les Pères fondateurs. Il y a autre chose : jusqu'à un très grand homme, que j'ai connu et fréquenté de près dans mes années à Berne, Jean-Pascal Delamuraz, le parti radical a été, en Suisse, le défenseur des classes moyennes.
 
Oh, bien sûr, il y avait la Bahnhofstrasse. Les pontes zurichois de la finance. Mais enfin, sans une puissante assise populaire, ces chers colonels aux nuques raides ne seraient jamais allés très loin dans la présence radicale à Berne et dans les Cantons.
 
Il y avait la Bahnhofstrasse, et il y avait le peuple. Il y avait les financiers, et il y avait les petits artisans, les commerçants, les indépendants, bref l'USAM. Il y avait la superbe zurichoise, confinant trop souvent à la morgue, et jamais aussi bien décrite qu dans le roman "Mars", de Fritz Zorn. Mais il y avait aussi le Carougeois Robert Ducret, le Vaudois Delamuraz, quelques grands Valaisans, minoritaires dans leur Canton, majoritaires à Berne, tels Pascal Couchepin.
 
Et puis, il y avait tous les autres. Les quidams. Les inconnus. Ceux qui bossaient. Ceux qui, après la guerre, ont trimé dur comme fer pour reconstruire une prospérité suisse. Des pragmatiques. Des modérés. Des méfiants face aux idéologies. Des gens qui savaient écrire, compter, convaincre, bâtir. En pensant à eux, toute cette génération, je pense en priorité à mon père, Paul Décaillet (1920-2007), ingénieur, bâtisseur, infatigable bosseur. Il n'a jamais fait de politique, mais je crois bien qu'il devait être quelque chose comme radical. Ca allait de soi : on était ingénieur, on était bosseur, on était radical. Mais à quoi bon en parler ?
 
La puissance du parti radical, c'est de n'avoir jamais décroché des classes moyennes. Il les a défendues. Pour elles, il a permis la prospérité partagée. Pour elles, et pour l'ensemble du peuple, il a fait les grandes assurances sociales. Avec les autres partis, comme le remarquable compromis de 1947 sur l'AVS. Mais au premier plan d'entre eux.
 
Le radicaux ont fait la Suisse. Ils ont fait les chemins de fer, les routes, les tunnels, les barrages, l'hydro-électrique, la chimie, l'industrie des machines, et j'en oublie. Ils n'ont pas toujours assez défendu le monde paysan, et je leur en veux. Ils ont donné à ce pays certains de ses plus grands hommes, je pense encore une fois à Jean-Pascal Delamuraz.
 
Les descendants des radicaux, aujourd'hui, où sont-ils ? Leurs partenaires de fusion, en 2011, sont-ils vraiment les bons, en tout cas ceux d'entre eux qui se sont compromis dans l'ultralibéralisme des années 1990-2008, ceux qui voulaient démanteler l'Etat, privatiser jusqu'à nos âmes ?
 
La seule chance de survie des radicaux, en Suisse, c'est de retrouver le feu de la défense des classes moyennes. Pouvoir d'achat, lutte pour une fiscalité du travail allégée, passion pour la formation, pour le savoir, la connaissance, la transmission. A quoi s'ajoute l'amour de la Patrie, sans lequel rien n'est possible, et dont nul n'a le monopole. Mais aussi la primauté aux nôtres, le goût de la frontière retrouvée, la passion pour l'indépendance et pour la souveraineté.
 
Depuis trente ans, ces thèmes-là ne sont plus ceux des radicaux. Eh bien c'est un tort. La Suisse de 1848, moderne, institutionnelle, passionnée de savoir, n'a pas à laisser les grandes valeurs patriotiques aux seuls défenseurs des récits mythiques du treizième siècle. La Patrie est l'affaire de tous, sans exception. Elle est une affaire de raison (Vernunft), et une affaire de coeur. Elle s'adresse aux forces de la nuit comme à celles de la lumière. Elle est une petite mère, qui nous accueille et nous sourit.
 
 
Pascal Décaillet
 
 

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Commentaires

  • La proximité des radicaux, y compris les gens comme Couchepin et Delamuraz, qui n'étaient pas zurichois, avec la Banhofstrasse était une chose normale dans la mesure où il existait ce qu'on appelait, et appelle encore, le "radicalisme des affaires". C'est à dire tout un conglomérat d'intérêts communs entre le grand vieux parti au pouvoir (le parti radical) et les milieux économiques.

    Rien n'illustre mieux ce fait que la puissance très réelle du lobby du ciment, concrètement la famille Schmidheiny, au coeur du pouvoir. Le ciment c'est les travaux publics, donc c'est le pouvoir politique. Et le groupe Schmidheiny c'était vraiment la centrale du radicalisme des affaires dans ce qu'il avait de presque féodal.

    Un autre exemple typique d'activité liée aux travaux publics était l'entreprise Zschokke, fondée par le fils de l'écrivain d'esprit radical Heinrich Zschokke (1771-1848 il est mort juste au moment où ses idées triomphaient), et qui faisait le jour et la nuit dans la politique genevoise encore dans les années 1980-90 où elle payait carrément les salaires des fonctionnaires, avançant à l'état la trésorieie nécessaire. Aujourd'hui Zschokke a disparu, s'étant fondu dans implenia (dont Moritz Leunenberger est ou a été adminstrateur, comme quoi... ). Ce genre de pratiques ne sont plus possibles à cause des traités européens. Mais elles ont ont été la règle du pouvoir suisse très longtemps.

    On a beau brocarder la Vetternwirtschaft des patriciens de l'ancien régime. Le radicalisme a pratiqué exactememnt les mêmes méthodes jusqu'à la fin du XXe siècle et il possédait aussi un patriciat héréditaire en son sein, composé de lignées familiales industrielles qui dominaient le parti.

    Il y a toujours, dans tous les régimes, des liens incetsueux entre le pouvoir et la puissance économique. Dans certains pays dirigistes le pouvoir décide du succès de telle ou telle entreprise en attibuant directement les commandes aux amis. En Suisse c'est plus diffus, c'est plutôt l'économie qui pèse sur la politique, mais les liens vont dans les deux sens. Le radicalisme populaire et longeole dont je suis un représentant a toujours été conscient de son statut subordonné par rapport au radicalisme des affaires. Même Caspar Villiger, minuscule fabricant de vélos et de cigares, se proclamait fièrement un représentant du radicalisme des affaires. Il l'était, car les hauts et puissants ont toujours besoin de plus petit que soi pour représenter leurs intérêts.

    La collusion était encore plus nette en la personne de Hans-Rudolf Merz, qui dans toute sa carrière n'a jamais rien fait d'autre que d'être un homme de confiance du groupe Schmiedheiny. Et c'est uniquement pour ça qu'il a été élu au conseil fédéral, avec les voix de la gauche qui fait aussi partie du ,même système. D'ailleurs il n'y a qu'à voir la manière népotiste par laquelle Levrait a été propulsé à la tête de la Poste alors qu'il n'a aucune espèce de compétence professionnelle pour cette fonction grassement payée.

    Il faut bien reconnaître qu'il y a eu une dérive. La grande industrie et les banques suisses, ont été supplantées dans la compétition mondiale par des multinationales qui n'ont plus rien de suisse. Quelle grande entreprise suisse est aujourd'hui encore dirigée par un(e) Suisse(sse)? Il n'y en a plus.

    Le PLR actuel est donc à la remorque du mondialisme car les multinationales non suisses ont remplacé le vieux radicalisme des affaires et le PLR est aux gages des multinationales euromondialistes. Le radicalisme a donc laissé tomber la classe moyenne suisse comme il avait laissé tomber la paysannerie au début du XXe siècle ce qui a causé la scission agrarienne de la future UDC.

    Aujourd'hui le vrai représentant de la tradition radicale comme parti de la classe moyenne, c'est l'UDC. Le PLR est devenu un parti mondialiste antisuisse au service des multinationales étrangères. La famille Schmidheiny, ci-devant dynastie royale sans couronne de la Suisse radicale, ne règne plus sur un royaume helvétique, mais mondial depuis qu'elle a fusionné ses intérêts avec les ciments Lafarge. Zschokke, je l'ai dit, est devenu Implenia.

    Il existe pourtant un nouveau patronat suisse qui a la tripe patriote. c'est celui incarné par l'UDC qui regroupe à la fois des paysans, des patrons de PME, certains très cossus, et des grands industriels comme les familles Blocher, Frey, Stadler & Cie.

    L'UDC est d'ailleurs aussi née de 1848. C'est un rameau issu du tronc radical. L'esprit UDC actuel est dans le droit fil de l'esprit de 1848. C'est le PLR qui a dévié de cet esprit là.

    Ce qui est sûr c'est qu'on se fait des illusions si on espère que le courant raidcal va redevenir un défenseur des classes moyennes. C'est impossible. il ne faut pas rêver.

  • Oui, bien sûr Jean-Pascal Delamuraz, que j'ai aussi connu, peut-être moins que vous, mais quand-même assez bien; vu que je suis de dix ans votre aîné et pas spécialement né de la dernière pluie non plus. Oui, oui, j'ai bien fréquenté dans les années 70-80, tous ces radicaux: préfets, députés, conseillers d'Etat, Commandeurs et Gouverneurs de ceci ou de cela. Ça carburait surtout sec au Dézaley (Clos des Abbayes, Clos des Moines, Chemin de Fer et autre Médinette. Mis à part ces moments très conviviaux et les "renvois d'ascenseurs", avec ces gens-là, y'avait pas de quoi casser quatre pattes à un canard...

  • Bonne analyse. Mon père était Radical (élu) à Montreux (VD) et moi j'ai fréquenté les jeunes PLR à Genève (mais non élu, et bien ainsi).
    Une réflexion que je me fais, j'imagine que de grands philosophes ont mieux réfléchi à cela, c'est le concept dans la démocratie d'élite, peut être d'élite éclairée.
    Tout d'abord je pense que M. Décaillet par sa culture et son intelligence est une élite, dans ma définition. Maintenant je comprends son attachement à la classe moyenne et au peuple (cela revient souvent sur ce blog), en démocratie c'est très important. Je pense que dans un pays qui tourne bien comme la Suisse, cela peut marcher. Car les écoles sont plutôt de bonne qualité.
    Mais le problème que j'ai pour habiter au Brésil, on le voit avec le nombre élevé de morts par Covid (pas tous attribués à Bolsonaro comme les médias de gauche le disent comme la RTS) ou même au Mexique (qui vient de dépasser par un recomptage de loin le nombre de morts au Brésil par Covid19), est que des "gens du peuple" arrivent tout en haut, on parle parfois de populistes, est ce que c'est bien pour le peuple ? Paradoxal mais je doute que Trump, Biden, Lula ou Bolsonaro savent ce qu'est une protéine ou de l'ARN, peut être utile en pleine crise.
    Donc en théorie le mieux est que des gens "du peuple" comme Delamuraz arrivent tout en haut, c'est le scénario idéal. Mais je suis plus critique quand ces gens du peuple n'ont pas le niveau, surtout en pleine crise (ex. Covid) ou en temps de guerre.
    La différence probablement avec M. Décaillet est la suivante, je suis pour que des gens du peuple puissent arriver tout en haut, mais seulement s'ils ont le niveau, sinon je préfère avoir une élite au pouvoir qui justement pourra guider le peuple. Bien sûr une excellente élite qui travaille pour le peuple et pas pour sa famille ou amis. La question justement, est ce qu'on'a encore des gens du "bien" comme Delamuraz en 2021 ?
    Donc un point où on est les deux d'accords, une chose qu'on déteste (j'imagine) est l'élite corrompue et incapable, celle là à est détruire au plus vite, et entre une élite incapable ou un populiste je préfère je crois un populiste. J'inteviens ici bien sûr à titre personnel, j'ai aucune idée de la doctrine PLR actuelle à ce sujet et cela ne m'intéresse pas. Jusqu'à ma mort je serai un simple blogueur, c'est déjà bien suffisant.

  • Je pense que macron interviewé récement par CBS, qui propose que la France "déconstruise" son Histoire!!! Pas de doute qu'il nous l'imposerait aussi -Peuple de Suisse déconstruit ton histoire! Qu'est ce que signifie ce terme de "déconstruire" son histoire? C'est de réécrire notre histoire, pour qu'elle soit compatible avec tous les nouveaux venus! L'histoire doit être conservée dans sa réalité, quitte à fâcher certains! Réécrire c'est détruire, mentir trahir ceux qui ont sacrifiés leurs vies pour que notre pays existe!!

  • Les radicaux sont désormais uniquement libéraux
    Ils ont complètement oublié le peuple travailleur au profit du grand capital
    Il leur faut encore deux ou trois déculottées électorales pour qu’ils reviennent à ce qu’ils étaient
    Quand on voie à Genève ils sont le centre droit les plus bêtes de Suisse
    Meilleures salutations

  • Longeole@ Il manque un point dans votre analyse de la baisse d'influence du PLR : les PLR représentent ou représentaient le parti des PME. Ces gens-là doivent gagner des marchés. Or qu'y a -t- il de plus subjectif que la réponse à un appel d'offres ? La réponse ne dépend en fait que de la composition du jury. Et donc, par qui sont dirigées les villes en Suisse romande ?
    Le silence du PLR s'explique aisèment...

  • Intéressantes réflexions notamment de Géo et Dominique Degoumois.

    Géo, vous dites que le parti radical etait le représentant des PME. Dans le canton de Vaud, oui. Et ça allait avec cette ambiance chevalier du Guillon, décrite par Pétard, agapes fraternelles arrosées au petit vin blanc du pays. Mais un personnel politique médiocre qui ne cassait pas quatre pattes à un canard. Soit dit en passant, on idéalise beaucoup JPD. Il n'était pas bête mais de là à voir en lui un grand homme...

    P. Décaillet a parlé d'autre chose que de ces PME. Il a parlé des colonels banquiers et industriels radicaux de la Bahnhofstrasse. Il ne les aimait pas beaucoup. N'empêche que le vrai pouvoir radical était là, et non dans un carnotzet de Lavaux avec JPD et ses semblables. La vraie puissance c'était le radicalisme des grandes affaires, les banques, Sulzer, Brown Boveri, la dynastie Schmiedheiny.

    C'était l'oligarchie héréditaire dont le parti radical était la machinerie. Les dirigeants de cette machine avaient l'intelligence de coopter des talents comme Delamuraz ou le fabricant de cigarillos et de bicyclettes lucernois Villiger, qui n'avaient aucun poids dans le patriciat réel du pouvoir radical, mais dont on avait besoin pour garder un lien avec la base. Et on avait besoin de Vaud, du Carouge de Ducret et même du bas Valais couchepino ribordiste pour tenir aussi le pays welsche comme une province. La seule évolution c'est qu'aujourd'hui le radicalisme est déconnecté de cette base populaire qui désormais vote UDC, et dont certains éléments se sont égaillés dans le spleen "vert".

    Pourquoi cette coupure - irréversible ! - entre le radicalisme et son ancienne base populaire ? Tout simplement à cause des gens comme JPD, eux-mêmes, qui ont voulu engager la Suisse dans l'Union Europeenne et donc renoncer à tout ce qui permettait aux radicaux d'autrefois de régner, c'est à dire une économie contrôlér depuis la Suisse. C'est à cause de ça que la Suisse a perdu le secret bancaire et que les grandes banques ne sont plus des banques suisses mais des banques américaines. (Finalement il n'y a plus que les banquiers privés et les banques cantonales qui soient encore contrôlées par des Suisses).

    C'est à cause de ça que le pouvoir économique, qui a toujours commandé à l'intérieur du parti radical, n'est plus un pouvoir suisse mais un pouvoir étranger soumis à toutes les lubies du mondialisme. Et c'est donc pourquoi le parti radical ne pourra JAMAIS revenir à ses racines suisses et populaires. C'est impossible.

    Il y a eu un passage du relais à l'occasion de l'affaire Swissair qui a été le naufrage de l'ancienne élite économique radicale. C'est à ce moment là que tout ce qui est encore suisse dans l'économie suisse a basculé dans l'UDC, et l'électorat avec.

    Le PLR ne pourra JAMAIS récupérer son lectorat populaire car pour ce faire il devait touner le gros à l'oligarchie mondialiste qui est son nouveau maître. Et cela il ne le fera jamis. Il ne peut pas le faire car ce qui le lie à cette oligarchie c'est une dépendance financière. C'est l'argent. L'argent suisse finance l'UDC. L'argent étranger finance le PLR. Le PLR est donc devenu un parti de l'étranger. C'est aussi simple que ça.

    P. Décaillet est dans l'illusion et avec lui tous ceux qui imaginent que le courant radical pourrait renouer avec ce qui était sa base populaire de PME. Je crois avoir démontré les raisons financières pour lesquelles c'est exclu.

    Le raisonnement de P. Décaillet est juste au point de vue des sentiments. Il existe un électorat radical en déshérence et qui souhaiterait retrouver quelque chose qui ressemble sociologiquement au parti radical d'autrefois. Mais l'appareil radical est dans IMPOSSIBILITÉ de récupérer cet électorat car il est TENU par des intérêts économiques qui lui interdisent cette option. L'électorat radical traditionnel va donc être récupèré par l'UDC et un peu par les Verts libéraux. Le PLR ne pourra pas retrouver cet électorat. Il peut y avoir des surgeons locaux de l'ancien esprit radical. Par exemple l'aventure individuelle de Pierre Maudet pourra jouer cette carte. Mais jamais plus Pierre Maudet ne sera adoubé par l'appareil radical PLR. Pierre Maudet est un gâche sauce genevois dont l'action ne servira qu'à empêcher la droite de reconquérir le pouvoir à Geneve, alors qu'elle y est majoritaire. Et de toute façon il s'agit d'une situation locale et donc d'un phénomène sans grande portée.

    Dans l'ensemble, à mon avis, le raisonnement de P. Décaillet pèche en ceci qu'il fait abstraction de cette réalité incontournable: le financement du parti et sa dépendance du capital mondialiste.

    Géo est plus réaliste car dans don raisonnement il applique le principe: suivez l'argent. Il voit que les PME ont besoin du pouvoir. Autrefois du pouvoir radical, aujourd'hui du pouvoir rose vert qui domine en Romandie et dans les villes. Mais je dirais quand même à Géo qu'il y a une différence entre la combinazione radicale à la JPD et la magouille rose verte. C'est qu'au moins les PME qui dépendaient du radicalisme vaudois étaient de vraies entreprises dirigées par de vrais entrepreneurs. Par conséquent, oui, il y avait du copinage, du favoritisme, des combines, des abus, mais il y avait quand-même une activité économique réelle dans un tissu de PME familiales. Tandis que l'économie "Verte", le "Green New Deal" ont on nous rebat les oreilles sera une fumisterie d'utopistes gauchistes parasitaires, incapables et surtout... suceurs de subventions.

    J'attends avec gourmandise les futurs scandales des affairistes rose-verts. Les affaires Epurex, Pinkas, le scandale de Plan-les-Ouates, ou la chute de la Société Vinicole de Perroy, affaires qui avaient éclaboussé les radicaux au temps de leur grandeur, apparaîtront minuscules et bien innocentes en comparaison des monstrueuses fraudes aux subventions roses vertes qui se préparent, avec l'argent du contribuable et l'appui des médias bien pensants au nom du "Green New Deal".

  • Je suis très impressionné par l'analyse de Longeole. Un peu l'équivalent d'un Zemmour en France. Bravo pour l'analyse! J'ai beaucoup appris.

  • « Et le groupe Schmidheiny c'était vraiment la centrale du radicalisme des affaires »

    Et le groupe Ulrich Ammann Maschinenfabrik à Langenthal, où les moindres cadres étaient tous minimum capitaines à l'armée... évidemment tout le monde sait que dans les années 60-70, les troupes du génie étaient équipées de matériels coréens et japonais... ;-))

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