Blanquer au DIP !

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Commentaire publié dans GHI - Mercredi 12.05.21

 

Ministre français de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer n’est pas un capitulard. Le 6 mai dernier, dans une circulaire au Bulletin officiel, le successeur de Jules Ferry a officiellement proscrit l’usage de l’écriture inclusive. Notamment ce fameux « point médian » qui brouille la lecture, enfume l’esprit, dissout l’entendement, obscurcit le sens.

C’était donc possible ! Au milieu d’une France étouffée par la peur des courants dominants, un homme a osé. Il a pris la décision. Il a pris la plume. Il a dit : « On arrête les frais. On trace une ligne rouge ». Il a réagi à l’aplaventrisme généralisé. Et l’immense majorité des Français, ceux du pays profond, pas ceux des « collectifs », lui en seront infiniment reconnaissants. Parce qu’il a défendu la langue. Sa prodigieuse aptitude à la clarté, à la légèreté (dans le plus beau sens du mot, celui de Verlaine). Il a défendu la langue, contre ceux qui la polluent.

En France, un homme a osé. Et à Genève ? Qui, parmi les gens de pouvoir, aura l’élémentaire audace de dire « Maintenant, ça suffit ». Les points médians, les lourdeurs de l’inclusif, empèsent et empoissent le discours officiel, jusqu’à être rendus obligatoires dans certaines administrations. Il faut maintenant qu’à Genève, une voix se lève. Et, très calmement, très fermement, sans haine, dise simplement non. Si la France le peut, Genève le peut. Nous sommes enfants de la même langue. Amoureux des mêmes syllabes. Lecteurs des mêmes poèmes. Nous dirons non. Nous ne céderons jamais.

 

Pascal Décaillet

 

Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 8 commentaires

Commentaires

  • Oui, cela suffit, NON à l'écriture inclusive !
    En Suisse romande, il y a déjà quelques courageux de DLF-Suisse (Défense de la langue française-section suisse), qui projettent de lancer une initiative populaire fédérale pour interdire l'écriture inclusive en Suisse.
    Certes la tâche sera rude, mais ils osent…
    "Ne laissons ni l'administration, ni les médias nous imposer arbitrairement une nouvelle codification de notre langue."
    "Il n'existe aucune loi pour nous y astreindre !"
    dlfpourlasuisse@gmail.com

  • Je ne suis que très rarement d’accord avec les prises de position de M Décaillet, mais sur ce point précis, je l’applaudis des deux mains. Une minorité très bruyante nous impose ces imbécilités et très peu de journalistes et de citoyens réagissent.
    A la RTS, tout le monde « se la coince », craignant les réactions de nos féministes extrémistes. Notre chère Julie également se montre très prudente, suivant ainsi le courant actuel.
    Quel courage!!!

  • Excellente nouvelle de pur bon sens, bonne pour la tête. Bravo à ce ministre qui en a...

    (mais, moi je continue avec mes trois petits points maçonniques à la fin de certaine phrases)

  • Rappelons nous les mathématiques modernes qui nous ont bousillés notre jeunesse! Pour mieux exclure "celles et ceux, excluons l'inclusion! Le prochain film des frères Dardenne ..............."La Grande Inclusion"!!!!

  • Enfin une bonne nouvelle! Mais il reste du chemin à faire pour oser échapper au dictat des nouveaux (souvent nouvelles, hélas) fanatiques, qui confondent modernité et aveuglement.

  • J.e s.u.i.s e.n.t.i.è.r.e.m.e.n.t d.a.c.o.r.d a.v.e.c v.o.u.s.!

  • Bonjour bonsoir, il y a un temps, en France, on parlait le latin, la langue d'OC , et sans doute plein de patois que j'ignore. Disparus, englouti par le cours des choses, un vague souvenir.

    Depuis des mille et mille an, l'homme, sa testosterone et son incomparable arrogance mène le monde dans le mur, et en chantant s'il vous plait.

    Alors un peu d'épincènie, même si elle fait hocqueter la lecture, ça ne me chagrine pas. Je m'en relèverai.

    Cordialement

    R. de Morawitz

  • On est d'accord. Le lien entre Genève et la France est sans discussion possible, avec bien sûr l'immense influence de Jean Calvin (Français d'origine qui a fondé la République de Genève). Bien sûr, ici on doit suivre la France, c'est notre langue. Attention, je ne dis pas que Genève doit toujours suivre la France, Genève est un canton souverain. Mais jusqu'à preuve du contraire on parle le français, et pas le genevois.

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