Le Conseil d'Etat en génuflexion devant la Vérité climatique

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Sur le vif - Mercredi 02.06.21 - 14.35h
 
 
Comment le Conseil d'Etat genevois, in corpore, peut-il commettre une pareille bourde ? Pour nous présenter, cet après-midi, son "Plan climat cantonal renforcé", avec "Objectif neutralité carbone", il choisit le siège de l'OMM, l'Organisation météorologique mondiale.
 
Première erreur. L'autorité exécutive suprême du Canton de Genève n'a pas, quelles que soient les qualités de cet office, à nous faire part de ses projets politiques ailleurs que dans un lieu officiel de la République. Encore moins dans le siège d'une organisation internationale ! L'impression de subordination est dévastatrice.
 
Mais cela n'est rien, en comparaison de la deuxième erreur. La première personne à parler n'est autre que la Secrétaire générale adjointe de l'OMM. Assurément une personne de qualité, cela n'est pas en cause. Mais cette dame ne se contente en aucune manière du discours de la maîtresse des lieux, délivrant un message d'accueil à ses hôtes. Elle nous parle du contenu, le climat, s'ingère dans les propositions que va nous faire le gouvernement genevois, par avance les adoube, les légitime. Après quoi, elle "donne la parole" au Président du Conseil d'Etat, M. Dal Busco.
 
Désolé, mais cela ne va pas. Avant même de vous délivrer ici un avis critique sur ce fameux "Plan climat cantonal" (cela viendra), avant même de décrypter et dénoncer la totale mainmise de la liturgie verbale des Verts sur le langage gouvernemental genevois, je veux dire ici, très clairement, ma désapprobation citoyenne totale de cette mise en scène de subordination de notre gouvernement cantonal à une institution mondiale, et par essence mondialiste.
 
Cela ne va pas. Personne, à Genève, n'a à "donner la parole" au Président du Conseil d'Etat genevois, si ce n'est le Chef du Protocole, par courtoisie, pour une conférence de presse gouvernementale. Mais tout cela, le Conseil d'Etat n'en a cure. Parce que l'OMM, où agit la Congrégation mondiale pour la Doctrine de la Foi climatique, c'est le Bien. Donc, aucun problème à donner l'impression de s'y subordonner.
 
Il me semblait, depuis 1907, que ce Canton avait renoncé à toute allégeance à une doctrine supérieure, même inspirée des meilleures intentions. Je m'étais trompé : la laïcité, c'est pour les religions. Pas pour les théologiens de la Vérité climatique.
 
 
Pascal Décaillet
 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 8 commentaires

Commentaires

  • C'est, pour ceux qui en doutent encore, la preuve de l'incompétence crasse et scandaleuse de ce CE ! Cette attitude montre à quel point les gens qui nous gouvernent ne pensent à rien, n'ont pas de colonne vertébrale, n'ont de but que de paraître à la mode, d'être dans le vent du jour. Mais à ce rythme, de république bananière on va glisser vers "l'irrépublique", la négation politique de ce qui devrait nous intéresser, nous unir. Mais non, on a une équipe pas loin d'être des bouffons mais des bouffons qui ne font rire personne.

  • D'une logique imparable!

  • Il y a près de .........5 milliards d'années qu'il y a des changements climatiques sur la Terre! L'imposture verte, en tout cas je ne vois aucune initiative écologiste venue de nos "bras cassés" de la Ville et du Canton! Les grands encombrants reste au bord des trottoirs partout dans la ville même s'ils sont recyclables! Tous sont beaucoup trop occupés à ramasser du fric facilement dans des conseils d'administrations dont ils ne comprennent même pas le fonctionnement, ils ne savent même pas lire les bilans, la faillite de la Banque Cantonale en 2000 en est le parfait exemple! Là c'est le Grand Genève qui est en faillite avec aussi peu de réactions!

  • Au risque de me répéter: pour un degré supplémentaire, il faudrait doubler le taux de CO2 de 400 pmm (particules par million) à 800 ppm. Nous nous trouvons actuellement dans une ère interglaciaire. Les glaciers ont commencé à reculer dès 1800 env.
    400 ppm c'est bon pour la planète qui reverdit (comme le démontrent les satellites de la Nasa). Les effets croisés sur la vapeur d'eau et les nuages sont mal connus et largement exagérés par l'intelligence artificielle. Pour toutes ces raisons il faut rejeter l'idée qu'il n'y a pas de débat scientifique. Les écologistes se servent unilatéralement d'arguments scientifiques pour imposer leur idéologie redistributive. Ce gouvernement est un scandale.

  • NON cher Marc@ les glaciers ont commencés à reculer il y a près de 30'000 ans! Le glacier du Rhône descendait jusqu'à Lyon! Les grands lacs du Nord de l'Italie sont tous des lacs de cette époque glacière! Et nous avions 1 kilomètre de glace sur nos têtes il y a 25'000 ans ici à Genève!

  • @ M. Degoumois. Tout d'abord merci de votre commentaire! Je ne suis pas expert, mais je me référais en fait à la fin du "petit âge glaciaire" situé entre 1800 et 1850 selon les sources. Cela dit, il y a plusieurs cycles qui se superposent. On sait également que nous nous trouvons dans une aire interglaciaire et que les galciations se produisent à peu près tous les 100'000 ans. Sans doute est-ce cela que vous évoquez.

  • "Au risque de me répéter: pour un degré supplémentaire, il faudrait doubler le taux de CO2 de 400 pmm (particules par million) à 800 ppm."

    Pour un taux double de CO2, la température moyenne augmente de 4 degrés. Donc en partant des 280 ppm préindustriels, nous avons fait une bonne partie du chemin. Nous sommes à 415 ppm. Nous sommes déjà bon pour 2 degrés supplémentaires.

  • @ In Vino Veritas Il serait intéressant de connaître vos sources. Pour ma part, je considère que ce que nous dit le physicien William Happer qui lui-même se fonde sur la découverte du physicien Svante Arrhenius il y a un siècle, est correcte et que la relation entre la température et le CO2 est logarithmique. Les interactions avec la vapeur d'eau et les nuages sont mal comprises et ne démontrent pas une tendance inverse comme le prétend le GIEC. Comme on le voit, le débat scientifique est loin d'être clos à ce sujet. Seule "concensus": la température a augmenté au 20ème siècle de 0.8 degrés celsius. Et encore il y aurait beaucoup à dire sur la notion de "températuremoyenne", comme l'a très bien montré M. Richard Lindzen, autre scientifique voué aux gémonies par les apôtres de Greta Thunberg, laquelle n'était autre qu'une decendante de feu Svante Arrhenius qui doit se retourner dans sa tombe, lui qui considérait l'augmentation du CO2 comme un bienfait pour la Suède.

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