Jugement dernier

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Commentaire publié dans GHI - Mercredi 24.11.21

 

A quoi sert, au fond, la Ville de Genève, à part administrer des leçons de morale à la terre entière ? Depuis des années, mais à un rythme qui s’aggrave, les autorités municipales passent leur temps à édicter, urbi et orbi, des bulles pontificales statuant sur les droits de l’homme dans tel ou tel pays éloigné, ceux des femmes, ceux des minorités les plus inattendues. Pas une seule semaine sans une nouvelle Encyclique : on en perd son latin !

Il faut dire que Genève est la capitale du monde. Si vous prenez un compas, vous tracez un cercle, vous y inscrivez un triangle isocèle, vous établissez le point de rencontre des médiatrices, l’affaire est certaine : vous tomberez sur la fontaine de la Place du Molard. C’est une certitude scientifique, comme le sont les conclusions du GIEC sur le climat.

Alors, du centre, on rayonne. L’exécutif de la Ville, qui fixe pourtant cinq cahiers des charges bien concrets à nos édiles, allant de l’extinction des feux à la voirie, est tellement bien organisé qu’il parvient à trouver des tonnes de temps libre pour moraliser tous azimuts, régir les consciences, prononcer le Jugement dernier. Avec, sur ce dernier point, une rafraîchissante inversion par rapport aux Écritures : lorsque la Ville de Genève choisit entre l’Enfer et le Paradis, les élus sont à sa gauche, les damnés à sa droite. Au pays de Calvin, un zeste de fantaisie ne fait pas de mal, non ?

 

Pascal Décaillet 

Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 5 commentaires

Commentaires

  • Le PS a été le pourfendeur de la religion. Et maintenant, il est devenu le gardien de la morale qui dicte au peuple idiot ce qui est bien ou mal. Maintenant il ne s'agit plus de passer par la voie théologique, mais celle des sciences sociales.
    Les bobo sont convaincu qu'il détienne la vérité, et ceux qui ne suivent pas ce chemin sont soit des fachos (le diable) soit des victimes qui s'ignorent, et qui doivent donc retrouver le bon chemin, en résumé des faibles d'esprits.

    Ce que j'écris est consciemment caricaturale, mais une partie de la gauche est caricaturale, sans en avoir conscience. La censure de Zemmour en est la conséquence. Le mot "fascisme" a perdu son sens pour y exprimer tout ce qui n'est pas la bonne pensance. Les mêmes qui expriment leur désaccord à la pensée binaire de Zemmour, agissent avec cette binarité Le Bien / Le Mal.

    Il n'y a plus d'intellectuelles de gauches, juste des adeptes de la pensée binaire du wokisme. Ils sont ou les philosophes/intellectuels de gauches ?

  • Vu l'orthographe, je doute fort que l'auteur du commentaire signé motus soit bien le motus habituel...

  • En tout cas, nous avons à Genève les dealers les mieux habillés du monde et tellement top-mode! Je viens d'en voir un avec un manteau doudoune Moncler@ à .......1500.- des booty Adidas à .......500.- et le reste à l'avenant! C'est pas étonnant qu'ils aiment tellement Genève! Ils sont plus lookés que les professionnels lors des fashion week! A Genève, grâce à la gauche, c'est "fashion week" tous les jours de l'année!

  • Le propre d'un régime autoritaire, c'est d'être adossé à la science. Sous l'ère soviétique, la science occupait une place très importante pour motiver les masses. La science instrumentalisée sert de caution au régime. Vous avez sans doute remarqué que nous mêmes sommes entrés dans l'ère du socialisme autoritaire, au fait que les débats sont basés sur un soi-disant concensus scientifique, à défaut de concensus politique. C'est le cas avec la pseudo théorie du CO2 du GIEC (fameux concensus des 97% de scientifiques convaincus du réchauffement majoritairement anthropique), mais également dans le débat autour du COVID, où les politiques décrètent l'était d'urgence au motif de conclusions scientifiques non abouties voire erronnées. En revanche, lorsque la science révèle une réalité (p.ex. le grand remplacement) contraire au visées de ce régime, celle-ci se voit condamnée par l'alliance du politique avec une plèbe assoiffée de revanche, où l'on voit que la gauche emprunte aisément des méthodes communément attribuées à la droite.

  • Deux points cardinaux:

    L'un: ce qu'au fil du temps via manips opaques, Ville de Genève a fait de legs donnés au libre usage des Genevois sans contrepartie, de terres privées (Varembé, Ariana etc), legs détournés au profit d'une internationalité de la ville sur procédures tordues, conduisant aujourd'hui les contribuables Genevois à devoir en payer la location à organisations internationales dépendantes de l'ONU, legs d'hectares dont l'ONU se déclare propriétaire et loue à Ville de Genève (c'est le cas pour le projet privé "cité de la musique").

    L'autre point cardinal, et non des moindres, est que les Genevois doivent savoir que nos lois sur le séjour des étrangers sont carrément baffouées, entre édiles des départements frontaliers (74 et 01) et ceux de GE.

    Il en résulte que tout ressortissant du monde entier (toutes zones hors UE donc) peut, sans aucune déclaration admin ou fiscale de sa résidence sur sol Français, même si ressortissant d'un pays n'ayant aucun droit de séjour en zone UE, même si sans papiers salarié dans GE, résider comme il lui sied, même en sous-location non déclarée par propriétaires (eux-mêmes tout autant citoyens hors zone UE), dans lesdits départements Français frontaliers.

    Toutes nos lois piétinées, baffouées. C'est ce que vient de me confirmer malgré lui, l'Etat-Civil de la mairie de Gaillard qui enregistre toutes demandes d'étrangers en quête de logement social & aides tous azimuts:
    pour ces édiles Français du "Grand-Genève", tout étranger vivant dans le 74, même si non déclaré en France, même si de nationalité n'ouvrant pas accès à libre-circulation en Europe, même si employé au black dans GE, est en droit d'y résider.

    Car ces édiles se cantonnent à ne se baser (malgré leur campagne affichée sous leurs guichets en mairie: "frontaliers, déclarez-vous: ce que vous risquez ..."),

    que sur les listings reçus des services fiscaux de l'admin Genevoise.

    Si rares sont les Genevois à s'interroger sur les sources de leurs problèmes (logement etc), alors que les limites de nos constitutions aux régimes démocratiques définis sont doublement ignorées par les élus frontaliers, alors que nos lois (entre-autres droit de séjour et fiscales) sont piétinées avec l'aval des nouveaux élus de GE,

    nous sommes en droit de nous questionner sur ce qui reste de Suisse à Genève.

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