Soins infirmiers : des écoles, vite !

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Sur le vif - Dimanche 28.11.21 - 14.53h
 
 
Eh bien maintenant, ouvrons, à Genève, des écoles de santé, de soins infirmiers et médicaux ! Des écoles genevoises ! Des écoles suisses ! Et engageons, dans nos hôpitaux, publics et privés, les diplômés qui en sortiront !
 
Cela aurait dû se faire depuis de nombreuses années. Il n'y a plus aucune raison, aujourd'hui, pour traîner. Il appartient à nos autorités de prendre le taureau par les cornes. Au besoin, le peuple souverain leur rappellera cette urgence.
 
Nous avons, à Genève, l'une des meilleures médecines du monde. Et paradoxalement, nous sommes sous-dotés en écoles professionnelles pour former le personnel médical ! L'impéritie, depuis longtemps, des pouvoirs publics dans ce domaine, est dévastatrice. Les historiens étudieront un jour cette léthargie des autorités, depuis le début des années 2000, alors que la carence en écoles de santé leur est régulièrement signalée.
 
On espère que le DIP, en lien avec le monde de la santé, prendra sans tarder des initiatives à cet effet. Ces crédits-là, les citoyens les voteront ! C'est tout de même plus concret que la nébuleuse des six milliards pour la "transition écologique" ! C'est tout de même plus stimulant, plus concernant, et d'un intérêt citoyen plus élevé (donner des emplois aux résidents, en priorité, formés chez nous, avec notre savoir-faire), que de noyer les consciences dans des réformes structurelles, regroupement A, regroupement B, usine à gaz alpha, horizon de pensée bêta. En attendant, bouche ouverte, le variant omicron.
 
 
Pascal Décaillet
 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 8 commentaires

Commentaires

  • Ouvrir des écoles. Soit. Mais pour quels candidats ? Refuse-t'on des candidats admissibles faute de capacité ? Faut-il être vacciné contre le covid-19 pour fréquenter ces écoles ? Oui, au vu des stages pratiques.

  • Les Suisses ont semble-t-il compris que la dépendance de l'étranger en personnels de santé a atteint ses limites.

    Encore faut-il que nos exécutifs et législatifs aient compris le fond du message. C'est moins sûr; quand on sait que de leurs points de vue les initiatives et référendums sont faits pour être retoqués... manifestement, il y a eu 'bug' ce week-end.

  • Bravo c'est une excellente nouvelle comme ça en France voisine, les hôpitaux auront enfin assez de personnel soignant!

  • En France ils n'ont peut-être pas encore de cas Omicron mais ils ont déjà 2 cas ...............Omacron!

  • Il n'est en effet pas interdit de penser que si tous les milliards d'argent public évaporés du fait des fermetures et restrictions de ces deux dernières années, aussi bien en aides à fonds perdus qu'en manque à gagner fiscal, avaient été investis dans la formation et des l'amélioration dans capacités d'accueil hospitalières, nos autorités ne seraient à présent pas aussi anxieuses au sujet du potentiel de notre système de soins face à une possible 5ème vague.

  • Ah ben c'est plus simple de piquer le personnel médical au pays voisin, tiens donc..

  • Mais n'y -t-il pas déjà Le Bon Secours, fondé par la doctoresse Champendal et encore bien vivant sous un autre nom,?

  • Monsieur Décaillet, j'ai suivi avec intérêt quelques unes de vos émissions sur LEMAN BLEU au sujet des difficultés rencontrées pour disposer d'infirmières et d'infirmiers compétents, formés dans le canton.
    Un aspect important de la question de la formation des soins infirmiers en lien avec les difficultés que rencontre la filière aujourd'hui n'a pas ou peu été abordé dans vos diverses intervention sur le sujet. C'est le suivant ;
    Dans un contexte d'économie drastique qui lamine le secteur tout le secteur publique depuis prés de vingt ans, il semblerait que la formation des infirmiers sur le canton de Genève ait été sacrifiée, sans le moindre scrupule, par les politiques libérales et par leurs divers exécutants au conseil d'état. Il est probable que Poggia soit un des principaux responsable de cet état de fait, car des économies importantes devaient être réalisées ces dernières années, coûte que coûte, également dans le domaine de la santé (qui inclus la formation en soins infirmiers) , des rumeurs ont fait échos ces années passées de son opposition à investir dans ce secteur spécifique pour privilégier une formation intermédiaire, située entre les aides-soignants et les infirmiers, payée moins cher pour effectuer un travail très proche de celui des infirmiers.
    Vous excuserez ma maladresse et mes erreurs de style, je travaille par choix dans la profession infirmière depuis plus de vingt ans, par vocation attiré par le fait de soulager et de tenter de soigner mes semblables autant que par les salaires élevés proposés dans le canton. En ce moment même après trois nuits de travail dans un service surchargé, je suis littéralement épuisé je me pisse dessus quand je m'assois, pardonnez-moi l'expression de cette trivialité et n'hésitez pas à approfondir les détails de la question économique du manque d'investissement passé dans la crise du secteur infirmier que nous rencontrons aujourd'hui en creusant du côté des politiciens et de leurs choix économiques.

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