Le réseau social : la vie recommencée

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Publié sur mon site FB - Lundi 17.01.22 - 15.03h
 
 
Vous êtes sur un réseau social, et vous avez mille fois raison. C'est souple, c'est léger, c'est partout, c'est le passé, le présent et l'avenir, ça surgit, ça étonne, ça surprend, ça épate, c'est vif, pétillant, primesautier.
 
Vous êtes sur un réseau social, et moi aussi. Tenez, j'aime la musique, c'est l'une de mes passions premières. Mes préférences, ainsi que les algorithmes, font que je reçois une quantité d'informations sur ce domaine. Par exemple, je suis fou de Martha Argerich. Ca doit se savoir, alors sur mon compte, ils m'envoient tout ce qu'elle fait. Tout ce qu'elle va faire. Et surtout, tout ce qu'elle a fait, en plus de soixante ans de carrière : des vidéos de génie, d'une qualité musicale à vous couper le souffle.
 
Alors moi, j'ouvre mon ordi ou mon téléphone, j'accède à mon compte, et j'ai ces trésors-là. Je suis aussi un fou d'Histoire, d'archives sonores ou vidéo, là aussi ça se sait, là aussi je reçois, là aussi j'écoute, je visionne, je me laisse surprendre. Je ne bétonne pas la vie. Je laisse venir à moi. Le réseau social, si vous acceptez ce minimum d'abandon (allez, disons 1%, il reste 99% pour la volonté de fer et l'ivresse dionysiaque), vous rendra heureux.
 
Les journaux ? Désolé, mais même sur leurs sites (le papier, pour moi, c'est fini, depuis longtemps), ils ne m'offrent pas le dixième de cette capacité de surprise. Ils ont d'excellentes choses, certes, mais leur mode de communication, unilatéral, appartient au passé. Sur le réseau, vous êtes receveurs, mais vous êtes aussi donneurs. Vous êtes surpris, mais vous surprenez. On vous instruit. Mais vous aussi, vous pouvez apporter des informations, vos émotions, votre style.
 
Tout cela, simultanément. Sur une toile unique. Où se côtoient la gauche et la droite, les raisonnables et les passionnés, l'eau et le feu, la musique et le silence, la rage et l'extase, les hommes et les femmes, la poésie et le prosaïque, les chiffres et les lettres. La nostalgie, infinie, mais aussi l'étincelle de la renaissance. En un mot, la vie. La vie qui va. La vie recommencée.
 
 
Pascal Décaillet

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