Eric le sprinter, Marine la marathonienne

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Sur le vif - Mercredi 23.03.22 - 15.42h
 
 
Si le deuxième tour de la présidentielle française oppose Marine Le Pen à Emmanuel Macron (une hypothèse, parmi d'autres), alors les Français auront, beaucoup mieux qu'il y a cinq ans, le vrai débat autour des sujets de fond qui touchent la Présidence de la République : les Affaires étrangères, la Défense nationale, l'indépendance, la souveraineté, la cohésion du pays, la réforme des institutions pour associer le peuple aux décisions.
 
Le rôle du Président, c'est cela. 90% des débats, sur les chaînes privées françaises, sont totalement hors-sujet : les Français se choisissent un chef d'Etat, pas un chef de gouvernement, encore moins un ministre des Finances, de l’Économie ou de la Santé. Ni Charles de Gaulle, ni François Mitterrand ne s'occupaient des détails. Ils avaient la vision d'ensemble.
 
Le débat sur l'appartenance de la France à l'Otan doit avoir lieu. Tout comme celui sur son rapport à l'Union européenne. Sur ces deux points, la vision d'Emmanuel Macron et celle de Marine Le Pen (ou d'ailleurs Zemmour, Mélenchon) sont radicalement différentes. Près de 40% des Français soutiennent le retour à une souveraineté nationale, dégagée de la toile multilatérale, des pouvoirs bureaucratiques de Bruxelles, et plus encore de l'atlantisme stratégique, entendez l'obédience aux Etats-Unis. En bref, près de 40% des Français soutiennent des options fondamentalement gaulliennes, souverainistes, non-alignées.
 
Pour le moins, ce débat-là doit avoir lieu. S'il est escamoté, tout comme si on passe sous silence la réforme des institutions, et le besoin pressant du peuple (on l'a vu avec les Gilets jaunes) d'avoir institutionnellement voix au chapitre, alors tout cela, au cours des cinq prochaines années, resurgira. Dans la colère. Et dans la rue.
 
Si Marine Le Pen affronte le Président sortant au second tour, c'est sans doute Emmanuel Macron qui l'emportera. Mais le résultat de sa rivale sera incomparablement plus massif qu'il y a cinq ans, ce qui pourrait donner à l'opposition nationale, sociale et souverainiste une cheffe, une unité, une autorité qui prendraient date pour d'ultérieures échéances.
 
Eric est un sprinter, attiré par la lumière des caméras. Marine est une marathonienne. Elle prend le temps. Elle sillonne la France depuis des années. Elle laboure. Elle attend. Un jour, elle récoltera.
 
 
Pascal Décaillet

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Commentaires

  • Si le dépouillement n'était pas truqué par les machines de vote Dominion, comme d'habitude et comme partout ailleurs dans le monde attlantique, Macron serait éliminé dès le premier tour tant il est haï. Et l'affaire McKinsey ne va pas l'aider. Mais, heureusement pour elles, les zélites ont trouvé le moyen de se mettre à l'abri des sautes d'humeurs de l'électeur. Les sondages et les grands médias quant à eux, ne sont là que pour essayer de rendre vraisemblables les résultats voulus par l'oligarchie et prévus d'avance.

  • Entre nous, y a un certain nombre de Judas qui doivent en ce moment-même amèrement regretter leur félonie. Ah partir trop tôt, sur la foi de sondages d'opinion, ça peut réserver de vilaines déconvenues.
    Ceci dit, il semble que l'hémorragie au sein du RN soit en train de se tarir... on se demande bien pourquoi.

  • macron ne fait aucune compagne, il a des centaines de casseroles financières aux fesses, de l'argent reçu illégalement d'Algérie? La Mc Kinsey Gate , etc etc etc mais c'est lui hélas qui va être réélu! Tous les délinquants vont voter pour lui, même dupont mortetti qui en a aussi pas mal de casseroles! L'argent des pays du Golf est partout à l'ONU, à Bruxelles et dans toutes les banlieues!

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