Gens de gauche, ne boudez pas la Défense nationale !

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Sur le vif - Mardi 10.05.22 - 16.43h
 
 
"Désolé, M. Décaillet, j'aurais adoré venir demain à votre émission, mais je suis à l'armée". Réponse du nouveau Président des Jeunes UDC GE, dont je me réjouis de faire la connaissance à son retour.
 
Les Jeunes UDC sont à l'armée. Le Jeunes PLR sont à l'armée. Les Jeunes PDC sont parfois à l'armée. Mais pourquoi diable les Jeunes Socialistes, les Jeunes Verts, les Jeunes Ensemble à Gauche, ne sont-ils JAMAIS à l'armée ?
 
Il est catastrophique que seule la droite s'intéresse à l'armée. Alors que la Défense nationale doit être l'affaire de TOUS LES SUISSES. Et j'ajoute : DE TOUTES LES SUISSESSES. Sans distinction partisane. Sans différences de classes sociales, de niveau culturel. Toutes les citoyennes, tous les citoyens. Que tous ne fassent pas du service armé, mais qu'au moins chacun consacre un certain temps de sa jeunesse à la collectivité nationale. Il y a mille manières de servir son pays.
 
J'ai moi-même accompli près de 500 jours d'armée, entre 1977 et le début des années 1990. J'ai appartenu, pendant toute l'année 1990, à la Commission Schoch, chargée de plancher sur une réforme de l'armée, après la votation du 26 novembre 1989. Trente séances décentralisées, dans toute la Suisse, sous la présidence d'un homme remarquable : le Conseiller aux Etats Otto Schoch, radical des Rhodes-Extérieures d'Appenzell. C'était passionnant. Chacun parlait sa langue, allemand, français, italien, sans traducteur : c'était la Suisse !
 
J'invite les jeunes de gauche à s'intéresser aussi à la Défense nationale. En arrivant avec leur idées, leur esprit critique. Mais en participant, de l'intérieur ! La question, plus que jamais, est d'actualité, y compris dans ses composantes militaires les plus traditionnelles. Je pense que vous voyez pourquoi. Je ne vous fais pas un dessin.
 
Mais de grâce, que l'armée ne soit pas l'apanage de la seule droite ! Elle doit être l'épée de la nation tout entière. Pas celle d'une caste.
 
 
Pascal Décaillet

Lien permanent Catégories : Sur le vif 3 commentaires

Commentaires

  • J'ai fait mon école de recrues en 1979 et par la suite plus de mille jours de service ayant poursuivi jusqu'au grade de capitaine. J'ai eu beaucoup de camarades officiers qui étaient socialistes, dont l'un avec lequel j'ai même couché.

    Je m'explique: aux cours de répétition les officiers avaient le privilège de coucher à l'hôtel alors que la troupe était dans des cantonnements qui pouvaient être la salle de gymnastique du village, le local des pompiers, ou des abris de la protection civile. J'ai passé tout un cours de répète à Vernayaz dans un boui boui infâme qui se trouve juste en face des gorges du Trient. Et comme il n'avait qu'un seul lit, d'ailleurs plein de punaises, dans la chambre que je partageais avec mon camarade officier, j'ai donc dormi dans le même lit que le premier lieutenant B., de Berne, qui était socialiste. Ce n'était certes pas par attirance physique car même si j'avais été homsexuel le plt B. n'aurait pas été mon genre. Il n'était pas spécialement joli garçon. Mais nous avons dormi dans le même lit pendant plusieurs senaines.

    Je garde un bon souvenir de ce cours de répétition. C'etait amusant car la patronne du boui boui en question avait deux sortes de pensionnaires: les off de la batterie (nous étions artilleurs) et les danseuses du cabaret Le Sphynx à Martigny, qui étaient plus sexy que mon excellent camarade. J'aurais préféré partager mon lit avec l'une d'entre elles qu'avec l'Oberleutnant B,. Malheureusement, elles allaient se coucher, passablement imbibées de champagne, assez souvent accompagnées d'un micheton, à peu près aux mêmes heures auxquelles nous devions nous lever pour reprendre l'exercice. Il y avait aussi quelques travestis brésiliens, très sympas. Ça donnait des rencontres marrantes dans ce boui boui aux petites heures du matin quand ceux qui se levaient croisaient celles qui allaient se coucher. L'armée de milices c'est ça.

    A force de coucher avec mon camarade officier, bien qu'aux yeux des gens de gauche je sois un type d'extrême droite compte tenu de mes opinions, j'ai fini par acquérir une bonne dose de respect pour ce genre de socialistes de gouvernement. C'était un vrai patriote et il appartenait à une variété de gens de gauche qui avaient accepté sincérement la défense nationale. Il faisait très conscieusement son travail d'officier. En plus c'était quelqu'un d'intelligent et cultivé. J'ai beaucoup appris de nos interminables conversations quand les punaises nous empêchaient de trouver le sommeil.

    Malheureusement j'ai l'impression que la racaille gauchiste post 68arde a évincé les types comme mon ami B. au sein des instances dirigeantes du PS. Aujourd'hui, hélas, il n'y a plus beaucoup d'officiers comme lui au parti socialiste. C'est bien dommage, pour ce parti et pour le pays

    Tiens, ça me fait penser qu'il y a au moins 25 ans que je n'ai plus eu de nouvelles de B. Je me demande ce qu'il est devenu. Je crois qu'il a fait une bonne carrière dans l'administration à Berne. Aujourd'hui il est peut-être à la retraite. J'aimerais bien le revoir. Je vais essayer de retrouver sa trace.

  • Ce n'est pas tout à fait exact, les gens de gauche en Suisse s'intéressent à l'armée ... ukrainienne. Pacifistes à la maison, militaristes à l'extérieur, du moins quand il s'agit d'aller contre leurs inverses anthropologiques.

  • UnOurs, vous êtes génial !

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