Gauche morale : "L'Autre, toujours l'Autre !"

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Sur le vif - Lundi 16.05.22 - 10.15h
 
 
Plus de sept Suisses sur dix plébiscitent Frontex, et la gauche immigrationniste, mauvaise perdante comme jamais, se permet de qualifier de "honte" cette majorité sans appel. Il ne faut pas laisser passer ce mot. Il ne faut rien laisser passer, d'ailleurs, désormais.
 
Plus de sept Suisses sur dix ! Le signal est d'une clarté cristalline : protection draconienne des frontières du continent européen. Notre démocratie a fonctionné. Le débat s'est déroulé. Tous ont pu s'exprimer, et la gauche ne s'est pas gênée. Hier, elle a perdu. Et la défaite est très large. Elle doit en prendre acte. Et respecter nos institutions : le peuple en est une, il est même le souverain !
 
Et puis, ce mot, "la honte", mantra de la gauche morale, de même que "la haine". Pour ma part, je ne les utilise jamais. Ils relèvent de la morale, ou de la psychologie des sentiments, en aucun de l'analyse politique. Cette dernière exige de prendre en compte l'état des fronts, la nature du terrain, la puissance des forces en présence, les liens de cohésion spirituelle des différents camps, autour d'une culture, d'une mémoire commune : Gemeinschaft.
 
Cette gauche immigrationniste et moralisante, qui se permet d'insulter 71,5% du corps électoral souverain, ne vit que pour la sublimation de l'altérité : l'Autre, toujours l'Autre ! Nous disons, de notre côté : "D'abord, les Nôtres !". Entre ces deux visions, il faut choisir. Mon choix est fait, depuis longtemps. Et le vôtre ?
 
 
Pascal Décaillet
 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 4 commentaires

Commentaires

  • Les militants de gauche ont fait de ce scrutin, une votation pour ou contre Frontex. C'est une erreur de cette bande pseudo intellectuelles qui sont notamment à la tête du PS. Ce scrutin dit non seulement oui à Frontex mais aussi un oui fort à des frontières fermées.

    Si en soi la votation n'est pas importante, la signification de ce vote en fait une des plus grande défaite philosophique de la gauche. Un vote pas surprenant pour ceux qui vivent dans le monde réel, mais probablement cataclysmique pour ces militants qui vivent dans une bulle.
    Cette votation scelle la pierre tombale de la philosophie immigrationniste généreuse qu'essayait de pousser la gauche en utilisant la morale. Ces militants ne sont vraiment pas fufute

    Mais quelle erreur de la part de la gauche militante d'avoir provoqué cette votation. Que de stupidités, mais pas surprenant venant de ce monde qui vit en vase clos déconnecté de sa base traditionnelle.

  • Frontex est nécessaire pour trier les réfugiés politiques comme actuellement les Ukrainiens et, au paravent, les Hongrois en 1956 qui fuient mais cherchent du travail en arrivant chez nous et les réfugiés économiques comme tous ceux qui arrivent par bateaux en Europe et qui cherchent uniquement à êtres entretenus par les services sociaux sans, bien entendu, travailler puisqu'ils n'ont jamais bossé ! La solution doit passer par l'obligation d'obtenir un visa pour entrer chez nous. Après tout, lorsque nous visitons certains pays africains, nous avons l'obligation de présenter un visa alors il faut la réciprocité !

  • Je ne suis pas de gauche. Je suis traditionaliste et patriote conservateur. Le peuple, le souverain dans notre pays, s’est prononcé. Il n’y a pas à discuter. Mais, j’ai peut-être mal compris. Notre politique d’immigration a toujours fonctionné à la satisfaction générale. Nul étranger ne peut s’installer en Suisse s’il n’en a pas fait la demande au préalable et n’a pas été accepté par l’autorité compétente. Nous avons toujours contrôlé nos frontières. Frontex est une organisation européenne ayant pour but de contrôler l’immigration en Europe. La Suisse n’est pas membre de l’UE, bien heureusement, et n’est donc pas concernée. Alors pourquoi finance-t-elle Frontex et quels avantages tire-t-elle de ses services ? La Suisse doit-elle confier la surveillance de ses frontières à une organisation étrangère ? La réponse est simple: par peur d’être éjectée de l’Espace Schengen, de la libre circulation et des diktats de Bruxelles. Si c’est bien cela, alors tristement bravo !

  • Naguère, avant que "l'autre" n'occupe la place, on parlait de "son prochain".
    C'est toujours de cela qu'il s'agit.

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