Electricité : merci, les flambeurs !

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Sur le vif - Mardi 13.09.22 - 13.13h
 
 
Mais qui a géré aussi mal nos grands distributeurs d'électricité, en Suisse, pour que le pays ait besoin de prendre dix milliards d'argent des contribuables, notre argent, pour venir en aide à ces géants qui, du temps de leur splendeur, nous narguaient de leur arrogance ?
 
Dix milliard, votés en urgence ce matin par le Parlement ! Quatre milliards, offerts la semaine dernière à Axpo, par le Conseil fédéral ! Pour Swissair, pour les grandes banques, pour les géants électriques, on trouve immédiatement les milliards. Pour nos personnes âgées, jamais ! Le même Conseil fédéral vient de leur refuser l'indexation des rentes !
 
Qui, ces dernières décennies, a géré ces grands fournisseurs d'électricité ? Qui a investi dans des fonds spéculatifs ? Quelle a été l'activité de contrôle, d'anticipation des risques, de la part du Conseil fédéral, du DETEC, de Mme Sommaruga ?
 
Qu'en est-il de nos grands distributeurs, en Suisse romande ? Quel contrôle politique, dans les Cantons ? Certains d'entre eux, idéologisés à l'extrême, et à la fois bien souples face à la finance spéculative et aventureuse, n'ont-ils pas été laissés en roue libre ? Ne le sont-ils pas, aujourd'hui encore ?
 
Citoyen et et contribuable, je veux bien que mes impôts viennent en aide aux personnes âgées, aux plus démunis. Mais pas qu'ils servent à éponger des erreurs de gestion, ou des errances financières, ou des prises de risques inconsidérés par des flambeurs. Cela, non, non et non !
 
 
Pascal Décaillet

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Commentaires

  • La majorité de la population a toujours été contre la libéralisation avec raison. Ce qui est stratégique ne doit pas être soumis aux mêmes règles que les autres produits, l'eau est un autre exemple, sans parler des vaccins. Le choix de la 5G chinoise fait partie de l'irresponsabilité des décideurs complètement dépassé par la réalité. Il est temps que le CF s'occupe de ces points noirs stratégiques. Il n'est plus temps d'être naïf quitte à être intrusif dans l'économie privée ou semi-privé.

    Donner ou prêter des milliards sans changements, c'est trop facile. Mettre en cause la guerre, c'est refuser ses responsabilités. La guerre a mis en avant les faiblesses d'un système, sur ce point on peut remercier la coupure de gas. Ce point noir est à traiter en cohérence stratégique.

    Le laisser-aller sans vision stratégique doit cesser. Donner de l'argent et mettre le problème sous le tapis, c'est non, ça suffit.

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