Tellement rafraîchissant : le Cocktail Volodymyr !

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Sur le vif - Vendredi 18.11.22 - 10.19h
 
 
C'est fait ! L'Internationale des Barmans vient d'adopter un nouvel apéritif breveté, le "Cocktail Volodymyr".
 
Contrairement à toutes les autres boissons, le Cocktail Volodymyr ne se définit pas par son contenu (on peut remplir son verre avec ce qu'on veut), mais par le moment qui l'entoure.
 
On appellera ainsi "Cocktail Volodymyr" tout début de soirée internationale, artistique, caritative, robes longues et smokings, anglais obligatoire, commençant par une allocution de l'Homme de Kiev, en duplex sur écran géant, devant l'assistance émerveillée, debout, retenant toute parole, dans un silence anglophone.
 
Alors, dans ce Sanctus initial de la soirée mondaine, toutes grandes orgues tues, la boisson que vous tiendrez à la main, quel que soit son contenu, pourra porter le nom de "Cocktail Volodymyr". En vertu d'une forme sécularisée de la transsubstantiation.
 
Mieux : par extension, ce début de festivité entrera comme nom commun dans les usages, et on pourra se dire : "Dépêchons-nous, Irène, nous n'avons pas encore laissé la Bentley au groom pour qu'il la gare, la soirée commence dans huit minutes, nous avons encore l'escalier de marbre à gravir, avec ces insupportables paparazzi, nous n'allons tout de même pas louper le début du Cocktail Volodymyr, bordel de merde !".
 
Des cartes de fidélité seront distribuées. A partir de vingt participations à un Cocktail Volodymyr, Kiev vous décernera son Pélican d'Or. Payable en dollars, en cryptomonnaies, ou en bons d'armement pour l'industrie américaine.
 
 
Pascal Décaillet
 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 6 commentaires

Commentaires

  • Vous osez, c'est bien!

  • Nickel !

  • C'est quand même plus sympa qu'avec Vladimir et sa tête de croque-mort. Un croque-mort, l'un des plus riche de la planète mais un peu pisse-froid quand même.

  • Comme tête de croque mort Volodimyr n'a pas grand chose à envier à l'autre et en ce qui concerne la richesse rien ne dit que si on lui avait laissé le temps il ne serait pas devenu aussi riche que l'autre. Il n'y a qu'en ce qui concerne les morts qu'ils soient différents, le premier ne les compte pas et l'autre non plus.

  • Excellent ! Bravo !

  • Certes je partage l'analyse. Il est plus facile d'être pro-ukrainien, du côté du "gentil" occident. On peut avoir une lecture critique de l'otan, des US, de l'Europe...mais l'honnêteté intellectuelle suggérait de faire le même exercice pour le camp d'en face et malheureusement aucun post/commentaires ne se prêtent à l'exercice. Avec la connaissance historique de M Decaillet, je trouverais cela intéressant de s'intéresser aux choix politique/militaire de la russie d'avoir envahi l'Ukraine et des conséquences historiques que cela aura pendant des décennies.

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