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  • Le grand commis, le petit peuple

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    Sur le vif - Lundi 17.10.11 - 08.19h

     

    Hallucinant d'entendre l'ancien ambassadeur François Nordmann déclarer à la RSR (07.59h) que Micheline Calmy-Rey n'avait aucune compte à rendre devant la Commission des Affaires étrangères (représentante indirecte du peuple) sur l'affaire de la reconversion à l'ambassade de Washington du domestique molesté par Hannibal Kadhafi. Selon l'éminent commis (bien loin, quant à lui, du peuple), il eût été suffisant d'en dire un mot, discrètement, à la Commission de gestion. En langage diplomatique, codé?

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Le voyage de Hollande

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    Dimanche 16.10.11 - 20.30h

     

    Immense satisfaction suite à la victoire de François Hollande, ce soir. Victoire d'étape: la route sera longue, rugueuse, semée d'embûches, peut-être fatale. Mais tout de même, quelle étape! Dans six mois, il faudra chasser l'orléaniste de l'Élysée. Je pense que Hollande en a les moyens. Je ne vois personne d'autre que lui pour y parvenir.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Culture : les touristes au pouvoir

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    Sur le vif - Dimanche 16.10.11 - 09.25h

     

    Les récentes coupes dans la Culture, à la Commission du Municipal, à Genève, appellent quelques remarques.

     

    D'abord, l'essentiel : aujourd'hui, quels que soient les efforts de certains privés, l'apport bienvenu du partenariat mixte, la générosité de certains mécènes, toutes choses sur lesquelles il serait stupide de cracher, il faut reconnaître que sans les fonds publics, donc l'argent du contribuable, la Culture ne parvient pas à survivre. À Genève, il se trouve, historiquement, que cette mission incombe à la Ville. Parlons donc, ici, de la Ville.

     

    La Culture est évidemment un poste très lourd dans le budget municipal. À ceux qui ne veulent rien toucher, rien changer, il faut rappeler que nous sommes en République. Il ne saurait, à la base, exister de tabous. Les élus municipaux ont le droit de remettre en cause les acquis, telle subvention à tel improbable festival, par exemple. Ils sont là pour faire des choix, non pour faire plaisir à tout le monde, histoire de se ménager les meilleures relations possibles, mondaines et clientélistes. Gouverner, c'est choisir, a dit le seul homme d'Etat de la Quatrième République, Pierre Mendès France.

     

    Reste à bien choisir. Et c'est là que le bât blesse, dans les récentes coupes envisagées en commission. Disons-le, elles suintent la vengeance. Le règlement de comptes. Le signal, pour l'exemple. La volonté de montrer à la gauche qu'on peut construire une majorité sans elle. Bref, on fait de la politicaillerie sur le dos des artistes. C'est-à-dire, sur le dos de l'une des catégories professionnelles (pensons au théâtre) déjà les plus fragilisées par les récentes dispositions fédérales sur le chômage. Et là, ça n'est plus de la politique de droite contre une politique de gauche, c'est le triomphe du sécateur sur la finesse du ciseau. Une décision bien peu adroite, et à vrai dire bien gauche.

     

    C'est dommage. Parce que le quarteron de mousquetaires PDC-PLR qui a construit cette majorité-là vient de se comporter, non comme des opposants responsables, mais comme cette catégorie de promeneurs qu'ils semblent eux-mêmes déifier : des touristes.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Avec ou sans chapeau?

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    Samedi 15.10.11 - 08.59h

     

    Grande annonce, ce matin, dans la Tribune de Genève: "Face aux abus des bailleurs", il faut voter Carlo Sommaruga. Fort bien. Mais le même candidat réveillera-t-il un jour les bâilleurs?

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Flics au bord de la crise de nerfs

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    Sur le vif - Jeudi 13.10.11 - 12.18h

     

    Révélée à l'instant par le flash de 12h de la rédaction de Léman Bleu, l'affaire va faire parler d'elle: un sondage du syndicat des policiers, l'UPCP, montre que les gendarmes genevois sont à bout. Des nouveaux horaires qui ne vont pas du tout, une démotivation totale, une rupture avec la hiérarchie. On nous dira que le commanditaire du sondage n'est pas neutre. Possible. Reste une absence de leadership politique extraordinairement inquiétante dans un Etat républicain où c'est bel et bien à ce niveau-là qu'on doit s'imposer. Ou se démettre.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Le parti qui ne fait plus la Suisse

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    Sur le vif - Jeudi 13.10.11 - 08.58h

     

    Publié hier, l'ultime sondage Gfs/SSR avant les élections sonne le glas d'un grand parti qui a fait la Suisse, a toute sa place dans les livres d'Histoire, mais n'a plus aujourd'hui, hélas, ni la puissance d'inventivité ni surtout le casting d'hommes et de femmes capables de rassembler. Les deux conseillers fédéraux du PLR sont diaphanes, bien des conseillers d'État de ce parti le sont aussi. C'est paradoxalement chez les très jeunes, les Nantermod et les Murat Julian Alder, qu'on trouve aujourd'hui le talent. A moins de deux semaines des élections, on croit s'acheter une virginité en publiant un "avis de droit" sur une initiative en cours, ce qui donne la désastreuse impression qu'on craint un vaste débat populaire. Ça n'est certes qu'un sondage, il reste onze jours de campagne, mais ce parti-là va devoir sérieusement se remettre en question, après le 23 octobre, s'il veut, à terme, survivre. Oui, simplement, survivre.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • 1001 notes... Et combien de nuits?

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    Mercredi 12.10.11 - 16.56h

     

    Je publie ici ma mille-et-unième note.

     

    Je n'imaginais pas, il y a juste quatre ans, lorsque Jean-François Mabut  m'a proposé d'ouvrir un blog, que cette nouvelle activité me boufferait tant de temps et d'énergie. J'aime cette souplesse, cette immédiateté. J'aime aussi en découvrir d'autres, dont certains passionnants, sur cette plateforme.

     

    Lorsque j'ai écrit mes premières piges, au Journal de Genève, à l'automne 1976, c'était encore le plomb. Puis, lorsque j'y ai accompli mon stage il y a un quart de siècle, on tapait encore les textes à la machine, on s'envoyait les morasses par pneumatique ! Mabut connaît bien, il était là, aussi.

     

    C'est dire le chemin parcouru. En plus de vingt ans de radio, je suis aussi passé du montage au nagra, sur le terrain, avec ciseau et scotch, à l'ère du numérique. Puis au MP3. En trois décennies de métier, j'ai tapé mes textes sur de vieilles Remington, des Tandys, plein de générations de Macs et de PC.

     

    Se désintéresser de l'évolution technique serait folie. Aujourd'hui les blogs, mais aussi les réseaux sociaux. Demain, autre chose encore, avec du son, de l'image, du texte, la simultanéité des présences, en lien.

     

    Tout cela n'a de sens que si ça peut rassembler les consciences. Il n'y a là nulle magie, nulle recette miracle qui conjurerait nos solitudes. Mais si ça peut aider un peu, quand même, continuons d'échanger.

     

    A la faveur de cette mille-et-unième note, j'adresse à tous, amis et ennemis, mes cordiaux messages. La maman cygne et les bébés, c'était le 5 juin dernier, à quelques dizaines de mètres de chez moi. Preuve que le bonheur, s'il n'est pas toujours dans le pré, n'en est parfois pas si loin.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

     

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  • L'imprudence du Bailli

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    Sur le vif - Mercredi 12.10.11 - 09.23h

     

    Je trouve le bailli Alain-Dominique Mauris un peu imprudent, ce matin, dans la Tribune de Genève. Son ultimatum glacé laisse entendre qu'il a déjà lâché le Procureur. Si ce dernier démissionne, admettons. Mais supposons qu'il se maintienne. Et trouve les forces (en lui et parmi les siens) pour repartir au combat. Dans cette hypothèse-là, de quoi Monsieur le Bailli, a posteriori, aura-t-il l'air?

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Un homme

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    Cyril Aellen. Un profil. Un pari. Un courage. Une aventure. Une clarté. Un homme.

     

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  • Maudet contre-attaque

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    Sur le vif - Mardi 11.10.11 - 17.28h

     

    Pierre Maudet, Maire de Genève, vient d'annoncer au Municipal les mesures de l'exécutif pour améliorer le fonctionnement des Ressources humaines de la Ville, suite au rapport de la Cour des Comptes et aux révélations de ces derniers jours. Il a fait tout juste. Il couvre Mme Salerno sur l'affaire Drahusak, prend en mains l'ensemble du dossier, reconnaît les dysfonctionnements. De la communication moderne et efficace. Il apparaît comme le patron. On apprécierait une telle tempe et une telle clarté chez d'autres magistrats exécutifs, notamment au niveau cantonal.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Gauchebdo et le Courrier: des journaux qui font leur boulot

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    Sur le vif - Mardi 11.10.11 - 12.22h

     

    Il y a quelques jours, c'était l'excellent hebdomadaire Gauchebdo qui nous donnait des révélations sur Mme Salerno. Ce matin, c'est le Courrier qui nous révèle un incroyable cas de copinage, autrement plus grave, dans les services de Patrice Mugny. Honneur à ces journaux de gauche d'oser s'en prendre à leurs propres milieux. La grande presse, bleue ou orangée, en comparaison, apparaît d'une rare obédience au pouvoir en place.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Erreur de terrain

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    Sur le vif - Lundi 10.10.11 - 11.03h


    Un avis de droit! Le PLR nous sort ce matin un "avis de droit" pour nous prouver à quel point l'initiative de l'UDC sur l'immigration est néfaste. Elle l'est peut-être. Mais si les adversaires de ce texte veulent l'emporter, ils devront se battre (comme des lions) sur le terrain POLITIQUE. Pas en brandissant, comme de bons élèves juristes, des "avis de droit".

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

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  • Peter et les gisants

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    Sur le vif - Dimanche 09.10.11 - 10.12h

     

    Dans l'art si courageux de se ruer sur les gisants, voici Peter Rothenbuehler. Aucune connaissance du dossier, aucune lecture politique des causes de la curée, en pleine période électorale. Juste reprendre, à la légère, la violence répétée des accusations contre Sandrine Salerno. Les milieux économiques (ceux qui financent son journal?) parlent, Peter répète. Le chœur, le solo. Et le Dies Irae, recommencé, qui s'envole.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Sandrine Salerno et la ruée des chiens

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    Sur le vif - Mercredi 05.10.11 - 16.43h

     

    Mon propos n'est pas ici de prétendre que Mme Salerno ait fait tout juste, partout. Ni qu'elle soit la meilleure, sur cette terre, pour gérer les ressources humaines. Ni qu'elle n'ait cultivé, autour d'elle, amitiés et prébendes socialistes. Ni placé des copains. Ni des copines. La politique se fait par réseaux, affinités plus ou moins électives, on se séduit, on s'aspire, on s'attire, on s'inspire, on finit dans la gluance, scotchés  les uns aux autres, piégés. Tout cela, d'accord.

     

    Mais tout cela, partout ! Il existe, à Genève, un réseau d'amitiés socialistes, oui. Mais vraiment pas plus fort, ni plus puissant, que le réseau des copains PDC, ne parlons pas des réseaux et des sous-réseaux PLR, intriqués jusqu'à la moelle dans les milieux économiques, ceux-là même qui donnent de la voix, jusqu'à se foutre en l'air les cordes vocales, contre Mme Salerno.

     

    Car ils en font trop, beaucoup trop. Et la stridence, la récurrence de leurs cris fleure et suinte la campagne électorale. Trois conseillers nationaux PLR, trois socialistes, et l'un de ces deux trios qui pourrait bien se voir ravalé à l'état de duo par Maître Poggia, sous l'arbre perché. Alors, entre PLR et socialistes, vous pensez, le premier qui peut tenir un bout de gras contre l'autre, si possible avec fromage (celui de la fable) et dessert, ne se gênera pas. Alors, on se rue sur Sandrine Salerno, du coup on se rue sur le socialisme, en espérant l'affaiblir.

     

    Reste une magistrate qui a certes commis des erreurs, peut-être même des fautes, cela devrait s'éclaircir bientôt. Mais qui n'en est pas moins l'une des meilleures de l'actuel exécutif de la Ville, et qui a tout de même le droit, comme socialiste, d'avoir sa petite idée sur les modèles d'imposition des sociétés. Pierre Maudet, lui, ne se gêne pas, tous les six mois, pour monter à Berne, dire aux puissants penseurs de l'armée qu'ils sont tous des cons, faire passer Ueli Maurer pour l'idiot du village, sans que tout ce ramdam n'émeuve outre-mesure.

     

    Quant à l'affaire Drahusak, il n'est pas sûr que la responsabilité majeure en incombe davantage à la magistrate socialiste qu'au collège dans son ensemble. Cet après-midi à Sofia, sans doute en train d'essayer des parapluies (dorés ?), le Maire de Genève aurait à ce sujet des choses intéressantes, dès son retour, à nous révéler.

     

    Il convient enfin, lorsqu'un journal orangé met en scène toute l'affaire, en page 3, sur le mode d'une exécution capitale qui rappelle ses plus belles heures neuchâteloises, de s'interroger - une nouvelle fois - sur l'unicité de certaines sources. Avec tout ce que cela implique comme risque de manipulations.

     

    Pour ma part, je considère, en l'état, Sandrine Salerno comme une femme de caractère, très courageuse. Jusqu'à nouvel ordre, le mieux qu'on puisse attendre, au milieu de tant de souris grises et d'horizontales lâchetés, d'un profil politique.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

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  • Christian et les fantômes

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    Sur le vif - Samedi 01.10.11 - 19.02h


    Incroyable maladresse de Christian Levrat, tout à l'heure sur la RSR. Le numéro un du parti socialiste suisse croise le glaive avec l'UDC Hans Fehr, chacun brandissant ses thèmes de campagne. Au moment où le Zurichois parle de l'immigration massive (chaque année, l'équivalent de la ville de Winterthur en plus, en Suisse), le Fribourgeois hausse les épaules, prend son adversaire de très haut, et parle de problème fantôme. Quelques minutes plus tard, de paranoïa.

     

    Y a-t-il trop d'immigration en Suisse ? Chacun jugera. Et un certain dimanche, votera. Ce qui est sûr, c'est que l'équivalent de Winterthur, ça n'est pas rien. Le constater, juste numériquement, démographiquement, n'a strictement rien de xénophobe. Ou alors, on n'a plus le droit de parler de rien. Ce qui est encore plus certain, c'est que nier le problème, avec les mots « fantôme » et « paranoïa », c'est donner des voix à l'adversaire. Sur plateau d'or. Ce que vient de faire M. Levrat. À trois semaines du Jour J.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • L'Imitation selon Saint Guillaume

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    Sur le vif - Samedi 01.10.11 - 13.05h

     

    Hier, 19.30h, apercevant de mon scooter la photo de Guillaume Barazzone à l'arrière d'un bus, entre Carouge et Genève, j'ai déjà été saisi d'un sérieux doute. Ce matin, le blog d'Yves Nidegger confirme mon sentiment et nous rafraîchit la mémoire: le jeune premier PDC genevois s'est fait refiler, pour sa campagne..... le slogan 2003 de l'UDC! Décidément, au PDC genevois, l'art de l'emprunt le dispute à celui de l'usure. Sans doute la grande tradition chrétienne de l'Imitation.

     

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  • Armand Magnin : courage et conviction

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    Sur le vif - Samedi 01.10.11 - 09.41h

     

    La première fois que j'ai vu Armand Magnin, c'était à un meeting de Georges Marchais, fin 1974, à la Salle communale de Plainpalais. C'était surtout Jean Vincent qui m'avait frappé, ses capacités oratoires d'exception, qui contrastaient avec l'interminable discours lu, mot à mot, par le numéro un du parti communiste français. La disparition d'Armand Magnin, à l'âge de 91 ans, est celle d'un homme de courage et de conviction, à l'image de ces militants du Parti du Travail : qu'on partage ou non leurs idées, ils imposent le respect.

     

    Armand Magnin a été député pendant 46 ans ! De 1945 à 1991. Compagnon de route de Léon Nicole, il traverse les décennies, siège aussi au Municipal de Carouge, au Conseil national, dirige la Voix ouvrière, bref il est partout. Homme-orchestre d'un parti que le vent du changement redimensionne, mais qui a totalement sa place dans l'Histoire politique de Genève. Et celle de la Suisse.

     

    Il était venu à « Genève à chaud » il y a quelques années, en voisin des Tours de Carouge. Autour d'un verre, nous avions évoqué l'Histoire incroyable de ce groupe d'hommes et de femmes qui, certes réduit dans le nombre, est toujours là aujourd'hui. La puissance des convictions. Et la foi dans l'action collective. Deux ressorts majeurs de la politique, au-delà des idéologies, et qui survivront à ces dernières, lorsque le vent ultime les aura emportées.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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