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  • France-Iran : l'espoir d'une ouverture

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    Sur le vif - Mercredi 08.11.17 - 14.20h

     

    Le possible rapprochement, évoqué par le Monde, entre la France et l'Iran, après quatre décennies de froid, est une excellente perspective. Emmanuel Macron pourrait être le premier Président français, depuis 1976, à se rendre à Téhéran. 1976 : c'était encore l'époque du Shah, trois ans avant la Révolution.

     

    Réjouissante perspective, d'abord pour la diplomatie française. Depuis l'arrivée aux affaires du nouveau Président, au mois de mai, on peine à dégager des lignes directrices claires en matière de politique internationale, à part un alignement bien obédient sur Mme Merkel.

     

    Dans sa politique au Proche et au Moyen-Orient, la France doit avoir ses options propres, celles d'une longue tradition de dialogue avec le monde arabe ou (en l'occurrence) persan, qui ne doit strictement rendre aucun compte aux États-Unis d'Amérique. Ni à une "communauté internationale" noyautée par Washington.

     

    Perspective intéressante, aussi, pour l'échiquier politique du Proche et du Moyen-Orient. La vieille puissance perse, depuis des siècles, des millénaires, a, tout naturellement, un rôle de premier plan à y jouer. Cela, au-delà du régime qui règne en Iran : les régimes passent, la permanence des intérêts nationaux demeure.

     

    On nous permettra de trouver plus naturelles les tentatives d'arbitrage de Téhéran, dans cette région du monde, que les catastrophiques ingérences armées de Washington, tiens par exemple celle du printemps 2003 contre l'Irak.

     

    On nous permettra, aussi, d'attendre de la France, liée par son Histoire à un monde auquel les États-Unis n'entendent pas grand chose, d'entretenir, avec l'Orient compliqué, des relations choisies par elle-même. Et non dictées par Washington.

     

    La France que nous aimons est celle d'une diplomatie souveraine et non-alignée, nourrie de contacts et de réseaux culturels, renseignée sur l'Histoire et sur les forces en présence. Surtout, défendant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cela tient en un discours, inoubliable : celui prononcé à Brazzaville, le 30 janvier 1944, en pleine guerre, par un homme seul, sans terre et sans appui : il s'appelait Charles de Gaulle.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Trump, un an après : toujours l'homme à abattre !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 08.11.17

     

    Il y a tout juste un an, Donald Trump était élu à la présidence des Etats-Unis d’Amérique. Elu, seul contre tous. Contre les médias. Contre les intellectuels. Contre les artistes de Hollywood. Contre l’incroyable campagne organisée pour l’abattre. Contre la puissance du clan démocrate, sa richesse, ses réseaux, ses ressources. Contre Mme Clinton, pourtant donnée grande favorite, et soutenue pendant toute la campagne par le président sortant, Barack Obama. Au matin du 9 novembre 2016, pour tout ce petit monde, y compris en Suisse romande, c’était la gueule de bois. Quelque chose s’écroulait. Un monde s’en allait, laissant la place à un autre. Un univers de références, de paramétrages, était soudain pulvérisé. Nos belles âmes, qui avaient tant fait campagne pour Mme Clinton, tant sanctifié Obama pendant huit ans, n’en revenaient pas. Un an après, elles sont toujours sous le choc. Et n’ont strictement tiré aucune leçon de ce qui s’est passé.

     

    Trump, aux affaires depuis le 20 janvier 2017, a-t-il convaincu ? La question est évidemment complexe, comme pour tout président, il y a de bonnes pistes dans certains domaines, des échecs dans d’autres, il faudra juger sur quatre ans, voire sur huit, pour l’heure c’est beaucoup trop tôt. En politique étrangère, je n’hésite pas à désigner une erreur majeure : vouloir défaire l’Accord sur le nucléaire avec l’Iran, qui était pourtant (avec Cuba) l’un des deux seuls succès, en huit ans, de la diplomatie d’Obama. Dans un Proche et Moyen-Orient compliqués, auxquels les Etats-Unis n’ont jamais compris grand-chose, il y avait là la possibilité de relancer un acteur majeur, historique, ancestral des grands arbitrages dans la région. Il faudra quand même que nous, en Suisse, commencions à entrevoir l’Iran comme autre chose que la caricature proposée par les Etats-Unis depuis 1979.

     

    Des actes du Trump au pouvoir, on peut, on doit discuter. Exactement ce que refusent de faire, depuis un an, dans notre bonne presse romande, les perdants du 9 novembre 2016. Pour eux, Trump demeure, plus que jamais, l’homme à abattre. Avec une avidité sans pareil, ils n’en peuvent plus de guetter le moindre de ses « dérapages », de condamner le plus furtif de ses tweets. Ils sont restés dans leur extase de l’ère Obama, ce « merveilleux danseur », tellement plus fin que l’autre, « l’emperruqué », dont on ne cesse de blâmer la vulgarité. A Trump, ennemi mortel, on ne pardonne rien. A commencer par son péché originel, celui d’avoir, il y a juste un an, eu le culot de se faire élire président à la place de Mme Clinton. Trump, le dévoyé, l’usurpateur. Il est là, il est au pouvoir, mais ça doit être une erreur, un cauchemar, une disjonction du prévisible : il est président, mais on n’arrive pas à s’y faire. Alors, on continue, à n’en plus finir, au moindre de ses actes, de ses propos, de lui déverser des tonnes de fiel. Un an après, la presse romande, toujours aussi uniforme, n’a toujours rien compris. Elle ne saisit plus le réel. Elle s’enferme dans l’éclat solitaire de ses certitudes.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • L'Empire des Gentils

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    Sur le vif - Samedi 04.11.17 - 18.30h

     

    Magnifique mise en oeuvre, hégélienne, de la pensée dialectique, à Forum, qui vient d'organiser un débat (dont je vous laisse imaginer toute la charge de dynamite contradictoire), entre :

     

    * Une féministe femme.

    * Un féministe homme.

     

    Le féministe homme, encore plus féministe que la féministe femme, a été très gentil avec la féministe femme.

     

    La féministe femme a été, également, très gentille avec le gentil féministe homme.

     

    Je gage qu'en régie, l'ingénieur du son et le réalisateur, l'un et l'autre très gentils, étaient... féministes.

     

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Eh oui, l'avocat défend l'accusé !

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    Sur le vif - Samedi 04.11.17 - 11.39h

     

    Dans tout procès, il y a un accusé. Sinon, il n'y aurait pas de procès. Et tout accusé a droit à un avocat. Et le rôle de l'avocat est de défendre l'accusé. Pour défendre les plaignants, il y a la partie civile. Pour défendre la société, il y a le procureur général. Pour statuer, il y a les juges.

     

    Tout accusé, quel que soit son crime, a droit à un avocat. Et la parole de la défense, toujours et partout, doit être entendue à égalité avec celle de l'accusation. Ensuite, les juges tranchent. C'est cela, un État de droit.

     

    Tout accusé a droit à un avocat. Et il est parfaitement normal que l'avocat, quel que soit le grief à l'encontre de son client, mette toute sa fougue, tout son talent, toute sa rhétorique au service de la défense. Côté partie civile, côté procureur, on ne se gêne pas de le faire, non plus.

     

    Dans ces conditions, les actes de meute d'une certaine opinion publique contre un avocat, sous le seul prétexte qu'il a accepté de défendre un client, ou parce qu'il assume à fond les devoirs de cette défense, constituent des violations flagrantes de l’État de droit. Ils ne méritent ni complicité, ni indulgence.

     

    Pour être parfaitement clair, Me Dupond-Moretti est totalement dans son rôle lorsqu'il défend son client. On peut haïr ce client, lui souhaiter le pire. Mais en aucun cas, on ne peut reprocher à l'avocat d'assumer la mission qui est la sienne.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • L'agriculture, mère nourricière

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    Sur le vif - Vendredi 03.11.17 - 18.26h

     

    18.26h - J'apprécie Philippe Nantermod, mais ses théories ultra-libérales sur l'agriculture ne tiennent pas la route.

     

    Par exemple, oser affirmer (en reprenant bien sagement la vieille antienne des mondialistes dérégulateurs) que l'ouverture des marchés aurait fait avancer certains pays du Tiers-Monde.

     

    En enrichissant qui ? Les producteurs, sur place ? Ou plutôt, les intermédiaires ? Ou encore, les spéculateurs sur le cours des denrées alimentaires ?

     

    Les paysans du Sahel, les planteurs de cacao en Afrique tropicale ou équatoriale, les agriculteurs de montagne colombiens apprécieront.

     

    Non, Philippe. L'agriculture n'est pas une activité économique comme une autre. Elle respire avec la Terre. Elle exige un respect profond de l'environnement, domaine dans lequel la Suisse a d'ailleurs accompli d'immenses progrès. Elle est maternelle et nourricière.

     

    C'est un secteur d'intérêt public. Chaque nation a le droit - et même le devoir - d'élaborer une politique agricole au service de tous, avec rôle régulateur de l'Etat.

     

    L'agriculture ne sera jamais libérale.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Quand la meute s'adresse à la proie

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    Sur le vif - Vendredi 03.11.17 - 14.16h

     

    "Lettre ouverte à Tariq Ramadan". Signée par l'un de mes confrères. Pour bien l'enfoncer, encore un peu plus.

     

    Quel courage ! Bien achever de taper sur un homme déjà à terre, conspué de partout.

     

    On aurait pu imaginer une "lettre ouverte" à la meute. C'est juste un peu plus inconfortable, parce qu'on prend les coups de la meute, dans la foulée. Et, dans le climat d'exécution qui règne ces temps, ils sont violents.

     

    Mais non, voilà une bien sage, bien convenable "lettre ouverte", de l'un de la meute, aimablement envoyée à... la proie de la meute. Tandis que retentit la Marche de Saint Hubert, et que hurlent les chiens, on a la délicate attention de se fendre d'une missive. A destination du gibier.

     

    Le type a la fureur du monde contre lui, à tort ou à raison (je ne me prononce pas sur le fond). Et, en plus de cette unanime réprobation, au moment où il gît dans la glaise, on trouve en soi la suprême témérité de lui adresser une "lettre ouverte".

     

    Quel courage, oui !

     

    Pascal Décaillet

     

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  • La Palestine, ça existe, M. Garaï !

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    Sur le vif - Jeudi 02.11.17 - 07.37h

     

    RSR - Je comprends mal qu'un homme de l'intelligence et de la spiritualité de Francois Garaï, Rabbin de la Communauté juive libérale de Genève, se laisse entraîner à ce point dans une discussion politique sur Israël, la Palestine, la Déclaration Balfour (100 ans aujourd'hui), le statut de Jérusalem, bref le frottement temporel et géostratégique du Proche-Orient.

     

    D'autant que M. Garaï va très loin dans l'implication politique : ses déclarations sur l'attitude "victimaire" du monde arabe, palestinien notamment, pourraient laisser pantois plus d'un auditeur. Bref, cette interview provoque un sentiment de gêne. Et le mot est mesuré.

     

    Faut-il rappeler à M. Garaï le demi-siècle d'occupation, ou d'autonomie de façade, qu'ont vécu, depuis 1967, les Palestiniens, la situation à Gaza, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est ? D'un homme de son rayonnement spirituel, on était en droit d'attendre davantage d'ouverture vers l'Autre. Et un peu moins d'alignement sur l'Israël politique.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Le Progrès, sur ordre

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    Commentaire publié dans GHI - 01.11.17

     

    Des Jeux olympiques en Suisse en 2026 ? Des Jeux d’hiver, alors que la neige se fait rare. Un budget dont beaucoup pressentent qu’il pourrait éclater, comme ce fut le cas dans tant d’autres pays. D’immenses efforts pour une quinzaine de jours seulement. Bref, tout le monde n’est pas enthousiaste, cela se comprend.

     

    Une chose est sûre : si la dialectique des POUR et des CONTRE, dans le débat autour de ces Jeux, se réduit à une opposition entre le progrès et le repli, la Lumière et l’Obscur, la Suisse d’Ogi et celle de Blocher, comme nous le suggérait l’édito de la RTS, sur la Première, au matin du lundi 30 octobre, alors j’en connais qui vont méchamment pencher pour le non.

     

    Pourquoi ? Mais parce que les citoyens, ma foi, n’aiment pas trop, en général, se faire traiter d’abrutis, du haut d’une radio qu’au reste ils stipendient, par une voix matinale leur intimant l’ordre, s’ils veulent être agréés par le camp du progrès, de dire oui. Pour peu, d’ailleurs, qu’on veuille bien leur demander leur avis !

     

    La voix matinale de la RTS a-t-elle bien saisi que nous étions dans une démocratie ? Que le progrès, sur ordre, n’était pas nécessairement le rêve de la multitude. Que nos citoyennes, nos citoyens, entendaient décider souverainement de leur destin. Sans qu’on leur assène, à coups de massue, ce qu’ils ont à faire au nom du convenable. En clair, en cas de vote sur ce sujet, le corps électoral aura le droit de dire OUI. Et il aura, tout autant, celui de dire NON. N’en déplaise à la RTS.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Vous craignez les emmerdes ? N'écrivez pas !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 01.11.17

     

    La liberté d’expression : vaste programme ! Sur le fond, tout le monde est pour. Vous êtes pour ma liberté, je suis pour la vôtre, nous caressons ensemble l’image d’une modernité délivrée des vieux démons, ceux de la censure et des autodafés. De bonnes âmes, à longueur de journées, nous répètent qu’on doit tout pouvoir dire, quitte à choquer. Les mêmes, exactement, sont les premières à nous tomber dessus dès qu’on met en application leurs beaux principes, à leur détriment.

     

    Bien sûr, nous ne sommes pas en Turquie. Ni en Corée du Nord. Les juges, globalement, nous laissent en paix, c’est un bien précieux. Mais sous nos latitudes, ça n’est pas l’appareil judiciaire qui se montre le plus dangereux face à l’expression des opinions. Non, c’est quelque chose de plus diffus, moins visible, plus tentaculaire : la puissance d’opprobre de ceux qui prônent le Bien. Ils n’agissent pas au nom de la loi, qui présente la vertu d’être mesurable, consultable par tous. Mais au nom de la morale. Leur morale, à eux. Ils sont porteurs, défenseurs de valeurs intangibles. Dès que vous touchez à cette Arche sainte, la masse de leurs cohortes s’abat sur vous.

     

    Des exemples ? Le féminisme. Quasiment pas possible, de nos jours en Suisse romande, de le mettre en cause, sans immédiatement s’attirer les foudres des mêmes Erinyes, ces divinités vengeresses de la mythologie grecque. La cause fonctionne comme un dogme. Elle ne tolère aucune remise en question. Autre exemple : avoir nourri des doutes, au moment des guerres balkaniques (années 1990), sur l’opportunité de démembrer l’ex-Yougoslavie, avoir osé dénoncer le rôle de l’OTAN, celui de l’Allemagne de M. Kohl. Non, il fallait bouffer du Serbe, diaboliser un camp, toujours le même, encenser les autres. Le Bien, contre le Mal.

     

    D’autres exemples : avoir écrit, à l’automne 2016, que le camp belliciste représenté par Mme Clinton était plus dangereux que celui de M. Trump. Ou encore, ne pas tomber en immédiate pâmoison face à la modernité du Pape François. Ou encore, considérer que le vote Front national en France, Brexit au Royaume Uni, AfD en Allemagne, Parti de la liberté en Autriche, Orban en Hongrie, mérite une autre attention que d’être immédiatement catalogué comme fasciste, donc à rejeter d’une chiquenaude, hors du champ républicain.

     

    Je pourrais multiplier les exemples. Dans tous ces domaines, en Suisse romande, aucun problème avec les juges. Mais le feu, le tonnerre, chez les partisans du Bien. Ils sont partout : chez les journalistes, par légions ; sur les réseaux sociaux, bien embusqués, n’ayant d’autre hâte que saisir le moindre dérapage, capturer l’écran, mettre au pilori, dénoncer. Ça n’est pas l’Etat qui vous tombe dessus, ni un parti, c’est l’invisible meute de justiciers qui, au nom d’une morale par eux définie, vous livre au fatras et au fracas, à la bave recommencée, à la délation généralisée.

     

    Voilà dans quel état nous sommes en Suisse romande. Voilà d’où vient la foudre. Non des fureurs du Mal. Mais du miel du Bien. Chez ces gens-là, Monsieur, il n’y a plus ni analyse, ni synthèse : il n’existe plus que l’aveuglante lumière, si douce et si convenable, de la morale.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Destin commun

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    Sur le vif - Mercredi 01-11-17 - 04.11h

     

    Le socialisme, un dogme ? Je veux bien. Mais pas plus, au fond, que le libéralisme, avec sa sanctification du marché, son rejet de l'État, son indifférence aux solidarités, son obsession de la réussite individuelle.

     

    Le socialisme a échoué ? Je veux bien.

     

    Le libéralisme aussi.

     

    Toute ma vie, j'ai été partisan d'une troisième voie. Conservatrice, sociale, humaniste. Dans l'ordre politique, elle passe par un État fort. Régulateur, solidaire, imaginatif, redistributeur.

     

    Un État, non comme Providence. Mais comme construction commune, jamais acquise, toujours recommencée, dans des territoires délimités par des frontières. Avec des lois, une puissante participation du peuple pour les créer, une mémoire partagée, mais aussi des émotions, des valeurs communes.

     

    Cela ne passe pas par une universalité planétaire, abstraite. Mais par l'horizon délimité d'un destin commun.

     

    En allemand, cela s'appelle Gemeinschaft. En traduction libre, je parlerais d'un trésor et d'une émotion partagés.

     

    Les universalistes ne peuvent rien entendre à cela. Je les laisse à leurs Lumières blafardes. À la glaciale surdité de leurs géométries.

     

    Pascal Décaillet

     

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