Sur le vif - Page 2

  • Ce sera leur camp, ou le nôtre !

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    Sur le vif - Jeudi 28.10.21 - 18.18h
     
     
    Insupportable époque, où des meutes de moralistes autoproclamés ne songent qu'à traquer la parole, prétendument dérapante, plutôt que d'analyser, restituer le contexte, dégager les mouvements de fond, sous l'écume.
     
    Traquer la parole. Ils ont, sous la main, leur catéchisme, dont il n'est pas question de dévier : questions de genre, couleur de peau, années trente, Seconde Guerre mondiale, colonialisme. Le code moral leur dit ce qui est tolérable, ce qu'il faut sanctionner. Et les voilà partis, à la chasse aux sorcières !
     
    Ils se posent là, au bord de l'étang, avec cannes et hameçons. Ils attendent que ça morde. Dès qu'un quidam dévie d'un millimètre de ce qu'ils ont posé, eux, comme Code d'Hammourabi, on attrape le poisson ! Versé, vivant, dans l'huile bouillante de friture. On jettera, de préférence, son dévolu sur l'homme blanc, de droite, plus de cinquante ans. Ah, si ça pouvait être un président cantonal de section UDC, la pêche serait miraculeuse.
     
    Traquer la parole. Ils ne savent faire que cela. Leur univers mental n'est qu'un immense Tribunal de l'Inquisition. Les juges ? Des chercheurs en sciences sociales de l'Université de Lausanne. Des spécialistes en études genre. Des Politburos du féminisme ultra. Ils ne s'intéressent au langage que pour le corseter. Au verbe, que pour l'anéantir. A l'esprit, que pour le niveler.
     
    La guerre première est culturelle. Elle sera impitoyable. Ce sera leur camp, ou le nôtre, celui des hommes et femmes libres, et qui entendent le demeurer.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Les braillards du samedi : ça recommence !

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    Sur le vif - Jeudi 28.10.21 - 16.13h
     
     
    Et une nouvelle manif, annoncée joyeusement pour ce samedi ! Une de plus ! Plus un seul week-end sans des cortèges de gauche, en plein centre-ville, histoire de bien emmerder les dizaines de milliers de familles d'honnêtes gens, dont le samedi après-midi est le seul moment de la semaine pour faire les grandes courses, en voiture.
     
    Juste pour emmerder ? Et comment ! Ils pourrissent la vie des braves gens avec leurs cortèges, tous les samedis. Et personne n'ose rien dire. Et la police, bien brave, nous envoie la carte des zones perturbées, en nous annonçant l'enfer pour les automobilistes. Comme si c'était un fait accompli, inéluctable, irréfutable. Comme s'il n'existait aucune marge de manœuvre pour l'autorité, face aux braillards.
     
    Cette situation ne peut plus durer. Il y a, à Genève, sur un demi-million d'habitants, un maximum de quinze mille personnes - toujours les mêmes - qui constituent un réservoir d'habitués pour les manifs. Ils adorent être dehors, à brailler derrière des banderoles. Il y en a donc 485'000 qui ne manifestent jamais !
     
    Ces 485'000, il faut qu'ils se fassent entendre. Pourquoi devraient-ils se laisser pourrir la vie, tous les week-ends, par une minorité hurlante ?
     
    Quant à nos autorités, quel courage ! Surtout ne pas apparaître comme des censeurs. Toujours laisser faire. Surtout ne tenir aucun compte de la colère montante du peuple, ces classes moyennes qui, toute la semaine, se lèvent le matin pour aller bosser. Et le samedi, ont absolument le droit de prendre leurs voitures pour faire leurs courses. Ils paient pour cela, à longueur d'années, les taxes et impôts nécessaires. Ils n'ont aucune leçon à recevoir des braillards du samedi.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Le Guépard, c'était lui

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    Sur le vif - Jeudi 28.10.21 - 08.00h
     
     
    Il Gattopardo. Derrière le chef d’œuvre de Visconti (1963), il y en a un autre : le livre de Giuseppe Tomasi di Lampedusa. Il faut voir mille fois le film. Il faut lire mille fois le livre.
     
    Le reportage d’Arte, hier soir, sur l’auteur du livre, m’a bouleversé. J’ai compris que le Guépard, c’était lui. Un siècle après son personnage, le Prince Salina, immortalisé par un Burt Lancaster saisissant d’intériorité, Giuseppe nous raconte sa propre vie, en palimpseste de celle du personnage.
     
    La Sicile. La fin d’un monde. Un débarquement, celui de Garibaldi. Dépossession. Continuité, par la rupture. Ce qui demeure, ce qui s’en va. La vie elle-même, qui doucement se dérobe, comme dans Thomas Mann, La Mort à Venise, encore et toujours Visconti.
     
    Dans le reportage d’Arte, Giuseppe semble, dès sa jeunesse, perdu pour la vie. Il ne sort pas de chez lui, vit au milieu de palais en ruines, passe son temps dans les livres. Il a quelque à dire, à raconter : ce sera l’austère noblesse de sa propre solitude. La nostalgie d’un monde perdu. La grandeur d’une souffrance intérieure. Ce sera Le Guépard.
     
    Le film d’Arte, hier soir, est le portrait d’un homme ordinaire, face à la mort. Les palais sont en déshérence, le vieux monde se meurt, la fragilité du décor demeure, le héros est seul face à l’immensité perdue de sa mémoire.
     
    C’est cela, le Guépard. Giuseppe Tomasi, Prince de Lampedusa, Duc de Palma, Baron de Montechiaro et de la Torretta, Grand d’Espagne de première classe, est mort en 1957, laissant dans une sacoche de cuir le manuscrit de son livre, dont aucun éditeur n’avait voulu. Quelques mois plus tard, le livre est publié, il fait le tour du monde, et quatre ans plus tard, c’est le film : Alain Delon, Claudia Cardinale, la scène du bal, et surtout l’inoubliable Burt Lancaster. Si le cinéma a été créé, c’est peut-être pour figer la fin d’un monde dans le regard et le visage de cet homme.
     
    Le film de Visconti, c’est une variation picturale sur le thème de deux visages : l’éclatante jeunesse de Delon, la maturité sublime et fragile de Lancaster. Mort à Venise aussi, deux visages : Tadzio, et Dirk Bogarde.
     
    Hier, j’ai compris que le Guépard, c’était Giuseppe. Un homme privé, aimable, discret. « Que fait-il de ses journées, il ne sort jamais ? ». Il contemplait en lui la fin d’un monde. Il vivait dans les livres. Il se préparait à écrire, sur le tard, juste avant le terme, l’ouvrage de sa vie. Il était un fauve magnifique, errant dans des décors perdus. Il était le Guépard, et c’est tout.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Les nuances de noirceur de nos folies

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    Sur le vif - Mercredi 27.10.21 - 10.43h
     
     
    Il est de bon ton de condamner la haine. La justice est encombrée de plaintes pour "appel à la haine". Le législateur a cru bon, pour satisfaire la tiédeur du temps, de criminaliser ce sentiment. Ce mot, qui relève de la morale, s'invite dans le débat politique. Il sert de prétexte à la censure, l'étouffement des idées non-conformes. Il est devenu le passe-partout de la bonne pensée, celle qui régit l'orthodoxie de l'expression publique.
     
    Le problème, c'est que la haine existe. Tout comme l'amour, dont elle n'est que le revers. Elle existe, elle fait partie de la nature humaine. Elle est en chacun de nous, à l'état de sommeil et parfois en phase de réveil. Je veux bien qu'il existe quelques humains délivrés de ce sentiment, tant mieux pour eux, qu'ils nous inondent de leur bonté. Mais rien n'y changera : la haine habite l'humain, se révèle dans les phases de crise. N'en point parler, ou en faire le mot-valise du moralement correct, n'en altérera en rien l'existence.
     
    C'est le grand leurre de notre monde. En censurant l'expression d'un sentiment, on s'imagine qu'on va le faire disparaître. Alors qu'on le renforce, dans les tréfonds. C'est valable pour la haine. Pour le rapport à l'Autre. D'immenses courants de rejet massif, individuels ou collectifs, traversent nos sociétés. Interdire, dans la loi, l'expression de ces mouvements, c'est ranger la poussière sous le tapis.
     
    L'humain est capable d'amour. Et il est capable de haine. Il peut accepter l'autre. Mais il peut le rejeter. Notre nature est complexe, contradictoire, protéiforme, tissée d'un peu de raison, et pourtant enracinée dans l'irrationnel. J'ai, pour ma part, une lecture pessimiste de ce que nous sommes, les humains. Enfants de la terre, non du ciel ! Fils et filles de la perdition. Combattants suprêmes, dans des guerres perdues, maudites, sans retour.
     
    Si on parle d'amour - à quoi rien ne nous oblige - alors il faut accepter de parler de haine. Reconnaître sa présence. Ses causes, ses fondements. Prendre l'humain dans sa totalité. Dans toutes les nuances de noirceur de sa folie.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Facebook ? Mais c'est génial !

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    Publié sur mon site FB - Mardi 26.10.21 - 18.05h
     
     
    Ils n'en peuvent plus ! Les médias traditionnels, journaux et RTS, n'en peuvent plus de casser du sucre sur Facebook. Voilà des années que dure ce petit jeu. Maintenant, ça suffit.
     
    Les réseaux sociaux, notamment celui-ci, sur lequel vous me lisez, sont une invention extraordinaire. Chacun d'entre nous peut s'exprimer. La traditionnelle lettre de lecteur, envoyée à un journal, courrier A, en espérant que le service ad hoc voudra bien retenir votre point de vue, c'est le Moyen-Âge ! A part les personnes âgées, victime de la fracture numérique, il faut vraiment être d'un autre monde pour en faire encore usage.
     
    Je suis un homme d'éducation très classique, en aucun cas un surexcité de la nouveauté technique. J'ai fait du latin, du grec, j'ai puissamment aimé - et aime encore - les littératures grecques et allemandes, j'aime les livres, ils ont fait ma vie.
     
    Mais désolé, Facebook (j'ai choisi ce réseau il y a une décennie, et me suis tenu à celui-là, seul), pour moi c'est génial. Je l'utilise comme Journal politique, littéraire et musical. Ou alors, comme vitrine de mon travail : mise en ligne d'émissions, annonce de grands rendez-vous télévisuels. Ou encore, l'été, pour y poster des photos de montagne, ou de mes voyages en Allemagne. J'y publie, simultanément à mon blog, les 144 épisodes de ma Série sur l’Histoire allemande, de 1522 à nos jours. C'est tout. Pas de vie privée. Pas de commentaires sous les écrits des autres. Même pas sous les miens, jamais. Globalement, j'adore ce réseau, je commence et finis ma journée avec lui, j'y fais des découvertes exceptionnelles : Histoire, littérature, musique, archives. Bref, j'y suis heureux.
     
    Bien sûr, il y a, sur ce réseau, toute une quantité d'abrutis qui abusent de la liberté d'expression pour salir, se livrer à la délation, appeler aux meutes. C'est inadmissible, assurément.
     
    Mais enfin, ces nuisibles, ils sont partout. Dans la vie. Dans les journaux. Dans la rue. Le réseau n'est qu'un miroir du monde.
     
    Quant aux médias traditionnels, avec leurs grands donneurs de leçons, sur les "fausses nouvelles" (pardonnez-moi, je parle français), "l'info vérifiée", "la nécessité du journalisme pour la démocratie", ils feraient mieux de s'interroger un peu sur eux-mêmes. Pensée unique. Rapport souvent servile au pouvoir, d'où qu'il vienne. Incapacité à se remettre en question. Doxa dominante au sein des rédactions. Peur des pairs. Surtout ne pas leur déplaire. Alors, au lieu d'écrire pour le vaste public, on s'adresse à ses semblables : le début de la fin.
     
    Facebook est imparfait, truffé d'abrutis, c'est possible. Exactement comme la vie. Elle nous heurte, elle nous déçoit, elle nous livre son lot de trahisons. D'immondes cafards nous épient. Derrière notre dos, ça jacasse, ça caquette. Pourquoi le miroir de la vie serait-il épuré des défauts de la vie elle-même ?
     
    Vous venez de me lire, ici, sur un réseau social, je vous en remercie. Je me suis exprimé, vous avez pris connaissance de mon point de vue. Vous pouvez à tout moment, vous aussi, sur votre site, votre "profil", aligner des mots. Par les chemins de la Raison, ou les traverses de la passion. Comme vous voudrez. Vous êtes libres. Écrire, ou ne pas écrire. Parler, ou vous taire. Vous réjouir, ou fulminer. Oui, ici nous sommes libres. Et ça fait un bien inimaginable.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • La mode "sociétale", soubrette du pouvoir

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    Sur le vif - Mardi 26.10.21 - 10.35h
     
     
    Les classes dominantes auraient inventé les questions "sociétales" pour distraire le pékin moyen de ses turpitudes quotidiennes, elles ne s'y seraient pas prises autrement. Vieille alliance, qui date de Mai 68.
     
    Car il y a eu deux Mai 68. Celui des ouvriers, géré de main de maître par la CGT et le Parti communiste. Dès qu'ils ont arraché les Accords de Grenelle, ils se sont immédiatement retirés du jeu : un SMIC haussé de 35%, c'était au-delà de toutes leurs espérances. A cela s'ajoute une chose : les familles ouvrières, en France et ailleurs, surtout celles qui votaient communiste et aujourd'hui Rassemblement National, sont plutôt conservatrices dans leur structure et leurs rapports internes, et surtout totalement insensibles au blues des enfants de bourgeois, dans la rues de Saint-Germain des Prés.
     
    L'autre Mai 68, ce sont eux, les gosses de bourgeois. Lycéens, universitaires. Trotskistes. Maoïstes. Libertaires. Hitler, connaissent pas. L'Histoire, connaissent pas. De Gaulle, qui préside leur pays, connaissent pas : ils ne voient en lui qu'un vieillard, n'ont aucune idée de ce qu'il a fait pour la France, depuis trois décennies.
     
    Autant je comprends et respecte parfaitement le mouvement ouvrier, qui s'est battu pour de meilleures conditions sociales et salariales. Autant je hais - le mot est faible - l'éruption libertaire, la coupure amnésique de l'Histoire, des étudiants gueulards et incendiaires de bagnoles. Le slogan "CRS-SS !" est une honte absolue. Il sonne bien, mais l'assimilation est scélérate, immonde, dégueulasse. Personne ne le dit ? Moi si, depuis 53 ans.
     
    Nous sommes en 2021. Revoilà le même front, les mêmes alliances. Un vrai pouvoir, celui des élites mondialisées, ultra-libérales, détestant les nations, les patries, ne connaissant rien à l'Histoire. Le seul moyen, de droite ou de gauche, pour combattre cette pieuvre, c'est la ferveur républicaine. Chaque pays, selon son génie propre. Chez nous en Suisse, c'est le pouvoir aux citoyennes et citoyens, la démocratie directe, le combat pour une école forte, qui transmet des connaissances, et ne se contente par de "socialiser".
     
    Faire la guerre à la pieuvre, c'est aussi mettre en avant les VRAIS PROBLÈMES des gens, à commencer par ceux des classes moyennes : pouvoir d'achat, fiscalité confiscatoire sur le fruit du travail, primes maladie, soins dentaires, prix des médicaments, prix de l'essence et des combustibles de chauffage, etc.
     
    Tartiner les consciences, à longueur de journées, avec des questions de genre, ou de couleur de la peau, ou de relecture culpabilisante de notre Histoire, n'attaquera en rien le vrai pouvoir en place. Ce dernier est économique et financier, mondialisé. Que le pékin - et la pékine - se turlupinent les méninges avec de puissantes questions "sociétales", que le nouveau héros de la RTS soit le chercheur en sciences sociales de l'Université de Lausanne, tout cela les arrange très bien, les vrais dominants. Ca distrait la galerie. Ca conforte leur pouvoir.
     
    La très vieille alliance libéraux-libertaires, née sous Louis-Philippe. Adolescente en Mai 68. Cacochyme en 2021. Mais sonore. Et polluante.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • La droite, Rethondes, la survie des âmes

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    Sur le vif - Lundi 25.10.21 - 18.07h
     
     
    Tant que la droite parlera le langage de la gauche, allant jusqu'à reprendre mot à mot les mantras lexicologiques des Verts, "transition", "urgence climatique", "sortie du nucléaire", chaque syllabe qu'elle prononcera sonnera comme l'aveu d'une défaite, l'acceptation d'un armistice, un Rethondes de la pensée.
     
    Car la langue, en politique, n'est pas rien. D'elle, tout procède. Le choix des mots vous identifie. Reprendre ceux de l'adversaire, c'est déjà reconnaître qu'on a perdu. Alors, plus qu'à signer le document qu'il vous aura placé sous les yeux, une griffe à gauche, une griffe à droite, ne craignez rien, notre secrétaire d'état-major vous enverra les copies. Bienvenue à Rethondes.
     
    Il fut un temps, lointain, où la droite exerçait un magistère. Par son verbe, sa culture, son champ de références, ses écoles de pensée, elle était, dans toute sa diversité, un pilier de la Cathédrale intellectuelle où pouvaient s'élever les voix qui comptent, en politique.
     
    C'est fini, depuis longtemps. Capitulation en Mai 68, et dans les années qui suivirent. Débandade avec le libéralisme et l'argent-roi, depuis trente ans. Copié-collé des mots de gauche, aujourd'hui ceux des Verts, demain un autre.
     
    L'urgence première de la droite, c'est de retrouver un magistère. Pour cela, elle devra s'immerger dans l'Histoire, s'imprégner des grandes écoles d'idées, retrouver le goût d'écrire et de parler, se réinventer un style.
     
    La guerre, plus que jamais, est culturelle. C'est la plus féroce de toutes. Parce qu'elle engage la survie des âmes.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • La becquée - Les oisillons - La prédation

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    Sur le vif - Lundi 25.10.21 - 10.38h
     
     
    Dans les débats budgétaires, il y en a toujours un pour vous balancer l'expression "les besoins de la population". Les oisillons, dans le nid, en attente de la becquées providentielle de l'Etat. Il faudrait augmenter les "recettes" de l'Etat, pour garantir cette mission céleste d'approvisionnement. Et pour augmenter les "recettes", il faut bien sûr augmenter l'impôt.
     
    Le mot "recettes" relève d'un un choix lexical bien précis. Moi, j'appelle ça prédation. Rapine. L'Etat tentaculaire, par nécessité d'assurer son propre fonctionnement, multiplie les ficelles pour faucher l'argent des classes moyennes. Ceux qui paient des impôts ! Quelque 38% des Genevois, en âge de contribuer, n'en paient pas, ce qui constitue d'ailleurs un problème.
     
    Il ne faut donc pas dire "recettes". Il faut dire "prédation".
     
    Et puis, les "besoins de la population". Tout le monde le reconnaît : ils sont principalement dus, à Genève, à la pression de l'immigration. Et je ne parle pas ici de médecins allemands, qualifiés et sérieux, ni d'ingénieurs français, ni de chimistes italiens ! Je fais allusion à une autre immigration, vous voyez très bien laquelle, qui vient chez nous pour prendre, et prendre seulement.
     
    On parle des "besoins de la population". On reconnaît qu'ils augmentent de façon exponentielle avec l'immigration non-contrôlée, ce qui est d'ailleurs contraire au mandat constitutionnel du 9 février 2014. Mais pour autant, on se refuse à empoigner le problème à sa racine : l'immigration elle-même !
     
    Cette hypocrisie de la gauche et de la droite molle nous perdra tous. Parce qu'elle n'ose pas dire les choses. Nommer le problème. Déranger la torpeur consensuelle autour des flux migratoires, celle qui arrange un certain grand patronat profiteur et peu patriote.
     
    Alors, on s'invente des missions du ciel. Venir porter la becquée aux oisillons. En délestant, toujours un peu plus, les classes moyennes. Les gens qui se lèvent le matin. Et qui vont bosser.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Foutez-nous la paix avec le sexe des anges !

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    Sur le vif - Dimanche 24.10.21 - 12.34h
     
     
    J'alerte les esprits, et multiplie les débats, depuis dix jours : la pénurie qui touche de plein fouet notre pays dans son approvisionnement énergétique et industriel est LE PROBLÈME NO 1 que nous aurons à affronter ces prochains mois, sans doute ces prochaines années. Il ne tardera pas, vous allez voir, à reléguer les puissantes cogitations "sociétales" de nos bobos urbains au rang de disputes byzantines sur le sexe des anges.
     
    Dans d'innombrables entreprises industrielles de notre pays, on se trouve aujourd'hui obligé de ralentir la production, mettre en attente des programmes, pour cause de pénurie de composants importés, ou pièces détachées. A terme, c'est le chômage technique, puis le chômage tout court. L'étape suivante, c'est l'affaissement de notre économie suisse, donc de notre système social, fondé sur la redistribution.
     
    Dans la presse alémanique, tous les week-ends, Guy Parmelin lance des cris d'alarme. C'est un peu juste, de la part d'un ministre de l’Économie. A ce niveau de responsabilité, doublé de la Présidence de la Confédération, on ne se contente pas du rôle de Cassandre du dimanche. On agit. On anticipe. On décide. M. Parmelin n'est pas un commentateur de la vie politique. Il en est un acteur.
     
    Quant au sexe des anges, si généreusement porté à discussion dans nos médias, il faudra que ce thème cède la place - j'ai entrepris cette démarche depuis longtemps - à une génération de débats nouvelle, portée non sur le frétillement des modes et l'onanisme intellectuel germanopratin, mais sur LES VRAIS SUJETS, LOURDS ET FONDAMENTAUX, qui touchent la vie des gens. Pouvoir d'achat. Primes maladie. Soins dentaires. Prix des médicaments. Prix de l'essence. Prix des combustibles de chauffage. Loyers. Fiscalité étouffante sur le travail. Retraites malingres. Solitudes des seniors. Apprentissage. Emploi des jeunes. Régulation DRASTIQUE de l'immigration.
     
    La Révolution intellectuelle, chez ceux qui ont responsabilité de transmettre, c'est enfin s'intéresser aux souffrances des classes moyennes. Et nous foutre un peu la paix avec les théories du genre, la couleur la peau des gens, la relecture culpabilisante de notre Histoire européenne.
     
    Nous avons mieux à faire que nous excuser. Nous avons à prendre notre destin en mains. Nous avons, nous tous, citoyennes et citoyens, à AGIR.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Bernard Haitink (1929-2021), l'antithèse de la solitude

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    Sur le vif - Samedi 23.10.21 - 08.26h
     
     
    Je viens de revoir Bernard Haitink dans le Deutsches Requiem, de Brahms.
     
    Ce chef de génie indique la structure, avec une précision et une clarté jamais atteintes depuis Furtwängler. Il ne commet de geste que pour donner le tempo, indiquer le volume, décrypter en instantané l’apparat critique de l’œuvre. Il se meut, l’œuvre apparaît, construite, en immédiate lecture. Un travailleur de révélation, en chambre noire.
     
    On pourrait penser à ces mimes expressionnistes que j’ai contemplés l’an dernier à Weimar, avec mon épouse, dans le Musée du Bauhaus. Mais il n’en est rien. La gestuelle de Haitink, toute de rigueur et de netteté, c’est la puissance de composition de l’œuvre, le génie mathématique de sa structure, simplement mise en lumière, en direct.
     
    Ce style de conduite, c’est l’antithèse de la solitude. Haitink, c’est la présence d’un humain, au service d’une lecture et d’une interprétation, au milieu d’autres humains. Jamais, depuis Furtwängler, l’émotion n’a été à ce point intériorisée. Jamais cependant, la folie de l’œuvre, sa capacité de transgression, sa singularité, ne nous heurtent avec tant d’intensité.
     
    La musique perd l’un de ses plus grands serviteurs. Comme au soir de la mort de Claudio Abbado, de Nikolaus Harnoncourt, de Mariss Jansons, elle est en deuil. Un porteur de lumière est passé.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Exécutif de la Ville : déraciné, jusqu'aux étoiles !

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    Sur le vif - Jeudi 21.10.21 - 16.38h
     
     
    L'exécutif de la Ville est définitivement déconnecté des VRAIES PRÉOCCUPATIONS des Genevois ! Il n'en peut plus de multiplier les énoncés d'intentions autour des questions de genre, de couleur de la peau, d'ouverture aux bienfaits du multiculturalisme. C'est de l'idéologie, pure et simple. Déracinée. Stellaire.
     
    Que la Ville s'occupe du pouvoir d'achat ! Du prix de l'essence ! Du prix des combustibles de chauffage ! Du prix des médicaments ! Du prix des soins dentaires ! Qu'elle montre un minimum de respect à ces damnées classes moyennes, qu'elle écrase de sa superbe indifférence ! Les classes moyennes oui, pas toujours les assistés ! Pas toujours l'Autre !
     
    Les classes moyennes ! Ceux qui se lèvent le matin, pour aller bosser. Ceux qui n'en peuvent plus de payer leurs impôts sur le fruit de leur travail. Ceux qui, le samedi, utilisent leur véhicule familial pour aller faire leurs courses hebdomadaires, et se retrouvent bloqués dans la circulation par les braillards de gauche qui manifestent ! TOUS LES SAMEDIS, cet automne !
     
    La réalité, c'est cela ! Ce que j'écris ici ! L'exécutif de la Ville gesticule autour des idéologies. Il tournicote autour du réel. En réalité, l'échelon Ville ne sert à rien. Juste permettre à la gauche de s'entretenir, aux frais des contribuables, une clientèle électorale. En arrosant de subventions une myriade de "collectifs" et d'associations dont l'utilité est plus difficile à trouver qu'une comète perdue, dans le néant.
     
    Colère. Classes moyennes, ne vous laissez pas faire ! Maintenant, ça suffit.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Les braillards du samedi

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    Sur le vif - Jeudi 21.10.21 - 09.09h
     
     
    Plus un seul week-end sans les braillards des manifs ! Je hais ce mode d’expression, y compris pour des causes que je partage. Je le hais depuis toujours, et dans tous les cas.
     
    La rue, en Suisse, ça n’est pas la démocratie, qui exige la mise en œuvre de moyens organiques : le peuple qui vote, par exemple. L’initiative. Le référendum. Mais pas hurler derrière des banderoles. Le démos, contre le pléthos.
     
    La rue, c’est un précipité de vociférations, des slogans scandés comme dans les sectes, la prise en otage de l’espace public, bloquer la circulation, emmerder les gens, avec la bénédiction d’autorités terrifiées à l’idée d’apparaître comme des censeurs.
     
    La rue, c’est le degré zéro du courage individuel. On s’abrite derrière le charivari collectif. Depuis l’enfance, je hais cela, et le verbe est encore bien faible pour exprimer la puissance de mon rejet.
     
    Mes propos déplaisent ? Eh bien, déplaisons !
     
     
    Pascal Décaillet

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  • L'Etat qui nous plume et nous fait les poches, ça suffit !

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    Sur le vif - Mercredi 20.10.21 - 07.45h
     
     
    Bravo à l’UDC et au MCG, dont l’initiative sur l’imposition des véhicules à moteur permet un moratoire (tant qu’elle n’est pas votée) sur le projet délirant du Conseil d’Etat de faire encore plus les poches des classes moyennes genevoises !
     
    Plus un seul centime d’impôt supplémentaire, ni de taxe, ni d’une quelconque trouvaille prédatrice de l’exécutif, ne doivent être acceptés, tant que l’Etat n’aura pas drastiquement réduit son propre train de vie.
     
    La droite est, si elle le veut, nettement majoritaire au Parlement, ne parlons pas du peuple. La folie dépensière du Conseil d’Etat, ça suffit. La Sainte Alliance de la Finance et du Climat pour plumer les classes moyennes, ça suffit. Les états-majors pléthoriques du DIP, ça suffit. Le clientélisme de gauche en Ville, ça suffit. Les plans de relance à coups de milliards, délires théoriques de bobos urbains, ça suffit.
     
    L’argent de l’Etat, c’est celui du peuple. Chaque centime compte. Les classes moyennes n’en peuvent plus, elles étouffent. Le temps de la rigueur, de la saine gestion et de l’austérité est venu.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Un casting parfait

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    Sur le vif - Mardi 19.10.21 - 15.39h
     
     
    Je ne crois pas du tout que la personne, au demeurant sympathique et intelligente, que Genève a vue apparaître dans le jeu politique à la faveur de l'élection complémentaire de ce printemps, soit arrivée là par hasard.
     
    Je crois que l'hypothèse de son irruption, dans certains milieux, était pesée depuis longtemps. Ensuite, il y a eu l'occasion, ce que les Grecs appellent le kaïros : la démission de Pierre Maudet. Donc, la possibilité pour la gauche de conquérir la majorité gouvernementale. Elle y est parvenue. Tant mieux pour elle.
     
    Mais la personne qui a remplacé le démissionnaire n'est pas une passante de hasard. Il fallait une typologie bien précise pour incarner la Sainte Alliance entre le Climat et la Finance. Le profil sorti des urnes est idéal.
     
    Maintenant, le casting est au point. La "transition écologique" à 5,9 milliards, prête à être mise en oeuvre. Plus qu'à actionner la propagande idéologique nécessaire, mélange de leçons de morale climatique et de mises sous pression, au nom de "l'urgence".
     
    Pour le financement de cette folie dépensière, la gauche (à qui je pose la question tous les soirs, inlassablement) est très claire : ce sera soit par l'impôt, soit par l'emprunt. Dans les deux cas, les contribuables et leurs enfants trinqueront.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Finance et Climat : la Sainte Alliance

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    Sur le vif - Mardi 19.10.21 - 09,03h
     
     
    Derrière le mantra « transition écologique », dont nous gave la majorité gouvernementale de gauche à Genève, il y a de colossaux intérêts financiers.
     
    L’Etat n’a plus un sou. Il détient, avec 12,8 milliards, le record de la dette en Suisse. Et il veut dépenser 5,9 milliards pour la « transition écologique » !
     
    Cet argent, il va le prendre où ? Il va continuer d’emprunter auprès de banques privées. Il a donc besoin de ces milieux comme alliés.
     
    Eh oui ! Des gens « de gauche » (oh, une gauche qui a perdu depuis longtemps tout contact avec le monde ouvrier, ou même n’en a jamais eu) s’apprêtent à nous tricoter, à Genève, la Sainte Alliance pour le Climat, avec le monde de la grande finance.
     
    Les uns se maintiendront au pouvoir en nous faisant miroiter des projets pharaoniques, au titre de la « transition ». Les autres auront l’intense jouissance d’être les créanciers du Prince. Ceux qui, dans l’ombre, le tiennent. En clair, le vrai pouvoir.
     
    Le coup qu’on nous prépare, c’est la coalition des libéraux et des libertaires. Tout ce petit monde a infiniment intérêt à un débat public inondé de « sujets de société ». Ça évitera aux classes moyennes, le soir après le turbin, de se casser la tête sur les sujets lourds qui pourtant la concernent : fiscalité étouffante sur le travail, primes maladie, prix de l’essence et des combustibles, prix des médicaments, prix des soins médicaux et dentaires, pouvoir d’achat, pénurie dans l’approvisionnement en matières premières et en électricité.
     
    On se contentera de distraire le Gueux avec des questions liées au genre, à la couleur de la peau, à la vie privée des starlettes. Et on signera dans son dos les contrats d’emprunt massif, donc d’endettement alourdi pour les générations futures.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Bonne nuit, les Petits !

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    Sur le vif - Lundi 18.10.21 - 10.07h
     
     
    Problèmes majeurs d'approvisionnement en matières premières, pénurie d'électricité : le Conseil d'Etat s'intéresse à la question ? Il a un plan d'action, une stratégie ? Il a désigné une cellule de crise ? Il est en lien avec la Confédération ? Il a donné des orientations stratégiques d'urgence aux Services industriels ? Il est animé de l'esprit de guerre nécessaire à trouver des solutions ? Ou il ne vibre plus que pour l'idéologie du Climat ?
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Liturgie de la "transition" : maintenant, ça suffit !

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    Sur le vif - Dimanche 17.10.21 - 10.51h
     
     
     
    Pénurie de matières premières. Pénurie de composants électroniques. Pénurie dans l'approvisionnement en énergie. Pénurie de produits dérivés du plastique. Et même - un comble, pour les pays forestiers que nous sommes - pénurie de bois !
     
    La pénurie, c'est le thème montant qui va nous accompagner ces prochains mois. L'Allemagne, quatrième puissance économique du monde, premier partenaire commercial de la Suisse, est touchée de plein fouet. A cela s'ajoute l'immense errance énergétique constituée par sa décision prématurée d'abandonner le nucléaire. L'Allemagne revient au bon vieux charbon ! C'est factuel, vérifiable.
     
    La France, autre puissance importante en Europe, annonce, via M. Macron, demeurer dans l'ère nucléaire, en la modernisant. Si possible, avant que le courant, dans les foyers, ne vienne à manquer.
     
    Pendant ce temps, dans notre brave Suisse, les doux rêveurs du Grand Soir Vert nous bassinent à longueur d'années avec leur liturgie verbale, leurs slogans, leurs mantras : "Transition énergétique, transition écologique". A Genève, 5,9 milliards prévus comme "investissements pour l'économie Verte". De quoi s'agit-il ? Nul n'est capable de nous le dire avec précision. Vous posez des questions ? Réponse : le vide.
     
    La "transition écologique", ce sont des mots, c'est du vent. Tout au plus nous assène-t-on la vieille antienne de "l'isolation des bâtiments". En quoi cette tâche devrait-elle prise en charge par l'Etat ? En quoi des travaux de rénovation d'immeubles ont-ils à être financés par le contribuable ? En quoi ces chantiers doivent-ils justifier un endettement supplémentaire de 5,9 milliards, pour un Canton qui détient déjà la dette-record de Suisse, 12,8 milliards ? En quoi des travaux privés de génie civil doivent-ils charger les générations futures, celles de nos enfants, du poids du service de la dette, car les taux, à tout moment, peuvent remonter ?
     
    Maintenant, il faut le dire, ça suffit. La logorrhée Verte autour du mot-incantation "transition", ça suffit. La génuflexion docile des partis centristes, et même certains de droite, devant le Dogme Vert, ça suffit. La reprise servile de leur jargon, ça suffit. La grande peur, panique, à droite, de passer pour un retardataire dans la course fantasmatique à la "transition écologique", ça suffit.
     
    Nous devons avoir, en Suisse, une prise de parole publique courageuse, et ne pas craindre le désaccord, le conflit : c'est cela, une démocratie ! Les Verts défendent leurs thèses, tentent de faire passer leur jargon, fort bien, c'est le jeu, ils en ont le droit. Le nôtre, c'est de ne pas partager leur vision du monde, refuser leur sabir, combattre leurs idées. Notre droit, aussi, et même notre devoir, c'est d'assurer à la Suisse sa souveraineté énergétique. Son approvisionnement en matières premières, en composants industriels. Les moyens de sa vitalité économique. Il n'est pas sûr que cela passe par un programme vaseux, et ruineux, sur "la rénovation et l'isolation des bâtiments".
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Le Bouffon, le Prince, le Jargon

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    Sur le vif - Vendredi 15.10.21 - 08.08h
     
     
    Privilégier les élucubrations « sociétales » aux questions stratégiques, politiques, économiques et sociales, c’est faire le jeu du pouvoir en place.
     
    Regardez Mai 68 : cette cosmique sécrétion verbale n’aura, au final, soit aux élections de juin suivant, servi qu’à envoyer à l’Assemblée, pour cinq ans, la Chambre la plus conservatrice depuis 1919. La France profonde, un mois plus tôt, avait détesté ce mouvement d’étudiants nantis et privilégiés. Elle a eu peur. Elle s’est vengée.
     
    Plus on donne la parole aux « chercheurs en sciences sociales de l’Université de Lausanne », plus on les laisse dégurgiter leur jargon, leur salmigondis « d’injonctions » et de « déconstructions », plus on conforte le pouvoir économique et social en place.
     
    Au fond, le délire « sociétal » distrait le bourgeois. Au volant de son 4X4, il laisse volontiers traîner son oreille vers la 6731ème émission de la RTS sur le genre réinventé. Ça le change de son quotidien. Pendant ce temps, on ne parlera ni de fiscalité étouffante, ni de classes moyennes prises à la gorge, ni du prix de l’essence, ni de celui des médicaments, ni des primes maladie, ni des taxes qui asphyxient les PME, ni de l'Etat irresponsable qui s'endette à nos dépens.
     
    Non. On aura aimablement chatouillé les méninges du décideur, en lui figurant des passerelles et dérivatifs de ses pulsions profondes. On aura occupé son esprit avec des thèmes que les mythes grecs, la tragédie du Cinquième siècle avant JC, et même la Comédie, ancienne pour Aristophane, nouvelle pour Ménandre, avaient déjà traités.
     
    On aura enrobé le temps, sans conjurer le destin.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Bobos et gogos

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    Sur le vif - Jeudi 14.10.21 - 13.50h
     
     
    Une crise d'approvisionnement énergétique majeure menace l'Europe, à commencer par son géant économique l'Allemagne, dont nous dépendons tous. C'est un phénomène de première importance, il va tous nous concerner. Et nos bons médias en sont encore à nous abreuver de questions "sociétales", bien chéries par les bobos bien douillets de nos villes de gauche, les cinglés du genre et les ineffables chercheurs en sciences sociales de l'Université de Lausanne. Et nos autorités, totalement déconnectées du réel, passent leur temps à nous rêver des "plans de relances", à coups de milliards, pour la "transition écologique".
     
    Avant de nous soucier de "transition", on pourrait peut-être s'assurer d'avoir, pour les mois qui viennent, allez disons pour cet hiver, les ressources et l'intendance disponibles pour assurer notre niveau de vie, la vitalité de notre économie, l'autonomie et la souveraineté énergétiques de notre pays. L'Allemagne revient au charbon, indissociable de son Histoire depuis la conquête de la Silésie par Frédéric II. La France revient au nucléaire. Ca, c'est du concret, du palpable, du réel.
     
    Mais cette vision des bobos et des gogos ! Ces délires dépensiers au service d'une idéologie ! Cette hiérarchie des priorités, je la refuse, depuis toujours. Je m'intéresse aux sujets qui touchent le plus grand nombre, à commencer par la vie quotidienne des classes moyennes, le pouvoir d'achat des ménages, l'étouffement par la fiscalité du travail. Les classes moyennes, oui ! Celles qui bossent, comptent leurs sous pour leur chauffage et leur essence. Ces gens-là, dans leur immense majorité, sont mentalement à des milliers de lieues marines des questions de genre. Ces classes moyennes, dont commence à sourdre une colère noire, imprévisible quant à ses effets, peut-être un jour dévastatrice.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Adieu Faubourgs ! Bonjour tristesse !

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    Sur le vif - Jeudi 14.10.21 - 10.01h
     
     
    Le MCG vote avec la gauche, en Commission des Finances, et permet l’entrée en matière sur le Budget 2022 ! Un Budget caricatural de la gauche dépensière, celle qui jette par les fenêtres l’argent des contribuables des classes moyennes.
     
    Ce Budget se devait d’être extirpé à la racine, copie sèchement renvoyée à un gouvernement irresponsable, tout juste bon à dilapider le fruit du travail des Genevois. Ce qu’a fait, à juste titre, la droite. C’est cela, une non-entrée en matière ! Un signal fort, qui s’apparente à une motion de censure.
     
    Le MCG ! Ce parti est devenu totalement illisible. Gouvernemental, jusqu’à l’os. Les doigts sur la couture du pantalon. De sa capacité de protestation, sa gouaille, sa fougue des premières années, celle qui fleurait la rugosité joyeuse des Faubourgs, il ne reste plus rien. Le peuple n’aime pas les slalomeurs. Sanction : printemps 2023.
     
     
    Pascal Décaillet

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