Sur le vif - Page 13

  • Aller-simple pour le Larzac

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    Sur le vif - Samedi 02.11.19 - 13.22h

     

    "Neutralité carbone", "transfert modal", "urgence climatique", "finance durable" : le nouveau latin d'église des Verts. La guerre des mots. La liturgie du Bien.

    Reprendre ce charabia, sans lui adjoindre des guillemets, c'est foncer tête baissée dans le suivisme de la mode Verte.

    Les Verts, c'est 28 députés sur 200, au National.

    Les Non-Verts, c'est 172 députés sur 200.

    Alors, SVP, on remet les pendules à l'heure. On garde la tête froide. Et on les envoie paître, dans le Larzac, avec leur terminologie à la noix.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Le budget du peuple !

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    Sur le vif - Samedi 02.11.19 - 04.01h

     

    Le budget de l’État doit être le budget du peuple. Sur les grandes sommes allouées aux politiques publiques, les arbitrages doivent être ceux du suffrage universel, notamment par le référendum obligatoire. Ils auront enfin la légitimité qui leur fait aujourd'hui défaut.

    Ma vision est antiparlementaire ? Réponse : oui, elle l'est. Je lutte depuis des années pour le primat de la démocratie directe sur la démocratie dite "représentative".

    Citoyen, passionné depuis l'enfance par la chose publique, connaissant à fond les affaires de l’État, je n'ai, pour ma part, aucune envie de me faire "représenter" par des corps intermédiaires. Je veux que ma voix, même infinitésimale (une sur des centaines de milliers), soit ma voix, directe, indivisible.

    Dans les législatifs, trop de copinage, trop de lobbying, trop de barbichettes qu'on se tient, quant aux attributions de postes budgétaires.

    Je ne supporte plus, dans les communiqués du Conseil d’État, de voir attribuer, par centaines de milliers de francs, des "subventions" à quantité "d'associations" militantes. Pourquoi les contribuables doivent-ils les financer ? Tout au moins, que le corps des citoyennes et des citoyens en décide !

    Quand on voit la ronde des lobbyistes, autour des parlementaires, dans les trois niveaux de notre vie fédérale (Commune, Canton, Confédération), à la veille des débats budgétaires, on considère avec un autre œil la "démocratie représentative" chère à Montesquieu. Dévoyée par les intérêts sectoriels, elle ne "représente" plus que la somme des avidités particulières. Au détriment de l'intérêt supérieur de tous.

    Je plaide, depuis des années, pour que nous inventions, dans les décennies qui viennent (cela prendra du temps, et doit en prendre, pour mûrir), un autre système démocratique. Dont la pierre angulaire soit le suffrage universel, pas le théâtre parlementaire. Où les thèmes priment sur les personnes, comme c'est déjà le cas dans les initiatives populaires. Où la comédie de l'élection, ce jeu de masques des ambitions personnelles, s'efface doucement,. Et où monte en puissance, au fil du temps, la capacité d'arbitrage du peuple souverain.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Un corps électoral est indivisible, M. Apothéloz !

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    Sur le vif - Vendredi 01.11.19 - 17.05h

     

    J'apprécie beaucoup M. Apothéloz, c'est un vrai militant social, connaissant les quartiers, les besoins réels de la population. Des socialistes comme lui, proches du terrain, j'en redemande.

    Je l'apprécie beaucoup, mais suis en désaccord total avec sa politique visant à "encourager le vote des étrangers".

    Voici pourquoi. Je suis un républicain, c'est la seule étiquette qui me caractérise. J'étais contre le vote des étrangers au niveau communal. Mais je suis aussi un démocrate : ce vote a été accepté par le peuple, dont acte.

    Sur les affaires municipales, les étrangers vivant à Genève sont donc, exactement comme moi, des citoyens. Ils ne le sont pas sur le plan cantonal, ni fédéral, mais quant à la commune, ils le sont.

    Eh bien, je considère que parmi les citoyens, donc ceux qui ont le droit de vote à un certain échelon, il ne saurait exister de catégories. En clair, il n'est pas question, à mes yeux, qu'il y ait d'un côté des "électeurs communaux suisses", et d'un autre des "électeurs communaux étrangers". Avec la dernière énergie, je rejette cette idée. J'étais contre le vote des étrangers dans les communes, j'ai perdu, eh bien maintenant ils l'ont, fort bien, ils doivent l'avoir pleinement, et ne plus être considérés du tout - à l'échelon communal - comme des "étrangers". Pour le canton, la Confédération, c'est autre chose.

    Dès lors, il ne saurait être question d'accepter une politique d'apartheid, fût-ce dans l'ordre d'une "discrimination positive", entre "électeurs communaux étrangers" et "électeurs communaux suisses". Il n'y a que des électeurs communaux, tout court. Un corps électoral est indivisible.

    Un étranger ayant obtenu le droit de vote a le droit d'aller voter, pour qui il veut. Mais aussi, le droit de s'abstenir. Il a le droit de se passionner pour la politique. Et aussi, le droit à la plus parfaite indifférence pour la chose publique. Bref, il mène sa vie citoyenne comme il l'entend, il n'a pas à être materné par les autorités.

    M. Apothéloz, vous êtes en train de nous créer, avec cette affaire, une forme de préférence communautariste qui ne ressemble pas à la République.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Des visages sur les créanciers !

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    Sur le vif - Vendredi 01.11.19 - 12.16h

     

    Ainsi donc, l'Etat emprunte. Et ne cesse d'emprunter. Au fait, à qui ? Les citoyens contribuables ont le droit de mettre des noms, des visages, sur ces généreux créanciers - non, je n'ai pas dit "usuriers" - qui font preuve de tant de largesses pour creuser encore la dette publique. Et, par la même occasion, lier des gouvernements élus, en les tenant sous leur férule, à tout un système de spéculation qui relève plus du capitalisme de casino, cosmopolite, que d'une économie au service de tous.

    Combattre la dette doit être notre impératif premier. Pour cela, nous devons nous démarquer à la fois des sirènes dépensières de la gauche et de l'idéologie libérale, si prompte à partir dans des jeux d'avion, et nous enfumer avec sa terminologie doucereuse : "emprunt vert", finance durable", et autres petites musiques de propagande.

    Mon chemin à moi est celui de la plus extrême rigueur dans la gestion des deniers publics. Je me défie autant de la pensée libérale que des rêves de la gauche. En économie, je suis prudent, méfiant et conservateur. Je veux une économie au service de l'humain, de son épanouissement, et non esclave du profit et des mirages spéculatifs.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Ne pas nous prendre pour des cons, SVP !

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    Sur le vif - Jeudi 31.10.19 - 15.42h

     

    Comment ne pas voir, dans les mots "finance durable", autre chose que le prodigieux culot d'une récupération : celui de la magie facile de la mode et de la terminologie Vertes, au profit de l'argent et de la spéculation ?

    En d'autres termes : faites des affaires, tant que vous voulez, adaptez votre marketing à l'esprit du temps. Mais, quant à la finalité réelle de l'opération, évitez, si possible, de nous prendre pour des cons.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • L'enfer des taxes

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     Commentaire publié dans GHI - 30.11.19

     

    La grande crainte de l’écrasante majorité des Suisses qui, le 20 octobre, n’ont pas voté pour les Verts, c’est l’enfer des taxes. C’est la crainte des citoyens et des citoyennes de ce pays, celle des usagers de véhicules privés, celle des familles, celle des petits entrepreneurs, celle de la classe moyenne. Déjà qu’on étouffe, en Suisse, et particulièrement à Genève, sous le poids de l’impôt et des redevances, et voilà qu’on viendrait un peu plus nous serrer le garrot.

     

    Pour que la Berne fédérale nous balance une nouvelle taxe dans les gencives, il faudra 101 conseillers nationaux sur 200, et 24 conseillers aux Etats sur 46. Alors à première vue, en gardant la tête froide, on se dit qu’on est sauvés : les Verts, certes en remarquable progression, n’auront, entre 2019 et 2023, que 28 députés sur 200 au National, ce qui est très loin d’être une majorité ! Sans alliance, ils ne seront donc rien.

     

    Seulement voilà, il y a le surmoi du PLR et du PDC. Ce sont ces deux partis, avec parfois les Verts libéraux, qui, entre la gauche et l’UDC, joueront les arbitres. S’ils demeurent tétanisés, notamment le PLR, comme ils l’ont été pendant la campagne, à l’idée de mimer le climatisme des Verts, les taxes passeront. S’ils savent résister à la mode ambiante, elles seront refusées. Si les taxes pleuvent, il ne faudra donc pas en vouloir aux Verts, cohérents à leur idéologie. Mais au mimétisme timoré de partis n’ayant plus d’autre ambition que de jouer une musique écrite par d’autres.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

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  • Bobos : l'addition sera salée !

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    Sur le vif - Mercredi 30.10.19 - 05.18h

     

    La colère montante d'une classe moyenne étouffée par les primes, les taxes, les impôts, travaillant dur et ne pouvant plus mettre un centime de côté, sera l'un des paramètres majeurs de la prochaine législature fédérale.

    Rester sourd à cette colère, c'est condamner la Suisse à revivre des déchirements comparables à ceux de novembre 1918.

    La Suisse est, depuis 1937, un pays de paix sociale. Mais elle ne l'est ni par nature, ni par essence, ni en vertu d'une onction du ciel.

    Non, notre cohésion est le produit d'une culture politique, et d'une attention aux souffrances de nos compatriotes. Ne jamais laisser personne, ni aucune catégorie de population, sur le bord du chemin. La création de l'AVS, notre fleuron, en 1947/48, incarne la grandeur de cette ambition.

    Aujourd'hui, attention danger ! Personnes âgées laissées dans le dénuement et l'abandon. Jeunes sans emploi. Paysans sacrifiés sur l'autel du libre-échange. Travailleurs pauvres. Primes maladie, taxes, impôts, totalement confiscatoires. Et là, l'idéologie Verte qui va nous concocter de nouvelles taxes !

    Le problème no 1 de la Suisse est social. Notre cohésion, secret de notre réussite, est en danger. Toucher aux réseaux de solidarité, de mutualité, qui ont fait la Suisse moderne, c'est jouer, à terme, l'existence de notre pays.

    Sur tous ces thèmes, absolument majeurs, l'obsession monothématique de la campagne fédérale 2019 a joué le rôle d'un paravent. Les responsables de cet effet de leurre, évidemment profitable aux plus favorisés du système ultra-libéral, seront un jour amenés à rendre des comptes. L'addition sera salée.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Foutez-nous la paix avec le Brexit !

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    Sur le vif - Mardi 29.10.19 - 16.09h

     

    De grâce, laissons le Brexit ! Le destin de l'Europe ne se joue pas dans ses rapports avec le Royaume-Uni, mais sur le continent ! L'obsession anglophile - et anglomane, et anglophone - de la presse romande l'amène à surestimer totalement le rôle d'une nation certes importante, mais périphérique pour le destin européen.

    Par pitié, considérons l'Allemagne ! L'Histoire allemande. La langue allemande. La littérature allemande. L'Histoire musicale allemande. Le prodigieux renouveau du destin national allemand, depuis Frédéric II (1740-1786), mouvement ininterrompu (le 8 mai 1945 n'est qu'une défaite d'étape).

    Passionnons-nous pour l'Ostpolitik, cette idée de l'immense Chancelier Willy Brandt (1969-1974). Analysons sans concessions la réunification de 1989/1990, entendez le pur et simple, le vulgaire et glouton phagocytage de la DDR par un Kohl atlantiste à souhait. Tentons de comprendre le vote en Thuringe. Le vote en Saxe. Le vote en Ombrie. Tentons de saisir ce qui se passe en Italie, en Pologne, en Hongrie, en Grèce, dans les Balkans.

    Et cessez de vous focaliser, à cause de votre anglomanie née de la propagande post-1945, sur une Perfide Albion qui vivra très bien son destin hors de l'Union européenne, ce qu'elle n'avait pas trop mal réussi depuis Hastings (1066) jusqu'à 1972 !

    Tout ce tropisme obsessionnel des médias sur le Brexit, tout ce bruit, toute cette fureur, nous en disent beaucoup plus long sur l'importance totalement sur-évaluée du monde anglo-saxon dans les consciences formatées de nos observateurs politiques. Et, par symétrie, sur l'incroyable sous-estimation de l'univers germanique, dans l'ordre de l'Histoire, de la politique, et avant tout dans celui de la culture.

    Foutez-nous à la paix avec le Brexit !

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Les Lumières du Prince-candidat

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    Sur le vif - Mardi 29.10.19 - 12.50h

     

    Il devient un peu lassant d'entendre le PLR genevois expliquer sa contre-performance du 20 octobre par le slogan : "Notre électorat ne s'est pas mobilisé".

    Singulière manière de se défausser. Monsieur X se présente à une élection, les citoyens n'élisent pas Monsieur X, ils plébiscitent d'autres personnes à la place de Monsieur X. Et pour toute explication, Monsieur X regrette que "son électorat" ne se soit pas mobilisé !

    Ce sophisme appelle deux remarques. D'abord, l'usage du possessif : "notre électorat". Comme si tel candidat disposait, de façon invariable, d'un patrimoine de voix, qui lui reviendraient d'office. S'il n'est pas élu, ça n'est pas qu'on l'ait désavoué, détestable hypothèse, mais que les serfs - ou métayers - constituant le socle électoral naturel du Prince-candidat ont eu la paresse de lui rendre l'hommage de l'urne.

    Deuxième remarque, le don de divination pour identifier les abstentionnistes. Un esprit simple, comme le nôtre, pourrait a priori s'imaginer que ces derniers sont dans tous les partis, parce qu'il y a des gens qui votent, et d'autres non. Mais la Lumière du Prince-candidat, infiniment plus éclairante, est assez pénétrante pour définir que ses adversaires ont fait le plein, et que les abstentionnistes sont les ingrats, les paresseux, les dormeurs du dimanche matin de son propre camp.

    Monsieur le Prince-candidat est logé à excellente enseigne, pour disposer d'une lucidité d'une telle tenue.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • L'âme perdue des pies voleuses

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    Sur le vif - Mardi 29.10.19 - 09.41h

     

    A lire la presse, on dirait que l'UDC mord la poussière, et que les Verts disposent de tous les leviers du pouvoir pour quatre ans.

    La réalité est exactement contraire : les Verts n'auront, entre 2019 et 2023, que 28 députés sur 200 au National. Seuls, ils ne peuvent rien. L'UDC, en revanche, malgré la campagne d'Apocalypse de cet automne, demeure de très loin le premier parti sous la Coupole fédérale, avec deux fois plus d'élus que les Verts. Beaucoup plus proche de la majorité des 101, si le PLR et la partie non-gauchisante du PDC daignent, de temps à autre, laisser au vestiaire leur mimétisme climatique, et construire des majorités de droite.

    On attend ces alliances, notamment, sur les questions financières et fiscales, et, bien sûr, sur les innombrables taxes que l'idéologie Verte ne manquera pas de nous inventer.

    A tête froide, les Verts peuvent donc être mis systématiquement en minorité. Pour cela, il faut que les partis de droite retrouvent leurs fondamentaux. Protection de l'environnement oui ; taxes contre la classe moyenne, non.

    Si le PLR et le PDC, qui sont au fond les personnages principaux de la prochaine législature, passent quatre ans, pour plaire à la mode ambiante et à l'esprit du temps, à faire les Verts comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, donc à se comporter comme des pies voleuses dans le nid des partis adverses, alors ils auront tout perdu : le soutien de la classe moyenne, et aussi cet invisible, cet indicible, cette part d'intime et d'irrationnel, qui s'appelle leurs âmes.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • De la perspective, SVP !

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    Sur le vif - Lundi 28.10.19 - 14.39h

     

    Prenez les flashes ou journaux RTS, dont je suis, dès l'aube, un fidèle auditeur : le thème du Brexit y est obsessionnel. A longueur de journées, on nous parle de l'interminable saga du Royaume-Uni et de l'Union européenne. Sortira, sortira pas, sortira quand ?

    Depuis 2016, je m'inscris en faux contre cette hyper-couverture. Certes, ça n'est pas la RTS qui a créé la complexité du Brexit, mais enfin rien ne l'oblige à se calquer sur les moindres tressautements de l'affaire.

    Cela me rappelle les flashes sur la Guerre du Vietnam, lors de mon enfance, dans les années 60. C'était, je crois, l'ATS qui donnait encore ses "bulletins" horaires : passionné de radio, je les écoutais tous.

    Eh bien j'étais extraordinairement fâché, à neuf, dix ou onze ans, contre l'aspect fragmentaire de ces informations. Voici pourquoi : le principe d'un flash horaire est de commencer par donner les nouveaux éléments, ce qui est très bien en soi, quitte à rappeler, juste après, les antécédents. Et la nouvelle, on la met en tête, fort bien.

    J'affirme ici que, dans mon enfance, j'en étais venu (sans comprendre pourquoi) à détester ce mode d'informer. Outre qu'il se calquait, dans 90 % des cas (mais cela, je ne le savais pas encore), sur les communiqués de propagande de l'armée américaine, en vertu de cette loi sacrée de la "toute dernière nouvelle", il se bornait à nous indiquer des opérations militaires purement tactiques, "telle attaque vient d'avoir lieu à tel endroit, il y aurait tant de morts", toutes choses qui ne pouvaient satisfaire mes oreilles d'enfant.

    J'en avais parlé à mes parents : "Mais enfin, que se passe-t-il au Vietnam, quels sont les enjeux, pourquoi les Américains sont-ils là-bas ?". Ils m'avaient fort bien répondu, du mieux qu'ils pouvaient, me rappelant que l'affaire était complexe, qu'il y avait déjà eu la Guerre d'Indochine, avec les Français, entre 1946 et 1954, etc. Je leur suis infiniment reconnaissant de ce moment. L'une des premières fois où nous nous sommes assis en famille, pour prendre un peu de recul, tenter d'éclairer (avec des moyens bien limités !) une situation politique.

    En clair, mes parents avaient fait un bien meilleur boulot que les super-pros de l'ATS, avec leurs nouvelles construites sur les événement de la dernière heure. Bien sûr, les explications de mes parents ne valaient pas la biographie de Hô Chi Minh par Jean Lacouture, lue des décennies plus tard, mais nous avions tenté, ensemble, une perspective. Lorsque, quelques années plus tard, au milieu des années 70, j'ai lu en grec la Guerre du Péloponnèse, de Thucydide (Cinquième siècle avant JC), j'ai compris à quel point l'Histoire était affaire de causes et de conséquences, de dévoilement des intentions réelles, de décryptage du langage.

    Retour au Brexit, et aux flashes RTS. Ce qui compte, dans l'affaire, ce ne sont pas les soubresauts. Mais l'essentiel : la complexité millénaire de la relation entre le Royaume-Uni et le continent européen. Cela exige du recul. Cela impose l'Histoire. La référence à de longs siècles de guerres, d'alliances, de mésalliances. A cette aune-là, on se rendra assez vite compte que la question de l'arrimage, ou non, de la Perfide Albion dans une structure continentale de l'Europe, est au fond assez périphérique, en comparaison d'autres paramètres : montée inexorable de la puissance allemande depuis Frédéric II de Prusse (1740-1786), axe franco-allemand, Ostpolitik de l'Allemagne, présence de l'OTAN dans les Balkans, etc.

    A cet égard, on aurait pu, juste ce matin, parler un peu moins des énièmes aléas du Brexit. Et beaucoup plus de la Thuringe, Ou, au hasard, de l'Ombrie. Excellente journée à tous.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Thuringe : les leçons d'un scrutin

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    Sur le vif - Lundi 28.10.19 - 05.33h

     

    Avec quelque 24% des voix pour l'AfD et plus de 29% pour Die Linke (gauche radicale), le Land de Thuringe écrit une nouvelle page dans l'Histoire politique de l'Allemagne. La CDU, parti de la Chancelière Merkel, est complètement larguée. Et devient une formation de second plan.

    J'expliquais ici même, avant-hier, les raisons de l'immense colère sociale, confinant parfois au désespoir, dans ce Land de l'ex-DDR, riche d'une culture et d'une Histoire incomparables, que j'ai la chance de bien connaître. Nous sommes sur les terres de Martin Luther, de Jean-Sébastien Bach, des mille feux de Weimar.

    À chaque élection régionale, c'est le même scénario : les deux partis qui ont fait l'Allemagne de l'après-guerre, CDU/CSU (le parti de Konrad Adenauer) et SPD (le parti de Willy Brandt), disparaissent un peu plus dans le paysage politique. Au contraire, une droite plus nationale et une gauche plus radicale émergent, chaque fois plus haut.

    La nouvelle donne politique des Allemagnes, c'est cela. Cette montée inexorable de fronts plus tranchés nous ramène dans une situation beaucoup plus proche de 1919 que des années de quiétude politique de l'après-guerre, lorsqu'il fallait filer doux.

    À partir de là, rien de plus spécieux, rien de plus ridicule, que de crier au populisme, brandir les années trente, prendre les Allemands de haut parce qu'ils voteraient mal. Les habitants du Land de Thuringe n'ont de leçons à recevoir de personne. Ce sont eux qui souffrent de la politique de Mme Merkel, eux qui n'ont ni emploi, ni avenir, ni la protection sociale des années DDR, dont les aînés ont la nostalgie. Ce sont eux qui ont subi de plein fouet les effets de la politique migratoire de l'automne 2015. Eux qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts.

    Mais ces gens de la Thuringe, je les connais. Même chez les plus déshérités, demeure un trésor, intime et partagé : l'appartenance à la communauté allemande, la Gemeinschaft. Il leur reste la patrie. Et cela, nulle politique ultra-libérale, nul capitalisme brutalement importé de l'Ouest, nulle déchirure de la cohésion sociale ne pourra le leur ôter.

    Au pays de Luther et de Bach, il existe d'autres valeurs que celles du marché. Il existe la puissance du verbe, et celle de l'esprit. Les Allemagnes ont connu la Guerre des Paysans, le Sac du Palatinat, la destruction totale du pays en 1648 (Guerre de Trente Ans), puis celle de 1945. Mais dans l'ordre du verbe et celui de l'esprit, elles n'ont jamais capitulé.

    Cette nouvelle donne, à chaque élection régionale, tentons de la comprendre en profondeur, plutôt que la juger à l'emporte-pièce. Pour cela, il faut lire et se renseigner. Cela prend des années, des décennies. Cela occupe une vie. Les enjeux de la connaissance passent par le sacrifice du temps et l'énergie de l'esprit.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Mathias et les huîtres

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    Sur le vif - Dimanche 27.10.19 - 10.19h

     

    Mathias Reynard : je ne suis quasiment d'accord avec aucune de ses idées. Mais comment ne pas reconnaître chez cet homme, encore si jeune, un tempérament politique de premier plan ? Du courage. De la clarté. De la lucidité dans le combat. Il aurait totalement sa place aux États.

    En cela, même si ses propos récents relèvent d'une atavique fureur à affaiblir l'ennemi "majoritaire", vieille tactique tellement lisible et prévisible, mon illustre homonyme de Martigny n'a, sur le fond, pas tort.

    En politique, aux États plus que partout ailleurs, il faut de puissantes personnalités. Le jeune Saviésan en est une. Taillée dans le roc. Ça nous change du charisme des huîtres. A Genève, nous pouvons envier le Valais d'avoir encore, dans la course à la Chambre des Cantons, des candidats dotés d'une telle ardeur combative.

    Je ne suis quasiment d'accord avec aucune des idées de Mathias Reynard. Mais il fait partie, par son courage et son aptitude au combat, de ceux qui me donnent encore envie d'aimer la politique.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Seuls, les Verts ne peuvent rien !

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    Sur le vif - Samedi 26.10.19 - 15.55h

     

    Que nous soyons, dans les quatre ans qui viennent, écrasés de taxes idéologiques, ou non, ne dépend absolument pas des seuls Verts. Aux élections de dimanche dernier, ils ont certes progressé. Mais 28 sièges sur 200, à ma connaissance, ne représentent pas une majorité.

    Donc, notre avenir fiscal, enfer ou non, dépend de qui ? Non des Verts, dont on connaît la chanson. Mais des autres partis du Parlement fédéral, principalement le PLR et le PDC.

    On peut imaginer que l'UDC ne les votera pas, ces taxes. Et puis, on peut supputer que le reste de la gauche, le PS notamment, les votera. Les Verts libéraux, ça dépendra. Bref, le PLR et le PDC, la bonne vieille droite classique, traditionnelle, bien sage et bien présentable, la droite des notables convenables, en costumes et cravates, aura à jouer beaucoup plus qu'un rôle d'arbitre : elle portera la responsabilité des votes.

    Sans ces partis, les Verts, au Parlement, ne sont rien. Sans eux, les taxes sont mortes. Seulement voilà, ces deux partis sont rongés, notamment le PLR, par l'idée de mimer à tout prix le climatisme ambiant. J'ai maintes fois souligné ici, pendant la campagne, à quel point ce petit jeu était perdant, l'électeur préférant l'original à la copie.

    Mais ils sont tombés dans le panneau : plus Verts que les Verts, plus climatiques que le plus apocalyptique des prophètes, ils ont passé leur temps à brasser les thèmes de leurs adversaires, au lieu de traiter en priorité les leurs.

    S'ils continuent, pendant quatre ans, à se laisser tétaniser par ce qui n'aura été que la mode d'un moment, au lieu de se concentrer sur les fondamentaux de leurs propres idéologies politiques, alors non seulement nous aurons les taxes. Mais eux, partis qui ont fait la Suisse, se perdront eux-mêmes. Est-ce là leur dessein ? La balle est dans leur camp.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Thuringe : l'Apocalypse, ils connaissent !

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    Sur le vif - Samedi 26.10.19 - 07.26h

     

    Dans le Land de Thuringe, ex-DDR, que j'ai la chance de bien connaître, les élections de demain pourraient bien engendrer, elles aussi, une vague, ou une déferlante.

    Et cette vague, si elle advient, ne sera pas celle de bobos urbains qui veulent asperger le peuple de taxes. Parce que l'Apocalypse, en Thuringe, ils ont déjà donné, il y a 74 ans. Et puis, il y a 30 ans, le miracle de la Réunification, ils n'en ont strictement rien vu, à part quelques spéculateurs, qui en ont profité en collaborant avec l'Ouest conquérant. Eux se sont enrichis, mais pas le peuple.

    Au pays de Luther et de Jean-Sébastien Bach, ce sommet de culture et de civilisation au centre de l'Europe, des catégories entières de la population, immenses, n'ont plus ni avenir ni espoir. Le libéralisme triomphant, importé d'un coup de l'Ouest, leur a tout pris. Même leur passé. Même leur mémoire.

    Pour ces gens-là, en Thuringe, en Saxe, en Prusse, Mme Merkel, pourtant native de la DDR, n'a strictement rien fait. En accordant une massive priorité, à l'automne 2015, à une altérité, extérieure à la Communauté germanique, elle a commis une erreur majeure. Elle a sacrifié la cohésion sociale allemande, si importante depuis Bismarck, sur l'autel de son prestige international, à elle. Bref, elle a fait du Stresemann.

    Gustav Stresemann, l'une des figures majeures de la République de Weimar (1919-1933), c'est le brillant ministre qui voulait plaire a la France, plaire à la SDN, plaire au monde, quand les populations allemandes étouffaient sous le poids des Réparations de Guerre, imposées par l'odieux Traité de Versailles (1919). Et quand la France occupait la Rhénanie. Dans l'âme meurtrie des Allemands, la colère fulminait, Stresemann ne voulait pas la voir. Il avait voulu jouer l'image extérieure, contre la Gemeinschaft.

    En Thuringe, pays de la Wartburg, coeur vibrant de l'identité historique, littéraire et musicale des Allemagnes, fin octobre 2019, ce ne sont pas les prophètes d'Apocalypse qui ont la cote. Mais ceux qui défendent la priorité indigène à l'emploi, le retour à un Etat social, fierté des Allemagnes depuis Bismarck, le primat de la communauté allemande, la Gemeinschaft, sur le cosmopolitisme.

    Les enjeux de l'élection de demain, dans le Land de Thuringe, sont autrement signifiants, pour l'avenir de l'Europe, que la vague de mode, en Suisse, dimanche dernier.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Ils se feront vite détester !

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    Sur le vif - Vendredi 25.10.19 - 18.40h

     

    Une vague politique n'est jamais que l'effet lunaire d'un moment de grâce. Elle déboule, déferle, et puis un jour vient le reflux. De la vague poujadiste de 1956, en France, à la vague socialiste de 1981, ou la vague bleu horizon de 1919, ou celle de juin 1968, cette loi mécanique de la politique se vérifie, toujours.

    La vague Verte est là, c'est vrai. Encore faut-il relativiser : l'UDC demeure, de très loin, le premier parti du pays. Et seuls, les Verts ne pourront pas faire grand-chose.

    Mais enfin, ils sont là. Si la législature 2019-2023 consiste, pour eux, à se comporter comme des ayatollahs, imposer à tous leur vision d'Apocalypse, faire la morale au pays tout entier, négliger le social au profit du sociétââââl, taxer tous azimuts, punir, menacer, alors le reflux surgira beaucoup plus vite que prévu. Et les mêmes, envoyés à Berne cet automne suite à une campagne d'enfer, seront les premiers à se faire détester dans l'ensemble du pays. De leur stratégie 2019, on ne verra plus que la ficelle. De leurs discours, on ne déduira plus que l'aubaine d'avoir été les prophètes de la peur.

    La vague aura passé. La politique suisse demeurera. Avec ses fondamentaux : nécessité de cohésion sociale, respect entre parties du pays, besoin absolu de justice fiscale, souci des plus démunis. Cela s'appelle le social. C'est peut-être, ces jours, moins vendeur que le climat. Mais ce sont les valeurs auxquelles moi, je crois dur comme fer. Et je n'ai aucune intention, sous prétexte d'une marée de mode, d'en changer.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • PLR ou UDC : il faut choisir !

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    Sur le vif - Vendredi 25.10.19 - 08.03h

     

    08.03h - Entre les deux candidats proposés en commun par les Jeunes PLR et les Jeunes UDC à Genève, il y a le fossé de la libre circulation, de nos relations avec l'Union européenne, de la notion de frontière, et donc finalement de la souveraineté de la Suisse, en tant que nation.

    Ce fossé est infranchissable. On ne peut être à la fois d'un côté, et de l'autre. Entre la Suisse du libre-échange et celle du protectionnisme, il faut choisir. Entre l'ouverture des frontières et le contrôle des flux migratoires, il faut choisir. Entre le cirage de pompes aux multinationales et le retour à une économie de proximité, au service des PME suisses, il faut choisir.

    Entre la mort des paysans suisses, à cause des Accords de libre-échange, et leur survie, il faut choisir. Entre la mise au chômage des travailleurs suisses à cause de la concurrence importée et sous-payée, et la préférence indigène, il faut choisir.

    Entre Céline Amaudruz et le candidat du PLR, il faut choisir.

    Dans leur louable souci de droite élargie, Jeunes PLR et Jeunes UDC veulent concilier l'inconciliable. Il existe une autre solution à droite : avoir le courage de choisir. Pour que le décompte des voix de chacun, au soir du 10 novembre, représente le nouvel indicateur, pur et cohérent, des rapports de forces au sein des droites genevoises.

    Oui, il faut avoir le courage de choisir. Quand, mais quand donc, l'UDC genevoise s'affranchira-t-elle de son vieux complexe d'infériorité, à la fois métayer et subalterne, avec le parti du libre-échange et des frontières grandes ouvertes ? Un parti qui ne cesse de la traiter en soubrette. Le 10 novembre, il ne faudra pas composer, mais trancher. Mettre fin au complexe du strapontin, ébloui par la lumière de la loge.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • La vie des gens

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    Sur le vif - Dimanche 20.10.19 - 10.25h

     

    Si la législature fédérale qui s'annonce n'empoigne pas, en absolue priorité, la question des classes moyennes, étranglées d'impôts et de taxes, alors la Suisse sera amenée à vivre des troubles sociaux de grande envergure, comme elle n'en a plus connus depuis novembre 1918.

    Ca n'est pas le prolétariat, depuis 230 ans, qui fait les Révolutions en Europe. Ce sont les classes moyennes, lorsqu'elles se sentent prises à la gorge, privées d'avenir, par un système qui les étouffe. Elles travaillent, on leur prend tout. La Ferme générale, incarnée aujourd'hui par les assureurs, se charge de leur arracher leurs ultimes plumes. Ne parlons pas de la détresse de certains de nos paysans.

    C'est cela, l'enjeu de la législature 2019-2023. En comparaison, savoir si le parti A pique trois points au parti B, ne relève que du Monopoly des factions, des ambitions fragmentées des uns et des autres.

    Pour ma part, observateur passionné de la vie et de l'Histoire politiques et sociales de mon pays, je passerai ces quatre
    prochaines années, si la vie m'est prêtée, à m'intéresser de toutes mes forces aux thèmes qui touchent en profondeur la vie des gens. Cela va des soins dentaires aux primes maladie, en passant par les retraites, le prix de l'essence, celui des denrées alimentaires, celui des médicaments.

    Le jeu des personnes et des chaises musicales, j'ai donné.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • L'intérêt supérieur de la nation

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    Sur le vif - Samedi 19.10.19 - 10.54h

     

    Pendant toute cette campagne électorale, dès la rentrée du 26 août, j'ai mis l'accent, infatigablement, sur les thèmes suivants :

    * Cohésion sociale en Suisse, justice fiscale, solidarité entre générations, entre riches et pauvres, entre régions du pays.

    * Système de santé. Indispensables réformes.

    * Primes maladie, préoccupation no 1 de nos compatriotes.

    * Consolidation de notre système de retraites. Renforcement de l'AVS, fleuron de nos assurances sociales.

    * Statut des seniors. Solitude des personnes âgées. Nécessité de les garder à tout prix dans la communauté vivante qui est nôtre.

    * Formation et emploi des jeunes. Valorisation de l'apprentissage. Formation continue, toute la vie.

    * Absolue nécessité de protectionnisme pour notre agriculture et notre viticulture. Valorisation du terroir, souveraineté alimentaire, consommation locale, solidarité envers nos paysans.

    * Prix des médicaments.

    * Prix de l'essence.

    * Soins dentaires.

    * Classe moyenne, thème sur lequel j'ai multiplié débats, éditos, prises de position personnelles.

    * Étranglement fiscal de ceux qui travaillent. Notre système taxe beaucoup trop le revenu sur le labeur. La classe moyenne suisse étouffe ; un jour elle se révoltera.

    * Paperasserie et taxes, à n'en plus finir, pour les PME. Je sais de quoi je parle. Il en faut, du courage, de la persévérance, pour être entrepreneur.

    Tels furent, parmi d'autres, les thèmes que j'ai brassés, dans des débats ou des réflexions personnelles, dans la campagne. Sans me soucier des modes, ni des pressions. En radiographiant ce pays où je suis né, où je vis depuis six décennies, dont j’étudie et scrute l'Histoire et la sociologie politique depuis plus de 33 ans que je suis journaliste professionnel.

    J'ai privilégié les thèmes de la structure profonde du pays. J'ai écouté les souffrances de nos compatriotes. J'ai toujours privilégié le SOCIAL sur le sociétââââl.

    A partir de là, votez pour qui vous voulez. Pour ma part, je ne suis candidat à aucun poste politique, ne l'ai jamais été. La démocratie élective ne m'intéresse que moyennement, parce qu'elle met l'accent sur les personnes. Je lui préfère mille fois la démocratie directe, vivante, intégrale, parce qu'elle est centrée sur des THÈMES, d'intérêt public.

    Non pour faire triompher telle loge, tel parti, telle chapelle, telle coterie, telle faction. Mais pour servir le seul dessein qui m'intéresse comme citoyen : l'intérêt supérieur de la nation.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Les structures, on s'en fout !

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    Sur le vif - Vendredi 17.10.19 - 05.47h

     

    Le DIP peut phosphorer tant qu'il veut sur les structures, regroupement X contre regroupement Y, tronc commun, modèle A contre modèle B, il suffit d'une affaire comme celle du C.O. Renard pour annihiler comme vaines toutes ces puissantes cogitations.

    L'enseignement a besoin de confiance, de sérénité, d'autorité. Le lien, magique, entre maître et élève, est la clef de toutes choses. Il y faut la passion de transmettre, du charisme (eh oui !), un don de soi, un humanisme dans l'approche du savoir.

    Là sont les enjeux, où la relation humaine est centrale. L'enseignement n'est pas une science. Tous ne sont pas égaux dans le don de communiquer. L'obsession structurelle des éternels réformateurs camoufle leur incapacité à saisir cet essentiel, aussi intime qu'invisible.

    Tant qu'éclateront des affaires comme celle du C.O. Renard, où des profs sont physiquement attaqués par des élèves, les discours sur les structures, et sur la énième réforme d'une machine à Tinguely, demeureront parfaitement inaudibles.

    Aucune table ronde, aucune commission inter-partis, aucune recherche de consensus pour s'assurer le succès d'un projet de loi, n'aura le moindre crédit, tant que l'autorité, la confiance, le respect, mais aussi la joie métaphysique de la transmission, ne seront pas au rendez-vous.

    Et ça n'est ni une question de nombre de postes, ni de dotations financières. Le DIP dispose largement des moyens. À lui de mettre de l'ordre dans ses structures, privilégier le front contre les états-majors, dégager des priorités, placer la relation humaine de transmission au centre de tout. C'est cela, la grande idée de l'école. Les structures, on s'en fout.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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