Sur le vif - Page 14

  • Weltwoche Nr 42 - Hölderlin, Handke !

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    Kurz und klar, Donnestag, den 17.10.19 - 13.44 Uhr


    Hölderlin.jpg

    Weltwoche von heute, Donnerstag, den 17. Oktober 2019 - Vier Seiten über Friedrich Hölderlin (250. Geburtstag am nächsten 20. März, 2020, und jetzt eine grandiose Biografie von Rüdiger Safranski, die ich so früh wie möglich lesen werde). Und zwei Seiten über Nobelpreis Peter Handke. An alle diejenigen, die sich für die deutsche Literatur interessieren, möchte ich diese Nummer 42 herzlich empfehlen !

    Pascal Décaillet

    PS - Eine Erinnerung, natürlich (wie könnte es anders sein ?), an meinen ehmaligen Professor Bernhard Boeschenstein (1931-2019). Von ihm - und niemandem anderen - hatte ich zum ersten Mal, Ende 1976, von Friedrich Hölderlin gehört. Dafür, auch für Paul Celan, bleibe ich diesem unvergleichbaren Germanist ewig dankbar.
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  • Verts : l'insoutenable légèreté !

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    Sur le vif - Jeudi 17.10.19 - 08.40h

     

    Hallucinante irresponsabilité financière des Verts ! Ils refusent le budget, non parce que ce dernier est déficitaire et creuse la dette, ce qui serait une sérieuse raison. Mais parce qu'on ne DÉPENSE pas assez pour le climat !

    Mais dans quel monde vivent-ils ? Sur quelle planète ? Quel respect ont-ils de l'argent des contribuables ? Quelle considération portent-ils aux classes moyennes, prises à la gorge par une fiscalité totalement confiscatoire ? Quelle attention vouent-ils aux petits indépendants, qui payent seuls l'intégralité de leur AVS, financent seuls leurs retraites, et en plus doivent payer celles des fonctionnaires, oui les centaines de millions de la CPEG !

    Portés par la mode et le tintamarre climatique de cet automne de folie électorale, les Verts vont marquer des points dimanche. Oui, ce parti-là, avec son insoutenable légèreté !

    Certains, éternellement habités par l'attrait du pouvoir, la tiédeur courtisane, le doux zéphyr des modes, les cajolent et les encensent. Eh bien moi, au moment où ils vont pavaner, je demeure fidèle à mes valeurs. J'ose dire qu'ils ont éhontément récupéré le thème climatique pour engranger des voix, comme ils l'avaient fait avec Fukushima en 2011. Je le dis, parce que c'est tout simplement la vérité.

    Parce que pour ma part, je n'ai jamais cherché, de toute ma vie, ni à être élu, ni surtout à plaire à qui que ce soit. Je dis ce que je pense, ce à quoi je crois. Et rien, ni personne, ni les censeurs, ni les millions parfumés du Grand Horloger, ni les pressions des Frères, ni les manigances des réseaux de l'ombre, ne pourront m'en empêcher.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Serge Dal Busco : en progrès !

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    Sur le vif - Mercredi 16.10.19 - 09.49h

     

    Les mesures annoncées par Serge Dal Busco sur la "mobilité douce" (je mets toujours des guillemets autour de la novlangue que veulent imposer les Verts) vont dans le bon sens.

    Elles favorisent les pistes cyclables, ce qui est très bien. Pour autant, elles ne bannissent pas un trafic motorisé privé qui a parfaitement le droit à l'existence, et a été avalisé par le libre choix du mode de transport, voté par la population.

    Là, le ministre des Transports fait juste. Il me plaît de le relever, les signaux de ces derniers mois ayant été très inquiétants, tant ils donnaient de gages à certains ayatollahs anti-voiture, et tant ils donnaient l'impression de trahir les engagements historiques de l'Entente en termes de mobilité.

    Surtout, il émane de ces mesures un bon sens, une modération, une prise en compte du concret et des besoins réels des usagers, qui tranchent avec la guerre de religion dans laquelle les ayatollahs, justement, voudraient tant enfermer la classe politique.

    M. Dal Busco, cette fois, votre ductilité aura été utile au bien commun.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Climat : on nous somme, on nous assomme !

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    Sur le vif - Mardi 15.10.19 - 13.47h

     

    Que restera-t-il, dans dix ans, vingt ans, du prodigieux tintamarre climatique de cet automne électoral suisse ? Dans cinq jours, bien sûr, les Verts marqueront des points, comme il y a huit ans, lorsqu'ils avaient exploité à fond l'affaire de Fukushima. Les Verts sont un parti respectable, mais ils sont un parti comme un autre, habités par les mêmes ambitions, le même démon du pouvoir, les mêmes rivalités internes, que n'importe quelle autre formation. Ils en ont le droit, c'est le jeu, mais de grâce, qu'ils nous épargnent le coup de la "politique autrement", où ils seraient les agents du Bien, et leurs adversaires, ceux du Mal.

    La politique est une affaire temporelle. Elle amène des sociétés humaines à se donner des lois, qui ne valent pas pour l'éternité, ni face au Ciel, ni surtout pour l'universalité de la planète, mais pour un territoire donné, délimité par des frontières, dont les habitants partagent une communauté d'appartenance, déterminée par l'Histoire, les guerres, les traités, le rapport à la langue, à la littérature, à la culture. La politique est l'affaire de Créon, pas celle d'Antigone.

    Comme maintes fois dit, il ne s'agit pas de nier la question climatique. Ni la nécessité de protéger notre planète. Mais on peut aborder ces questions dans l'ordre d'une rationalité temporelle, où on discute, confronte des arguments, c'est cela la politique.

    Hélas, dans l'affaire climatique, nous ne sommes plus dans cette disputatio, où le choc idées, comme celui de deux silex, produit des étincelles de lumière. Non, nous sommes dans la religion. On ne nous propose pas de suivre des pistes, on nous somme, et bien souvent, on nous assomme. Celui qui, par aventure, ne suivrait pas le dogme (prétendument démontré, ah la perversité de la "science" !), se trouve immédiatement exclu du champ. Sur lui, l'anathème. On le traite de négationniste. On le qualifie, lui, on lui jette une étiquette, on s'évite ainsi la contre-argumentation. Ce procédé porte un nom : il est celui de l'Inquisition.

    Dans dix ans, vingt ans, d'autres jetteront un œil critique, avec la distance de l'Histoire, sur cet automne de folie autour d'un thème unique, en Suisse.

    Dans dix ans, vingt ans, les grandes souffrances sociales d'aujourd'hui, autour des primes d'assurance maladie, de la santé, des retraites, du prix des médicaments, de la solitude des aînés, du lâchage de nos paysans, comment seront-elles considérées ?

    Dans dix ans, vingt ans, se rendra-t-on compte, enfin, de l'immense effet de paravent du thème unique climatique, pour mieux laisser dans l'ombre les questions premières, qui ne sont pas théologiques, mais temporelles ? Elles ne sont pas célestes, ni cosmopolites. Mais propres à des terroirs déterminés, à l'organisation de sociétés, nommées nations, délimitées par des frontières, avec responsabilité de cohésion sociale.

    Dans cet immense effet de paravent, les bobos libertaires auront, une nouvelle fois, été les alliés objectifs des ploutocrates et des possédants. Contre une classe moyenne qui, elle, prise à la gorge, demeure le grand acteur, invisible et muet, des tragédies qui se préparent.

     

    Pascal Décaillet

     

     
     
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  • Cher Willy

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    Sur le vif - Dimanche 13.10.19 - 14.49h

     

    Cher Willy, je vous apprécie au plus haut point. Votre combat, celui de la paysannerie pour l'alimentation de proximité, la qualité des produits du terroir, le lien de confiance entre une population et ses agriculteurs, est juste et bon. Il est l'une des grandes batailles de notre époque, l'un des enjeux majeurs de nos sociétés européennes.

    Votre candidature aux Etats, qui porte ces valeurs, va dans le bon sens. Juste dommage que l'actuel système écrase les voix minoritaires, les indépendants, les solitaires : ils sont pourtant le sel et la vie, dans l'ordre de l'engagement et des idées. Il faudra modifier en profondeur ce système, qui favorise les grégaires, les partis, les corporations, les associations, les courtisans, les grimpaillons. Vivent les solitaires, vivent les solaires, dans leur joie parfois désespérée !

    Je dis donc "Vive Willy Cretegny", ouvreur de voies, candidat solide, plein de bon sens et d'humanité. Mais au même Willy, je dis "Arrêtez votre grève de la faim !". Ce procédé excessif me fait toujours peur, il joue avec la santé, avec la vie, qui sont des biens trop précieux. Je sais à peu près de quoi je parle. Je l'avais dit, exactement en ces termes, il y a quelques années, à Stéphane Valente, lors de sa grève de la faim contre les citernes de Vernier, autre combat honorable.

    Genève a besoin d'un Willy Cretegny en pleine forme. Avec son sourire, sa bonne humeur, sa formidable vitalité. Genève et la Suisse ont besoin, plus que jamais, d'hommes et de femmes comme Willy Cretegny, surgis de la terre, respectueux des cycles, amoureux de l'environnement, sans pour autant jouer les Philippulus d'Apocalypse.

    Alors, Cher Willy, je vous invite à manger une bonne assiette, avec un bon verre de rouge. Et à reprendre le combat. Le débat politique a besoin de vous.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Réunification : on a humilié les Allemands de l'Est !

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    Sur le vif - Samedi 12.10.19 - 10.21h

     

    Je ne me suis pas réjoui lorsque le Mur de Berlin est tombé, le 9 novembre 1989. D'abord, très concrètement, parce que je n'en ai, sur le moment, pas eu le temps : j'ai été préposé, jusqu'à deux ou trois heures du matin, à traduire les discours de MM Kohl et Genscher pour la Matinale du lendemain. J'ai adoré faire ça, d'ailleurs.

    Je ne me suis pas réjoui, parce qu'il était évident qu'un pays souverain qui m'était cher (malgré son régime, sa police politique, la vétusté des infrastructures, l'absence de liberté d'expression face au Parti, tout ce qu'on voudra), et dont j'avais lu avec passion les écrivains, allait, non pas "se réunifier" avec l'Ouest, mais purement et simplement disparaître.

    Cela s'est produit, au-delà de tout ce qu'on aurait pu imaginer. Ce qu'on appelle "réunification" n'a rien été autre, en réalité, qu'un phagocytage pur et simple de la DDR par le glouton Kohl, Rhénan détestant l'Est, suppôt de l'atlantisme et des intérêts américains en Europe, anti-communiste viscéral, comme l'avaient été, avant lui, le Chancelier Adenauer (1949-1963) et le Taureau de Bavière, le Ministre-Président Franz Josef Strauss.

    Immense admirateur des deux Chanceliers ayant immédiatement précédé Kohl, les sociaux-démocrates Willy Brandt (1969-1974) et Helmut Schmidt (1974-1982), comment aurais-je pu vouer la moindre estime à un Helmut Kohl qui, sous prétexte "d'aller vite" et saisir le vent de l'Histoire , a traité ses partenaires de la DDR, en 1989-1990, avec le même mépris qu'on trouverait, chez un aristocrate milanais, pour un travailleur agricole du Mezzogiorno, Pouilles ou Calabre.

    On le sait maintenant, Kohl s'est comporté de manière parfaitement immonde avec le gouvernement est-allemand chargé de négocier avec lui la réunification. Complice et valet des Américain, il a traité ses frères allemands en vaincus du capitalisme triomphant. Il fallait faire vite, liquider la DDR, l'avaler tout cru, l'acheter avec les milliards de l'Ouest, passer en pertes et profits le système social de ce pays. Ne parlons pas de ce que l'Allemagne de l'Est avait fait pour la culture, Kohl n'en avait sans doute jamais entendu parler.

    Si le Rhénan Kohl s'était contenté d'envoyer aux oubliettes un régime communiste que peu regretteront, ce serait une chose. Mais, sous-estimant totalement les questions nationales internes aux équilibres des Allemagnes, il a surtout humilié deux nations, la Prusse et Saxe. La première, croyez-moi, n'est pas morte. Tout au plus a-t-elle subi, juste après la guerre, une damnation de mémoire dont elle se remettra, un jour ou l'autre. On ne gomme pas ainsi une aussi grande nation, ayant joué un tel rôle en Europe depuis Frédéric II (1740-1786).

    Les Allemands qui, aujourd'hui, habitent sur les territoires historiques de la Prusse, de la Saxe et de la Thuringe, aspirent à être reconnus dans leur dignité nationale. Dans ces régions, en Saxe notamment, subsistent de terribles îlots de pauvreté. Chômage, aide sociale, immense précarité : ce sont les grands oubliés du capitalisme brutalement imposé, de l'Ouest, par la réunification. Beaucoup d'entre eux, parmi les aînés, regrettent la DDR, son système social. Le miracle libéral, il ne l'ont vu passer que par-dessus leurs têtes, tout là-haut, chez les spéculateurs qui s'enrichissaient en collaborant avec l'Ouest.

    Ce sont ces oubliés-là, de tous âges, qui aujourd'hui disent leur colère dans les Länder de l'ex-DDR. Parce que pour eux, rien n'a été fait. L'ogre Kohl, le glouton, n'aura été qu'un marchand d'illusions, distributeurs des capitaux de l'Ouest à quelques-uns, oubliant les autres, se souciant comme d'une guigne de la cohésion sociale allemande, de l'équilibre et du respect entre les différents corps des Allemagnes.

    Il est temps, aujourd'hui, de parler de la réunification avec les éléments critiques que l'Histoire ne cesse de nous fournir. Se refuser à cet exercice, c'est accepter comme vérité dogmatique les discours de propagande des ultra-libéraux et des atlantistes, qui sont d'ailleurs les mêmes.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Jamais la dette !

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    Sur le vif - Vendredi 11.10.19 - 04.08h

     

    En aucun cas il ne faut revenir sur le frein à l'endettement. Nulle gestion financière, ni celle d'une famille, ni celle d'une PME, ni celle d'un Etat, ne doit reposer sur la dette. Il faut d'abord réunir les fonds, et ensuite investir. Il ne faut jamais rien devoir à personne, pour assurer sa marge de manœuvre et son indépendance. Il faut maintenir son activité dans des proportions humaines, maîtrisables, respectueuses des personnes et de l'environnement. C'est peut-être vieux jeu, conservateur, tout ce qu'on voudra. Mais c'est ma conception - et ma pratique - de la gestion économique.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Peter Handke, enfin !

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    Sur le vif - Jeudi 10.10.19 - 14.08h

     

    Mon émotion fut immense, il y a environ une heure, en apprenant l'attribution du Nobel de Littérature 2019 à l'écrivain autrichien Peter Handke, quelques semaines avant ses 77 ans.

    Ma première pulsion aurait été de vous dire pourquoi, depuis l'âge de 18 ans, je lis cet immense auteur. Au Collège, où j'étais pourtant déjà très porté sur la littérature allemande, je n'avais pas entendu parler (enfin, il ne me semble pas) de celui qu'une prof d'Uni, à l'automne 76, avait appelé "Das schreckliche Kind der deutschsprachigen Literatur". Elle avait dit "Enfant terrible", alors nous étions allés voir, dans la bibliothèque. Le moins qu'on puisse dire est que nous ne fûmes pas déçus.

    Je réserve à un autre texte, dans les jours qui viennent, le soin de vous décrire pourquoi, à mes yeux, Handke a été l'un des écrivains majeurs, en langue allemande, depuis les années soixante, aux côtés de Heiner Müller ou Christa Wolf. D'autres, d'ici là, s'en chargeront, et ils auront bien raison.

    Mais j'en viens à un point, qui est à la fois littéraire et politique. C'est le courage, de la part de Handke - je l'avais relevé sur le moment, il y a 25 ans - d'avoir parlé des guerres balkaniques, au pire moment de l'anti-Serbie hallucinant qui se déversait sur l'Occident, en proposant, par le biais du récit littéraire, une vision serbe des événements. Aussitôt, cet écrivain majeur de la littérature de langue allemande avait été pris en haine par la communauté batracienne de ceux qui pensaient juste. Ce fut un moment terrible, de ceux qui vous désespèrent de la mission des intellectuels.

    A cet égard, le Nobel enfin attribué à Peter Handke, en plus d'une reconnaissance littéraire totalement méritée, c'est un magnifique camouflet à tous les BHL, les Kouchner, tous les donneurs de leçons, qui ont passé la décennie des guerres balkaniques, les années 1990, à nous instruire le procès de ceux qui ne pensaient pas comme eux. Donc, ceux qui ne pensaient pas comme l'OTAN, les États-Unis d'Amérique, la trahison mitterrandienne, et surtout l'Allemagne de Kohl, voulaient que nous pensions.

    Hommage au jury du Nobel. Cette fois, comme pour Günter Grass en 1999, comme pour Thomas Mann en 1929, ils ont vu incroyablement juste.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Les gueux demanderont des comptes aux bobos !

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    Sur le vif - Jeudi 10.10.19 - 10.39h

     

    L'ouvrier, le paysan, le travailleur agricole, qui a trimé, économisé, depuis des années pour s'offrir une automobile familiale, je ne suis pas sûr que les chants d'Apocalypse du bobo climatique ravissent particulièrement ses oreilles.

    Il a bossé dur. Il l'a enfin, cette voiture, pour emmener les siens à la mer. Il n'a aucune espèce d'envie de prendre le train. Il remplit son coffre de valises, ils ont tout sous la main, pendant les quelques semaines d'été. Ils aiment ça. Ils sont heureux, vivent avec le soleil, vont où ils veulent.

    Beaucoup d'entre eux, oh des Allemands pas millions, ou des Néerlandais, louent un camping-car, pour un mois. Ils y vivent, font des grillades, vont nager dans des lacs sauvages. Pour eux, pas de week-ends de foire à Berlin ou Barcelone, juste l'esprit congés payés, Nationale 7, ils sont les héritiers directs de Charles Trenet et Léon Blum.

    Ah, la doxa du climat ! L'immense paravent, pour jeter dans l'ombre les vrais sujets qui préoccupent les gens, à commencer par les plus précaires d'entre eux. Ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller bosser, et qui vont adorer la taxe sur l'essence. Ceux qui ne vont plus chez le médecin, ne parlons pas du dentiste.

    Bobos, votre tour de passe-passe, avec le grand paravent, vous aurez un jour à le payer. Vous aurez à répondre de votre totale incurie sociale. Un jour, votre alliance objective avec les grands décideurs libéraux, les mêmes qui nous enfument avec leur "finance durable", éclatera d'évidence.

    Ce jour-là, les gueux demanderont des comptes aux bobos. La facture sera salée.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Les journalistes et la pomme de Newton

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    Sur le vif - Mardi 08.10.19 -

     

    14.06h - Depuis 33 ans, je suis membre, et fidèle cotisant, de la Fédération Suisse des Journalistes, aujourd'hui appelée Impressum. Membre de ma section cantonale (Genève), et membre de la faîtière fédérale. Je soutiens cette association professionnelle.

    Mais là, j'enrage. A douze jours des élections fédérales, voilà qu'Impressum adresse à ses membres ce qui peut aisément s'interpréter comme un mot d'ordre. On y apprend que 450 candidats aux fédérales, dans toute la Suisse, ont signé un Manifeste en faveur de la liberté de la presse. Et que, par conséquent, Impressum nous "recommande de leur donner la préférence".

    Je me suis intéressé à mon canton, Genève. Sur 32 signataires, 25 candidats de gauche ! Puis, trois gentils PDC. Puis, deux Jeunes PLR. Enfin, deux Verts libéraux.

    Il faudrait en déduire qu'il ne faudrait surtout voter pour aucun candidat PLR, aucun MCG, aucun UDC, notamment.

    Il faudrait - par une induction intellectuelle dont d'aucuns ne se priveront pas - en conclure que les partis de gauche seraient des amis de la presse. Et les partis de droite, des ennemis. Je n'exclus pas que la réalité soit un peu plus complexe.

    L'idée même que les gentils signataires du gentil Manifeste aient pu, par aventure, avoir été guidés par la démagogie et le souci de plaire à la presse en période électorale, ne semble pas avoir traversé les têtes pensantes d'Impressum.

    Il faudrait que les praticiens du journalisme, profession très individualiste, et détestant à juste titre les pressions et les mots d'ordre, se plient à une recommandation de leur organisation professionnelle, qui va très clairement dans l'apologie de la gentille gauche contre la méchante droite.

    Pour ma part - mais je n'engage jamais que moi - cette missive a été classée avec une verticalité qui pourrait faire mûrir d'envie la célèbre pomme de Newton.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Julian Jackson, Charles de Gaulle, la perfide Albion

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    Sur le vif - Mardi 08.10.19 - 10.12h

     

    10.12h - Je viens d'écouter l'historien britannique Julian Jackson, ce matin à la RSR, sur son livre monumental consacré à Charles de Gaulle, "Une certaine idée de la France", Seuil, 980 pages. Livre que je vais évidemment acheter, dans les jours qui viennent.

    Julian Jackson parle parfaitement français, et tout ce qu'il a dit ce matin est exact et intéressant, encore que rien de nouveau, pour qui est peu ou prou immergé dans la gaullologie, n'ait émergé.

    Le seule vraie nouveauté ne réside peut-être pas tant dans le livre (que je me réjouis tout de même de découvrir) que dans la qualité, l'originalité, d'un regard britannique sur de Gaulle.

    Charles de Gaulle, très porté sur l'Allemagne dès le début de son adolescence, accumulant les références à la littérature allemande dans ses écrits, déteste l'Angleterre. Il n'en parle pas la langue, n'a même pas réussi, en près de quatre ans d'exil à Londres (40-44), à la parler correctement. Il admire la grandeur et la solidité des institutions britanniques, mais reconnaît dans la perfide Albion l'ennemi héréditaire que l'Allemagne, elle (malgré 1870 et 1914), n'est pas du tout.

    L'entretien de ce matin, intéressant, a porté justement sur ce paradoxe : il s'exile à Londres le 17 juin 1940 pour porter la voix de la France, reçoit l'aide de Churchill, mais "dévore la main qui le nourrit". C'est parfaitement exact, de même que son ingratitude : Charles de Gaulle, l'un des plus grands hommes qu'ait hanté la France, est l'une des figures politiques les plus ingrates de l'Histoire.

    Je lirai donc Julian Jackson. Et vous invite (https://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/…/john-e-jackson-lisez-l…) à relire mon blog du 27 septembre, où je dis ma colère contre son homonyme, le grand critique littéraire John E. Jackson, qui croit bon de rabaisser le prodigieux triptyque de Lacouture (le Rebelle, le Politique, le Souverain), première grande biographie du Général dans les années 80, la rangeant à tort parmi les hagiographies.

    C'est une forfaiture que d'avoir laissé entendre cela, car la biographie en trois volumes de Jean Lacouture a été, en son temps, porteuse d'innombrables nouveautés, des choses que personne ne connaissait, et qu'il avait su défricher. A cela s'ajoute la qualité - exceptionnelle - du style. Jean Lacouture, dont j'ai lu tous les livres, de Nasser à Champollion, et que j'ai eu maintes fois l'honneur d'interviewer, était un écrivain.

    Alors oui, lisons Julian Jackson. Et n'oublions jamais de lire et relire encore le triple chef d’œuvre de Lacouture.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Et le tour est joué !

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    Sur le vif - Dimanche 06.10.19 - 09.33h

     

    Ceux qui, en Suisse, ne veulent surtout rien changer aux actuels rapports de forces économiques et sociaux, qui pèsent tant sur les retraités, les assurés des caisses maladie, les patients, les paysans, les classes moyennes, les jeunes sans emploi, les travailleurs pauvres, les petits entrepreneurs, ceux-là donc ont tout intérêt à entretenir l'actuelle ambiance d'Apocalypse climatique.

    Tant qu'on se focalise à mort sur le climat, sujet unique, éblouissant, on laisse invisibles les vraies inquiétudes des Suisses, qui sont clairement d'ordre SOCIAL.

    On déploie un immense paravent, pour camoufler ces structures lourdes de notre société suisse, où se jouent les vraies souffrances de notre peuple.

    Et le tour est joué.

    Entre bobos climatiques et ultra-libéraux, il y a une alliance objective. De même qu'il y a toujours eu alliance entre libéraux et libertaires.

    L'alliance des célestes, contre les terriens. L'alliance des cosmopolites, contre les peuples et les nations.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Monopoly

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    Sur le vif - Samedi 05.10.19 - 16.00h

     

    Prétendre, comme ce matin à la radio le directeur général de la SSR, que les investissements n'ont rien à voir avec le budget courant d'une entreprise, sous prétexte de séparations étanches dans la comptabilité, ou proclamer qu'on ne doit pas hésiter, malgré une situation déjà très serrée (voire déficitaire), à s'endetter pour de miroitantes infrastructures d'avenir, immobilières par exemple, c'est typiquement le raisonnement de ceux qui dépensent l'argent des autres. Ils ont à l'argent une relation lointaine, ludique, virtuelle, onirique, comme on l'aurait à des billets - ou des immeubles - de Monopoly.

    Jamais un petit entrepreneur, un indépendant, qui possède son capital, son outil de travail et sa société, ne raisonnerait ainsi. Petit, prudent, limite timoré, ringard même si ça vous chante, il survivra aux grands flambeurs. Car il a appris, lui, à compter. Et à se méfier. S'il est serré dans son budget, vous croyez qu'il va investir dans des locaux dix fois plus onéreux que son chiffre d'affaires annuel ?

    A moins d'être totalement fou, il ne le fera jamais. Il commencera, s'il est intelligent, par capitaliser, pour élargir patiemment le champ de son possible, consolider son indépendance économique. Et surtout, ne pas emprunter un seul centime ! Le jour où il aura réuni, par ses économies, les sommes nécessaires, il investira. Mais pas avant.

    Mais pour certains parlementaires, ou pour les pontes d'une usine à gaz, aucun problème, on flambe ! Ces gens-là prennent des risques, insensés parfois, avec de l'argent qui n'est pas à eux.

    Je n'aime pas du tout cette manière de considérer la responsabilité de l'entrepreneur.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Les vraies questions, vite !

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    Sur le vif - Vendredi 04.10.19 - 16.41h

     

    Plus on parle de vie privée, de questions sociétâââles, plus on répand l'anecdote, plus on brasse l'écume, plus on s'éloigne des authentiques préoccupations de nos compatriotes.

    Ces inquiétudes sont pourtant aisément perceptibles : les primes maladie, la santé, le prix des médicaments, les retraites, la justice fiscale, la surtaxation des classes moyennes, le prix de l'essence, la solitude des personnes âgées, les loyers, les impôts, l'emploi des jeunes, la qualité de la formation, la fracture numérique (notamment chez les seniors), la fermeture des exploitations agricoles, la détresse de nombreux paysans, les frais dentaires.

    Tant que nos politiques publiques, de droite comme de gauche, seront incapables de donner des réponses solides et viables à ces questions-là, on pourra me parler tant qu'on veut de l'Apocalypse climatique, ma réaction sera la même.

    Elle ne consistera certes pas, cette réaction, à nier le problème climatique. Ni à prétendre qu'il ne faut rien faire. Mais chez moi, la méfiance face à ceux qui profitent, comme d'une aubaine politique, de cette question, et qui répandent le grand frisson de fin du monde pour faire des voix le 20 octobre, l'emportera toujours. Je me souviens de la mort des forêts. Je me souviens de Fukushima.

    Alors oui, les profiteurs vont faire faire des voix, dans deux semaines. Comme ils en firent en exploitant le thème de Fukushima. Et puis, je suis prêt à parier que dans quatre ans, en octobre 2023, ils affronteront la décrue et les désillusions.

    Dans quatre ans, qu'auront fait nos politiques pour trouver une solution à l'échec total de la LaMal ? Qu'auront-ils fait pour nos aînés, les plus précaires d'entre eux, ceux qui doivent se contenter du minimum ? Qu'auront-ils fait pour soulager la classe moyenne de la strangulation des taxes et des impôts ? Qu'auront-ils fait pour la paysannerie suisse ? Qu'auront-ils fait pour les jeunes chômeurs ? Qu'auront-ils fait, de concret et mesurable, pour un peu plus de justice sociale dans ce pays ?

    Ma conviction intime est que tous les humains sont égaux. Je n'érige, pour ma part, aucune espèce de supériorité à quiconque en fonction de son statut social, de sa fortune, de sa notoriété, sans parler bien sûr de la couleur de sa peau, ni de sa religion. En fonction de cette conviction, j'aspire à l'égalité réelle. Je pose comme absolue priorité le SOCIAL. Pour les puissantes questions sociétâââles, merci de voir avec les bobos urbains.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Et huit milliards, huit !

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    Sur le vif - Vendredi 04.10.19 - 10.42h

     

    Huit milliards "d'investissements", prévus par le Conseil d’État, d'ici 2029. Mais ils vont prendre où le fric ? Dans la poche des classes moyennes, une nouvelle fois !

    Qu'ils commencent déjà à réduire le train de vie de l’État. Supprimer les états-majors inutiles. Privilégier le terrain, au service des gens. Qu'il revoient complètement leur catalogue de subventions et "aides financières", comme à cette fondation militante en matière de logement.

    Qu'ils suppriment toute dépense inutile !

    Qu'ils réduisent la dette, de plusieurs milliards !

    Après, on discutera éventuellement des "investissements".

    Il est temps d'instaurer une démocratie directe totale, où le suffrage universel tranche systématiquement sur les grands arbitrages financiers. Parce que, si on doit compter sur la "démocratie représentative", entendez le Grand Conseil, de longs millénaires de clientélisme nous sont encore promis, sous l'empire de la barbichette.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • L'esprit et le verbe

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    Sur le vif - Vendredi 04.10.19 - 09.36h

     

    Une élection est une remise à zéro de tous les compteurs. Il n'y a ni sortants, ni nouveaux. Il n'y a que des candidats, en parfaite égalité dans leur statut d'impétrants.

    À cet égard, les remarques du style "Vous ne connaissez pas le Palais fédéral", adressées par les anciens à ceux qui n'y ont pas encore siégé, sont l'indice d'une faiblesse intérieure.

    Évidemment qu'ils ne le connaissent pas ! Mais s'ils sont élus, et qu'ils sont peu ou prou habités par le démon politique, ils iront très vite à l'essentiel, se feront respecter, marqueront leur territoire.

    Se targuer d'une connaissance antérieure de la liturgie, c'est oublier que cette dernière n'est qu'une codification d'usages. Et que l'essentiel n'est pas le rite, ni les arcanes du Temple. Mais le feu de l'esprit et la sève du verbe.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Candidats : du fond, SVP !

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    Sur le vif - Jeudi 03.10.19 - 10.36h

     

    Une candidature jeune, dynamique et vitaminée n'est en rien le garant, en cas d'élection, d'une bonne politique. C'est juste l'indice que l'impétrant(e) est jeune, dynamique et vitaminé. Ce qui, en soi, n'a aucune espèce d'intérêt politique.

    Il ne suffit pas de se presser, le temps de la campagne, dans toutes les fêtes populaires, ça signifie juste qu'on va se montrer.

    Il ne suffit pas de participer à tous les semi-marathons, ça prouve juste qu'on court vite.

    En politique, il faut, comme par exemple le Jeune PDC Paul Michel, ou le communiste Alexander Eniline, ou heureusement plein d'autres, avoir du FOND.

    Il faut connaître l'Histoire politique, l'Histoire des idées, l'Histoire des partis, à commencer par le sien. Rien de plus niais, à l'évocation du passé, que la réplique "Je n'étais pas né(e), comment voulez-vous que je sache ?".

    Désolé, mais il existe une discipline intellectuelle absolument majeure, qui exige passion et ascèse. Elle s'appelle l'Histoire. Et consiste, justement, à se renseigner un peu sur ce qui s'est passé avant l'horizon de sa propre naissance.

    Le 20 octobre, je tâcherai de trouver douze noms sur ma liste, comme douze apôtres, en sachant qu'il faut toujours se méfier de l'un(e) d'entre eux. Il y aura Paul Michel. Il y aura Alexander Eniline. Et puis, dix autres hommes et femmes de valeur, tous partis confondus.

    Des hommes et des femmes de CONFIANCE. C'est la clef de voûte de cette démocratie représentative que je n'aime pas. Et à laquelle je souhaite un jour (il faudra du temps !) substituer une démocratie directe, totale, délivrée des partis et des intermédiaires.

    Une démocratie vivante, pour toutes les citoyennes, tous les citoyens. Pas juste pour le microcosme politique.

    Une démocratie puissante, égalitaire, fraternelle. Qui mette en avant les thèmes, non les personnes.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

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  • RSR, n'abandonne pas le 5-6 !

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    Sur le vif - Mercredi 02.10.19 - 15.40h

     

    La suppression de la tranche d'infos RSR de 5h à 6h du matin est une très mauvaise nouvelle pour le paysage médiatique de Suisse romande. Beaucoup de gens, dans notre pays, se lèvent tôt le matin : beaucoup plus qu'on ne l'imagine !

    J'ai eu l'honneur, dans mes longues années à la RSR, de produire les trois principales tranches d'informations de la journée. Dès janvier 1994, à mon retour de Berne, j'ai été (avec Georges Pop et William Heinzer) co-producteur des toutes nouvelles Matinales, entièrement gérées par l'info (absolue nouveauté). Puis, de 1996 à 1998, j'ai été le producteur du 12.30h. Puis, de 2001 à 2006, celui de Forum, toute nouvelle formule du soir, que vous connaissez encore aujourd'hui. Réaménagée, certes, mais l'esprit demeure le même : une heure d'infos et de débats, en direct.

    C'est donc le 1er janvier 1994 que nous avons lancé, après des mois de maquettes, la formule dite du 5-9. Le 5-7 était mené par l'excellente Florence Farion, puis l'info arrivait en force dès 7h. C'était, comme plus tard en 2001 pour le chantier de Forum, l'aventure de toute une rédaction.

    Dans cette matinale nouvelle, version 1994, il faut rendre un très grand hommage à ceux qui se sont battus, depuis 25 ans, pour l'information, et les séquences en direct, aux petites heures, notamment le 5-6. D'abord, la tranche est très écoutée : il suffit de voir le nombre de voitures, en Suisse romande, déjà sur les routes avant l'aube. Et puis, ce travail, comme tout boulot de matinalier radio, avait ses aspects tout de même très rudes, notamment en hiver. Pour ma part, j'ai toujours, jusqu'à aujourd'hui, trouvé cette tranche très bien menée.

    Depuis bientôt 14 ans, je ne travaille plus à la RSR, mais dans le privé, où je suis très heureux. N'imaginez pas, pour autant, que je me réjouisse d'une disparition de tranche le matin. Cela porte préjudice aux auditeurs, à l'information, au journalisme, au service public. Il est vrai qu'il y a, dans ma tristesse, toute la nostalgie d'une l'époque pionnière de la Matinale, que j'ai vécue de très près fin 93, puis en 94. Mais il y a, surtout, le nécessité pour moi, comme fidèle auditeur, de recevoir de la RSR du sens, de la mise en perspective, de la valeur ajoutée. Je peine à saisir pourquoi la tranche 5-6 devrait brutalement en être privée.

    Aurait-on, dans les hautes sphères, abandonné la primauté de l'information, qui présidait tant à l'aventure des nouvelles Matinales en 1994, puis à celle de Forum en 2001 ?

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • En quel honneur ?

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    Sur le vif - Mercredi 02.10.19 - 14.07h

     

    En quel honneur, mais en quelle espèce d'honneur, le Conseil d'Etat octroie-t-il Fr. 49'000 d'aide financière à l'association "Rassemblement pour une politique sociale du logement" ? Il l'annonce aujourd'hui, 14.03h, dans son communiqué hebdomadaire.

    Je n'ai rien contre cette association, et ne porte aucun jugement sur son travail. Mais enfin, elle défend une cause militante, clairement engagée dans la bataille autour du logement à Genève, et à ce titre je peine à entrevoir l'opportunité de lui verser l'argent des contribuables. Une association ne doit-t-elle pas s’autofinancer, notamment par les cotisations de ses membres?

    Si vous ajoutez cette "aide financière" à des centaines d'autres, pour quantité d'associations et de "collectifs", vous commencerez peut-être à trouver des pistes d'économies sur le budget de l'Etat.

    Peu de nos conseillers d'Etat, hélas, ont eu à gérer une entreprise privée, et en tenir eux-mêmes le budget, avant de dépenser allègrement les deniers publics. C'est dommage. Cet exercice forge le caractère.

    L'octroi de cette "aide financière" a-t-il fait l'objet d'un vote, au sein du collège ?

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

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  • Fin du mois, fin du monde

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    Sur le vif - Mardi 01.10.19 - 09.46h

     

    Et si l'immense tintamarre climatique n'était autre qu'un providentiel rideau de fumée, qui arrangerait tellement la droite ultra-libérale et affairiste, ou les spéculateurs, pour qu'on parle le moins possible des vraies préoccupations des Suisses, qui tournent autour des primes maladie, de la santé, des retraites, de l'emploi des jeunes, de la détresse de la paysannerie, d'une fiscalité étouffante pour les classes moyennes, sans parler des loyers, du prix de l'essence, ni de celui des médicaments ?

    Pour ma part, je refuse le piège. Je refuse de sacrifier ces thèmes-là, majeurs, sur l'autel de l'Apocalypse climatique.

    Aux puissantes questions sociétâââles, si chères aux bobos des cocons urbains, on me permettra de préférer le bon vieux SOCIAL.

    La fin du mois, avant la fin du monde !

     

    Pascal Décaillet

     

     

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