Sur le vif - Page 4

  • Allez, les gars, on se retrouve chez l'ennemi !

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    Sur le vif - Dimanche 18.10.20 - 13.36h
     
    Les médias traditionnels ont totalement perdu le contact avec le public. Alors, ils passent leur rage sur les réseaux sociaux, ne cessant de les noircir, de les diaboliser.
     
    Et puis, en fin d'émission, après avoir passé une heure à bien essorer, bien éviscérer les réseaux sociaux, en compagnie de puissants intellos parisiens ou de "chercheurs en sciences sociales" de l'Université de Lausanne, dans les vingt dernières secondes avant de rendre l'antenne, alors que le tapis de fin se déroule déjà sous leurs voix, bref à 59'40", ils nous lancent triomphalement : "Merci de votre fidélité ! N'oubliez pas de nous rejoindre, dès maintenant, sur Facebook, Twitter et Instagram !"
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Le cirque blanc

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    Sur le vif - Vendredi 16.10.20 - 20.30h
     
     
    Depuis le début de la crise, je respecte les mesures sanitaires. J'ignore si elles sont justifiées ou exagérées, je n'en sais rien. Je ne suis pas médecin. L'infectiologie ne m'intéresse pas.
     
    Je respecte les mesures, mais je me méfie de l'autorité sanitaire. Je n'aime pas ce pouvoir des blouses blanches, qui nous prend de haut, au prétexte de la "science" et de la connaissance. Je préfère encore la brutalité primaire d'un bon vieux sergent-major, aux joues rosacées, et aux haleines d'alcool. Au moins, cette brute épaisse ne se prend pas pour Dieu le Père.
     
    Rustique, le sergent-major se contente de la parcelle de pouvoir que les hasards byzantins de la hiérarchie lui ont confiés. Il est con, il le sait, il nous emmerde, et la vie continue.
     
    Mais les autorités sanitaires ! À commencer par ces ineffables "médecins cantonaux". Il faut voir comme ils nous parlent. De quel Everest ils s'adressent à nous. Je ne les aime pas, c'est sûr.
     
    Je porte le masque. Je fais tout comme il faut. Mais il y a quelque chose, dans ce cirque blanc, que je déteste.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     

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  • Contrôle démocratique, vite !

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    Sur le vif - Samedi 17.10.20 - 06.49h
     
     
    On ne peut plus laisser le gouvernement genevois cracher, l'une après l'autre, ses directives sanitaires, comme aux pires heures de ce printemps, avec un pouvoir absolu du "médecin cantonal" (qui n'est rien d'autre qu'un fonctionnaire), et de son ministre de tutelle, ivre de puissance.
     
    Les choses ne peuvent pas continuer ainsi. La Suisse est une démocratie. Le patron, c'est le peuple. Le personnage principal, c'est le citoyen, pas l'élu. Et encore moins le fonctionnaire !
     
    La démocratie doit reprendre la main. Contrôle du gouvernement par le Parlement. Et, s'il le faut, par le suffrage universel, qui est le souverain.
     
    Marre de ces conférences de presse, à n'en plus finir. On nous balance des chiffres, des "nombres de cas", des "évolutions en 72 heures". Marre de ces liturgies de la révélation par le chiffre.
     
    Ça fait penser aux topos du service de presse de l'armée américaine, en janvier 91, lors de la Guerre du Golfe. Le pouvoir qui se met en scène, pérore en majesté, sans la moindre contradiction en face, et le bon peuple qui gobe.
     
    Contrôle démocratique, vite !
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Et nous devrions taire notre colère ?

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    Sur le vif - Vendredi 16.10.20 - 08.59h
     
     
    Idéalement, une contre-manifestation massive du privé, un 30 Mai 68 du pays profond, celui qui prend des risques, bosse sans la moindre garantie d'emploi, paye intégralement ses futures retraites, crève de trouille à l'idée de tomber malade, serait la réponse à donner à l'indécence des fonctionnaires, qui, à peine terminée la manifestation d'hier, ont le culot d'annoncer une grève pour le 29 octobre.
     
    Idéalement, il faudrait cela. Mais je ne le préconise pas. Parce que je suis hostile à toute manifestation de rue, quelle qu'elle soit. Y compris pour des causes que je partage. La manifestation, depuis l'âge de dix ans, c'est pour moi le rugissement d'une foule, enfant j'ai vu cela à l'œuvre, et cette primitive sauvagerie n'a plus rien à voir avec la démocratie.
     
    Le démos, le corps des citoyens qui votent, est en Suisse une institution, au même titre qu'un Parlement, un gouvernement. Il peut tout proposer, mais dans les règles. D'où mon attachement viscéral à la démocratie directe.
     
    Je suis contre toute manif. Jamais participé à aucune, de ma vie. Je n'en propose donc pas. Je vomis ce principe d'expression, depuis 52 ans et 5 mois.
     
    Mais j'invite toute personne, à Genève, dotée d'une voix ou d'une plume, d'un cœur et d'un cerveau, d'un caractère et d'un courage, d'une aptitude au combat, à faire valoir, par les canaux qu'il jugera les plus adaptés, son total rejet de ce mouvement indécent de la fonction publique genevoise.
     
    L'économie de notre Canton s'effondre. Nos jeunes ne trouvent pas d'emploi, à cause des décisions sanitaires de ce printemps, et des terribles conséquences sur les entreprises. 192 apprentis sont au chômage. Charrettes de suppressions d'emplois, de licenciements. Perte de 20% du salaire, dans le privé, pour ceux qui sont au chômage technique. Et ce régime touche à sa fin : on n'ose entrevoir ce qui adviendra après. Noël, c'est dans deux mois. Et les fonctionnaires, hyper-protégés dans leur cocon, qui osent faire la grève !
     
    Le Conseil d'Etat n'ose rien contre eux. Une bonne partie de la classe politique ménage son électorat. Nausée, face à ces compromissions. Le citoyen que je suis, libre et indépendant, petit entrepreneur depuis quinze ans, combattant dans l'âme, exprime ici sa colère. Et vous, la vôtre, vous devriez la taire ?
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Sociétards, vous nous les brisez !

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    Sur le vif - Jeudi 15.10.20 - 10.37h
     
     
    10.37h - Le sujet dominant, hier, écrasant même, en termes de vraies souffrances des gens, c'était l'augmentation scandaleusement rachitique des rentes AVS pour 2021. C'était le vrai sujet. C'était le seul sujet.
     
    Toute personne ayant, dans ces conditions, choisi de mettre en avant des questions sociétâââles, juste pour flatter la mode, caresser la tiédeur du vent, faire branché en reprenant l'immonde jargon des "chercheurs en sciences sociales", style "déconstruire les stéréotypes genrés", se retrouve puissamment hors-sujet.
     
    Hors de quel sujet ? Mais hors de la vraie vie, pardi ! Où les priorités, pour l'immense majorité des gens, ne sont pas ces élucubrations sociétâââles, sécrétées par la gauche bobo des Universités, à commencer par celle de Lausanne, mais bel et bien l'urgence SOCIALE qui, dans notre pays, devient criante.
     
    Nos retraités n'en peuvent plus. Il est inadmissible que les Cantons doivent leur servir des prestations complémentaires, par milliards, payées sur les impôts de la classe moyenne, parce que le régime actuel des retraites, révolutionnaire en 1948, renforcé en 1985 par le deuxième pilier, est aujourd'hui à bout de souffle.
     
    Alors, je dis : ça suffit ! Alors, je dis : priorité aux nôtres ! D'abord, aux Suisses. Puis, aux résidents. Priorité à nos jeunes, pour les aider à trouver du travail (du travail, pas à tout prix un "emploi" !). Priorité absolue à nos personnes âgées, qui ont fait ce pays, nous ont donné la vie, et qu'on abandonne.
     
    Les stéréotypes de genre, on verra après.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Deux thunes, pour la route

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    Sur le vif - Mercredi 14.10.20
     
     
    Dix francs de plus pour les rentiers AVS en 2021 !
     
    Dix francs ! Cinq + cinq.
     
    Vous prenez une pièce de cinq francs, vous la posez à côté d'une autre. Et vous avez l'augmentation mensuelle pour nos aînés.
     
    Des gens qui ont travaillé toute leur vie. Participé à la prospérité de notre société. Nombre d'entre eux ont eu des enfants, les ont élevés, éduqués.
     
    Ils représentent quatre décennies de vie active, un peu plus même, au service de la Suisse. Ils ont fait, à la sueur de leur front, l'économie de ce pays, l'une des plus florissantes du monde.
     
    Une pièce de cinq francs. Et une autre pièce de cinq francs.
     
    Et on dilapide des milliards pour ce que vous savez. Et qui nous révulse tous. Et nos personnes âgées, on leur donne deux thunes, pour la route.
     
    Contre cette politique absolument dégueulasse, nous devons tous nous élever vigoureusement. Tous, de gauche comme de droite. Exiger, dans ce pays, une absolue priorité pour les nôtres. Ceux qui ont vécu ici, travaillé ici, fait ce pays.
     
    Deux thunes par mois, c'est immonde.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     

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  • La vie privée de l'Ange

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    Sur le vif - Mercredi 14.10.20 - 06.44h
     
     
    Lorsque poindra l'Apocalypse, tous océans en furie, tous cieux incendiés, toutes terres éviscérées, et l'Ange surgissant, les sociétards continueront-ils de déposer des motions sur son sexe ?
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     

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  • Sociétards totalement décalés !

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    Sur le vif - Mardi 13.10.20 - 16.00h
     
     
    Les députés qui inondent le Parlement de sujets "de société", liés notamment au sexe, au genre, ou encore au mode vestimentaire, alors que Genève est devant la pire crise économique depuis la guerre, portent une lourde responsabilité face à l'Histoire.
     
    Leur décalage total, par rapport aux VRAIES SOUFFRANCES de la population, ruine non seulement leur crédit à eux, mais aussi celui du législatif dans son ensemble, comme institution de la République. Plus globalement encore, celui des élus, face au peuple.
     
    S'il faut un cabinet de guerre pour redresser l'économie du Canton (je plaide dans ce sens dans GHI, à paraître demain), on espère aussi un Parlement de guerre, responsable et sélectif dans la hiérarchie de ses priorités.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Les oiseaux plumés du refrain

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    Sur le vif - Mardi 13.10.20 - 13.33h
     
     
    Liés au genre, au sexe, aux habitudes domestiques, les sujets dits "de société" envahissent nos médias.
     
    Ils envahissent nos médias. Mais c'est tout. Ou presque. Ils occupent la bulle. Le microcosme. Le petit monde de journalistes portés sur ces thèmes-là. Les chercheurs - et chercheuses - en sciences sociales, dont on attend avec impatience qu'ils nous trouvent un jour quelque chose. Les esprits de peu de résistance intellectuelle et spirituelle, portés sur les effets de mode, le bavardage social, le babil sur tout ce qui est nouveau.
     
    Et puis ?
     
    Et puis, l'armada des suiveurs. Ceux qui jamais ne sont en amont, toujours vers l'aval. Ils imitent, reprennent les mots, les postures, les tonalités. Ils recrachent l'innommable jargon des sciences sociales : il faut "déconstruire les stéréotypes", aiment-ils à répéter, oiseaux plumés du refrain.
     
    Les "sujets de société" végètent leur vie dans le trouble de ces eaux-là. Mais guère au-delà, voire pas du tout.
     
    Dès que vous fréquentez un autre univers que celui des bobos urbains, vous constatez que la dimension sociétâââle de l'existence ne les concerne que d'assez loin. Ils pensent d'abord à survivre. Se nourrir. Se loger. Éduquer leurs enfants. Demeurer dignes dans leurs boulots. Ne pas tout donner à l'Etat, ni aux caisses maladie, avant même d'avoir dépensé pour l'essentiel de leur dignité.
     
    Vous constaterez aussi que la préoccupation spirituelle - mettez sous ce mot l'adhésion que vous voulez - habite souvent beaucoup plus l'homme ou la femme de la rue que le rationaliste sociétâââl, tout heureux d'avoir appris le mot "laïcité" et nous le servir à toutes les sauces, ne le prétend. Je ne parle pas ici de foi, ni d'une quelconque religion en particulier. Je dis que la nostalgie d'une transcendance, ou d'une verticalité qui nous ancrerait dans un ordre où l'esprit serait roi, est plus répandue que ce qu'on imagine. Et souvent chez les gens qu'on appelle les plus simples.
     
    Seulement voilà. La mode est au sociétâââl. Si, en vous levant le matin, vous n'avez pas "déconstruit le stéréotype" de vos rêves de la nuit, alors vous n'oserez picorer les primes petites graines de la journée naissante.
     
    La mode, oui. Mais seulement la mode. Soit peu de gens, juste ceux du microcosme. Médias. Chercheurs - et chercheuses - en sciences sociales. Oiseaux plumés de l'éternel refrain. Faune du microcosme, dans l'extase de la bulle.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Jouir de la domination

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    Sur le vif - Mardi 13.10.20 - 08.02h
     
     
    Ce qui m'intéresse, ça n'est pas l'épidémiologie, mais la politique.
     
    Je n'ai, pour ma part, depuis les premiers jours de la crise, jamais parlé épidémiologie, pour la simple raison que je n'y connais rien.
     
    Ces histoires de "nombre de cas", ces chiffres quotidiens qu'on nous balance depuis huit mois, ne me parlent pas. Je ne suis pas médecin, encore moins épidémiologiste.
     
    En revanche, la politique me passionne. Depuis l'enfance, je la connais, je la comprends. Je m'intéresse à son langage, son système de communication. De manipulation, aussi.
     
    Depuis février donc, je ne vous parle jamais médecine, mais politique.
     
    Et là, que voyons-nous ? La chienlit. Qu'entendons-nous ? 26 cacophonies. Que constatons-nous ? Le fédéralisme, vertu cardinale de notre pays, dévoyé par la floraison maligne de petits chefs locaux.
     
    Que découvrons-nous ? L'immanente noirceur du pouvoir. Tout pouvoir, d'où qu'il vienne. Le pouvoir, qui corrompt les âmes.
     
    Le peuple suisse découvre, par exemple, que le monde des blouses blanches est touché, comme les autres, par la noirceur de la domination. Celui qui sait. Celui qui détient l'expertise. Celui qui porte la vérité. Celui qui use de sa compétence comme levier de pouvoir sur les humains.
     
    Les politiques ne sont pas en reste. La cacophonie discrédite la parole de l'autorité. Elle ruine le crédit des élus, des corps intermédiaires. Elle pulvérise la confiance. Elle attaque en cela l'essence même du Pacte républicain.
     
    Nous en sommes là. L'Histoire de cette crise n'est pas celle, particulièrement rasoir, des communiqués quotidiens sur les "nombres de cas".
     
    Non. Elle est celle de la désagrégation d'une confiance. Parce que de nombreuses personnes, blouses blanches ou costumes noirs, ont abusé, par jouissance de la domination, de leur petite parcelle de pouvoir.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Les réseaux ? Mais ils vivront !

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    Publié sur mon site FB - Lundi 12.10.20 - 16.02h
     
     
    Le Temps peut nous la fredonner, la chansonnette, tant qu'il veut. Mais les réseaux sociaux sont aujourd'hui, ne lui déplaise, le lieu de partage des connaissances , en Suisse et dans le monde. Le lieu le plus vivant, le plus réactif, le plus interactif.
     
    Vous savez la passion qui m'anime pour ce mode de communication. J'y suis depuis des années, tout en pratiquant en parallèle d'autres formes d'expression : presse écrite traditionnelle, blog, télévision. Et tout en demeurant, jusqu'au fond de mon âme, un homme de radio.
     
    Je fais tout cela, oui. Et parmi mes vecteurs, il y a ce réseau social, sur lequel vous êtes (petit coquin !) en train de me lire, ici et maintenant.
     
    Continuons ! Ne racontons pas nos vies privées ! Encore moins celle des autres. Respectons les humains, la part en eux d'intouchable, je crois en cela, cette pudeur dans l'approche de tout autre. Je déteste moi-même qu'on la transgresse à mon égard.
     
    Respectons les humains. Mais soyons féroces, courageux, intraitables, dans la défense de nos idées. Soyons des fauves, assoiffés de connaissance ! Soyons des combattants. N'ayons pas peur. Ce qu'il adviendra du Temps, je l'ignore. Mais les réseaux sociaux, eux, vivront.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Eh bien, dérangeons !

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    Sur le vif - Lundi 12.10.20 - 07.35h
     
     
    À Genève, les ukases sanitaires tombent, comme fruits d'automne. Les décisions sont prises en roue libre. Un seul homme, régnant à la fois sur la Police et sur la Santé, mais aussi sur la survie du Commerce, fait la pluie et le beau temps. Il ne supporte pas la moindre critique, alors qu'il est au service du peuple. Au service des citoyennes et citoyens de ce Canton.
     
    Le Grand Conseil, comme ce printemps, est aux fraises. Il n'exerce pas son contrôle politique, laissant l'exécutif à son arbitraire princier. Alors que la situation économique de Genève est dramatique, notre Parlement doit perdre du temps avec des questions sociétâââles, portées par le vent des modes, n'ayant strictement rien à faire dans le cahier des charges d'un législatif. Alors qu'autour de ce cocon, dans la vraie vie, l'économie s'effondre. Des familles sont jetées dans la précarité.
     
    Le pouvoir politique a ses petits collabos. De beaux esprits, riches en salivation, prêts à lui lustrer les pompes, en discréditant toute critique, tout émetteur du moindre doute sur l'opportunité des décisions sanitaires. On met en doute, comme dans les très riches heures de M. Brejnev, la santé mentale de ces gens. On leur colle le mot-valise de "complotistes", équivalent de celui "d'hérétiques" lors de l'Inquisition. On leur dresse des bûchers. On convoque les meutes.
     
    Le Conseil d'Etat genevois est totalement déséquilibré. Un homme accapare tout : la Santé, la Sécurité. D'un geste, d'un mot, il ferme des bistrots, interdit a des acteurs économiques d'exercer simplement leur métier, dissout le monde de la nuit. Sans le moindre contrôle parlementaire, il décrète, régente, régule. Sur la scène du pouvoir, il est seul. Autour de lui, des ombres diaphanes promènent leur impuissance impersonnelle.
     
    La crise est sanitaire, nous dit-on. Sans aucun doute. Mais ce virus aura été le puissant révélateur d'un autre mal : la propension de l'exécutif à s'accaparer tous les pouvoirs. Celle d'un ministre à régner en maître absolu. Celle du Parlement à se dessaisir de sa mission de contrôle.
     
    Celle d'étiqueter comme ennemis du bien commun, ou esprits dérangés, des citoyennes ou citoyens se permettant d'émettre, sur la gestion de la crise, une autre tonalité vocale que les tessitures rugissantes du pouvoir.
     
    Ce que je dis ici dérange ? Eh bien, dérangeons !
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • M. Poggia, contrôlez vos troupes !

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    Sur le vif - Dimanche 11.10.20 - 12.34h
     
     
    Hallucinante communication de la médecin cantonale à l'ensemble des membres du Grand Conseil !
     
    Message contradictoire, incohérent, autour d'une "auto-surveillance" dans laquelle l'ensemble des députés devraient se placer ! Ils auraient dû être sous ce régime toute la semaine dernière, alors qu'ils n'ont cessé de mener leur vie, et siéger en commissions. Et pour cause : ils n'étaient pas informés ! C'est mon confrère Raphaël Leroy, RSR, qui sort cette info.
     
    On pensait la nouvelle médecin cantonale moins ébouriffante que son ineffable prédécesseur. On doit désormais déchanter.
     
    Les directives sanitaires, à Genève, vont dans tous les sens. Ni cohérence, ni unité de doctrine. Des pulsions de domination administrative, au gré du hasard. En roue libre. Sans contrôle politique.
     
    M. Poggia, vous dirigez à la fois la Santé et la Sécurité. Commencez par mettre de l'ordre dans vos troupes, avant de venir fouiner dans nos domiciles !
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Le social ! Pas le sociétâââl !

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    Sur le vif - Dimanche 11.10.20 - 10.57h
     
     
    L'hôtellerie genevoise n'est déjà plus que l'ombre de ce qu'elle fut. Dans ce secteur, comme dans la restauration, le commerce de détail, et tant d'autres, des milliers d'emplois vont disparaître à Genève ces prochains mois.
     
    Des familles entières vont se retrouver sur le carreau. Par effet induit, les fournisseurs des commerçants en faillite, et les familles des fournisseurs, vont se se retrouver paupérisées, comme jamais depuis la guerre.
     
    Une seule priorité à Genève : sauver l'économie ! Tout le reste vient derrière. Il appartient aux autorités, aux politiques, à nous citoyennes et citoyens, mais aussi à tous ceux qui, par leur diffusion, portent une parole publique, de s'engager pour le salut du canton.
     
    S'engager, c'est pratiquer une hiérarchie des sujets qui soit responsable, concernante, en phase avec la souffrance des gens. Et non lunaire.
     
    Laissons aux bobos les questions sociétâââles. Et nous, hommes et femmes responsables, empoignons avec ardeur les vraies urgences. Qui sont sociales. Oui, simplement sociales.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Mais nous y sommes très heureux !

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    Publié sur mon site FB - Samedi 10.10.20 - 09.12h
     
     
    "Comment sortir de l'emprise des réseaux sociaux ?", demande à l'instant, du haut de sa chaire, la RSR.
     
    Notre réponse : nous sommes très heureux, ici, sur un réseau social. Depuis des années, nous en avons fait, tous ensemble, un outil efficace et rapide de lien entre les humains, de communication de nos intérêts profonds.
     
    Analyses, commentaires, humeurs, réactions à chaud, confrontations d'idées, informations originales. Émergence de belles plumes, insoupçonnées, chez des gens dont nous n'avions jamais entendu parler. Tout à coup, le peuple s'exprime. L'inconnu au bataillon.
     
    Non seulement, nous n'avons aucune envie de "nous sortir" de ce réseau social, sur lequel nous sommes ici, mais nous voulons y ancrer plus que jamais notre présence. Nous aimons passionnément l'Histoire, les livres, les langues, nous voulons creuser les connaissances, échanger ce que nous savons, nous laisser surprendre par des gens que nous ne connaissons pas. Nous sommes des chercheurs d'âmes.
     
    Ici, pas de porte-parole. Pas de voix autorisée. Pas d'officiel. Chacun a sa chance. Chacun s'exprime. Chacun est libre.
     
    Nous aimons la connaissance. Nous voulons partager nos passions intellectuelles, littéraires, musicales. Nous détestons le pouvoir. Tout pouvoir, d'où qu'il vienne. Nous sommes des hommes et des femmes libres, heureux d'être sur ce réseau.
     
    En revanche, si par hasard quelqu'un connaît un moyen de se sortir de la SSR, de ses obligations d'adhésion, de son arrogance monopolistique, de ses directives ecclésiales, de ses positions de missionnaires, nous lui serons très reconnaissants de bien vouloir nous l'indiquer.
     
    Pascal Décaillet

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  • Le patron c'est le peuple, M. Poggia !

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    Sur le vif - Vendredi 09.10.20 - 22.28h
     
     
    Ce Conseil d'Etat est à bout de souffle ! Il camoufle son impuissance totale contre la crise économique, son incompétence, en petites décisions de flicaillons, jusque dans nos domiciles privés ! Nous n'irons pas jusqu'au printemps 2023 ! M. Poggia doit être remis à sa place par la fureur souveraine des citoyennes et citoyens de ce Canton. Le patron, c'est le peuple, pas lui !
     
     
    En prétendant franchir le seuil de nos sphères privées, ce ministre casse le Pacte républicain. Et rompt la confiance que nous avions placée en lui.
     
     
    Nous sommes en Suisse, pas dans une saloperie de dictature ! Le personnage principal, en Suisse, c'est le citoyen, pas le petit Fouché de service. Nous ne déclarerons pas nos réunions privées. L’État n'entrera pas dans nos appartements ! Nous sommes des citoyennes et citoyens libres, adultes, vaccinés. La police sanitaire ne viendra pas fourrer son nez chez nous. Ai-je été assez clair ?
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Ensemble, on réussit. Ensemble, on tombe.

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    Sur le vif - Vendredi 09.10.20 - 06.40h
     
     
    Un gouvernement n'est pas là pour gérer, peinard, les affaires courantes. Mais pour s'engager sur un objectif à atteindre. S'il y parvient, c'est bien. Sinon, il faut donner sa chance à une autre équipe.
     
    Regardez Pierre Mendès France, le seul véritable homme d'Etat de la Quatrième République. Investi par la Chambre le 18 juin 1954, il se donne un mois, devant les députés, pour trouver une solution à la question indochinoise. Sinon, dit-il, je pars. Il prend ses fonctions, travaille d'arrache-pied. Un mois plus tard, il signe les Accords de Genève. Et met fin à la Guerre d'Indochine.
     
    Voilà un homme qui a pris un risque, inouï. Donné sa parole. Tenu parole. L'essence d'or du pacte républicain : le mérite, la vertu (virtus), la confiance.
     
    Ce petit homme à la grande âme, qui avait été ministre des Finances de Charles de Gaulle à la Libération, ne restera aux affaires que jusqu'au 7 février 1955. Puis, plus rien. Plus jamais au pouvoir, jusqu'à sa mort, en 1982.
     
    Un gouvernement, de gauche comme de droite, ça doit être un pari sur une action. Si on échoue, on part. On ne reste pas là, éternellement, à gérer en silos des Départements, chacun dans son coin, sans s'occuper de ceux des autres.
     
    Un gouvernement, ça doit être un angle d'attaque, une prise de risque, par un collège indivisible. Ensemble, on réussit. Ensemble, on tombe.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Un peu de décence, Mmes Kitsos et Emery-Torracinta !

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    Sur le vif - Jeudi 08.10.20 - 15.51h
     
     
    Je connais deux magistrates socialistes, l'une à la Ville, l'autre à l'Etat, qui devraient cesser de constamment se plaindre, pleurnicher parce qu'elles n'auraient "pas assez de moyens" pour leur action politique.
     
    Dans un cas comme dans l'autre, ces tonalités de pleureuses sont particulièrement malvenues. L'économie genevoise s'effondre. Les rentrées fiscales aussi, par voie d'immédiate conséquence. Et il n'est pas question d'augmenter d'un seul centime les impôts des classes moyennes, il faut au contraire les baisser, d'urgence.
     
    Dans ces conditions, nos collectivités publiques, au Canton comme à la Ville, vont devoir apprendre à travailler avec moins de ressources. N'importe quelle entreprise privée, confrontée à une baisse de recettes, s'adapte immédiatement : réduction des charges, réduction de la voilure. C'est aussi simple que cela.
     
    Simple, sauf pour Mesdames Emery-Torracinta et Kitsos. A les entendre l'une comme l'autre, une non-augmentation (je ne parle même pas d'une baisse !) de leurs ressources allouées serait un drame, une calamité, une forfaiture.
     
    Eh bien non, Mesdames. Vos Départements respectifs, le DIP au niveau cantonal, et le Social en Ville, ont largement assez d'argent. C'est à vous, à l'interne, d'adapter vos moyens humains et matériels au financement qu'on vous donne. Cet argent, que vous recevez, est celui du peuple ! Le peuple du Canton. Le peuple de la Ville. Cessez, Mesdames, d'en demander toujours plus. Pensez à la situation dramatique de l'économie privée à Genève. C'est là que l'effort majeur s'impose, et non dans les appareils, celui de l'Etat ou celui de la Ville.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Radicaux et socialistes, partis d'Etat

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    Sur le vif - Jeudi 08.10.20 - 10.35h
     
     
    Dans l'Histoire de la Suisse moderne, deux partis m'impressionnent depuis toujours, dans leur dimension d'Etat : les radicaux et, dans une mesure un peu moindre mais bien réelle, les socialistes.
     
    Je partage à bien des égards la vision politique des premiers, et beaucoup moins celle des seconds, comme on sait. Mais peu importe ! Les radicaux et les socialistes, je les comprends. Je parle leur langage. J'ai lu les mêmes livres. Je sillonne comme eux le champ de leurs références.
     
    Et ce champ, c'est celui de l'Etat. Les radicaux ont fait la Suisse moderne. Sept conseillers fédéraux sur sept, entre 1848 et 1891 ! L'industrie, c'est eux. La puissance économique, c'est eux. Le Gotthard, c'est eux. Le tissu ferroviaire, c'est eux. La chimie à Bâle, la machine-outil dans le Triangle d'or, c'est eux. Les institutions encore en vigueur aujourd'hui, c'est eux. Ils ont fait l'économie, et ils ont fait l'Etat.
     
    Tant qu'ils demeureront sur cette ligne, je pourrai faire un bout de chemin avec eux. Tant qu'ils agissent au grand jour, mettent les cartes sur la table. Les radicaux fraternels et lumineux, persuadés d'avoir tout compris, tout seuls, aux inquiétudes spirituelles de leurs contemporains, en les considérant comme caduques, archaïques, au nom d'une Raison triomphante, je les combats. En certaines terres que je connais bien, quelque part entre Furka et Camargue, ces radicaux, organisés en Ordres monastiques de la laïcité, m'exaspèrent. Sauf ceux qui assument, annoncent la couleur, au grand jour. Avec ces derniers, aucun problème.
     
    Les socialistes, je ne partage pas leurs visions. Mais c'est un parti d'Etat, c'est certain. Ils ont pour l'Etat un dessein, une ambition. Tentaculaire, peut-être, et c'est là le problème. Mais enfin, leur langage est un discours d'Etat, leur horizon est d'Etat, leur univers est d'Etat. Leur langue, je la comprends. Je ne comprends pas celle des Verts.
     
    Et puis, radicaux et socialistes ont donné à la Suisse les hommes que j'admire le plus : Hanspeter Tschudi, Jean-Pascal Delamuraz, André Chavanne, et quelques autres. J'ai connu ces trois hommes, personnellement : grande interview radio de Tschudi, chez lui à Bâle, pour ses 80 ans, en 1993. J'ai connu Chavanne. Et j'ai fréquenté de près Jean-Pascal Delamuraz, comme on sait, pendant des années, le suivant notamment sur plusieurs voyages à l'étranger, et couvrant au jour le jour, micro en main, la bataille épique du 6 décembre 1992.
     
    On connaît un peu mon trajet intellectuel et politique, on sait que mes idées souverainistes m'éloignent aujourd'hui de ces deux partis. Mais je garde avec eux, en commun, la passion de l'Etat. Surtout pas un Etat qui s'occupe de tout ! Mais un Etat fort, là où il doit l'être : la défense nationale, les grandes infrastructures, la santé, la formation. C'est autour de nos appétits d'Etat que nous, les citoyennes et citoyens de ce pays, devons, au-delà de nos différences, nous rassembler. Car le projet purement privé, la réussite seulement individuelle, à la Berlusconi, n'est d'aucun secours au salut d'un pays. Tout au plus creuse-t-il des inégalités, là où il faut les combler.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Conseil d'Etat : la Ligne Maginot

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    Sur le vif - Mercredi 07.10.20 - 18.50h
     
     
    Le ronron pépère du Conseil d'Etat, en silos, alors qu'un cabinet de guerre anti-crise économique s'impose, me fait penser aux généraux français de la Ligne Maginot, entre le 2 septembre 1939 et le 10 mai 1940 (l'attaque à l'Ouest).
     
    Savez-vous par exemple que le Général Gamelin, généralissime en retard d'une guerre, utilisait encore le bon vieux téléphone de campagne, le même que celui des tranchées de 14-18, alors que les Divisions Panzers allemandes, mobiles et autonomes, communiquaient entre elles, en mouvement, par radio ?
     
    Lire absolument un livre dont je parle souvent, l'un de mes ouvrages de chevet depuis 40 ans : "L’Étrange Défaite", de Marc Bloch, qui nous raconte de façon saisissante l'aspect intellectuel et moral de la déroute française de mai-juin 40. Alors que la Mobilisation générale de 1939 s'était très bien passée, parfaitement coordonnée. Alors que le matériel français (contrairement à la légende instillée après la défaite par Vichy, pour charger Blum et le Front populaire de 36) était aussi moderne que celui des Allemands. Alors, surtout, que les soldats français se sont, là aussi contrairement à la légende noire de Vichy, courageusement battus.
     
    Quand je vois ce Conseil d'Etat inerte et disparate, je songe aux braves généraux français de la Ligne Maginot, pendant la Drôle de Guerre, entre le 2 septembre 39 et le 10 mai 40. Ils sont tétanisés. Ils n'osent pas le mouvement. Ils n'osent rien. Ils s'enterrent, en attendant que l'Histoire, quelque part au-dessus de leurs têtes, fasse son oeuvre.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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