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  • Médias : et si on atomisait tout ce petit monde !

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    Sur le vif - Mardi 30.03.21 - 18.57h
     
     
    En matière "d'aide à la presse", ma position a toujours été parfaitement claire : pas un seul centime d'argent public, pour personne ! Les journaux, les médias en général, ne doivent vivre que d'eux-mêmes, par eux-mêmes, par leur propre mérite. Ils ne doivent strictement rien recevoir de l'Etat . Cette position, comme toutes celles que je prends ici et sur mon blog, n'engage que moi, et pas les clients et partenaires pour lesquels j'assume des mandats. Eux c'est eux, moi c'est moi.
     
    La gauche veut "aider la presse", pourquoi ? Mais enfin, vous ne voyez pas ! Pour avoir son mot à dire, pardi ! Les collectivités publiques, aussi. Les gouvernements cantonaux. Ne parlons pas des ineffables exécutifs des grandes villes, qui sont autant de bastions de gauche, où l'on se construit une clientèle, en engraissant "collectifs" et associations.
     
    A tout cela, toute cette interdépendance malsaine, je dis NON. Entrepreneur depuis quinze ans, je n'ai jamais emprunté, jamais dû un seul centime à personne. Jamais investi dans du matériel (j'ai un studio de formation radio depuis dix ans), sans avoir, en amont, économisé les fonds pour mon entreprise. Le délire actuel, agité par la gauche, et notamment par les Verts, de "dette par investissements", va ruiner notre pays. Quand les choses vont mal, on se serre la ceinture, on réduit son train de vie, on compte les sous, on prépare patiemment ses forces pour les combats futurs.
     
    Mais l'aide à la presse, je dis NON ! C'est un fil à la patte ! Une saloperie de dépendance par rapport à des lascars qui vous ont aidé financièrement avec de l'argent qui n'est d'ailleurs par le leur, et qui se chargeront, un jour ou l'autre, de vous rappeler ce que vous leur devez.
     
    Eh puis, merde, j'avais voté OUI à No Billag ! Pendant la campagne, j'étais resté silencieux. Mais j'avais eu raison de voter OUI ! S'il faut absolument qu'existent des entreprises des médias (il faudrait en discuter, d'ailleurs), eh bien qu'elles s'autofinancent !
     
    Mais la vraie question, alors que j'écris ces lignes sur un réseau social, et que vous me faites l'amitié de m'y lire, c'est : allons-nous enfin inventer la société moderne, celle où chaque citoyenne, chaque citoyen peut s'exprimer librement, en interroger un autre librement, organiser des débats librement, partager sa culture, son savoir, ses passions, ses références, ses lectures, librement. Avec d'autres hommes et d'autres femmes libres. Loin du corset consanguin des "médias". Et loin de l'arrogance corporatiste de ce métier qui, depuis 35 ans, est pourtant le mien : le journalisme.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Les âmes abimées

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    Sur le vif - Mardi 30.03.21 - 10.22h
     
     
    Les Verts au pouvoir ? Mais c'est très simple : ils seront exactement comme tous les autres. Ils l'ont d'ailleurs déjà été, lorsqu'ils étaient en duo au Conseil d'Etat. Ils le seront à nouveau.
     
    L'archaïque noirceur du pouvoir ne touche aucun parti en particulier, aucun sexe, aucune religion : elle est de toujours et de partout, elle s'applique à tous, sans exception. Je m'exprime à ce sujet dans un commentaire rédigé vendredi, et qui paraît demain dans GHI : "Le pouvoir, celui qui vous fait jouir".
     
    Le pouvoir transforme, et il corrompt. Non d'une corruption morale, qui ne m'intéresse pas, mais de celle d'une âme abimée, ce qui relève à mes yeux de la gravité suprême. J'aurais pu mettre le chapeau, celui du mot "abîme", les gouffres de la vie, ceux qui vous perdent pour le monde sensible, pour la beauté terrestre, vous ne voyez plus que vous-mêmes, vous dans votre miroir du pouvoir.
     
    Dès qu'un individu, dès qu'un parti, dès que l'amère tristesse d'une coalition d'intérêts parvient au pouvoir, alors, inexorablement, commencent les mécanismes de l'abus. C'est valable pour tous ! Nul n'y échappe. Ni les Verts, ni aucun autre.
     
    Je déteste l'idée d'un pouvoir gentil. Pour la simple raison qu'elle est fausse. Entre 1978 et 1990, j'ai vu six fois Léo Ferré sur scène. Au moins quatre de ces six fois, juste avant de quitter le public, tout sonore encore de la puissance de ses chansons, il s'adressait à nous : "Et n'oublie pas une chose : le pouvoir, d'où qu'il vienne, c'est de la merde".
     
    Il avait mieux compris la politique que les grands clercs. Il avait saisi, comme personne, l'essence irréparable de ce qui abime les âmes.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Déjà, ils ne sont plus

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    Sur le vif - Lundi 29.03.21 - 07.36h
     
     
    Où lit-on, à longueur de journées, que "le journalisme est indispensable à la démocratie" ?
     
    Réponse : dans des... journaux !
     
    Dans l'immensité plurielle du public, on ne lit pas cela. Mais au contraire, une noire colère contre la presse.
     
    Cette colère, les "indispensables" la prennent de très haut. De leur Everest, ils dénoncent le "populisme" des réseaux sociaux.
     
    Et, dans leurs journaux, entre soi, en cercle fermé, tout heureux de se parler à eux-mêmes, ils continuent de se proclamer "indispensables".
     
    Nous nous dispensons d'eux, pourtant. Nous forgeons nos opinions hors de leur caisse de résonance. Nous vivons nos vies ailleurs. Nous publions directement nos commentaires ou réflexions sur les réseaux. Et nous nous en portons fort bien.
     
    Mais eux, là-bas, continuent de tonner : "Nous sommes indispensables".
     
    Déjà, leurs accents s'atténuent. Déjà, leur voix s'éteint. Déjà, leurs silhouettes s'estompent, dans la pénombre.
     
    Déjà, ils ne sont plus.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Les apprentis-sorciers

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    Sur le vif - Lundi 29.03.21 - 06.44h
     
     
    Aucune hausse d'impôts ? Une première nous a clairement été annoncée hier soir, sur le plateau du GRAND GAC. On y a aussi appris que le portefeuille des Finances n'intéressait plus du tout le PLR.
     
    Tout cela, le soir même du basculement à gauche du Conseil d'Etat !
     
    Soyons clairs : la gauche a de l'appétit. Elle a deux ans pour mettre le paquet. Et elle ne va pas se gêner. Elle va creuser la dette, immobiliser le trafic motorisé, nous balancer des points médians jusque dans la légèreté soluble de Verlaine. Elle va nous bassiner avec des sujets de société n'intéressant que des minorités.
     
    Merci, qui ? 60% d'électeurs sont à droite, 40% seulement à gauche. Mais c'est la gauche qui gagne le siège !
     
    Chez certains libéraux, tout contents d'avoir réussi leur petit coup, faire passer la gauche pour deux ans, en se disant que ce n'est pas grave, on risque d'osciller, d'ici 2023, entre déconvenue et désillusion. Ces apprentis-sorciers n'ont pas servi Genève.
     
     
    Pascal Décaillet

     
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  • Putain, deux ans !

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    Sur le vif - Dimanche 28.03.21 - 14.59h
     
     
    Un gouvernement de gauche, pendant deux ans. Deux Verts et deux socialistes. Ou même trois Verts (en incluant M. Dal Busco), et deux socialistes. Une libérale, convertie à la dette. Un clignotant, imprévisible.
     
    A Genève, trois cinquièmes (58,4%) de l'électorat ont voté aujourd'hui à droite. Deux cinquièmes seulement (41,5%), pour la gauche. La droite est nettement majoritaire dans ce canton.
     
    Au sein de la droite, le radicalisme historique, populaire, proche des classes moyennes, celui des indépendants, des petits entrepreneurs, des PME, emporte plus d'un tiers des voix. Le libéralisme des golden boys, ceux des années 90 et jusqu'à la crise de 2008, est mort. Les fatigues patriciennes se sont repliées dans leurs granges brûlées. La droite genevoise est nettement majoritaire, sans appel, mais en termes de dynamique, elle est en lambeaux.
     
    Autour de l'homme qui a réuni aujourd'hui près de 34% des voix, quelque chose, dans les deux ans qui viennent, va se constituer. Une force. Une puissance. Une dynamique de désir, populaire et combattante. Nul autre mouvement, parmi les éclopés de la déroute, ne lui sera comparable. Rendez-vous en 2023.
     
    Reste l'essentiel : pour deux ans, la gauche est au pouvoir. Au gouvernement, pas au Grand Conseil certes. Mais elle va faire des dégâts. Les ayatollahs de la "mobilité douce" ont de beaux jours devant eux. Nous allons "nous endetter massivement" (sic !), pour des isolations d'immeubles. La gangrène inclusive va tenter de s'incruster dans notre magnifique langue française. L’École genevoise, aujourd'hui champ de ruines, va continuer ses dégâts. La classe moyenne va continuer de se paupériser. Le délire sociétâââl, cher aux bobos urbains, va continuer de jeter son paravent sur les vraies questions sociales. Il y en a pour au moins deux ans. Putain, deux ans !
     
    Je ne reprocherai jamais à la gauche d'avoir voté pour la gauche, c'est son rôle. Mais je sais exactement qui, à droite, a tout fait pour cette victoire, par simple haine d'un homme, pourtant arrivé largement en tête de leur famille politique, au premier tour. Merci à eux ! Car les principales victimes de ce basculement à gauche, ce ne sont pas les nababs, qui s'en sortiront toujours. Ni les assistés. Mais, entre les deux, la classe moyenne. Ceux qui se lèvent le matin pour aller bosser. Ceux qui vivent de leur boulot, non de rentes. Les indépendants. Les petits entrepreneurs. Ceux qui crèvent de trouille de tomber malades parce que tout peut s'écrouler, d'un jour à l'autre. Tous ceux-là peuvent remercier les puissants tacticiens de l'Entente, qui ont sciemment fait passer la gauche.
     
    Quant à moi, je suis un homme libre. Un entrepreneur, depuis exactement quinze ans. Un indépendant, plus féroce et plus farouche que jamais. Moi aussi, de partout, j'ai subi des pressions pendant cette campagne. Aucune d'entre elles n'aura la moindre influence, ni n'exercera la moindre censure, sur ce que j'ai à dire, dans l'ordre de l'analyse et du commentaire politique. Je ne suis ni un intellectuel, ni un eunuque. Je suis un homme libre. Un entrepreneur qui se bat. Je n'ai ni patron, ni maître. Je n'ai que la puissance de mon énergie, et mon ardeur sur le champ de bataille.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Béla Bartòk : la vie qui nous attend

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    Sur le vif - Vendredi 26.03.21 - 15.22h
     
     
    Béla Bartòk a 140 ans. Pas une journée sans que je ne pense à lui. Rares sont les jours où je n'écoute pas, pour le moins, un passage de ses Quatuors. Ou la Symphonie pour orchestre, écrite à New York, juste avant de mourir, dans la solitude et la misère.
     
    Je reviendrai un jour sur ce qui me lie à ce musicien d'exception, en tentant de le définir, de le comprendre. Disons juste, très globalement, le sens infini de chaque note, la totalité d'existence de chaque instrument, le surgissement de l'imprévisible, hors de toute matrice, l'incroyable richesse des chants populaires hongrois, qui ont inspiré son oeuvre, et qu'il a sublimés.
     
    Béla Bartòk ne ressemble à personne. Très difficile de lui dégager une ascendance, ni une filiation. Il se pose là, seul au monde. Écoutez, tendez l'oreille, de la musique pour les instruments, c'est physique, le bois, le cuivre, les cordes. C'est la vie. La vie qui va. La vraie vie, celle qui nous attend.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • J'aime pas.

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    Sur le vif - Mercredi 24.03.21 - 14.59h
     
     
    Les lascars qui distribuent, grands seigneurs, l'argent qui ne leur appartient pas, n'attirent que modérément mon estime. En un mot, j'aime pas.
     
    Conseillers d'Etat, membres de l'exécutif de la Ville, si prodigues d'épaisses enveloppes pour les "associations", et autres "collectifs" de leur clientèle électorale. J'aime pas.
     
    Pères Noël des "Fondations". Tonnes de fric, surgies on ne sait d'où, disons d'une version lessivée des Indulgences, chères à Luther. Le type déboule, costard coupé main, étoffes soyeuses, il brandit le pognon, rachète un journal, impair et passe, et puis avec le journal, il s'offre un site, pair et manque, et puis après, café noir, italien, tellement serré. J'aime pas.
     
    Pour moi, l'entreprise, ça n'est pas jouer avec l'argent des autres. Mais risquer le sien, en étant infiniment prudent. On économise, avant "d'investir". On fait tout soi-même, pour ne pas se ruiner. Y compris vitres, aspirateur. Et puis, on a la trouille. Ca fait mal au bide, mais ça vivifie l'âme. Et ça stimule l'imaginaire. Ca, oui, j'aime.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Et si M. Fonjallaz s'occupait du DIP ?

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    Sur le vif - Mercredi 24.03.21 - 08.37h
     
     
    Par dépêche de l'Agence DECAPROD, publiée ici même et sur mon blog, nous sortions, le samedi 6 mars 2021, à 17.53h, l'affaire des directrices et directeurs du Collège de Genève "maltraités" et "malmenés" par le DIP. Nous enquêtons sur ce sujet depuis longtemps. Nos informations, depuis le 6 mars, se sont étoffées, comme vous le constaterez dans les jours et les semaines qui viennent.
     
    Dans la foulée, la Tribune de Genève a sorti deux intéressants papiers sur le sujet, signés de ma consœur Sophie Simon. Je renvoie au second de des papiers, publié ce matin, intitulé "Deux directeurs du Collège sur onze sont en arrêt de travail". Vous y trouverez un excellent rappel de l'affaire.
     
    Dans la foulée toujours, la députée PLR Natacha Buffet-Desfayes, qui n'a pas peur de gratter les sujets qui dérangent, ni de se faire des ennemis, annonçait avant-hier, lundi 22 mars, aux Yeux dans les Yeux, qu'elle saisissait le Conseil d'Etat d'une QUE (Question urgente écrite), sur ce dossier qui relève d'un véritable tabou dans la République, tant le DIP multiplie toutes choses pour l'étouffer. D'autres députés, notamment PLR et MCG, s'intéressent de près à cette affaire, comme nous le verrons dans un avenir proche.
     
    Pour le rappel des faits, lire la TG de ce matin. Mais une chose est sûre : les directrices et directeurs du Collège de Genève ont été, c et automne - et certains le sont encore aujourd'hui - en conflit ouvert avec le Département. Ils se disent "maltraités" et "malmenés" par leur hiérarchie. Faut-il rappeler ce qu'est un directeur de Collège (entre 15 et 19 ans, les années qui mènent à la Maturité) ? C'est un personnage considérable, aimé et respecté des élèves, une référence intellectuelle et pédagogique pour ces adolescents, en pleine et passionnante période de formation. Faut-il ici citer Péguy, "L'Argent", Cahiers de la Quinzaine, 1913, ce passage de lumière où il évoque le souvenir de ses maîtres, ce qui jusqu'à la mort le lie à eux ?
     
    Les directeurs du Collège de Genève ! L'idée même que les titulaires d'une tel poste, aussi central sur le front de l'enseignement, aient pu se sentir "maltraités" ou "malmenés" par les apparatchiks de la hiérarchie byzantine du DIP, donne la nausée. Le Parlement, instance de contrôle du gouvernement et de l'administration, doit faire toute la lumière sur cette affaire. Le DIP doit collaborer, et toute tentative d'entrave à ceux qui enquêtent sur ce sujet d'intérêt public doit être dénoncée.
     
    Au surplus, on notera que surgit ici une affaire de "maltraitance" de hauts cadres de l'Etat, d'importance première sur le champ de bataille de la transmission des connaissances, par d'obscurs ronds-de-cuir d'état-major. Une affaire de "maltraitance". Ca ne vous rappelle rien ? La Présidente du Conseil d'Etat, également cheffe du DIP, prenait de grands airs de fin du monde, il y a quelques mois, lorsque, pour des motifs similaires, elle dézinguait l'un de ses collègues, le privant de tout Département, pour une affaire touchant également à la gestion des ressources humaines.
     
    Nous ne saurions imaginer que la Présidente entende appliquer, dans la République, deux poids et deux mesures. Nous ne doutons pas une seconde, donc, qu'elle confie au juge Fonjallaz, qui a désormais du temps libre, le mandat d'enquêter sur le Département de l'Instruction publique.
     
    Quant à nous, nous continuerons d'enquêter sur cette affaire, que nous avons sortie et que nous suivons d'infiniment près, quelles que soient les pressions qui tentent de nous en empêcher.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Les petits arrangements du silence

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    Sur le vif - Mardi 23.03.21 . 10.08h
     
     
    "Crise institutionnelle" ? Bof ! Les gens, dans la rue, se contrefichent bien de savoir si le Conseil d'Etat mène ses travaux dans une bonne ambiance ou s'il est ravagé, comme tout groupe de pouvoir, par les dissensions internes. Cela, c'est leur affaire à eux. Ce qui se passe entre eux, comme fluides d'amour ou de haine, le citoyen n'en à rien à faire.
     
    De même, l'ambiance entre députés, au Grand Conseil, le règlement interne du législatif, la sanction pour un verre d'eau, tout cela est strictement sans importance. C'est leur affaire. Il est plutôt normal, souhaitable même pour la vivacité démocratique, au sein d'une assemblée de cent personnes d'avis divergents, que le ton et la tension montent. L'art oratoire ne consiste pas à s'exprimer assis, masqué, arc-bouté sur un micro qui souvent déraille. Mais à s'adresser debout, tête nue, fort de la seule puissance de sa voix et de son verbe, à un public qui, lui aussi debout, adhère ou non à vos propos.
     
    Prenez les gens dans la rue. Demandez-leur ce qu'ils pensent de la "crise institutionnelle". Ils vous diront qu'ils s'en foutent. Ou qu'ils ne savent pas ce qu'il y a, derrière la laideur-barrage de cet adjectif, "institutionnel".
     
    Les gens veulent un gouvernement qui gouverne. Un Parlement qui assume ses deux missions : faire des lois, contrôler le gouvernement. Dans quelle ambiance on s'acquitte de ces tâches, cela ne les intéresse pas.
     
    Surtout, dans notre démocratie suisse, le personnage principal, ça n'est pas le ministre. Ni le député. Mais le citoyen. C'est de lui, de toutes ces femmes et tous ces hommes, que doivent surgir les impulsions. Nous avons une démocratie directe, j'affirme qu'elle est sous-utilisée ! Plus le peuple en fera usage, plus le débat politique suisse sera vivant, pertinent, proche des vraies préoccupations des gens.
     
    Et nous, le peuple, quand nous débattons, n'ayons pas peur de hausser le ton, ni de nous engueuler ! La puissance de cette catharsis est autrement salutaire que les coups bas entre ministres. Ou, pire encore : les petits arrangements du silence.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Le nouvel étalon de l'extase

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    Sur le vif - Lundi 22.03.21 - 10.26h
     
     
    Un gouvernement de gauche serait une catastrophe pour Genève.
    La dette, déjà pléthorique, deviendrait apocalyptique. Il faudrait des générations pour la rembourser.
     
    Des sommes monstrueuses engagées dans des "investissents" keynésiens complètement foireux, du sous New-Deal idéologique, repeint en vert : "Nous allons devoir nous endetter massivement (sic !) pour la rénovation des bâtiments". Ça fait envie !
     
    Des milliards engloutis pour des assistés. L'esprit d'entreprise, tué. Une fonction publique pléthorique. Des milliers de contrôleurs pour contrôler d'autres contrôleurs. L'apparatchik en perpétuelle floraison printanière.
     
    Ultra-féminisme, ultra-climatisme, érigés en religion d'Etat. Le cloaque inclusif accroché à la légèreté ailée de notre langue française. Partout, des "collectifs", des meutes, des milices de la morale, qui déboulent et qui déferlent.
     
    L'Instruction publique devenue gardiennage. Le renoncement à toute transmission. Féminisme et climatisme enracinés dans les caboches, à coups de massue, par la Congrégation pour la Doctrine du Bien.
     
    Les frontières, ouvertes. Le "migrant", sanctifié. Le bon Suisse sédentaire, qui se bat depuis des générations pour construire ce pays, ridiculisé, chez lui.
     
    Le débat public, intellectuel, culturel, réduit à une bouillabaisse verbeuse sur les questions "de genre". Le point médian en nouvel étalon de l'extase.
     
    Et si cette élection complémentaire n'était, en vérité, qu'un bon vieux combat entre la droite et la gauche ? Un combat culturel, vous m'entendez !
     
    On la disait caduque, cette césure ? Foutaise ! Elle est plus vivace que jamais ! Elle touche notre culture. Elle touche notre raison d'être. Elle touche notre rapport à la langue, aux textes, à la transmission. Voulons-nous défendre ces valeurs ? Chacun est libre, en conscience.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Les vibrations acariâtres du Triste Sextuor

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    Sur le vif - Dimanche 21.03.21 - 10.46h
     
     
    La presse dominicale, qu'on a connue plus transgressive dans la projection intellectuelle, se contorsionne pour savoir quel Département on pourrait bien "donner" à Pierre Maudet, en cas de réélection.
     
    A la vérité, Frères orangés, ne vous faites aucun souci à ce sujet. Si, par hasard, Pierre Maudet devait être réélu, ce qui est loin d'être fait à J-7, alors croyez-moi, il ne s'agira pas, pour le Triste Sextuor, de lui "donner" un dicastère. "Donner", oui, ce mot méprisant que vous osez, comme s'il s'agissait de statuer sur le nombre de miettes de pain qu'on jette à un moineau, ou sur la pièce que l'on concède à un mendiant, sur un parking de supermarché.
     
    Le Sextuor n'est pas propriétaire d'une parcelle, dont il n'aurait, à regret, qu'à bien vouloir laisser une partie, la plus infinitésimale possible, à l'enfant prodigue.
     
    Le Sextuor est au service du peuple, qui l'élit. Il doit avoir l'intelligence d'en percevoir les signaux.
     
    Si, par aventure, Pierre Maudet devait être réélu, après trois années où il fut pestiféré, alors ce sera beaucoup plus qu'une simple élection, beaucoup plus qu'un simple rapport mathématique entre lui et ses concurrents.
     
    Si Pierre Maudet est réélu, c'est un séisme. La voix du peuple, contre vents et marées, qui tonne, dans la nuée.
     
    Et il ne va pas réélire Maudet, le peuple, pour que le Triste Sextuor lui accorde, du bout des lèvres, un strapontin. Mais bel et bien, pour que le Conseil d'Etat fonctionne à nouveau à sept, sans la moindre injustice, ni la moindre inégalité, de l'un à l'autre.
     
    Si Pierre Maudet est réélu, ça n'est certainement pas lui qu'il s'agira d'avoir à l’œil. Mais les six autres ! Et, au premier chef, cette Présidente du Conseil d'Etat qui a multiplié les paroles pour dire à quel point toute collaboration avec le pestiféré lui pesait. En tirera-t-elle les conséquences ? Aura-t-elle, elle aussi, le courage de mettre son poste en jeu ?
     
    Il est un peu dommage que la presse orangée, toute à l'écoute des vibrations acariâtres du Sextuor, n'ait pas eu l'ampleur de vue de considérer la dimension tellurique, volcanique même, d'un retour du pestiféré.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Ecuries d'Augias, vite !

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    Sur le vif - Vendredi 19.03.21 - 18.02h
     
     
    Que l'Université de Lausanne soit l'un des nids de gauchistes les plus fertiles et les plus douillets entre Palerme et Narvik, personne n'en a jamais douté. Et depuis des décennies ! Pas possible d'y faire trois pas, sans tomber sur un "chercheur en sciences sociales" qui veut déconstruire les stéréotypes, vous assomme avec de l'ultra-féminisme ou de l'ultra-climatisme, vous embrigade dans des "collectifs" à coucher dehors, vous pollue avec de l'inclusif et de l'épicène.
     
    Et ils osent, maintenant, venir se plaindre sur leur canal préféré, la RTS, parce que la Rectrice veut cadrer leurs prises de parole publiques. Quand je pense que ces lascars sont payés avec les deniers du contribuable !
     
    Il y a, en ces rupestres contrées où la diphtongue nasale se referme sur le désespoir du monde, des écuries d'Augias à nettoyer, et vite !
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Il y a pire compagnie, au coeur de la nuit

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    Sur le vif - Vendredi 19.03.21 - 10.40h
     
     
    Hier soir, juste avant minuit, Mitteldeutscher Rundfunk (Sachsen-Anhalt, Thüringen, notamment). La Thomaskirche de Leipzig. L'une des versions les plus habitées de la Johannespassion, BWV 245. De celles qui vous saisissent. Par leur simplicité, leur nudité.
     
    Un concert pour le temps de Covid. L'église où Bach fut Cantor dès le Vendredi Saint 1724, vide. Pour interpréter la Passion, un clavier, un marimba (quel magnifique instrument, dans l'acoustique des pierres), un soliste à la fois. C'est tout. Le choeur est figuré par zoom, écran constellé d'hommes et de femmes qui chantent chez eux, en même temps, juste une oreillette pour le retour d'ensemble. Communauté des vivants. Communion des saints ?
     
    Et si la musique, comme aussi la poésie, se construisait à partir du vide ? Autour du vide. Dans la peur et pourtant l’attraction du vide. Tout élève confronté au solfège, que découvre-t-il, très vite ? Des soupirs. Des pauses. Des rondes. L'expression notée du silence, marqué dans la durée. Et si la première note, au premier matin du monde, était née de la première panique face au vide ? Toute musique contient du son, et elle contient aussi du vide, et le vide est son, il est son du silence.
     
    Quand on pense "Passion de Bach", on se figure une église pleine à craquer, un orchestre solide, un choeur immense, sur les gradins, quatre solistes, et un public jusqu'au fond de la salle.
     
    Là, le vide. Dans l'église même de Jean-Sébastien Bach ! Passio secundum Johannem. Première exécution ici même, le 7 avril 1724. L'église où Martin Luther avait prêché, pour la Pentecôte 1539. Des bombes, le 4 décembre 1943, mais la structure, sauvée. Le souvenir de Mendelssohn, qui redécouvre Bach. La Thomaskirche de Leipzig, c'est le coeur battant de l'âme allemande, l'un des hauts lieux de vibration spirituelle et musicale, dans le monde. Pour moi, un repère, aussi puissant que Rome ou Jérusalem.
     
    Et là, hier minuit, le vide. Le soliste à la voix douce nous chante la Passion, là où elle fut jouée pour la première fois. Et nous sommes là, emportés par la sobriété, la douceur aussi. La langue allemande, celle de la traduction de Luther, en 1522. Le marimba, qui intègre toutes les tonalités du monde. Juste être là. Chanter le texte. Jouer les notes. Accomplir la Passion. Faire office. Nul ornement. Nul pathos. Juste l'exécution du signal donné.
     
    A la vérité, dans ce concert de la Thomaskirche pour temps de Covid, nous n'étions pas si seuls. Disons, pour demeurer dans le seul ordre du temporel, qu'il y avait Bach. Et qu'il y avait Martin Luther. Il y a pire compagnie, au coeur de la nuit.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • La Genève des camarades

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    Sur le vif - Jeudi 18.03.21 - 10.34h
     
     
    Le Conseil d'Etat doit rendre des comptes sur l'affaire des directrices et directeurs "maltraités" au Collège de Genève.
     
    Le Conseil d'Etat doit rendre des comptes sur ce qui se passe à la Chancellerie.
     
    Le Conseil d'Etat doit rendre des comptes sur l'intervention totalement intempestive, en plein processus électoral, de sa Présidente, contre l'un des candidats en lice.
     
    Le Parlement, instance de contrôle de l'exécutif, doit exiger du Conseil d'Etat toute la lumière sur ces affaires, parmi tant d'autres.
     
    Si on fait tant de tintamarre sur un "problème de RH" dans un Département, alors on applique la même exigence de lumière là où éclatent des cas similaires. M. Fonjallaz a sans doute du temps libre.
     
    La presse de gauche, toujours aussi unilatérale et lamentable, moraliste à vomir, juste là où ça l'arrange, se fait la complice de la loi du silence. Et cela, pour une seule raison : pas de remous avant le 28 mars. Pas de remous avant l'élection, tant espérée par eux, de la candidate Verte.
     
    Et puis, une fois qu'elle sera élue ? Eh bien je vais vous le dire, moi : TOUJOURS PAS DE REMOUS ! La gauche genevoise aura un relais de plus, au sein du collège, pour étouffer ce qui doit l'être.
     
    C'est cette Genève-là que vous voulez ? La Genève des camarades.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Alors maintenant, ça suffit !

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    Sur le vif - Mercredi 17.03.21 - 22.05h
     
     
     
    Maltraitance des directeurs et directrices du Collège de Genève au DIP, loi du silence sur une affaire de RH concernant le chef du Protocole à la Chancellerie, interventions intempestives de la Présidente du Conseil d'Etat pendant la campagne électorale : le Triste Sextuor est au-dessous de tout !
     
    Un climat d'exécution a été instauré contre Pierre Maudet, alors que des ambiances RH comparables - voire pires - régnaient dans d'autres Départements, et celles-là, on les a passées sous silence !
     
    Alors maintenant, ça suffit ! Ce Triste Sextuor devra rendre des comptes ! Que le peuple juge. Première sentence : le 28 mars.
     
     
    Pascal Décaillet

     
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  • AVIVO : où sont passés nos moralistes ?

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    Sur le vif - Mercredi 17.03.21 - 15.14h
     
     
     
    Les puissants vociférateurs, les furibards imprécateurs, qui hurlaient au déni de démocratie interne, suite à la recommandation de vote de la CCIG, souffriraient-ils d'une extinction de voix ? Sur la décision hallucinante de l'AVIVO, soutenir la candidate Verte, on n'entend pas le moindre bruissement de lèvres. Les indignations sont-elles à ce point à géométrie variable ?
     
    L'AVIVO, ce sont des milliers de personnes âgées dans le canton. Elles proviennent de tous les horizons. Il y a des membres de gauche. Il y a des membres de droite. Il y a des membres que la politique n'intéresse pas. La représentation des Verts, parmi les adhérents de l'AVIVO, est sans aucun doute exactement la même que la représentation des Verts, tout court, à Genève. Je ne sache pas que cette dernière soit de 51%. De quel droit les instances dirigeantes peuvent-elles ainsi saisir les membres captifs de l'AVIVO, en leur brandissant un choix idéologique ?
     
    Imaginons, un instant, que l'AVIVO ait soutenu Pierre Maudet. Ou Yves Nidegger ! Non mais allô, vous imaginez le scandale ? On aurait entendu les moralistes hurler, jusqu'aux confins du Finistère !
     
    Mais hier, pas un mot, pas une plainte. Juste le silence des hypocrites qui, sous couvert de morale, veulent nous imposer leurs choix de société.
     
    Et si je suis le seul, à Genève, à dénoncer cela, eh bien je serai le seul ! Et les moralistes, plus que jamais, je les emmerde.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Directeurs "maltraités" : panique au DIP ?

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    Sur le vif - Mardi 16.03.21 - 16.10h
     
     
    Ici même, et par dépêche de l'AGENCE DECAPROD, nous sortions, le 6 mars 2021, l'affaire des onze directeurs et directrices du Collège de Genève "maltraités" par leur hiérarchie, au sein du DIP.
     
    Ce matin, la TG revient sur l'affaire, et nous apprend que le MCG a saisi la Commission de contrôle de gestion. C'est le moins qu'on puisse faire, surtout que la réaction du DIP, relayée par la TG, transpire la panique à bord. En gros : "Il y a eu des problèmes, mais rassurez-vous, tout s'arrange !".
     
    Cette version apaisante ne correspond pas exactement aux éléments dont nous disposons. Il y a bien eu les directrices et directeurs des Collèges, à Genève, se plaignant d'avoir été "maltraités" et "malmenés" par le Département. Il y a eu - il y a peut-être encore - une souffrance vécue par de hauts cadres au sein du DIP. Quoi de plus important qu'un directeur de Collège ?
     
    Puisse la Commission de contrôle de gestion accomplir sur cette affaire sa mission de haute surveillance. Puisse-t-elle le faire à l'abri de toute pression. Puisse, enfin, la magistrate à la tête du DIP reconnaître que les problèmes dits "de ressources humaines" ne sont pas l'apanage du seul Département de l'économie. Et assumer, face à ce qui se passe chez elle, toute sa part de responsabilité.
     
    Si la Commission de contrôle de gestion est surchargée, reste une piste : confier le dossier au juge Fonjallaz. Il paraît qu'il a du temps libre.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Les "valeurs" des golden boys : non, merci !

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    Sur le vif - Mardi 16.03.21 - 10.35h
     
     
    Les décisions de la CCIG appartiennent à ses membres. Ceux qui condamnent la dernière recommandation de vote sont-ils membres de la Chambre ? Si oui, c'est bien. Si non, ils n'ont strictement rien à dire.
     
    Je suis moi-même membre de la CCIG et de la FER. Je reçois à longueur d'année des recommandations de vote avec lesquelles je suis en profond désaccord. Notamment quant aux adhésions systématiquement libérales de la seconde de ces associations, hélas souvent, aussi, de la première. On me recommande de voter pour tel ticket PLR au Conseil d'Etat, au National, aux États, etc. Parfois, on agrée un PDC, de ceux qui ne contrarient en rien l'ordre libéral du monde. Jamais un UDC. Jamais un MCG. J'aurais, depuis quinze ans, largement eu de quoi rugir. Je ne l'ai jamais fait.
     
    Si la CCIG avait soutenu la candidate du PDC, agréée par l'actuelle direction du PLR pour barrer la route au candidat indépendant (ben oui, faut dire les choses telles qu'elles sont), nos grandes âmes imprégnées de "valeurs" auraient trouvé ça formidable. Mais là, comme la Chambre annonce un choix en faveur du pestiféré, on s'étrangle, au maximum de l'hystérie et de l'hypocrisie.
     
    Parmi ceux qui hurlent au loup, il y a qui ? Certains des golden boys les plus ultra-libéraux des années d'argent facile. Sont-ils seulement membres de la CCIG ? Surtout, sont-ils les mieux qualifiés pour administrer à cette association professionnelle et patronale la moindre leçon quant à des "valeurs" en matière de PME, d'indépendants, de toutes petites entreprises qui essayent de survivre ?
     
    Ces paradoxes, personne ne les soulève ? Eh bien moi, si.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Lâchez-nous les baskets avec vos "valeurs", bande d'hypocrites !

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    Sur le vif - Lundi 15.03.21 - 23.37h
     
     
    Il faut arrêter de nous menacer de "crise institutionnelle" en cas de réélection de Pierre Maudet. C'est un argument ridicule. Notre démocratie fonctionne très bien : il y a une élection complémentaire, quelqu'un la gagnera, et siégera donc au Conseil d'Etat pour les deux années restantes de la législature. Ce gagnant, quel qu'il soit, sera parfaitement légitime, et bénéficiera d'une onction toute fraîche du peuple. Où est la crise institutionnelle ?
     
    Maintenant, si vous entendez par "crise institutionnelle" la rage du Triste Sextuor, et notamment de la Présidente, face au retour non-souhaité de l'enfant prodigue, alors désolé, mais vous délirez. Si Pierre Maudet est réélu (ce qui est loin d'être fait), contre vents et marées, malgré l'acharnement du Sextuor à ourdir sa perte, alors croyez-moi, il ne va pas revenir la queue entre les jambes.
     
    Si une telle situation devait peiner le Triste Sextuor, et notamment la Présidente (pour laquelle il est apparemment si insupportable de travailler avec ce collègue), alors ce sera à eux - et non à Maudet - d'en tirer les conséquences.
     
    Quant aux discours sur les "valeurs", notamment chez les vieux libéraux, laissez-moi rire. Les mêmes, dans les années d'argent facile où fleurissaient dans leur parti les golden boys ultra-libéraux et les spéculateurs, étaient beaucoup moins regardants sur les "valeurs" de la Genève de Calvin. Géométrie variable !
     
    Il n'y a ni "crise institutionnelle", ni insoluble problème de "valeurs". Qu'on nous lâche les baskets avec la morale, et qu'on envoie au Conseil d'Etat celui - ou celle - qu'on juge le plus apte à la fonction. Un magistrat exécutif n'est pas là pour "être", mais pour faire. La politique est une éthique de l'action efficace, non de la posture vertueuse.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Les "collectifs", au panier !

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    Sur le vif - Lundi 15.03.21 - 16.09h
     
     
    Toute personne disant "Nous", alors qu'elle pourrait dire "Je", perd immédiatement tout espoir à une quelconque estime de ma part.
     
    Nous devons renouer avec la prise de parole individuelle. Un texte = un auteur = une signature. Une, et pas deux ! Une, et pas trente-six !
     
    Il est, à mes yeux, totalement lâche d'engager, dans une prise de position, une autre personne que soi-même. Quant à l'écriture à deux (ou à trente-six), laissez-moi m'étrangler : rien de plus intime qu'écrire, rien qui soit davantage de nature à sublimer la personne humaine, l'individu, dans sa solitude ciselée.
     
    Je vous invite à fuir les "collectifs", et les textes à signatures multiples. Pour ma part, je vire de mon horizon toute personne participant à ces impuissances grégaires. Je n'ai pas fait vœu de passion ovine. Et même l'Agneau pascal, depuis dix-huit mois, je m'en passe, ayant décidé de modifier mon mode alimentaire.
     
     
    Pascal Décaillet

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