Sur le vif - Page 5

  • Un capitaine, pas des stewards !

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    Sur le vif - Mercredi 24.02.22 -18.19h
     
     
    Désolé, mais le Conseil fédéral ne prend absolument pas la mesure de la gravité des pénuries qui nous attendent cet hiver. Il ne parle que d’économies, il ne remet pas en cause sa politique d’approvisionnement, aucune auto-critique sur son suivisme européen en matière de « sanctions », fin février. Une conférence de presse timorée, pointilliste, un exercice de communication, pour feindre de maîtriser le problème.
     
    Il faut un cabinet de guerre. Un Général Electricité. La férocité d’une volonté combative, pour la survie du pays, comme État économiquement fort, et surtout comme nation souveraine.
     
    Il nous faut oublier l’ahurissante fiction d’une « communauté internationale », qui serait solidaire. Seuls les hurluberlus du Palais des Nations, dans la tiède courtoisie de leurs cocktails anglophones, y croient encore !
     
    La « communauté internationale » n’existe pas. Il nous faut puiser tout au fond de nos âmes patriotes. Nous aimons ce pays. Nous ne devons croire qu’en nous-mêmes. Nous ne devons solliciter que les ressorts les plus profonds de notre cohésion nationale.
     
    Il faut cela, d’urgence. Et nous n’avons que des stewards de beau temps, là où il nous faut un capitaine, dans la tempête.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Droite unie

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    Sur le vif - Mercredi 24.08.22 - 07.50h
     
     
    Le coup de gueule d’Ivan Slatkine contre la catastrophique gestion de l’Économie genevoise par la gauche, hier soir à la Rentrée des Entreprises, est parfaitement justifié. Citoyen, petit entrepreneur, je partage à 100% ces griefs.
     
    L’Économie, l’Instruction publique : deux domaines que la droite genevoise doit impérativement reprendre, au printemps prochain. Il en va du salut de notre Canton.
     
    Seul et unique moyen pour y parvenir : une droite unie, avec un projet clair, intellectuellement charpenté, culturellement ancré, de l’enthousiasme, un désir dionysiaque d’en découdre.
     
    Si les chapelles et les féodalités l'emportent sur la clarté du dessein, si les tiédeurs centristes continuent de pactiser avec la gauche, si les petits arrangements avec l'ennemi se substituent à la volonté combative, alors on peut tout de suite oublier. Et laisser Genève pourrir dans sa médiocrité.
     
    C'est aussi simple que cela.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Grande nouvelle : le Temps s'intéresse aux angoisses du peuple !

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    Sur le vif - Lundi 22.08.22 - 08.17h
     
     
    "Il serait bon de ne pas laisser aux populistes le monopole de l’écoute des angoisses", ose écrire ce matin la rédactrice en cheffe du Temps, dans son édito.
     
    Cette éminente consœur a-t-elle songé, ne serait-ce qu'une seconde, à appliquer à son propre journal de bobos urbains branchés le précepte qu'on pourrait peut-être, en effet, écouter un peu les angoisses du peuple suisse ?
     
    Depuis des années, je vous parle pouvoir d'achat, classes moyennes, angoisses des plus précaires pour finir le mois, prix du gaz, prix de l'électricité, prix de l'essence, prix des médicaments, primes maladie, fiscalité écrasante sur le travail. Bref, la vie des gens. La vie de ceux qui bossent.
     
    Pendant toutes ces années, le Temps nous parle de quoi ? Des questions de genre. De couleur de la peau. Des toutes dernières extravagances du numérique, sur des appareils dont le peuple n'a jamais vu la couleur. Des questions "sociétales" les plus puissantes, fruits des cogitations de chercheurs américains totalement déconnectés des préoccupations du plus grand nombre. Bref, le Temps fait salon. Salon mondain. Salon où l'on cause. Salon où l'on spécule. Salon du Nouveau Monde. Babil sociétal. Être dans le vent. Ne rien manquer de la toute dernière mode. Être les tout premiers à nous en parler.
     
    C'est son choix. La presse est libre, totalement. Mais au moins, que la patronne de la rédaction de ce miroir de la frénésie déracinée ne vienne pas nous donner des leçons sur les angoisses du peuple. Les partis qu'elle qualifie, avec le mépris de caste des grandes âmes éthérées, de "populistes", traitent, quant à eux, à la racine les vraies préoccupations des gens. Les plus précaires. Les classes moyennes. Tous ceux qui rament, pour finir le mois.
     
    Ceux qui votent pour ces partis ne lisent pas le Temps. Ceux qui lisent le Temps ne votent pas pour ces partis. La vérité, c'est cet apartheid. Deux mondes. Deux galaxies, parfaitement séparées. Elles ne se parlent pas. Elles se combattent.
     
    Et nous ? Laissons le Temps nous développer sa 317ème lecture de la Théorie du genre. Il en a absolument le droit. La presse est libre. Chacun de nous est libre de nous entretenir de ce qu'il veut.
     
    Mais, pour les "angoisses du peuple", celles dont nous vous parlons, souvent bien seuls, depuis des années, on nous permettra d'autres références que le journal de l'éternelle révérence aux derniers caprices de la mode branchée.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Un art, pas une science

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    Sur le vif - Dimanche 21.08.22 - 15.49h
     
     
    Avec grand fracas, tambours et trompettes, le DIP nous annonce qu'il va s'occuper, cette année, de 80'000 élèves. Il semble s'en réjouir : regardez comme nous sommes forts, notre système est puissant, notre machine est capable de se déployer à l'échelle industrielle. Les roues dentées, Charlot, les Temps modernes.
     
    Mais ça rime à quoi, ce triomphe du quantitatif ? 80'000 élèves, pour un Canton d'un demi-million d'habitants, la proportion est gigantesque. On veut quoi ? Un objectif d'un élève pour quatre habitants ? Pour trois ? Et cette "formation obligatoire jusqu'à 18 ans", nouvelle Constitution oblige, ça rime à quoi ? Prolonger la durée scolaire pour des jeunes qui n'ont ni envies, ni aptitudes ? Infantiliser plus longtemps l'adolescent ? Donner à la société l'illusion de garanties plus solides pour que les jeunes puissent affronter les rudesses de la vie ?
     
    L'école est un miracle. Ce qu'il y a de plus beau dans une société humaine. Parce que des humains transmettent à d'autres, plus jeunes, des connaissances, des passions. Ca passe par la qualité d'une voix, oui au sens physique. Par celle d'une élocution, d'une puissance de conviction. Par une extrême attention les uns aux autres. J'ai passionnément aimé l'école, je lui dois tout. Je me souviens de tous mes maîtres. Je pense évidemment, chaque fois, à l'inoubliable passage de Péguy, Notre Jeunesse, Cahiers de la Quinzaine, 1913.
     
    Réduire au quantitatif les ambitions de l'école, c'est dénaturer le miracle de la transmission. L'enseignement n'est absolument pas une science, il est un art. Il y a des profs doués, d'autres le sont moins, c'est aussi simple que cela. La maîtrise du sujet. La voix. Les chemins de la captation, la ruse, l'humour, l'enthousiasme. Un art, pas une science.
     
    A tous ceux qui prennent ou reprennent demain, allez disons à l'armée des 80.000, j'adresse mes voeux. Pour qu'il soient heureux les uns avec les autres. Heureux d'en découdre avec la connaissance. Réussir cela n'a rien d'une science. C'est un art.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Quelque part, dans le sépulcre noir des océans

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    Sur le vif - Mercredi 17.08.22 - 09.10h
     
     
    Une poignée de jeunes Allemands, dans un espace extraordinairement clos. Trois heures de film, à vous couper le souffle. En apprenant, ce matin, le décès de Wolfgang Petersen (1941-2022), se presse dans ma mémoire la foule de ces images, ces visages de sous-mariniers, ces angoisses, ces silences, ces attentes à l'approche du navire ennemi. Ce film, l'un des plus grands de l'Histoire du cinéma, c'est Das Boot (1981), le journal de bord d'un sous-marin allemand, en 1941, dans les eaux de l'Atlantique-Nord.
     
    Le film est un chef d’œuvre. D'abord, c'est la reconstitution la plus saisissante du quotidien à l'intérieur d'un U-Boot de la Seconde Guerre mondiale, jamais réalisée. D'innombrables sous-mariniers, encore vivants en 1981 (un an après le décès du Grand-Amiral Karl Dönitz), l'avaient reconnu. Tout est conforme au vécu de l'époque, la salle des machines, les appareils, le périscope, les lance-torpilles, l’exiguïté saisissante, mais aussi les sons, la musique, les communications radio, les costumes.
     
    Alors oui, on peut se contenter de décrypter le film à la seule lumière du réel, et se dire "Tout est juste". Les acteurs sont époustouflants, à commencer par "Der Alte", le Commandant, Jürgen Prochnow. L'historien de la Kriegsmarine placera l'oeuvre de Wolfgang Petersen (d'après le roman de Lothar-Günther Buchheim) dans l'extraordinaire saga de la Kriegsmarine, héritière immédiate de la Kaiserliche Marine et de son fondateur Alfred von Tirpitz (1849-1930), l'homme qui crée sous Bismarck, puis commande entre 1914 et 1916, la machine de guerre navale prétendant rivaliser avec la Royal Navy, d'abord en Mer du Nord et en Baltique, plus tard dans l'Atlantique.
     
    Dans cette épopée, celle des U-Boote. Le premier apparaît en 1906, ils sont 28 en 1914, ils seront 375 pendant la Seconde Guerre mondiale. Allez voir le remarquable Musée de la Marine à Hambourg (je l'ai visité en 2019, avec mon épouse) : l'étage consacré aux U-Boote est saisissant. J'en avais vu un en juillet 1968, avec mon père, dans le port de Hambourg : l'intérieur est une boîte de sardines. Le génie de Wolfgang Petersen, c'est d'avoir restitué les angoisses de ce huis-clos. Inutile de dire que les passionnés de la guerre sous-marine connaissent personnellement, par leur nom, les 375 U-Boote de la Seconde Guerre mondiale. 229 ont été perdus, et 40% des hommes d'équipage, officiers et sous-mariniers, sont morts au combat. C'est le taux le plus important au sein de toutes les forces allemandes en action, Kriegsmarine, Wehrmacht, Luftwaffe, confondues.
     
    Ca, c'est le fond historique du film de Wolfgang Petersen. Les U-Boote ne sont pas apparus par hasard sur le théâtre des opérations en Baltique et en Mer du Nord. Il fallait, dès la fin du 19ème siècle, rivaliser avec l'Anglais, rattraper le retard pris face à la Royal Navy, dont l'un des Premiers Lords les plus actifs au 20ème siècle, un certain Winston Churchill, ne cessera de commander de nouvelles pièces, faire évoluer les techniques. Le Bataille du Jutland (31 mai et 1er juin 1916) constituera l'apogée de cette rivalité. Nombre de combats, de duels notamment, de la Seconde Guerre mondiale, sont des comptes très précis à régler, de bâtiment à bâtiment, par rapport à des pertes de la Grande Guerre. Les marins n'oublient jamais.
     
    Mais le film de Petersen présente d'autres vertus que celles de la seule exactitude historique. Il est une Odyssée. Et la figure du Vieux, le Commandant, n'est pas sans rappeler les mille tours d'Ulysse, entouré de ses compagnons, qu'il perdra les uns après les autres. Au plus profond de l'Atlantique-Nord, ces gamins égarés dans une folle aventure rêvent de retrouver l'Allemagne, c'est leur Ithaque, leur Pénélope. Sur des couchettes de maison de poupée, serrés comme des harengs, ils lisent et relisent les lettres des filles qu'ils ont laissées, là-bas, à terre. Ils contemplent les photos. Mais ces mêmes jeunes hommes rêvent aussi d'en découdre. Alors, on guette le navire anglais. La Royal Navy, ça n'est pas rien : depuis des siècles, elle domine les mers du monde. On attend. On s'approche en silence. On écoute son coeur palpiter. Soit on torpille l'ennemi, soit c'est la même mort, abominable, pour soi-même, dans le sépulcre noir des océans.
     
    Alors voilà. Je vous encourage à voir et revoir ce film. Il y a de l'Homère, du Moby-Dick, et du Kubrick (celui de l'Odyssée de l'Espace) dans cette oeuvre-là. Il y a des hommes magnifiques. Habités par la peur. L'angoisse. La solitude. L'aventure, au sens étrangement ambigu de ce supin : ce qui peut advenir, se passera en effet, ou non. N'est-ce pas, au fond des mers ou dans celui de nos âmes, le lot de tout humain, face au destin ?
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Les Américains en Allemagne : jusqu'à quand ?

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    Sur le vif - Lundi 08.08.22 - 05.52h
     
     
    Débarqués en Normandie le 6 juin 1944, les Américains mettent plus de sept mois avant de pénétrer par forces terrestres sur le sol allemand. La résistance de la Wehrmacht, sur les verrous stratégiques, est phénoménale, comme elle le sera face aux Russes, devant Berlin. Depuis deux ans, jour et nuit, Anglais et Américains pulvérisent de bombes les villes allemandes. Le terrain est préparé. Mais les Allemands, jusqu’au dernier jour, se battront. La victoire décisive contre le Reich se fait à l’Est, mais la percée anglo-américaine en Rhénanie, puis en Basse-Saxe, joue évidemment un rôle important.
     
    Je résume ici en quelques lignes, pour ceux qui ne connaîtraient pas, les onze derniers mois d’une guerre dont le détail m’habite et me passionne depuis plus d’un demi-siècle. Je pourrais la raconter jour par jour, parfois même heure par heure, dans les moments-clefs comme l’offensive allemande dans les Ardennes, fin décembre 44, ou les ultimes combats, titanesques, pour défendre Berlin, fin avril 45. Ou encore, les semaines de résistance dans le bocage normand, en juin-juillet 44, où les Allies ont été tenus en échec. Je peux vous dire exactement, à chaque fois, quelle unité allemande s’est battue, sous quel commandement.
     
    Les Américains sont implantés en Allemagne depuis janvier 1945. Cela fait plus de 77 ans. D’abord, comme occupants. Puis, comme « alliés ». J’ai passé de longues périodes de ma jeunesse en Allemagne. Chez des Bavarois américanophiles, à l’image du bouillant Franz-Josef Strauss. Mais aussi, beaucoup plus important et formateur, chez un ancien combattant du Front de l’Est, tout au Nord de l’Allemagne, en 1972, qui me racontait tous les soirs la Guerre à l’Est.
     
    Une passion de la connaissance qui m’a accompagné toute ma vie, et m’a amené à rencontrer et interviewer tant d’autres témoins, comme feu August von Kageneck, officier de Panzers à l’Est, issu des milieux que ma mère avait fréquentés en Allemagne, dans les années trente. Son père avait été aide de camp du Kaiser. Enfant, il s’était mis au garde à vous devant Hindenburg, le vainqueur de Tannenberg en 1914, venu leur rendre visite dans le château familial de Rhénanie, au milieu des années vingt.
     
    Les Américains en Allemagne, c’est plus de trois quarts de siècle d’Histoire. Les Russes ont quitté la DDR en 89/90, au moment où Kohl a littéralement absorbé ce pays pour établir l’influence atlantiste sur l’ensemble des Allemagnes. Les Américains, eux, sont restés. Et se sont projetés sur les pays d’Europe centrale et orientale, jusqu’à aller narguer les Russes à leurs frontières.
     
    C’est dans ce contexte d’expansion continue, et de provocation permanente, qu’il convient de mettre en perspective l’affaire ukrainienne actuelle. Il faut utiliser les outils de la connaissance, ainsi que nous y invite il y a 25 siècles l’historien grec Thucydide, et surtout ne jamais se laisser contaminer par la morale. Notre analyse doit être froide, stratégique, et reconstituer les chaînes de causes et de conséquences. C’était valable dans les guerres balkaniques, il y a 30 ans. Ça le demeure, plus que jamais, face au conflit ukrainien.
     
    J’annonce, dès le premier jour, que l’Allemagne finira par jouer un rôle-clef dans cette affaire. Elle se cherche encore, c’est sûr. Quelle va être, ces prochaines années, l’évolution de ses relations avec les Etats-Unis ? Avec la Russie ? Le poids des nécessités en approvisionnement énergétique. L’évolution des esprits allemands face à leur propre Histoire, depuis Frederic II (1740-1786), notamment dans la question cruciale de l’Ostpolitik, un demi-siècle après les intuitions géniales de Willy Brandt (1969-1974). À qui profitera, le jour venu, le réarmement allemand ? Quelle marine va s’imposer dans la Baltique ? Une ou deux questions, parmi tant d’autres.
     
    La présence américaine en Allemagne n’a rien de définitif. Quatrième puissance économique du monde, en pleine expansion commerciale sur les Marches de l’Est, en amorce d’un réarmement massif, habitée par les esprits les plus vifs et les plus ingénieux, l’Allemagne n’a pas dit son dernier mot. Son comportement futur face à l’Est constitue l’une des clefs majeures des futurs équilibres. Dans l’Ostpolitik, elle jouera, une fois de plus, son destin.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Une nouvelle génération, patriote et audacieuse, doit se lever en Suisse !

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    Sur le vif - Dimanche 07.08.22 - 09.12h
     
     
    Dans la NZZ am Sonntag de ce matin, le Président de la Commission fédérale de l'électricité, Werner Luginbühl, recommande aux Suisses de se munir de bougies et de bois, "pour ceux qui possèdent un poêle", pour cet hiver. Il prévoit des coupures de plusieurs heures. Il accuse les milieux politiques de n'avoir pas pris au sérieux les avertissements de sa Commission.
     
    Voilà où nous en sommes ! Dans la Suisse, pays moderne et à la pointe, en 2022. L'un des plus prospères de la planète, grâce au travail des générations de l'immédiate après-guerre, celles qui nous ont précédés, celles que les bobos décrient tant, vous savez ces zombies qui n'ont rien inventé, rien construit, juste joui du travail antérieurement réalisé. La génération à laquelle nous devons tout, c'est celle des grands chantiers dans la montagne, des barrages, des centrales hydro-électriques, celle du vrai travail dans la roche. Celle du dur, pas celles du vent, pas celles du sable.
     
    Monsieur Électricité dit ça, ce matin dans la presse, et puis quoi ? On continue à attendre, en sifflotant ? On fait semblant de ne rien entendre ? On laisse encore, sans la moindre parole contradictoire en face, pérorer à l'infini les bobos anti-nucléaires, les décroissants, ceux qui, au lieu de dire "On se bat pour la production et l'approvisionnement", se résignent déjà à la défaite, et nous invitent à la vie monastique, lumière à la bougie, l'eau au puits, le GPS aux étoiles. Ah, les braves gens !
     
    Je l'ai écrit dès le premier jour, une nouvelle génération intellectuelle et spirituelle doit se lever en Suisse, renouer avec la férocité de survie, le souci patriote de cohésion nationale, les absolues priorités centrées, non sur le vaste monde, mais sur les intérêts supérieurs de nos compatriotes.
     
    Dès le début, je l'ai dit aussi : l'inventaire des errances coupables de ceux, à Berne et dans les Cantons, qui depuis un quart de siècle nous ont jetés dans ce pétrin, doit être dressé. Des procédures judiciaires doivent être intentées, pour atteinte à la sécurité de l'Etat, contre les plus hauts responsables. Quelques pistes nous ont, beaucoup trop timidement, été soufflées dans la presse, récemment. Elles sont totalement insuffisantes. Elles épargnent certains anciens notables, ceux du réseau, ceux des relations, ceux des planques dorées, ceux qui s'en sortiront toujours.
     
    A Berne. Et dans les Cantons.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Manu pique les idées de Marine ? Mais c'est formidable !

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    Sur le vif - Jeudi 04.08.22 - 08.43h
     
     
    Gérard Darmanin, ministre de l’Interieur, voulait aller vite et frapper un grand coup, dès cet été. La Première ministre lui demande de redéployer son projet, cet automne, avec une large concertation. Une chose est sûre, la France va enfin s’attaquer, en profondeur, à l’un des sujets de préoccupation majeurs de ses citoyennes et citoyens : l’immigration. Il était temps.
     
    Plus de 70% des Français réclament une régulation drastique des flux migratoires, comme nous l’avons exigé, nous le peuple suisse, le 9 février 2014, avant que les corps intermédiaires, trahissant la décision populaire, ne transforment en quenouilles l’initiative acceptée par le peuple et les Cantons.
     
    Les Français veulent aussi s’attaquer à la criminalité commise par les étrangers : chez eux comme chez nous, les statistiques parlent, et ne nécessitent nulle palabre. Là aussi, en Suisse, le peuple souverain a pris une décision. Là aussi, elle a été dévoyée.
     
    Si le projet français aboutit, sans être affaibli par la classe politique, il aura valeur d’exemple. Marine Le Pen, plus confiante envers le peuple qu’Emmanuel Macron, aurait voulu un référendum, et le sceau du suffrage universel sur ce sujet capital. Elle avait raison. Néanmoins, si on examine de près le détail du projet Darmanin, nombre d’idées novatrices et audacieuses du RN sont reprises. Signal de plus de la convergence qui s’esquisse entre les rivaux des deux derniers seconds tours de la présidentielle.
     
    Preuve, aussi, de l’intelligence politique d’Emmanuel Macron : si une idée s’impose avec puissance dans les entrailles du peuple, feignons d’en être à l’origine. Marine, parfaitement consciente de la manœuvre, se tait et laisse faire le temps : c’est ainsi, dans l’infinie patience de la durée, qu’elle construit, depuis quinze ans, son inexorable progression.
     
    Je l’ai écrit ici même, au soir même du second tour législatif : Manu et Marine ont beaucoup à faire ensemble, face à cette Assemblée polymorphe et passionnante de complexité, enfin un vrai Parlement ! Ils ne s’entendront de loin pas sur tous les sujets. Mais sur l’immigration, une percée historique est possible.
     
    L’ennemi, le vrai, c’est la gauche. Les gueulards mélenchoniens du Palais-Bourbon. La folie égocentrique de leur gourou. Leurs rêves de Place de Grève, avec des tambours qui roulent. Voilà le vrai danger pour la France. Marine et Manu l’ont compris. Peu importe que celui-ci pique les idées de celle-là. Pourvu que le pays puisse avancer.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Nancy : provocation calculée !

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    Sur le vif - Mercredi 02.08.22 - 18.26h
     
     
    Nancy Pelosi ! Insupportable personnage ! Encensée par tous nos médias bien-pensants, et systématiquement pro-Démocrates, les ineffables bobos du Temps et de la RTS !
     
    Que va-t-elle fabriquer à Taïwan ? Pourquoi cette provocation? Elle est en service commandé, pour aller exaspérer la Chine populaire ? Fournir au belliciste Biden un nouveau prétexte de guerre ?
     
    Marre de ces gens. Marre de cette clique de va-t-en-guerre Démocrates ! Marre de l’allégeance systématique de nos médias envers eux !
     
    J’ai été clair ?
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Radio-TV d'Etat, au service du pouvoir

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    Sur le vif - Mardi 02.08.22 - 10.38h
     
     
    10.38h - Suivi à la trace par les trottineurs de la radio-TV d'Etat, Ignazio Cassis, sans la moindre contradiction face à lui, a pu faire son show tout à son aise, dans la journée du 1er Août. Jamais la SSR n'a donné à ce point l'impression de subordination au pouvoir. Pire encore : elle ne s'est pas contentée de relayer la parole présidentielle, elle l'a elle-même orchestrée, mise en scène. Tout au long de la Fête nationale, on a eu droit aux progressions du Tessinois sur la carte programmée de ses pérégrinations. C'était le feuilleton du jour.
     
    C'est dommage. Le 1er Août est une Fête bien étrange, c'est vrai. Mais elle a un charme : celui de ne pas être celle du pouvoir. Justement pas les officiels ! La magie de cette journée, c'est de laisser poindre, d'un bout à l'autre du pays, en ville, en campagne, en plaine, en montagne, la surprenante polyphonie des voix de celles et ceux qui, à longueur d'année, y compris dans les fonctions les plus modestes, font la Suisse.
     
    Le 1er Août ne doit pas être une Fête organisée, selon un ordre du jour militaire, diane à zéro cinq cent trente, souper fac à mille huit cents, autour de l'officialité du pouvoir. Tout au contraire, elle doit être la sainte et simple célébration de notre infinie diversité, avec la place à l'improvisation, et non au compte-rendu héliporté d'une action de propagande ministérielle. C'est la Fête de tous les Suisses, toutes les Suissesses, et non un monstration supplémentaire du pouvoir en majesté.
     
    Alors, je veux bien que M. Cassis ait dit de belles choses sur notre pays, sa diversité, son respect des différences, son besoin de faire l'unité après les déchirures. Mais enfin, quel homme a parlé ? Un homme respectable, je n'en doute pas. Mais aussi, celui qui s'est empressé, dès la guerre déclarée, d'embrasser les "sanctions européennes", juste pour faire convenable, aller dans le sens de la morale ambiante, celle du Café du Commerce. Alors qu'il avait à considérer en parfaite froideur, comme il sied à un homme d'Etat, les intérêts supérieurs de notre pays. En matière d'approvisionnement énergétique, notamment. Il ne l'a pas fait. C'est ce que, pour ma part, je retiendrai de lui. Si les plus précaires de nos compatriotes grelottent l'hiver prochain, il en aura sa part de responsabilité.
     
    De la radio-TV d'Etat, on n'attendra certes pas qu'elle appelle à l'insurrection des âmes face au pouvoir. Mais de là à cette obédience ! Ce silence critique sur l'essentiel, au profit d'une chorégraphie de la journée présidentielle. C'est dommage. De même, la sanctification d'une Simonetta Sommaruga, qui n'entend rien à l'essence même de la question énergétique, à son essence de survie stratégique. Où est passé l'esprit critique ? Pourquoi une telle dévotion face à la liturgie du pouvoir ?
     
    Qui a décidé, en haut lieu, le suivi, quasi minute par minute, du pèlerinage présidentiel, hier ? Qui a passé sous silence la voix des Suisses et des Suissesses, là où ils étaient, dans leurs langues à eux, leurs dialectes, la tellurique diversité de leurs visages et de leurs intonations ? S'il doit exister une radio-TV nationale, c'est au service de ces gens-là qu'elle doit se déployer. Non au service du pouvoir.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Energie : des actes, pas des palabres !

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    Sur le vif - Dimanche 31.07.22 - 09.47h
     
     
    Le PLR veut de nouveaux barrages. Et il a raison. C’est une voie d’action, qui doit être engagée tout de suite. Sans attendre.
     
    Mais cela ne suffira pas. Il faut renouer immédiatement avec le nucléaire, en misant sur les centrales de nouvelle génération. Il faut agir vite, avec une vision claire, une volonté implacable, une unité de commandement.
     
    L’approvisionnement en énergie n’est pas un domaine comme un autre. Il conditionne la survie de notre pays, comme Etat souverain, au milieu des nations.
     
    Mise à la retraite immédiate de ceux qui nous ont jetés dans ce pétrin. Actions en justice, pour atteinte à la sécurité de l’Etat, contre les plus hauts responsables, à Berne et dans les Cantons. On remonte sur les 25 dernières années.
     
    Mobilisation des voix et des plumes patriotes, sur l’ensemble du pays, pour une contre-attaque sans précédent, intellectuelle et spirituelle, contre ceux qui cherchent, de l’intérieur, depuis un quart de siècle, à saper l’indépendance et la souveraineté de la Suisse. Dans ce combat, nulle place pour la tiédeur. On choisit son camp. On se bat.
     
    On ne discute plus. On ne palabre plus. On met en œuvre. On agit.
     
    Pour les gentils discours du 1er Août, sur les vertus du bavardage, les bienfaits de l’altérité, l’éloge de la lenteur, merci d’aller voir ailleurs. À profusion, vous ne manquerez pas d’en trouver.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Pas de Monopoly pour la BNS !

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    Sur le vif - Vendredi 29.07.22 - 15.28h
     
     
    Comment la Banque Nationale Suisse, qui constitue le trésor de guerre de notre pays, a-t-elle pu, à ce point, s’exposer aux aléas de la finance spéculative ?
     
    95 milliards de pertes pour le premier semestre de cette année ! Et on nous annonce, benoîtement, que la redistribution aux Cantons pourrait être mise en cause, voire supprimée ! Ils ont mis des flambeurs de casino, pour gérer cette honorable institution ?
     
    La BNS ! J’entends encore la gauche nous brandir, tous azimuts, le recours à notre Banque Nationale pour résoudre tous les problèmes du pays : les aides Covid, le financement des retraites. Supplétif de paresse à de mauvaises gestions des collectivités publiques ! Cette idée que l'argent peut toujours tomber du ciel !
     
    La vérité, c’est qu’il nous faut la rigueur la plus extrême dans la gestion des deniers publics. L’argent des contribuables. Notre argent ! Plus un seul centime de l’Etat, cantonal ou fédéral, ne doit être dépensé sans justification précise d’utilité publique. Plus un seul centime !
     
    Quand on voit, à Genève, l’argent allègrement jeté par les fenêtres de l’Etat, pour des « associations » ou « collectifs » de gauche (pardonnez le pléonasme), purement idéologiques, sans lien avec l’intérêt supérieur général, la colère monte. Celle des contribuables. Celle des classes moyennes, qui n’en peuvent plus d’être tondues dans tous les sens. Le Canton le plus fiscalisé de Suisse ! Celui où le train de vie de l'Etat, de très loin, coûte le plus cher aux contribuables !
     
    Continuez comme ça, et cette sainte colère submergera tout. La quiétude suisse n’est pas éternelle. Elle est récente, beaucoup plus qu'on ne l'imagine. Mon père, qui a commencé son métier d'ingénieur au tout début des années 40, m'a transmis son souvenir d'une Suisse (un Valais, tout au moins) encore très fragile.
     
    Cette prospérité, fruit du travail des Suisses, peut s’achever à tout moment. Et laisser place aux mêmes ébullitions que chez les plus tourmentés de nos voisins. Nous avons connu notre dernière grande secousse sociale en novembre 1918, en même temps que le début de la Révolution allemande. Nous ne sommes à l'abri de rien, d'aucune rechute.
     
    En matière financière, le petit entrepreneur que je suis, peut-être exagérément prudent, peut-être timoré, recommande la plus grande des prudences. Ne rien dépenser qui ne soit à nous. Ne rien emprunter. Ne pas dépenser un seul centime qui ne soit justifié par l'intérêt supérieur.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Ah non, c'est un peu court, Mme Sommaruga !

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    Sur le vif - Vendredi 29.07.22 - 05.42h
     
     
    S’aligner sur l’Union européenne, pour réduire la consommation suisse de gaz de 15%. C’est tout ce qu’a réussi à nous trouver Mme Sommaruga, après avoir « renoncé à ses vacances » pour plancher en urgence sur le dossier énergétique ! Une mesure timorée, sans vision d’ensemble, sans la moindre affirmation de notre souveraineté nationale. Juste saisir l’idée des autres, se calquer, ne surtout pas déranger. Et ensuite, quoi ? On va se coucher ?
     
    Mme Sommaruga n’a rien anticipé, ces dernières années, en matière de crise énergétique possible. Elle a, comme sur les toiles impressionnistes, caboté, par temps radieux, sur un étang calme. Survient la tempête, et la voilà, comme M. Cassis pour les « sanctions », qui se contente, pour tout programme, de dire « On fait comme Bruxelles ».
     
    Mme Sommaruga n’est pas un capitaine de guerre. Elle n’a rien vu venir, rien anticipé, elle n’a pas l’énergie révolutionnaire pour nous sortir du pétrin. Elle ne peut continuer de gérer seule un dossier aussi stratégiquement brûlant. Il faut, en Suisse, un Comité de Salut public, pour agir en urgence extrême sur le dossier énergie.
     
    D’abord, hiérarchiser les sujets.
     
    Approvisionnement en énergie, dossier no 1, tous les autres loin derrière.
     
    Point 2, unité de commandement.
     
    Point 3, coordination entre Cantons, Confédération, fournisseurs, distributeurs.
     
    Point 4, subordination immédiate de la politique étrangère suisse aux intérêts supérieurs de notre population : en cas de pénurie l’hiver prochain, les plus précaires grelotteront, c’est dégueulasse, notre cohésion sociale serait en danger, elle est le ciment de notre pays.
     
    Point 5, en application du point 4 : interdiction immédiate de toute « sanction », juste décidée pour satisfaire la morale émotionnelle du Café du Commerce.
     
    Point 6, mise à la retraite immédiate de tous ceux, à Berne et dans les Cantons, qui nous ont, ces dernières années, précipités dans cette crise. On remontera sur le dernier quart de siècle. Démarches judiciaires, pour impéritie. Atteinte à la sécurité de l’Etat.
     
    Pont 7, qui aurait pu être le point 1, retour immédiat au nucléaire, en se tournant vers les centrales de la toute nouvelle génération.
     
    Point 8, changement radical de l’enseignement de l’Histoire dans les écoles, dès le plus jeune âge. Le monde est tragique. La nature humaine, aussi. Chaque nation se bat pour sa survie. La « communauté internationale » n’existe pas. La résurgence du pire est possible à tout moment. La vision universelle est un leurre.
     
    Point 9, contre-attaque intellectuelle des nationaux face aux cosmopolites. Émergence d’une nouvelle génération intellectuelle et spirituelle, en Suisse, avec qui on puisse parler Histoire, en connaissance de cause. Mais aussi, intérêt supérieur des nations. Primauté du stratégique sur les idées. Combat pour la survie de nos communautés humaines organisées, soudées sur des valeurs de cohésion interne, et non sur des rêves de communauté d’appartenance planétaire. C’est, assurément, un changement diamétral par rapport à l’idéologie de Mai 68.
     
    Voilà, en quelques mots, Madame Sommaruga, ce qu’à peu près vous auriez pu nous dire. Si vous aviez, de la politique, quelque vision. Et, pour notre pays, une autre ambition que celle de se calquer sur Bruxelles, où tout est plat. Comme l’ennui. Comme la mort.
     
     
    Pascal Décaillet

     
     
     
     
     
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  • Le prodigieux goût de terre de la République

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    Sur le vif - Jeudi 28.07.22 - 08.38h
     
     
    08.38h - Une majorité écrasante de Français souhaite "une réduction considérable de l'immigration" dans le pays. Plus de sept sur dix. Pour Emmanuel Macron, le champ est libre. Il peut, avec notamment l'appui du RN, déposer à l'Assemblée un projet dans ce sens. Le texte passera. Il aura le sceau des élus du peuple, et non le relent orléaniste des ordonnances.
     
    Macron le peut, mais le voudra-t-il ? En aura-t-il le courage ? Osera-t-il enfin, premier Président à le faire, s'attaquer à ce sujet totalement tabou chez les élites politiques, alors qu'il bouillonne d'une colère rentrée dans le tréfonds du peuple français ?
     
    Ni de Gaulle, ni Pompidou (Glorieuses migratoires, immigration tabou), ni Giscard (peur pour son image, immigration tabou), ni Mitterrand (gauche, immigration tabou), ni Chirac (audacieux comme opposant, timoré une fois à l’Élysée, immigration tabou), ni Sarkozy (matamore à l'Intérieur, prudent au pouvoir, immigration tabou), ni Hollande (gauche bobo, immigration tabou), n'ont osé lever le petit doigt pour enfin s'attaquer à l'une des préoccupations premières des Français.
     
    Emmanuel Macron est devant un choix capital. Soit il choisit son image auprès des élites bobo, dont il s'est tant soucié pendant son premier mandat, et il ne fait rien. Soit il ose. Là, il prendra des coups. Il aura contre lui la doxa de gauche, celle qui tient les grands hebdomadaires, les grands médias audiovisuels, publics ou privés, à de rares exceptions près. Celle qui tient le pavé depuis Mai 68, peut-être même depuis la très parisienne et très bourgeoise opposition à la guerre d'Algérie. Il aura contre lui la rue, les gueulards mélenchoniens, les profs de droit caviar et droits-de-l’hommistes.
     
    Oui. Mais il aura avec lui l'écrasante majorité du peuple français. Ceux qu'on ne voit jamais sur les chaînes parisiennes. Ceux qu'on ne lit jamais dans les colonnes de l'Obs. Ceux qui, en leur for, ruminent en silence, macèrent leurs colères. Il serait intéressant, comme un certain 30 mai 68, que ce peuple-là, un jour, se montre aussi dans la rue. Dans la fierté de sa masse nationale. Dans la piété républicaine de sa simplicité.
     
    Ce jour-là, nous rouvrirons Péguy, Notre Jeunesse, Cahiers de la Quinzaine, 1913, Pléiade. Et nous retrouverons le prodigieux goût de terre de la République.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Manu et Marine : l'idylle commence

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    Sur le vif - Mercredi 27.07.22 - 10.31h
     
     
    La France est sur la bonne voie. A l'Assemblée, la droite européiste et libérale s'entend, ma foi, fort bien, avec la droite souverainiste et sociale. Ces deux courants, qui ne se parlaient pas depuis des décennies, commencent à travailler ensemble. Ils ont compris que, sur des enjeux essentiels (l'Europe, le mondialisme, le multilatéralisme), tout les séparait. Mais ils ont, en douceur, commencer à isoler, préciser, définir les quelques domaines où ils pouvaient collaborer. Au premier plan d'entre eux, le pouvoir d'achat, l'énergie. Alors, calmement, ils commencent par ces domaines. Et à l'Assemblée, ils gagnent ! Ca tombe bien : ce sont, comme par hasard, les deux enjeux qui préoccupent le plus les Français.
     
    Il y en a un troisième, à égalité : l'immigration. Une majorité de Français veut contrôler drastiquement les flux migratoires. Renvoyer les délinquants étrangers. Exactement les objets sur lesquels, en Suisse, nous avons voté ces dernières années. Et nous les avons acceptés ! Il n'y a plus guère que chez les bobos Verts et les gueulards mélanchoniens qu'on continue, benoîtement, de sanctifier les miracles de l'altérité, les bienfaits de l'immigration. La France nationale, souverainiste et sociale, a toujours réclamé une régulation draconienne. La droite gentille commence à adhérer à cette nécessité.
     
    Emmanuel Macron est un homme intelligent. Politiquement, il est habile. Il sait que, sur les retraites, chantier majeur, il aura beaucoup de peine, dans les cinq ans qui viennent, à faire émerger une solution de cette Chambre introuvable. Alors, il va construire ses deux ou trois succès sur la construction de majorités pragmatiques à l'Assemblée. Dans ce domino délicat, les feux de Jupiter ne seront d'aucune utilité. Il faudra la ductilité de quelques aguerris aux pratiques parlementaires. Sur quelques objets, c'est jouable, La preuve vient d'être donnée sur le pouvoir d'achat et l'énergie. Prochaine étape : tester la capacité des élus à accepter une politique beaucoup plus sévère sur les flux migratoires.
     
    Manu et Marine, ces prochaines années, auront beaucoup à faire ensemble. A eux de savoir s'ils veulent vivre leur idylle au grand jour, ou simplement laisser faire le champ fécond du réalisme.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • France : le suicide parlementaire des Insoumis

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    Sur le vif - Mardi 26.07.22 - 10.27h
     
     
    La députation mélanchonienne ? Une catastrophe. Rien compris à la fonction parlementaire. Une bande de gueulards. Prennent la Chambre pour un Café du Commerce. Une Foire aux bestiaux, où s'imposera la vocifération la plus stridente. Ils ne parlementent pas, ils jouent les fiers-à-bras. S'exhibent devant les caméras. Calculent d'avance le moment d'éclat où ils savent que les suivistes des chaînes françaises les reprendront. Et puis les réseaux. Et puis les réseaux des réseaux. Et puis, l'infinie multiplication du jeu de miroirs. C'est pour ça qu'ils viennent siéger. Pour cet effet-là, prémédité. Si ça, c'est pas du populisme, dans la pire version, alors mon neveu, faudra m'expliquer la politique, les choses de la vie, les merveilles saussuriennes de la communication. C'est plus l'Assemblée, c'est la Cour des miracles.
     
    Sur le fond, aucun reproche à leur adresser : ils ont le droit de tout dire, c'est le but d'un Parlement. Le droit de mettre en cause, avec l'ultime énergie, la politique du gouvernement. Le droit d'en proposer une autre, radicalement opposée. Le droit de proposer leurs options, défendre le peuple français selon leurs idées. En cela, oui, les députés doivent bénéficier de l'immunité. Ils sont les représentants du peuple. Les pouvoirs sont séparés. A l'Assemblée, ils sont chez eux, et les ministres ne doivent s'y considérer que comme des invités.
     
    Mais la forme, bordel. La forme ! Une bande de matamores, qui rivalisent pour se presser à la tribune, entrer dans l'Histoire par le record du fracas. A peine leur moment de gloire commis, déjà l'extrait fuse sur les réseaux. Le soir, quelques secondes d'étincelante présence - l'Ostentation - au Journal télévisé. Ils ne font pas de politique. Ils goupillent le buzz.
     
    Des sectaires. Envoûtés par l'image de leur chef. Reproduisent sa gestuelle. Tentent de contrefaire son génie du verbe. Se prennent pour lui. Enfants de lui. Nés de sa cuisse ! Allez, un bon coup d'amygdales au Palais-Bourbon, on s'invite sur les réseaux, le patron sera content. Vous pincera l'oreille, comme le Corse, en guise de félicitation. Vous aurez grogné, vous le serez le Grognard. Le grogneur. Le scrogneugneu du jour. Le guttural de l'étape. Le maillot à pois de la session. Au royaume des ultra-jacobins, vous serez le Grand Prix de la Montagne.
     
    Le résultat politique, au service du peuple français : néant ! Les autres se bouchent le nez. Le cordon sanitaire, c'est contre vous désormais, mes agneaux. Macron et Marine s'envoient des mots doux. Bientôt, le dîner discret, aux chandelles. Les pestiférés de Jaffa, c'est vous. Par vos outrances, vous vous êtes jetés vous-mêmes hors du cercle. Vous avez confondu l'Assemblée du peuple avec la rue vociférante. Vous vous êtes grillés. Cette législature complexe, protéiforme, cette Chambre introuvable qui exige finesse et horlogerie, c'est pas votre ton. Pas votre univers. Pas vos horizons. Elle pourrait bien, tout doucement, se faire sans vous. Le curseur se déplacera sur la droite, y compris sur l'immigration. Et vous resterez derrière vos banderoles écarlates. Victime de vos excès. Par vous-mêmes, poignardés.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Energie, pouvoir d'achat : bravo à l'Assemblée nationale !

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    Sur le vif - Vendredi 22.07.22 - 12.43h
     
     
    On ne me soupçonnera pas d'être un fan d'Emmanuel Macron. Mais cet homme est d'une intelligence politique redoutable. Il s'adapte au terrain, aux situations nouvelles, et il a mille fois raison : la politique est un art du possible.
     
    Cette nuit, l'Assemblée nationale, après des heures de hurlements et d'insultes des députés mélanchoniens, tout juste bons à vociférer leur haine, une majorité de cette passionnante Chambre (je la définissais ainsi dès son élection, parce que polymorphe, complexe, justement pas godillots) a voté les dispositions du gouvernement sur l'approvisionnement énergétique et sur le pouvoir d'achat. Les deux problèmes principaux de la France. Les mêmes qu'en Suisse. Les mêmes qu'en Allemagne. Ceux des vraies gens, pas ceux des bobos sociétaux.
     
    Bravo à la majorité de cette nuit de cette Assemblée. Les droites françaises, TOUTES LES DROITES, commencent doucement à travailler ensemble, en France. Puissent celles de Suisse avoir la même sagesse. Car l'ennemi no 1, en France, c'est cette nouvelle gauche, furibarde, idéologue, celle du nostalgique de la place de Grève qui entendait "se faire élire Premier ministre". Celle des Verts, aussi millénaristes que ceux de Suisse. Contre ces gens-là, seule une union de TOUTES LES DROITES françaises sera efficace.
     
    Je vous le dis depuis le second tour des législatives. Aussi antagonistes fussent-ils lors des présidentielles de 2017 et 2022, Manu et Marine ont des choses à faire ensemble. Pas sur tous les sujets. Mais pour conjurer la fureur rouge-verte, oui, assurément.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Le gong de Philippulus

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    Sur le vif - Vendredi 22.07.22 - 08.11h
     
     
    Energie : la Suisse doit oublier ses habitudes pépères de temps de paix, et mettre en place un Comité de Salut public.
     
    Retour immédiat au nucléaire. Optimisation des barrages, ces chefs d’œuvre d’invention, de ténacité, érigés par nos parents ou grands-parents. Neutralisation, au plus haut niveau, des diplomates qui cherchent à plaire, ou flatter le moralisme niais des incultes historiques. Mise à la retraite immédiate de ceux qui nous ont jetés dans ce pétrin. Procédures judiciaires, en Haute-Cour fédérale, contre les plus hautes autorités politiques qui ont précipité notre pays dans la catastrophe qui se prépare pour cet hiver.
     
    Ce n’est pas tout. Interdiction immédiate et absolue de la propagande millénariste dans les écoles. Enseignement de l’Histoire, celle des guerres, des traités, des rapports de forces. Celle du tragique. Description de la nature humaine telle qu’elle est, dans l’éternité de sa noirceur. Rupture avec le mythe du multilatéral, de la « communauté des nations », de l’existence d’une fraternité planétaire. On regarde les communautés adverses rivales, telles qu’elles sont. La lucidité, pas la morale !
     
    Mise à la retraite de tous ceux qui ont laissé pourrir l’enseignement, préféré la tiédeur des béatitudes à la dureté du réel. L’Histoire de l’énergie doit être enseignée dès le primaire, dans toute sa dimension stratégique de survie des populations concernées.
     
    En politique, Union sacrée contre le millénarisme sectaire qui nous a jetés dans l’abandon du nucléaire. Nous n’en avions pas les moyens de substitution ! Nous ne les avons toujours pas !
     
    Si nous voulons sauver la Suisse, nous devons agir vite. Plus vite que l’escargot institutionnel de temps calme. Nous avons besoin, avant tout, d’une Révolution des esprits. Une rupture avec le parti qui, depuis des décennies, nous a entraînés vers l’abîme.
     
    Nous aimons pourtant passionnément notre environnement, et voulons de toutes nos forces le protéger. Nous ne prenons plus l’avion. Nous luttons contre tous les gaspillages. Nous aimons notre nature, passionnément. Nous respectons nos animaux. Nous n’avons aucune leçon à recevoir des millénaristes sectaires. La nature, si belle, ne leur appartient pas. Ni à eux, ni à nous, ni à personne.
     
    Ont-ils seulement lu les Romantiques allemands ? Ont-ils étudié l’Histoire des mots, l’Histoire des langues ? Que savent-ils du Dictionnaire de la langue allemande, des Frères Grimm, qui réinvente la dimension terrienne, dialectale, tellurique, des mots ? Et les arrache aux prétentions cosmiques, universelles, de l’Aufklärung.
     
    Nous sommes des nationaux. Des patriotes. Des sentimentaux, surgis de la terre, et non de l’abstraction céleste. Nous sommes le ferment, celui qui se nourrit des vies passées, de la mémoire des êtres chers. Nous ne croyons ni au progrès, ni aux modes, ni à la nouveauté. Nous croyons au verbe, à l’écriture, à la musique. Nous croyons à la transmission des connaissances. Nous croyons aux fraternités nationales, à la voix des peuples.
     
    Nous voulons juste rompre avec le terrorisme intellectuel d’une secte qui n’en peut plus, avec le gong de Philippulus, de nous annoncer la fin du monde.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     
     
     

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  • Energie : les irresponsables, ça suffit !

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    Sur le vif - Mercredi 20.07.22 - 16.40h
     
     
    Le parti suisse qui nous a mis dans la gonfle ne parle que « d’économies d’énergie » ! C’est sa manière de raser les murs, et de tenter de faire oublier sa responsabilité écrasante dans l’impasse actuelle, et surtout celle de l’hiver prochain.
     
     
    Bien sûr qu’il faut se montrer économe avec l’énergie ! Ce point est indiscutable. Mais l’impéritie de nos dirigeants porte sur l’absolue sous-estimation de notre APPROVISIONNEMENT. Et sur la méconnaissance, hautement coupable, de la nature foncièrement STRATÉGIQUE de la question énergétique. Folie d’avoir laissé des d’amateurs - et des amatrices - à ce niveau-là de responsabilité !
     
     
    Des idéologues ! Des enfants de chœur ! Qui n’entendent rien aux rapports de forces, entre les nations.
     
     
    Il ne fallait pas quitter le nucléaire. Il ne fallait pas, pour jouer les grandes âmes, se foutre à dos, fin février dernier, notre premier fournisseur de gaz. Il fallait une vision cynique, nationale, guerrière, soucieuse des plus précaires de notre pays (qui seront les premiers à souffrir des restrictions), et non de notre réputation auprès des snobinards de la diplomatie internationale.
     
     
    L’énergie, comme la défense nationale, c’est chacun pour soi ! Chaque pays, responsable de lui-même !
     
     
    Ceux qui, depuis vingt ans, nous ont précipités dans ces abîmes de naïveté, devront en répondre. Y compris devant le plus haut niveau de justice de notre pays. Celui qui statue sur les atteintes à la sécurité du pays.
     
     
     
    Pascal Décaillet

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  • La Suisse doit retrouver la rage primitive de sa survie

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    Sur le vif - Mercredi 20.07.22 - 09.41h
     
     
    L’imminence d’un séisme, et nos autorités, impavides, qui continuent de jouer au mikado. Et nos médias, bobos branchés, qui nous inondent de puissantes questions « sociétales ».
     
    Il y a un problème en Suisse, c’est l’approvisionnement en gaz et électricité pour l’hiver prochain. Il doit être traité en absolue priorité. Cabinet de guerre. Objectifs clairement définis. Défense des intérêts supérieurs de la nation. Sans le moindre état d’âme. Sans ramener la morale. Sans souci pour notre image, notre réputation à l’extérieur, dans les cocktails diplomatiques. La Suisse doit retrouver la rage primitive de sa survie.
     
    La cohésion nationale est en danger. En cas de pénurie, ce sont les plus précaires de nos compatriotes qui grelotteront le plus dans l’ombre. La gauche bobo s’en soucie comme d’une guigne, elle qui nous a précipités, tête baissée, dans l’abandon du nucléaire, puis dans les « sanctions » contre notre premier fournisseur de gaz !
     
    Retour immédiat au nucléaire. Mise à la retraite immédiate de ceux qui, au plus haut niveau, nous ont jetés dans l’impasse. Obligation, pour ceux qui gèrent les barrages, à un certain niveau d’eau. Subordination de notre politique étrangère à nos impératifs d’approvisionnement. On ne la ramène pas sur tous les conflits du monde : on construit la politique sur les intérêts supérieurs de la population suisse.
     
    Ai-je été assez clair ?
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     
     

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