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  • Les sujets "de société" ? Pas chez moi !

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    Sur le vif - Mercredi 07.10.20 - 09.57h
     
     
    La décadence d'un journal commence lorsque les sujets dits "de société" (obsession depuis Mai 68) l'emportent sur l'analyse politique, la culture, la perspective historique, la critique du pouvoir : tous les pouvoirs, quels qu'ils soient.
     
    La décadence d'un journal, ou d'un média, c'est préférer nous parler, à n'en plus finir, d'une histoire de t-shirt, dans une école, sous prétexte que cette histoire serait révélatrice d'un "phénomène de société", alors que l'économie, autour de soi, est en train de s'effondrer. On voudrait se placer du côté du pouvoir, brandir "l'affaire du t-shirt" comme un paravent, pour distraire la foule, la détourner les enjeux économiques et sociaux de fond, ceux qui sont structurellement lourds, on ne s'y prendrait pas autrement.
     
    La mode "société", depuis Mai 68, n'est ni neutre, ni le fruit du hasard. Sous prétexte d'ouvrir des horizons nouveaux, transversaux, sous prétexte de réinventer l'humain sur les questions liées au genre, au sexe, elle détourne son regard de l'Histoire en marche. Elle méprise les plus faibles, les plus précaires, en faveur de qui une constante réflexion économique et sociale est fondamentale. Elle méprise l'institutionnel. Elle méprise la démocratie elle-même, avec toutes les voies d'expression du démos : travail législatif, démocratie directe. Elle méprise les vrais contre-pouvoirs culturels, ceux qui prennent des risques. Le risque, par exemple, de se faire laminer par les meutes, sur les réseaux sociaux.
     
    La mode "société" n'a strictement rien entrepris, depuis trente ans, contre les ravages du système ultra-libéral, destructeur d'Etat et de lien social. Au contraire, elle a profité des années de vaches grasses pour nous fourguer des milliers de sujets futiles, sur papier glacé, dans des magazines aux mains de richissimes financiers ne songeant qu'à capter le marché publicitaire. Pendant ces trente ans, les sociétards ont profité du système. Ils n'ont jamais exposé la moindre critique du modèle ultra-libéral.
     
    Je lutte, pour ma part, pour exposer au public des sujets d'intérêt général, soit la politique dans le sens le plus noble, les affaires de la "Polis", la Cité, au sens où entend Aristote dans son traité si fondamental sur ce thème. Je lutte pour un univers où chaque citoyenne, chaque citoyen, prenne position sur les sujets qui concernent le destin commun. Et qu'on s'engueule, ça fait du bien, ça fait partie du jeu, de la catharsis (pour reprendre un autre mot d'Aristote, La Poétique, Livre 6, définition de la tragédie).
     
    Dans ce sens, qui a toujours été le mien, je m'exprime sur la politique. Sur l'Histoire. Sur la culture. Sur la littérature. Sur la musique. Les sujets "de société", notamment ceux liés aux questions de genre, ne m'intéressent pas.
     
    Je ne dis pas qu'ils ne sont pas intéressants. Je dis qu'ils ne m'intéressent pas. Vous les trouverez ailleurs, à profusion. Mais pas chez moi.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Grève : l'indécence !

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    Sur le vif - Mercredi 07.10.20 - 01.36h
     
     
    L'idée même que la fonction publique pourrait faire grève, alors que le privé traverse une crise sans précédent depuis la guerre, est aussi indécente que surréaliste.
     
    Le privé souffre, et ça n'est qu'un début. Le privé a dû vivre le régime du chômage technique (80% du salaire), qui arrive bientôt à échéance : que va-t-il se passer après ? On tremble à l'entrevoir.
     
    Le privé doit licencier. Des secteurs entiers, hôtellerie, restauration, petit commerce, sont dévastés. Les indépendants risquent tout, ils n'ont strictement aucune garantie, ils paient à 100% eux-mêmes leurs assurances sociales, ils crèvent de trouille de tomber malades.
     
    Le privé finance avec ses impôts les salaires et les retraites des fonctionnaires.
     
    Et la fonction publique qui menace de faire grève ! Nous avons besoin d'un Conseil d'Etat courageux, notamment la ministre en charge du dossier, qui sache répondre à ce syndicat irresponsable comme il convient.
     
    Attention, Mesdames et Messieurs les élus, la colère des classes moyennes monte à Genève ! La colère du privé. La colère des indépendants. La colère de ceux qu'on pompe, comme des sangsues, à coup d'impôts, de taxes. La colère de ceux qui bossent, à qui on prend tout, et qui n'en peuvent plus.
     
    Je l'ai dit, je le répète : le Conseil d'Etat doit se transformer en Comité de Salut public, pour sauver l'économie. Avec les sept qui s'en occupent ! Un cabinet de guerre. Pas des timorés qui, ne pensant qu'à la réélection, ménagent leur image auprès de leurs fonctionnaires.
     
    L'heure du courage a sonné.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Raphaël Leroy : un homme, face au micro

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    Sur le vif - Mardi 06.10.20 - 11.49h
     
     
    Raphaël Leroy : une voix d'homme, une diction claire, des syllabes pesées pour toucher le plus grand nombre. Des choix éditoriaux consacrés à la politique, à l'espace public, sans se croire obligé de sombrer dans la mode du sociétâââl.
     
    Le courage, comme ce matin, d'inviter la droite suisse à se réinventer. Dans un esprit "humaniste et libéral", dit-il : je partage au moins le premier de ces mots. Mais enfin, en voilà au moins un qui parle de la droite, avec intelligence, recul, sens critique. On sent qu'il a dû lire un ou deux livres d'Histoire.
     
    Dans le phrasé radiophonique de Raphaël Leroy, bien que sa voix soit un peu moins grave que la mienne, dans son souci de convaincre, dans la clarté de ses choix éditoriaux, il me semble retrouver la passion du micro qui était la mienne, dans mes années à Berne comme correspondant parlementaire, il y a trente ans, au début de ma longue carrière radiophonique.
     
    La radio est le plus abouti des médias. Elle privilégie le verbe. Le rythme. Les silences. Elle met la forme - l'oralité - au service du sens. Ces vertus cardinales, Raphaël Leroy les a comprises. Je lui souhaite de longues et belles années d'apprentissage continu face à ce prodigieux révélateur des âmes : le micro.
     
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Apprentissage : un esprit commando s'impose !

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    Sur le vif - Mardi 06.10.20 - 10.32h
     
     
    Pourquoi, mais pourquoi diable, ne transfère-t-on pas au moins le domaine de l'apprentissage, qui est en grande souffrance, chez Pierre Maudet ?
     
    Je l'ai dit, je le répète : le Conseil d'Etat doit redistribuer les cartes au sein de ses sept membres. Certains, comme Mauro Poggia, sont surdotés. Certains, comme Anne Emery-Torracinta, règnent sur des armées byzantines où archanges et séraphins se disputent sur leur propre sexe. Pendant ce temps, un homme de 42 ans, en pleine possession de ses facultés physiques et intellectuelles, glande dans une incertaine "promotion économique", où chacun sait très bien qu'il n'y a hélas plus grand chose à promouvoir.
     
    Je l'ai dit, je le répète : un plan de guerre doit être établi, pour redresser l'économie genevoise. Il doit être celui de l'ensemble du Conseil d'Etat, et chacun des sept doit avoir une mission économique claire à endosser. Les autres domaines d'activité, tout en étant bien sûr traités, car l'Etat doit accomplir sa tâche, doivent être placés au second plan, dans l'ordre des urgences.
     
    L'apprentissage, à Genève, est le parent pauvre de notre système de formation. Il souffre immensément de la crise sanitaire. Lui aussi a besoin d'un plan d'urgence. Ce plan ne passe pas par les directives d'appareil et de Politburo du DIP, ni par les fantasmes keynésiens de la gauche (qui veut nous endetter pour mille ans avec des projets d'investissements géants de l'Etat), mais par une petite équipe de choc, mobile, hyper-motivée, ciblée, opérationnelle, poursuivant des objectifs précis, travaillant dans un esprit de commando, et non dans la tiédeur qui sied aux apparatchiks.
     
    Pour cela, il faut un enthousiasme de tous les acteurs. Patrons, petits entrepreneurs, mini-entrepreneurs, Chambre de Commerce. Et, côté Etat, non pas un mammouth endormi, mais l'énergie de quelques hommes et quelques femmes choisis pour leur caractère, leur rage d'en découdre, leur enthousiasme.
     
    L'apprentissage, c'est l'avenir de nos jeunes. La mise en avant de nos métiers, du travail bien fait, de cette fameuse finition suisse, si appréciée dans le monde.
     
    L'apprentissage mérite notre enthousiasme. Et non l'indifférence de notre sommeil.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Rage. Et colère

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    Sur le vif - Lundi 05.10.20 - 20.40h
     
     
    Conquête, parmi tant d'autres, de la Révolution française, la liberté du commerce est aujourd'hui allègrement bafouée par des baillis de la rustretie, qui, sous prétexte sanitaire, empêchent de travailler des gens ne demandant qu'à se lever le matin pour aller bosser.
     
    Parce que le travail, c'est leur dignité. Leur horizon pour se sentir en altitude d'hommes et de femmes libres, indépendants, ne devant rien à personne (tant qu'ils ont la santé) pour subvenir à leurs besoins.
     
    Je fais partie de ces hommes-là. Tout comme mon père Paul, ingénieur et entrepreneur, mon grand-père Maurice, instituteur et capitaine à l'armée, mort à l'âge de 33 ans, mon autre grand-père Émile, entrepreneur, mort à 54 ans, en ont fait partie. Ainsi que toutes les femmes de ma famille, qui, là où elles étaient, se sont battues pour ces valeurs-là.
     
    Je n'accepte pas qu'un apparatchik d'Etat, bien peinard derrière son masque, anesthésié de toute fureur de vivre, vienne dire à des entrepreneurs ce qu'ils ont à faire.
     
    Rage. Et colère.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Petits patrons, réveillez-vous !

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    Sur le vif - Lundi 05.10.20 - 13.46h
     
     
    Et Paris qui, d'un coup, parce qu'un pète-sec jacobin l'a décrété dans un cabinet, ferme des milliers de bars, dès demain !
     
    Et des dizaines de milliers de petits patrons, de tout petits entrepreneurs, de PME, dont le chiffre d'affaires va plonger. Et qui vont devoir se séparer de milliers de leurs employés. Et leurs fournisseurs qui vont, eux aussi, se paupériser ! Et toute une chaîne économique, des hommes et des femmes, qui vont pointer au chômage, devenir des assistés, alors qu'ils ne demandaient qu'une chose : bosser ! Et les impôts des classes moyennes, pour engraisser tout ce système d'assistance, qui vont encore grimper !
     
    Paris, Genève, peu importe : on ne peut plus, sous prétexte de crise sanitaire, foutre en l'air l'économie d'une nation à coups d'ukases. Ceux qui les prennent, ces décisions, qu'ils redistribuent une partie de leurs salaires d'apparatchiks à ceux qu'ils ont jetés à la rue.
     
    Tyrannie des fonctionnaires. S'en foutent ! Ont le salaire assuré, à la fin du mois. Mépris du privé. Mépris de ceux qui bossent !
     
    Petits patrons, réveillez-vous !
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Les silos en solo, ça suffit !

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    Sur le vif - Lundi 05.10.20 - 11.48h
     
     
    Le Conseil d'Etat, élu par le peuple et au service du peuple, doit se transformer, pour un certain temps, en Comité de Salut public pour sauver l'économie genevoise.
     
    Chacun des sept magistrats doit avoir sa part de la mission générale. Chacun des sept doit avoir des objectifs précis à atteindre pour redresser l'économie. Quitte à laisser, un certain temps, son Département premier au second plan. Il y a suffisamment d'apparatchiks pour gérer les affaires courantes.
     
    Une politique de sauvetage économique claire, cohérente, lisible, doit être édictée, rendue publique. Elle doit être la politique de l'ensemble du collège, perçu comme un tout, comme une unité combattante, mobile, enthousiaste, centrée sur un objectif à atteindre, et non juste gérer peinard son Département, chacun pour soi, en attendant la quille, en solo. Et en silo.
     
    Faute de cette transformation de notre gouvernement en commando opérationnel, avec toute l'énergie, la rage de survie, que ces deux mots contiennent, la législature 2018-2023, alanguie comme une montre molle de Dali, est promise à figurer dans les livres futurs comme celle du renoncement, de la passivité, de l'abandon.
     
    Je signe ces lignes comme citoyen (le seul titre dont je me revendique). Mais aussi comme petit entrepreneur, depuis quinze ans. Et comme combattant dans l'âme, viscéralement.
     
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Gérard Deshusses, un humaniste en politique !

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    Sur le vif - Dimanche 04.10.20 - 15.48h
     
     
    Hier, les socialistes genevois ont porté Lydia Schneider Hausser et Romain de Sainte Marie à la co-présidence du parti. A ces deux militants de valeur, je souhaite bon vent.
     
    Mais je tiens aussi à rendre hommage au Président sortant. Je ne partage guère les idées de Gérard Deshusses, pour la simple raison que je ne suis pas socialiste. Mais quel homme ! Quel humanisme, dans la perception de la chose politique ! Quel attachement à la culture, notamment à l'Histoire, la littérature, la musique !
     
    J'espère vivement que ce gentleman tranquille demeurera encore longtemps, d'une manière ou d'une autre, dans la chose publique. Et puis, tout de même : un homme qui passe ses vacances à fouiner dans les friches industrielles de l'ex-DDR ne peut, à mes yeux, être totalement mauvais !
     
    Nous avons, comme passion commune, le pays de Bach, de Haendel et de Luther. Et, peut-être aussi, ce texte si fantastique traduit en allemand moderne par le dernier nommé, autour de l'an 1522.
     
    Ca crée davantage de liens, oh infiniment, que la divergence sur le socialisme ne génère d'éloignement.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Alors, combattons ! Alors, vivons !

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    Sur le vif - Dimanche 04.10.20 - 08.33h
     
     
    Le régime du chômage technique arrive bientôt à échéance. Les décisions sanitaires de ce printemps ont ruiné l'économie genevoise. Petit commerce, hôtellerie, restauration, aéroport sont au tapis.
     
    Dans ces conditions d'extrême difficulté, l'absolue priorité du Conseil d'Etat doit être le relèvement de notre économie. Les sept devraient y penser, nuit et jour ! Ne se laisser distraire par rien d'autre, et surtout pas par les sujets de société lancés par les bobos.
     
    La juxtaposition pépère de sept politiques publiques, chacun s'occupant en silo de la sienne propre, et se gardant d'intervenir dans celle des autres, est d'un autre âge, celui des vaches grasses et de la prospérité.
     
    Genève doit, d'urgence, être gouvernée avec des priorités transversales, une hiérarchie des préoccupations, une volonté d'ensemble. Et, en absolue priorité, il y a l'économie.
     
    Rien n'est perdu. Mais il faut de la vision, des énergies, un cabinet de guerre, un Comité de Salut public affichant sa volonté inébranlable de ne pas laisser Genève s'enfoncer. Les sept doivent s'occuper d'économie !
     
    L’État doit baisser les impôts de la classe moyenne, qui étouffe. Il doit réduire sa voilure, se concentrer sur l'essentiel, le vital, se défaire de sa byzantine complexité, où le contrôleur vient contrôler un autre contrôleur. Que le DIP enseigne, et c'est tout. Qu'il se défasse de ses armadas d'apparatchiks.
     
    Ceux qui bossent, dans le privé, qui se battent comme des fous pour leurs petites entreprises, qu'on les laisse bosser ! Qu'on arrête de les emmerder avec des taxes, de la paperasse ! Les énergies, qu'on les encourage !
     
    Qu'on laisse faire les petits boulots, c'est mieux que rien. Qu'on ôte le corset de la règlementation du travail. Mieux vaut bosser sans Convention collective, que ne pas bosser du tout, devenir un assisté.
     
    Encourager l'initiative, partout. Pour cela, il aurait fallu un collège gouvernemental où fussent présents un ou deux VRAIS entrepreneurs. Je n'en compte pas beaucoup. Mais qu'au moins, l'équipe actuelle, en place jusqu'au printemps 2023, affiche sa rage à redresser l'économie, ce qui passe par une libération des énergies.
     
    Qu'elle arrête de nous materner. Les plus faibles, les plus fragiles, les personnes âgées, je ne discute pas. Mais les personnes en pleine force de l'âge, c'est par un boulot - oui, un bon vieux boulot - qu'elles retrouveront toute leur place, leur dignité.
     
    Et si ce boulot n'a strictement aucun rapport avec leur formation, quelle importance ? L'essentiel, pour chacun, c'est de conquérir son autonomie. Se trouver en situation de combattant, la seule digne, la seule qui vaille.
     
    Vivre, c'est se battre. Alors, combattons ! Alors, vivons !
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     

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  • Pierre Maudet doit redevenir un magistrat comme un autre !

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    Sur le vif - Samedi 03.10.20 - 19.06h
     
     
    Plus j'y pense, plus je me dis que Pierre Maudet, dans l'intérêt supérieur de l'économie genevoise, donc de Genève tout court, doit être appelé à jouer un rôle de premier plan dans les semaines et les mois qui viennent.
     
    Oh certes, il a fauté. Mais il est toujours là, et peut-être bien jusqu'à la fin de la législature. ll m'est totalement indifférent de savoir si cette présence se justifie ou non, dans l'ordre de la morale.
     
    La morale, en politique, ne m'intéresse pas.
     
    En revanche, je regarde les faits. Un homme de 42 ans, en pleine force de l'âge (c'est l'âge auquel je lançais, il y a vingt ans, l'émission Forum, vous n'imaginez pas l'énergie dépensée quotidiennement !), en pleine possession de ses capacités intellectuelles, se trouve sous-occupé dans une vague histoire de promotion économique, où ses six collègues ont jugé bon de le reléguer.
     
    Cette plaisanterie ne peut plus durer. Pierre Maudet est Conseiller d'Etat, en exercice, de la République. Il est un homme d'une grande intelligence, et d'une singulière capacité d'action. L'économie genevoise chancelle, à cause de la crise sanitaire, et nous allons vers des mois catastrophiques, dès que le chômage technique sera parvenu à échéance.
     
    La question n'est pas de savoir si on aime ou non Pierre Maudet. La question est d'avoir un finalisme d'Etat, un déterminisme de la réussite, en tout cas mettre toutes les chances de notre côté. L'économie genevoise souffre, et cette souffrance va empirer. Nous avons, au sein du Conseil d'Etat, une énergie vitale qui ne demande qu'à retrouver son plein régime.
     
    Citoyen, je demande qu'on restitue à Pierre Maudet les moyens nécessaires à déployer l'action. Certains de ses collègues sont sur-dotés, lui est très clairement sous-doté ! Dans le cadre d'une politique économique du collège tout entier - et non la sienne propre, pour sa gloriole - ce magistrat doit redevenir, tant qu'il est aux affaires, un Conseiller d'Etat comme un autre.
     
    Il en va de l'intérêt supérieur de la République, le seul qui compte à mes yeux.
     
    Pascal Décaillet
     

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  • La DDR ne méritait pas cela !

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    Sur le vif - Samedi 03.10.20 - 10.45h
     
     
    Réunification n'a jamais été le bon mot. C'est une usurpation. Une captation de la vérité historique par la propagande de M. Kohl, des services américains, et du système capitaliste de l'Ouest.
     
    Il n'y a pas eu réunification. Regardez les événements. Il y a eu absorption brutale et gloutonne d'un pays souverain, reconnu comme tel par la "communauté internationale", la Deutsche Demokratische Republik.
     
    Elle était récente ? Ni plus ni moins que sa sœur de l'Ouest, la Bundesrepublik Deutschland, puisque l'une et l'autre furent fondées en 1949, quatre ans après la guerre. Quatre ans où il n'y eut plus d'Allemagne, plus d'Etat allemand, seulement des zones d'occupation tenues par les Alliés.
     
    Elle était dépendante du système de l'Est ? Oui, assurément ! Mais pas plus que la BRD, à l'Ouest, n'était intimement dépendante du conglomérat capitaliste imposé par les Américains, avec comme police armée l'OTAN.
     
    Pour ceux qui prendraient en cours, et n'auraient pas tous les éléments, la DDR, c'est juste les régions allemandes, de Prusse, de Saxe et de Thuringe, qui, en vertu des Accords de Yalta, tombèrent sous occupation soviétique. La partie occidentale étant aux mains des Américains, des Britanniques, et des Français.
     
    Lesquels furent les plus chanceux ? En termes de liberté individuelle, ceux de l'Ouest, c'est sûr. Encore qu'il faille sérieusement ré-examiner le système de coercition idéologique de la BRD : interdiction scélérate du Parti communiste dans le Grundgesetz (Loi fondamentale) de 1949, surveillance continuelle par le contre-espionnage et par les antennes de l'OTAN, chape de plomb capitaliste sur une société qui avait été celle de Bismarck, et des premières lois sociales en Europe.
     
    A l'Est, il y eut la Stasi. De ma vie, je n'ai jamais cherché à en minimiser le rôle. C'était un système infiniment moins libre qu'à l'Ouest, comme d'ailleurs dans tous les pays du Pacte de Varsovie. Le nier serait parfaitement déraisonnable.
     
    Mais désolé, ramener sans cesse les quarante années d'existence (1949-1989) de la DDR à la Stasi, comme si c'était là le seul thème à aborder pour saisir la complexité de la société prussienne, saxonne et thuringienne pendant ces quatre décennies, c'est faire le jeu de quarante années de propagande américaine et capitaliste à l'Ouest, qui ne cessaient (j'en sais quelque chose !) de noircir le tableau, caricaturer, dès qu'il était question de la DDR.
     
    L'Allemagne de l'Est était, c'est vrai, sous le corset des Soviétiques. Tout comme celle de l'Ouest était sous la férule des Américains et du capitalisme. Les pires enragés, dans l'ordre de l'anti-communisme primaire, en Allemagne comme d'ailleurs en Italie, vous savez qui c'était ? Réponse : la démocratie chrétienne ! Vieille, très vieille rogne, remontant au rôle du Zentrum dans les années bismarckiennes, puis lors de la Révolution du 9 novembre 1918, puis des combats de 1919, puis à la République de Weimar.
     
    Tiens, justement : Kohl était un Rhénan, catholique, démocrate-chrétien jusqu'à la moelle. Jamais le grand Willy Brandt n'aurait mené l'Allemagne vers l'unité avec une telle vulgarité capitaliste. L'homme de l'Ostpolitik, l'homme de la génuflexion de Varsovie (décembre 1970) avait pour l'Est un respect, un tropisme intellectuel qui faisaient totalement défaut à Helmut Kohl.
     
     
    Mais la DDR, ce sont aussi quarante années où trois des peuples les plus fondateurs de l'Histoire allemande (les Prussiens, les Saxons, les Thuringiens), s'accommodant du corset parce qu'il le fallait bien, ont néanmoins réussi à nouer un pacte social absolument remarquable, avec un système de formation, des Universités, des chercheurs, des scientifiques, des écrivains, d'immenses dramaturges (le plus grand de tous, Brecht, à la fin de sa vie, mais aussi Heiner Müller et Christa Wolf), un très haut niveau de formation musicale, une vie sportive et associative remarquable. Tout cela, sans avoir le dixième du fric injecté à l'Ouest. Le Plan Marshall, c'était l'achat du silence des Allemands de l'Ouest par les capitaux américains : on vous balance du pognon, et en échange vous vous la coincez sur le système capitaliste. Ne pas considérer cette équation, c'est opter pour la cécité.
     
    J'ai aimé la DDR, je n'en ai jamais fait mystère. Je l'ai aimée, pour des raisons à la fois intimes, et pour celles qui relèvent de l'analyse rationnelle. Souvenirs d'une jeunesse un peu particulière, mais pas seulement. J'ai lu ses auteurs, dont certains sont immenses. J'ai écouté ses concerts. Je ne nie en aucune manière les exactions de la police politique, appelée Stasi. Je dis simplement qu'il y a trente ans, jour pour jour, il n'y a pas eu "réunification". Mais absorption gloutonne, par l'Ogre rhénan Kohl, d'un pays souverain de la planète qui, à tant d'égards, n'avait pas démérité. L'unité allemande méritait mieux. La DDR méritait mieux ! Mieux que cette annexion pure et simple de l'Est par l'Ouest. Mieux que cette illusion de la fin de l'Histoire.
     
    La preuve : l'Histoire est là, présente, vivante. De Francfort-sur-l'Oder, patrie de Kleist, où je me suis rendu en 1998, à Weimar (où j'ai dirigé l’Été allemand de 1999, et où j'étais encore il y a quelques mois, pour retrouver des souvenirs de jeunesse), en passant par Dresde, Erfurt, Eisenach, Iéna, Magdebourg, et jusqu'aux confins hanséatiques de la Baltique, la partie orientale de l'Allemagne a, plus que jamais, tant à nous apprendre, nous inspirer, nous vivifier l'âme. Parcs que le destin allemand est là. Il est devant nous. Vivant. Vibrant. De toutes les fibres de son Histoire.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Emotion de censure

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    Sur le vif - Jeudi 01.10.20 - 15.28h
     
     
    Tel confrère nous annonce que telle future bataille politique sera "hautement émotionnelle".
     
    J'espère bien qu'elle sera émotionnelle !
     
    La politique n'est pas un jeu de mikado pour bourgeois de salons, à l'heure du thé, ou du sherry.
     
    La politique engage nos vies. Notre amour du pays. Nos projections sur son avenir. Notre volonté, avec nos mains périssables, de façonner son destin. Elle engage le partage des richesses, le lien avec la nature, le patrimoine, la solidarité ou non avec des frères humains, des soeurs humaines.
     
    Si tout cela n'est pas "hautement émotionnel", alors on dépose les plaques. On s'en va, nimbé de superbe solitude, vivre dans un hamac le reste de son âge. Toutes émotions censurées, on oublie les sens. On oublie la vie. On émigre en apesanteur, quelque part vers Jupiter. Comme chez Kubrick.
     
    Au mieux, au passage de la comète, on tombe amoureux du robot.
     
    Chouette, non ?
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Nos capacités de combattants

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    Sur le vif - Jeudi 01.10.20 - 09.43h
     
     
    Le combat pour une Suisse souveraine n'est ni ancien, ni nouveau. Il est le combat de toujours, celui de toute communauté humaine luttant pour sa survie.
     
    Mon lien avec la Suisse n'est ni mystique, ni magique. Il ne relève d'aucun surnaturel. Il m'étonne même, moi qui rejette à bien des égards le mythe de la Raison, et celui des Lumières (car ce sont des mythes, comme les autres), par la puissance de son côté rationnel. Je n'aime pas cela en moi, cette part de la démonstration, mais je dois constater sa présence. Les faits sont là.
     
    La Suisse s'est toujours battue pour sa souveraineté, et jamais ce combat n'a été acquis. Jamais. La Suisse, comme toute nation, est fragile, imparfaite, habitée par de puissants ferments de dispersion. Rien, ni sa prospérité (si récente dans notre Histoire, j'entends encore mon père me raconter le Valais d'avant-guerre), ni sa souveraineté ne sont acquises.
     
    Elles ne le seront jamais. Elles sont le fruit d'un immense combat, sans cesse recommencé. Nous eûmes des moments, dans notre Histoire, où nous n'avons survécu que par la grâce des autres nations, Traités de Westphalie (sur la ruine des Allemagnes), Congrès de Vienne. Notre tout petit pays, en ces temps-là, devait son destin au tapis de casino des négociateurs européens.
     
    Mais nous eûmes aussi, comme en 1848, des moments d'intensité interne, même si, là aussi, c'était sur fond de chamboulement général, dans toute l'Europe.
     
    Et puis, nous eûmes des heures de gloire. Lorsque nous inventâmes l'AVS, en 1947, suite à une immense bataille politique interne dont il vaut la peine de relire les minutes, nous avons donné à l'Europe l'exemple d'une assurance sociale salutaire, solidaire, durable. La Suisse n'est jamais plus forte que lorsqu'elle s'occupe de ses plus faibles.
     
    Le vote de dimanche dernier renforcera, dans notre pays, le camp des souverainistes. Parce qu'une immigration inconsidérée va hélas continuer, dévastant notre Plateau, notre Patrimoine naturel, augmentant les coûts du social, continuant (avec la bénédiction syndicale) à jeter les nôtres, les citoyennes et citoyens suisses les plus fragiles, sur le bord du chemin. Et ça, c'est immonde, c'est un acte contre le pays, contre sa cohésion interne et sociale. Cela porte un nom. Je sais lequel. Vous aussi.
     
    Alors, le combat pour la souveraineté est plus actuel que jamais. Il n'est ni d'aujourd'hui, ni d'hier, ni de demain. Il est le combat de toujours, sans cesse recommencé, jamais gagné, jamais perdu si notre ardeur est là. Il fait appel à notre essence de citoyens. Et, beaucoup plus encore, plus noble, plus vital, à nos capacités de combattants.
     
     
    Pascal Décaillet
     

     

     

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  • L'exactitude du perroquet

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    Sur le vif - Mardi 29.09.20 - 15.44h
     
     
     
    L'idée même que les États-Unis seraient au plus bas, traverseraient une crise sans précédent, seraient promis à un inéluctable chaos post-électoral, n'est pas le produit d'une observation neutre.
     
    Non, cette idée, répandue absolument partout dans nos médias romands, c'est exactement la vision démocrate. Celle que propage, tous azimuts, ce parti pour éviter la réélection de Donald Trump, et obtenir celle de son poulain à lui, Joe Biden.
     
    Le Parti démocrate, ou le New York Times, s'enrhument, et c'est la presse romande, Temps et RTS en tête, qui éternuent.
     
    Le phénomène est loin d'être nouveau. En 1974 déjà, j'allais sur mes seize ans, la presse romande avait reproduit avec l'exactitude du perroquet l'immense opération des journaux démocrates de la Côte-Est pour avoir la peau de Richard Nixon. Et ils l'avaient eue !
     
    Combien d'Etat sont démocrates aux États-Unis ? Facile à calculer : vous ajoutez la presse romande, et vous obtenez le nombre exact.
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Souverainistes, le jour viendra !

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    Sur le vif - Mardi 29.09.20 - 09.40h
     
     
    Ce qui, le jour venu, fera la différence en faveur des souverainistes ? Très simple : la démographie ! En laissant, avant-hier, près de cent mille personnes continuer à déferler chaque année sur la Suisse, le peuple a paradoxalement signé à terme l'arrêt de mort de la libre circulation. Parce que la question première de notre pays est la démographie. Elle relève d'un absolu tabou, révélé lors de la campagne Ecopop.
     
    La Suisse n'est pas la grande plaine polonaise. Elle est un pays de montagnes, dont les deux tiers ne sont pas habitables. La population se concentre sur le Plateau, ainsi que dans deux grands espaces urbains : Triangle d'or autour de Zurich, Arc lémanique.
     
    Dans les villes, on étouffe déjà. Genève n'est plus vivable, avec les dizaines de milliers de flux transfrontaliers chaque jour, et le CEVA, promis comme le salut, n'est qu'une immense plaisanterie : les frontaliers continuent de prendre la voiture. L'idéologie Verte rêve de chasser les automobiles hors de la ville. Et le ministre PDC, en totale trahison de son électorat, roule pour eux, en voiture de fonction.
     
    Mais il y a pire que les villes : le Plateau. Quand on habite en ville, quand on y est né, comme votre serviteur, qu'on y a vécu toute sa vie, on s'habitue à une certaine densité. Mais le Plateau, ce tissu interstitiel entre les villes, ne ressemble bientôt plus à rien. Il n'est ni la ville, ni la campagne. C'est le fameux mitage du territoire, qui enlaidit notre sublime paysage suisse, il constitue un crime contre le Patrimoine. Imaginez ce que le Plateau va devenir, d'ici dix ans, avec la continuation de la libre circulation.
     
    Alors, très vite, les Suisses en auront marre. Trop de monde. Trop de trafic. Trop de béton. Trop de pollution. Contre la progression démographique, ils réagiront avec la même fougue que celle des conservateurs pendant les années radicales, entre 1848 et 1891, lorsqu'on ne jurait que par l'industrie et la croissance. Ils réagiront, parce que l'être humain a besoin d'autres valeurs : la respiration, le soupir, la pause, le silence, la méditation, l'intimité du contact avec la nature. La musique n'est-elle pas faite autant de silences que de notes ?
     
    Alors, ils réagiront contre tout ce poids démographique démesuré, importé par le parti de l'étranger, pour faire de bonnes affaires. Ce jour-là n'est pas si lointain. Paradoxalement, oui, le vote de dimanche en accélérera la venue.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Mme Fontanet, respectez le peuple !

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    Sur le vif - Lundi 28.09.20 - 13.15h
     
     
    Je n'ai pas voté l'initiative cantonale Zéro perte. Mais il se trouve que le peuple genevois, lui, l'a votée. Le peuple ne donne pas des signaux. Il prend des décisions. Lorsqu'une initiative est acceptée, il appartient aux autorités de la mettre en oeuvre.
     
    Pourquoi le cacher ? Le ton condescendant avec lequel le Conseil d'Etat, hier après-midi, a accueilli ce OUI du peuple, à la fois par la voix de la Ministre des Finances et par celle du Président du collège, n'est pas acceptable.
     
    Pour faire court, on prend de haut cette décision du souverain. On nous entortille avec une histoire de droit supérieur. On laisse entendre qu'au fond, rien ne va changer. On parle de tout cela du bout des lèvres, comme d'un sujet sans grand intérêt, on se pare d'arrogance altière. Bref, on enterre la volonté populaire. C'est ainsi qu'on gouverne, à Genève ?
     
    Madame Fontanet, le peuple a voté. Dans notre démocratie suisse, c'est lui le patron. Cette initiative doit être mise en application.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Le coeur, l'intelligence, la fougue

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    Sur le vif - Lundi 28.09.20 - 08.01h
     
     
    08.01h - Et voilà la Présidente de la Commission européenne qui presse le Conseil fédéral de faire ratifier au plus vite l'Accord cadre institutionnel !
     
    Quelle précipitation ! Quelle arrogance suzeraine ! Quelle indécence ! Quelle méconnaissance de notre âme suisse !
     
    En aucun cas le vote de trois Suisses sur cinq, hier, ne constitue un quelconque blanc-seing à une intégration institutionnelle de notre pays. Ces trois cinquièmes veulent la continuation économique de la voie bilatérale, c'est tout. Aucun signal de rapprochement politique n'a été opéré hier.
     
    Et puis, deux Suisses sur cinq, soit 11% de plus que le plein des voix UDC, veulent que notre pays règle de manière autonome son immigration. Ça n'est certes pas une majorité. Mais très vite, ces deux cinquièmes peuvent grimper, si le Conseil fédéral instille dans le pays un climat de capitulation politique face au géant européen.
     
    La campagne des initiants, je l'ai déjà dit, n'a pas été bonne. Elle a manqué à la fois d'armature intellectuelle et de rage de vaincre. Il appartient, dès ce matin, aux patriotes partisans d'une Suisse indépendante, fière de ses valeurs, souveraine, de mener le combat contre tout accord politique menant à l'affaiblissement de notre existence en tant que nation.
     
    Les tonalités de ce nouveau combat doivent être radicalisées, tout en demeurant dans l'ordre démocratique des mots, des arguments, des idées. Un homme ou une femme de courage ne doit craindre, dans l'expression de son point de vue, ni la clarté, ni la fougue, ni la colère.
     
    Il doit écouter les profondeurs de son cœur, l'intimité de son attachement à la partie. Il ne doit pas avoir peur d'exprimer cette part d'effectif et d'émotionnel. Il doit aussi signifier à ses adversaires qu'il combat leurs idées, sans la moindre concession. En clair, les petits compromis d'épiciers, c'est fini. De grâce, n'ayons pas peur, dans la vie, de nous faire des ennemis !
     
    Cette intransigeance est la clef de notre salut national.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Souveraineté : le combat continue !

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    Sur le vif - Dimanche 27.09.20 - 13.32h
     
     
    J'étais favorable à l'initiative de limitation, le peuple a dit non, c'est OK, je suis - sur cet objet de votations - dans le camp des perdants.
     
    Depuis mon premier vote, pour dire oui (du fond du coeur) au nouveau Canton du Jura, en septembre 1978, je crois bien n'avoir raté aucune votation. En moyenne, sur 42 ans de vie citoyenne active, j'ai dû à peu près me retrouver une fois sur deux dans le camp des gagnants, et l'autre dans celui des perdants. C'est le miracle de notre démocratie suisse, la saveur de ses équilibres, la place que finalement elle laisse à tous.
     
    Sur l'initiative de limitation, l'UDC a raté sa campagne. Je parle ici de l'UDC suisse, ses célèbres stratèges. Il s'agissait d'une question de souveraineté, c'est sur ce point qu'il fallait tout axer. La campagne a manqué de cerveaux, de recul historique, de mise en perspective, de punch, de volonté triomphante, d'ivresse dionysiaque, de rage de vaincre.
     
    Les Suisses veulent la poursuite des Accords bilatéraux. Dont acte. Mais la question des flux migratoires demeure posée. Intimement liée à celle de l'aménagement démographique de notre pays, avec le risque titanesque d'un Plateau qui, d'ici dix ou vingt ans, étouffera sous le poids de la population. C'est pourquoi j'avais déjà voté oui à Ecopop.
     
    La question de la souveraineté demeure entière. Dans cette campagne, elle n'a pas été exposée avec la puissance de feu nécessaire. Et ce mot-même, "souveraineté", a pu paraître archaïque, alors qu'il est la clef de notre avenir, de notre salut, de notre survie.
     
    Il appartient à tous ceux qui, en Suisse, se reconnaissent dans le combat pour la souveraineté, de tenir plus que jamais la ligne de front. En attendant d'engager de nouvelles offensives, avec cette fois l'enthousiasme des vainqueurs, et non la seule routine du prêt-à-faire-campagne. Ce jour, très vite, viendra, à mesure que nos concitoyens verront disparaître, face au parti de l'étranger, la volonté de nos autorités de défendre farouchement notre indépendance.
     
    Pour ma part, m'exprimant comme citoyen, ne revendiquant nulle autre espèce de titre ni de légitimité, je continuerai de me battre pour un pays fraternel, fier de ses valeurs, souverain. Jusqu'à quand ? La réponse est simple, sereine et parfaitement tranquille : jusqu'à mon dernier souffle.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • L'apesanteur, jusqu'à l'étreinte

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    Sur le vif - Vendredi 25.09.20 - 07.51h
     
     
    Donner aux Suisses des "cours d'intégration" pour les adapter à "l'hyper-diversité" de leur propre pays : là, on marche sur la tête ! Là, on erre aux antipodes. Là, on flirte avec l'apesanteur, jusqu'à l'étreinte.
     
    La Suisse accueille des étrangers. C'est à eux, nouveaux venus dans une communauté humaine antérieurement organisée, de s'adapter à nos lois. À nos règles. À nos coutumes. C'est à eux de faire ce chemin, à eux à 100%, à nous à 0% !
     
    La notion de "diversité" est sociologique, ou démographique. En République, il n'y a que des citoyennes et des citoyens. Il n'y a qu'une loi, celle de tous. Il n'y a de communauté que nationale. Ceux qui respectent cela font partie intégralement de notre corps social. Les autres, désolé, ne sont pas les bienvenus.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Plutôt qu'à l'univers

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    Sur le vif - Jeudi 24.09.20 - 16.31h
     
     
    Un gouvernement n'est pas là pour promouvoir la morale, ni le bien, encore moins les bons sentiments.
     
    Mais pour défendre avec acharnement les intérêts supérieurs de la communauté humaine qui lui a confié ses destinées.
     
    En ultime instance, des intérêts de survie.
     
    A cette communauté-là, plutôt qu'à l'univers, il a le DEVOIR d'accorder sa préférence.
     
     
    Pascal Décaillet

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