Sur le vif - Page 5

  • Des hommes et des femmes libres. Pas des robots !

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    Sur le vif - Lundi 15.03.21 - 11.23h
     
     
    Vous êtes de droite ? Vous ne voulez pas d'un gouvernement de gauche ? L'explosion de la dette vous fait peur ? Vous êtes pour la rigueur financière ? Vous défendez les petites entreprises, les artisans, les indépendants ? Vous ne voulez pas d'ayatollahs à la tête de la Mobilité ? La qualité de la Formation vous tient à coeur ? Vous estimez que le DIP doit être d'urgence repris en mains ? Vous voulez la priorité aux nôtres ?
     
    Fort bien. Alors réfléchissez, juste une seconde. Respirez un bon coup. Libérez-vous. Et ne vous laissez surtout pas impressionner par les marchands de morale.
     
    Ceux de gauche veulent juste faire élire leur candidate, pour avoir la majorité au gouvernement, donc tous les leviers du pouvoir, avec postes et prébendes. C'est juste une question de conquête du pouvoir, le reste c'est la chansonnette.
     
    Ceux de la droite veulent juste accomplir leur basse vengeance sur un homme, pour sauver leur appareil, leur liturgie, leurs chorégraphies de la puissance. Soudain mortels, il veulent racheter leur part d'éternité. Ils découvrent, dans la Ville de Calvin, le charme des Indulgences.
     
    Vous êtes un homme ou une femme de droite. Et avez - j'ose le croire - le minimum de jugeote pour concevoir la notion la plus élémentaire de vote utile. Par opposition au vote inutile. Celui qui est juste là pour entraver.
     
    Vous provenez d'une très grande tradition politique, la philosophie de droite, avec tout ce qu'elle véhicule de liberté, de responsabilité individuelle. Je ne retiens que deux mots : Freisinn (libre-arbitre) et Vernunft (raison). Vous n'avez pas à rougir de ces valeurs, elles ont fait la Suisse moderne. A travers, notamment, le parti radical. Demandez-vous qui, en ayant des chances d'être élu, pourra le mieux incarner ces idées. Car en face, il y a la gauche.
     
    Sentez-vous libres. Ca fait du bien, vous savez, la liberté. L'indépendance. La solitude. Ne rien devoir à personne. Choisir ses rares amis. Fuir la mondanité. Un citoyen libre est infiniment plus précieux au bien commun qu'un militant entravé dans les obligations de soutiens d'un appareil.
     
    La République a besoin d'hommes et de femmes libres. Pas de robots.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Ave, César, ceux qui veulent déconstruire te saluent !

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    Sur le vif - Dimanche 14.03.21 - 16.50h
     
     
    Je me souviens de cette soirée, si belle et si lointaine, où Romy Schneider, recevant un César, rendait un hommage aussi furtif que bouleversant à Luchino Visconti. L'ombre d'un souvenir, la profondeur d'une reconnaissance, par-delà la mort. Elle était sublime. N'a-t-elle jamais été autre chose ?
     
    Aujourd'hui, on se fout à poil. Et on balance des excréments.
     
    C'est sans doute ce qu'on appelle la déconstruction des stéréotypes.
     
     
    Pascal Décaillet

     

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  • Le frottement cosmique d'une rencontre

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    Sur le vif - Dimanche 14.03.21 - 14.38h
     
     
    Les groupes de fans sont hélas un peu niais. Les groupes anti, entendez ceux qui n'ont d'autre raison d'exister que de s'acharner contre un individu, sont carrément immondes. On y sent toute la lâcheté de la meute.
     
    Entre ces deux écueils, la puissance ciselée de l'individu. Un homme, seul. Une femme, seule. Une seule personne ! Elle parle en son nom, et en son nom seulement. Elle n'engage qu'elle-même. Elle assume. Elle signe, de son nom et de son prénom.
     
    Pas de masques. Pas d'anonymat. Pas de noms d'emprunt. Juste un humain, totalement seul face à sa plume, qui définit sa position, dans la géométrie du monde. Il a tous les droits. Il choisit et propose son point de vue. Mais en contrepartie de cette liberté, il a un devoir : celui d'assumer, celui de signer.
     
    Les groupes, réels ou virtuels, c'est le début de la fin. La vraie guerre, en ce monde, n'est pas tant entre la droite ou la gauche, qu'entre les solitaires et les grégaires. Chez les premiers, on trouvera courage et transgression. Chez les seconds, lâcheté, veulerie, comportements de meute.
     
    N'importe quel homme, n'importe quelle femme, qui signe en son nom seul, quelles que soient ses opinions, je le respecte. Celui, à l'inverse, qui s'abrite derrière un groupe, pour s'en aller surenchérir à la mise à mort d'un tiers, je l'écarte. Je ne veux rien avoir à faire avec lui. Il vit son monde, grégaire. Je vis le mien, solitaire. A la recherche d'autres solitaires. Parfois, rarement, entre ces âmes errantes, le frottement cosmique d'une rencontre.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Droite genevoise : d'abord l'âme !

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    Sur le vif - Samedi 13.03.21 - 09.34h
     
     
    Sauver le PLR n'est pas un but en soi. Les noms des partis ne font pas le succès des peuples. Le maintien des structures, non plus. Leur liturgie interne, figée comme l'éternité, avec ses "Comités directeurs" et ses "Assemblées générales", encore moins.
     
    De cette liturgie pesante, la droite genevoise peut et doit se passer. Elle n'a pas besoin de cortèges sacrés, avec encens et chœur des vierges. Non. Elle a besoin de retrouver une âme.
     
    Ca passe par le peuple. Renouer avec lui. Orienter toutes ses énergies sur ses besoins les plus criants. L'économie, bien sûr. La dignité d'un travail (pas nécessairement un "emploi"). La qualité de la formation, à l'école et tout au long de la vie. Un avenir pour nos jeunes. Des retraites solides et décentes pour nos aînés. Des flux migratoires maîtrisés. L'absolue préférence aux nôtres. Moins d'impôts pour les classes moyennes. Un Etat qui réduit sa voilure.
     
    C'est avec ces thèmes-là que la droite doit renouer. Le délire des questions sociétales, elle peut le laisser à la gauche bobo, totalement déconnectée des préoccupations du plus grand nombre.
     
    La droite genevoise doit renouer avec le peuple. Avec la petite entreprise, qu'elle doit encourager de toutes ses forces. PME, artisans, indépendants, qu'on les laisse bosser ! Qu'ils renouent avec la simplicité, l'austérité même, du petit entrepreneur. Qu'ils commencent à mettre un peu d'argent de côté, avant de se lancer dans des "investissements". Qu'ils les financent avec leurs fonds propres, économisés en amont, plutôt que d'emprunter, se lier au système financier, devenir captifs de l'usure, et finalement rouler pour l'idéologie néolibérale !
     
    Le grand parti qui a fait la Suisse, c'est le parti radical. Le Freisinn. Libre-arbitre. Liberté de conscience. Responsabilité individuelle. Maitrise de son destin. Indépendance financière de chacun. Refus absolu, féroce, de toute dette. Passion pour le savoir, pour l'école, pour la transmission. Priorité des choses de l'esprit. Primauté du verbe sur l'image.
     
    La droite genevoise doit être populaire, et ne pas craindre qu'on la traite de populiste. Elle doit tomber la cravate, ouvrir le col de sa chemise, retrousser ses manches, laisser le paraître au vestiaire, se concentrer sur l'être. Qui suis-je ? Quelles sont mes vertus profondes ? Quels sont mes dons ? Comment puis-je être utile ? Ca se passe loin du tintamarre et du cliquetis des cocktails. En chacun de nous. Seul, face à son âme.
     
    Car la politique, aussi, est affaire d'âme. Les Assemblées générales, les Comités directeurs, avec leurs grands airs de gravité mal digérée, on peut laisser tout ça dans les oubliettes. Nous avons besoin de verbe. Nous avons besoin d'action. Et nous avons, avant tout, un immense besoin d'âme.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Je m'appelle Pascal Décaillet

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    Sur le vif - Vendredi 12.03.21 - 16.12h
     
     
     
    Lorsque Pierre Maudet trônait au sommet de son pouvoir, je l'ai maintes fois attaqué frontalement, ici même, sur mon blog et dans GHI, notamment sur sa politique des fusibles. L'affaire Cudré-Mauroux, ça vous dit quelque chose ? Nous n'étions pas beaucoup, à l'époque. La presse genevoise lui mangeait dans les mains, sans parler de la presse dominicale et de la RTS. C'était avant l'affaire. Pierre Maudet était tout puissant, mais moi, je l'attaquais.
     
    Lorsque Pierre Maudet était à terre, au plus fort de la curée contre lui, je n'ai pas jugé bon d'en rajouter, dans le registre de la meute. Je n'attaque jamais un homme à terre. Je m'attaque aux puissants. Je m'attaque au pouvoir, là où il est maintenant, non là où il fut : trop facile, les courageux de la 25ème heure !
     
    Prenez mes textes. Ces six derniers mois, j'ai attaqué Mauro Poggia, au sommet de sa puissance, ministre cumulard de la Police et de la Santé. J'ai dénoncé certains aspects de sa gestion, je n'ai rien à y retrancher. Ces temps, je mets en cause la Présidente du Conseil d'Etat, sur d'innombrables aspects de sa gouvernance générale, ainsi que, plus particulièrement, celle du DIP. Je le fais, parce que j'estime qu'il y a des dysfonctionnements. Au DIP, j'ai sorti samedi dernier l'affaire des "onze directeurs du Collège de Genève maltraités", et en conflit direct avec le Département. C'est un dossier d'intérêt public. Il doit être révélé.
     
    Bref, j'attaque les puissants. Je ne m'acharne pas sur ceux qui sont à terre. Surtout, je n'ai, dans ce Canton, strictement aucune leçon d'indépendance à recevoir. Ni d'un groupe autoproclamé, qui distille depuis des mois sa haine contre un homme. Ni d'anciens syndicalistes de police, aigris, revanchards, qui sécrètent à longueur de journées leur volonté de vengeance contre leur ancien patron, sur les réseaux sociaux. Ni de qui que ce soit.
     
    Je suis un homme libre. Un entrepreneur indépendant. J'ai mon entreprise depuis quinze ans. J'en suis propriétaire. Je ne dois pas un seul centime à personne. Je ne roule pour personne. Je dis ce que j'ai à dire. J'attaque le pouvoir, jamais les faibles. Je n'évoque jamais la vie privée. Je ne me retranche jamais derrière des groupes, des "collectifs". Jamais derrière l'anonymat. Quand je tiens un dossier, je vais jusqu'au bout. Nulle pression ne peut m'arrêter. Quand je prends une position éditoriale, je la signe. Je l'assume. J'ai un nom et un prénom. Je m'appelle Pascal Décaillet.
     
     
    Pascal Décaillet

     
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  • D'abord, bien bosser. Après, on discute.

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    Sur le vif - Vendredi 12.02.21 - 10.52h
     
     
    Petit entrepreneur depuis quinze ans, je fréquente beaucoup de mes pairs, sans tapage, ni tambours, ni trompettes, depuis de longues années, dans tous les secteurs de l'économie genevoise. Artisans. Indépendants. Patrons de PME, ou même de toutes petites entreprises. Nous parlons beaucoup. Nous nous comprenons. Nous savons ce qu'est la prise de risque, l'indépendance.
     
    Nous détestons la dette, la dépendance face aux pouvoirs financiers. Ce que nous aimons plus que tout, c'est notre travail. La qualité de l'acte. La passion de le commettre, jour après jour, sans jamais la moindre garantie de durer, mais accomplir l’œuvre tout de même, comme nos pères l'avaient fait avant nous.
     
    A tout moment, tout peut s'effondrer. Il suffit d'une secousse économique, de la résurgence d'un problème de santé, nul n'est à l'abri, nous sommes tous infiniment fragiles.
     
    Un entrepreneur, ça n'est pas un nabab, derrière un bureau, avec son cigare. Non. C'est un homme, une femme, qui accomplit le travail nécessaire, et n'a comme seul blason que la valeur de son exemple. Le savoir-faire. La qualité d'artisanat. L'imagination novatrice. La prise de risques, mais surtout pas comme une tête brûlée.
     
    Tout cela crée un esprit. Et, avec douceur, tisse des liens. La confiance. Le respect. La reconnaissance mutuelle, dans l'ordre de la compétence.
     
    Pour moi, l'économie, ce sont ces valeurs-là. Elles sont simples. Elles se prouvent par l'acte. Elles partent de vertus aisément repérables : engagement dans un métier, formation permanente, ouverture, compétence, relations de confiance avec les quelques partenaires qui vous sont stratégiques. Le meilleur moyen de parvenir à cette confiance, c'est le travail bien fait.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Vote Maudet, et tais-toi !

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    Sur le vif - Jeudi 11.03.21 - 14.08h
     
     
    En général, "liberté de vote", par les temps qui courent (PLR, Patronat, MCG, etc.), ça veut dire : "Votez Maudet si ça vous chante, mais de grâce, taisez-vous !". Question d'image, au milieu des décombres.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Sel et lumière

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    Sur le vif - Jeudi 11.03.21 - 09.15h
     
     
    Surgie du chapeau, la candidate de la 25ème heure juge "Pierre Maudet disqualifié pour exercer des fonctions gouvernementales" (TG).
     
    Dans notre démocratie suisse, une seule instance établit si un candidat est "qualifié" pour siéger dans un gouvernement : le peuple.
     
    L'élu du 28 mars, quel qu'il soit, aura qualification et légitimité pour être Conseiller d'Etat. Les six autres auront-ils, eux aussi, le courage de tester, grandeur nature, leur popularité ? Une sextuple complémentaire, en juin ou en septembre, ne manquerait ni de sel, ni de lumière.
     
    Elle coûtera quelques sous ? On trouvera bien un fonds testamentaire pour la financer.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • La Présidente dérape à nouveau !

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    Sur le vif - Mercredi 10.03.21 - 15.12h
     
     
    La Présidente du Conseil d'Etat fusille son collègue Pierre Maudet, en son absence, en plein processus électoral du deuxième tour ! Elle nous rejoue la comédie de "l'extrême gravité", avec ses grands airs de cheffe RH.
     
    A la vérité, elle accomplit un acte politique. Et cet acte, dans la période où nous sommes, qui est celle d'un processus de décision du peuple souverain, est totalement inadmissible.
     
    Il s'agit, de facto, d'une ingérence de l'actuel gouvernement dans une souveraineté qui appartient au seul peuple. Cette élection n'est pas l'affaire du Conseil d'Etat. Elle est la nôtre, toutes les citoyennes, tous les citoyens de ce Canton. Nous n'entendons pas nous laisser influencer par les leçons de morale de l'actuelle Présidente du Conseil d'Etat.
     
    Si personne à Genève ne le dit, eh bien moi, je le dis. Et si ça vous déplaît, je m'en contrefous. Je n'ai, de ma vie, jamais cherché à plaire.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Droite genevoise : les décombres, et alors ?

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    Sur le vif - Mardi 09.03.21 - 18.09h
     
     
    La droite genevoise est en lambeaux, mais ça n'a aucune importance. Le PLR est aux abois, il ne parle plus, ne donne plus signe de vie. Son communiqué, tombé hier soir tard, pourrait être celui d'un boxeur groggy, ayant tout oublié : le nom de son adversaire, l'enjeu du match, et jusqu'à sa propre identité. Le PDC sort un lapin d'un chapeau. Le magicien a disparu. L'UDC roule mathématiquement pour la candidate Verte, comme Chirac roulait pour Mitterrand, et contre Giscard, en mai 1981.
     
    La droite genevoise est en lambeaux, mais cela n'a aucune espèce de gravité. La vie interne des partis, face à la puissance de nos enjeux citoyens, n'a aucune importance. Les partis ne constituent absolument pas des buts en soi. Ils sont juste des moyens - parmi d'autres - pour faire évoluer la Cité. Les partis naissent, vivent et meurent, parfois ils se désintègrent, à l'image du Parti Radical, qui avait tant compté sous la Troisième République, mais n'a pas vraiment survécu à la guerre. A l'image du Zentrum bismarckien, balayé par le 30 janvier 1933.
     
    La droite genevoise est en lambeaux, et alors ? Elle prendra une autre forme, un autre nom, et cela se mettra en place dans les deux années qui nous séparent de 2023. Elle partira sur d'autres bases, intégrant enfin une composante méprisée par les patriciens, celle qu'on appelle "populiste", avec un mépris de classe inimaginable, alors qu'elle est simplement populaire, avec les vraies préoccupations des gens, pas celles des états-majors.
     
    Il était peut-être nécessaire, pour que la renaissance pût s'opérer, que quelque chose, de l'intérieur, éclatât. Alors oui, pour l'heure, la vision est celle des décombres. La ruine. Mais il fallait sans doute la violence d'une désintégration pour pouvoir, à Genève, passer à autre chose : la réconciliation de la droite avec toutes les couches du peuple. Y compris les gueulards. Y compris les réprouvés. Y compris les pestiférés. Avec eux, quelque chose de puissant est possible. Mais il faudra enfin les écouter.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Second tour : le fétichisme des servants

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    Sur le vif - Lundi 08.03.21 - 13.17h
     
     
    Les gesticulations, dans les états-majors des partis et les officines, n'ont strictement aucune importance dans le deuxième tour qui commence aujourd'hui à Genève, en vue du 28 mars.
     
    Ce que Pierre Maudet a pulvérisé, avec son résultat d'hier, c'est justement ce petit monde. Le microcosme. Les Comités directeurs. Les Assemblées générales. Les délégués au PV. Les scrutateurs. Bref, tout ce jeu de rôles qui donne à la machine l'impression d'exister. Voir ses pairs, une fois par semaine, ou par mois, siéger, détenir le carton de vote, et voilà le brave militant gonflé d'importance, à l'hélium.
     
    A la vérité, ce cirque n'est pas plus nécessaire à la démocratie que le ballet empourpré des cardinaux de Rome ne l'est à la Parole évangélique. S'y exerce la jouissance par l'ornement, c'est le fétichisme des servants.
     
    De quoi s'agit-il, pour le 28 mars ? Envoyer dans le cockpit de commandement de l'Etat une personne que l'on tient pour compétente dans la tenue de la barre. Il ne s'agit pas d'envoyer un saint. Il ne s'agit pas d'envoyer un gentil. Il ne s'agit pas de pureté morale. Il ne s'agit même pas d'envoyer quelqu'un qu'on aime ! J'invite chacun de nous à se défier de ses sentiments personnels : les affaires de l'Etat n'ont rien à voir avec la sympathie. Les plus grands, dans l'Histoire, je rumine ces exemples depuis l'enfance, ont pu se montrer les pires. Il faut les juger à l'aune de leur action d'Etat, c'est tout.
     
    A partir de là, faites vos jeux. Si vous vous fiez encore à un quelconque "mot d'ordre" de parti, alors pour moi vous êtes déjà perdu. Vous êtes de ceux qui ont besoin de guides. Vous avez tort. La puissance d'une citoyenne ou d'un citoyen, c'est avant tout son aptitude à la solitude, à l'indépendance, à la liberté individuelle de conscience. Les rebelles sauveront la République. Les grégaires, depuis longtemps, la conduisent à sa perte.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Le sel du peuple

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    Sur le vif - Dimanche 07.03.21 - 14.48h
     
     
     
    Dans notre démocratie suisse, le personnage principal, c'est le peuple. C'est lui qui décide. Le peuple, et non la rumeur. Le peuple, et non les réseaux sociaux. Le peuple, et non les coteries, de droite ou de gauche. Le peuple, et non les factions. Le peuple et non les partis. D'un côté, la tambouille des états-majors. De l'autre, le sel du peuple.
     
    Au premier tour de l'élection complémentaire genevoise, le peuple a donné son verdict. Intermédiaire bien sûr, puisque seul compte le 28 mars. Mais il a livré une tendance.
     
    La droite l'emporte sur la gauche, mais elle est divisée. La candidate de gauche, Fabienne Fischer, ne réunit même pas les voix de sa famille. Celui du PLR, Cyril Aellen, homme de grande valeur dont Genève aura encore longtemps besoin, obtient un résultat insuffisant pour se maintenir. Il quitte la course, tient parole, et ce respect des engagements, mendésiste quant au fond et quant à la forme, est la marque des hommes sur qui ont peut compter. Yves Nidegger, candidat de l'UDC, réalise un score canon, fruit d'une campagne inventive, libre d'esprit, provocante, rafraîchissante. Sa meilleure campagne, depuis que nous le suivons en politique.
     
    Mais l'homme du jour, c'est Pierre Maudet. Le sel du peuple, c'est lui. L'énorme surprise, c'est lui. La solitude de l'indépendant, face aux cuisines des partis, c'est lui. A l'interne de son ancien parti, il triomphe. Non contre Cyril Aellen, mais contre un appareil. Il appartient à ce petit monde d'en tirer les conséquences, c'est leur affaire, pas la nôtre.
     
    A ce stade, aucun pronostic n'est possible pour le 28 mars. Mais une chose est sûre : face à des candidats peu expérimentés dans un scrutin majoritaire, a fortiori une complémentaire, la puissance de feu, la connaissance du terrain, la passion du combat, ont aidé l'homme d'expérience.
     
    Déjà, on nous parle de puissantes cogitations dans les officines des partis. Vous pouvez oublier. Les grands perdants de ce premier tour, et c'est une excellente chose, ce sont ces états-majors qui se croient propriétaires de la République. Le candidat Maudet, dans cette première manche, les a pulvérisés. Ca n'est certes pas gagné pour la seconde, mais bonne chance à ceux qui s'imaginent encore avoir écarté pour jamais ce phénomène de notre vie politique genevoise. Ce dimanche, il n'a pas représenté les factions. Mais quelque chose d'autre, de plus irrationnel, plus instinctif, plus sauvage, plus rebelle. Cela s'appelle le sel du peuple.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • DIP : directeurs du Collège "maltraités" par le Département

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    INFO DECAPROD - Samedi 06.03.21 - 17.53h

     

    Au Département genevois de l’Instruction publique, les directrices et directeurs du Collège de Genève ne se sentent absolument pas écoutés par les plus hautes autorités du DIP. Plusieurs échanges de lettres, datant du second semestre 2020, font état d’un très grave malaise entre ces directeurs d’établissements et la direction de l’enseignement postobligatoire, dont ils dépendent. Un message, adressé le 17 juillet 2020 à la magistrate en charge du Département, évoque implicitement, dans son titre même, une « maltraitance institutionnelle des directrices et directeurs ».

     

    « Il est insupportable, estiment les directeurs dans un message adressé le 17 juillet 2020 à la Conseillère d’Etat, que les directrices et directeurs soient à ce point maltraités ». Objet de leur colère : l’absence totale d’écoute, de la part de leur hiérarchie, quant à leurs planifications en cas de retour d’une situation de crise sanitaire. Dans ce message, ils font plusieurs fois usage des mots « maltraitance », « malmenés », et « maltraités ».

     

    Les directeurs regrettent amèrement que « le souci premier des autorités du Département soit celui de la gestion de l’image donnée, obnubilées par les risques d’images, au point de considérer comme des risques toute particularité ou organisation spécifique des écoles ». Les directeurs auraient souhaité une marge de manœuvre dans le plan d’action contre un retour de l’épidémie, ils se sont heurtés à un mur. D’où leur colère. Et la récurrence de l’usage du mot « maltraitance » à leur égard.

     

    Dans un autre message, daté du 4 novembre 2020, les directrices et directeurs du Collège de Genève adressent à la Secrétaire générale du DIP cette phrase sans ambiguïté : « Aujourd’hui, les rapports de confiance avec notre hiérarchie sont malmenés au point que l’exercice de notre fonction en est affecté ».

     

    A noter que la tension entre directeurs du Collège et direction du postobligatoire n’est pas nouvelle. L’AGENCE DECAPROD en avait déjà fait état, dans une dépêche, datée du 25 avril 2013.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

     

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  • Canaille, mais pas con !

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    Sur le vif - Vendredi 05.03.21 - 07.30h
     
     
    Monstre opération de police, cette nuit 3h, dans une quinzaine de tripots clandestins des Pâquis. Whisky, cigares, croupiers véreux, petites frappes interlopes, toilettes bouchées, langage non-épicène, rideaux rouges de petite vertu, champagnes frelatés, fausses Rolex, ongles noirs, faux papiers, fornication dans des fauteuils de cuir éventrés, et bien entendu pas le moindre masque.
     
    Le panier à salade a emporté tout ce beau monde.
     
    On y pratiquait des paris pour l'élection d'après-demain. Ce qui a le plus exaspéré le ministre (tenu au courant minute après minute), c'est que la mise la plus prisée tombait toujours... sur le même candidat.
     
    Dans les tripots, on est canaille. Mais on n'est pas con.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Trop de points, mes Frères !

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    Sur le vif - Jeudi 04.03.21 - 14.02h
     
     
    Selon nos informations, les francs-maçons seraient sur le point d'adopter l'écriture inclusive. Il y aura, du coup, tellement de points, autour des mots, que les descendants de M. Morse préparent une action en justice pour plagiat.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • La gauche et la sanctification du "migrant"

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    Sur le vif - Jeudi 04.03.21 - 10.41h
     
     
    L'aide sociale, sous toutes ses formes, en Suisse, doit être destinée en absolue priorité aux nôtres. Cela signifie, très clairement : aux Suisses, ou à ceux qui résident en Suisse, travaillent (ou ont travaillé) en Suisse, ont vécu dans ce pays, participé à sa prospérité, dessiné son visage à travers les années.
     
    Ce sont eux à qui nous devons exprimer notre reconnaissance, et adresser concrètement notre solidarité, s'ils tombent dans le besoin. Nous devons privilégier les nôtres, notre corps social, toute autre option serait ingrate à leur égard, destructrice de notre cohésion, et finalement suicidaire.
     
    L'idéologie de la gauche, partout en Suisse, mais notamment dans les cocons de ouate des grandes villes, où règnent le bobo mondialiste et le culte de l'altérité, c'est hélas l'opposé diamétral de cet impératif. D'abord, les autres ! Le "migrant", on le sanctifie. Et nos personnes âgées, dont certaines vivent dans des conditions déshonorantes pour la Suisse, peuvent attendre.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Le foutoir de la Task Force

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    Sur le vif - Mercredi 03.03.21 - 15.27h
     
     
     
    Demander à la Task Force de se la coincer, cela n'a strictement rien à voir avec une restriction de la liberté de parole des scientifiques.
     
    En démocratie, il ne saurait d'ailleurs exister, spécifiquement, de "liberté de la parole des scientifiques". Mais une liberté de parole générale pour toutes les citoyennes, tous les citoyens. Y compris, parmi tous les autres, les scientifiques. J'entends pas là que leur savoir ne leur confère nulle liberté de parole supplémentaire à celle du profane.
     
    La Task Force, en tant que telle, n'a pas à donner son opinion au grand public, encore moins à organiser des conférences de presse. Elle est un organe du Conseil fédéral, ses membres sont rétribués, ils ont une mission : donner au gouvernement les meilleures informations pour combattre le virus. L'officier de renseignements nourrit le dossier de son chef, il ne s'adresse qu'à lui.
     
    La mission de la Task Force, comme celle de n'importe quel organe du Conseil fédéral, est de diriger sa parole vers l'instance qui l'a mandatée, et de lui en réserver l'exclusivité. Ensuite, le gouvernement décide, et c'est lui qui communique.
     
    Sinon ? Eh bien sinon, c'est le foutoir.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • La Présidente et l'art du dérapage

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    Sur le vif - Mercredi 03.03.21 - 08.51h
     
     
    Je l'ai dit sur le moment, je le répète : la manière dont Pierre Maudet a été traité par le Triste Sextuor, et notamment par une troïka d'entre les Six, et tout particulièrement par la Présidente du Conseil d'Etat, est totalement inadmissible.
     
    La Présidente n'avait pas à nous jouer la comédie des grands airs graves et moraux, lorsque le Sextuor a retiré à Pierre Maudet ses ultimes prérogatives, ce qui était un règlement de comptes politique.
     
    La Présidente n'avait pas à prendre la parole au lendemain du verdict de première instance, évoquant une rupture de collégialité sur le budget, qui n'est nullement, contrairement à ce qu'elle affirme, de nature à "briser la confiance".
     
    La Présidente n'avait pas à s'ingérer dans le processus électoral en cours pour le 7 mars. Cette élection ne la regarde pas. Elle est l'affaire du peuple genevois.
     
    La Présidente n'avait pas à faire de la propagande climatique, dans sa missive envoyée à tous les élèves du canton. Des milliers d'entre eux ont le droit de vote. Le soutien subliminal à la candidate Verte est totalement inadmissible.
     
    On nous a beaucoup parlé de l'affaire Maudet. On pourrait peut-être s'intéresser au cas de Mme Emery-Torracinta. Trop de dérapages, depuis quelques mois.
     
    Je ne parle pas ici de la gestion du DIP, où Dieu merci, comme chacun sait, tout n'est qu'ordre et beauté.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Les mots du DIP

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    Sur le vif - Mardi 02.03.21 - 18.25h
     
     
    L'expression "crise climatique" appartenait jusqu'ici à la nomenclature de campagne des Verts. À partir d'aujourd'hui, elle fait nommément office d'obligation de penser, au plus haut niveau du DIP. Elle figure dans une lettre, adressée par la cheffe du Département à tous les élèves du canton.
     
    Heureusement, nous ne sommes pas en période électorale ! Parce que dans ce cas, on aurait presque pu y voir une ingérence, ou comme une invitation subliminale à voter pour la candidate Verte. Des milliers d'élèves, qui reçoivent cette circulaire et s'en trouvent les destinataires captifs, n'ont-ils pas le droit de vote ?
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Fabuleux courage d'une chroniqueuse du Temps

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    Sur le vif - Mardi 02.03.21 - 15.18h
     
     
    La chroniqueuse du Temps, toujours aussi courageuse, a l'extrême délicatesse d'enfoncer Pierre Maudet, quelques jours après son verdict, et à cinq jours d'une élection où il est candidat.
     
    Les partisans de Pierre Maudet ont pourtant de quoi espérer : la veille de l'élection présidentielle américaine de novembre 2016, la même chroniqueuse avait cru bon, persuadée de la victoire de Mme Clinton, de pulvériser Donald Trump, allant jusqu'à ironiser sur la couleur de ses cheveux.
     
    Apparemment, douze heures plus tard, la puissance de feu de la chronique n'avait pas totalement convaincu l'électorat américain.
     
     
    Pascal Décaillet

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