Liberté - Page 2

  • Mauro Poggia, le petit dictateur cantonal

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    Sur le vif - Jeudi 19.11.20 - 23.38h
     
     
    Mauro Poggia, ivre de son pouvoir absolu, perd complètement les pédales, multiplie les postures de petit dictateur dans la République, fait pression sur la liberté de la presse et des citoyens, et devient le problème no 1 du Conseil d'Etat à Genève.
     
    Les pressions et menaces de cet individu ne m'impressionnent pas. Je continuerai de dire la vérité à son sujet. Je continuerai d'exprimer mon point de vue citoyen dans la République, et de commenter la vie politique en totale indépendance d'esprit.
     
    Je ne céderai à aucune des pressions, d'une vulgarité sans précédent, du petit dictateur cantonal.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Lex Décaillet - Simple, claire, rapide !

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    Sur le vif - Jeudi 19.11.20 - 14.43h
     
     
    Les fonctionnaires cantonaux ne doivent pas être éligibles au Grand Conseil.
     
    Les fonctionnaires municipaux ne doivent pas être éligibles au délibératif de leur Commune.
     
    Les fonctionnaires fédéraux ne doivent pas être éligibles aux Chambres fédérales.
     
    Chacune de ces trois catégories doit pouvoir être éligible, sans problème, aux deux autres échelons.
     
    C'est quand même pas compliqué à mettre sur pied, ce que je propose là !
     
    Citoyennes, citoyens, réveillons-nous ! Les patrons, c'est nous. Pas les profs de droit.
     
    La politique a besoin de bon sens et de simplicité. Pas de pisseurs de thèses en circuit fermé. Dissimulant leur carte du PS sous leurs leçons de morale.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Guy-Olivier Segond, le souffle de l'Etat

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 18.11.20

     

    De ma vie, je n’oublierai jamais l’homme, de treize ans mon aîné, dont j’avais fait la connaissance lors du repas d’Escalade d’une célèbre Confrérie genevoise, avec bris de la Marmite, événement considérable où le Journal de Genève avait jugé bon d’envoyer le jeune étudiant et pigiste de 18 ans que j’étais. C’était à l’automne 1976, la rugueuse tradition des grognards baignait l’assemblée d’Histoire et de gloires perdues, il y régnait un parfum de Consulat et d’Empire, la marmite était immense, je crois bien l’avoir cassée, sabre au clair, comme cadet, avec un Monsieur qui me semblait surgir des temps antiques.

     

    Mais surtout, le hasard des affectations avait placé le pigiste jouvenceau, ne connaissant de la vie que vers allemands et hexamètres grecs, face à un homme de 31 ans, mince, austère, lunettes sévères, regard prodigieusement rapide, esprit alerte, infatigable conteur. Il était conseiller juridique de Chavanne, s’était présenté à moi avec douceur, il s’appelait Guy-Olivier Segond. En deux ou trois heures, constamment interrompues par les salves et les discours de cantine, avec toasts à la Patrie, l’éminence juridique de l’homme qui régnait depuis quinze ans sur l’Ecole genevoise avait, dans un condensé explosif, fait mon éducation politique. Il parlait, je l’écoutais, il racontait, dégommait, dézinguait, pulvérisait les huiles de la République. Je l’avais trouvé fascinant, à la fois sec et drôle, hyper-cérébral, lapidaire dans ses formules. Il couvrait aussi l’événement, pour le Genevois. Mais qui est-donc cet homme étrange, m’étais-je demandé : journaliste ou politicien, chroniqueur ou acteur, Saint-Simon ou Louis le Quatorzième ?

     

    Cette rencontre première avait donné le ton de toutes les autres. Des bijoux de soliloques, le Maître parle, le disciple aère tout au plus la conversation par des relances, toute la galerie y passe, chacun y prend pour son grade, le peloton d’exécution tourne à plein régime, il n’est pas fait usage du droit de grâce. Conversations de vieux grognards, « aux guêtres de coutil », souvenirs de batailles, pessimisme sur la nature humaine. Et pourtant, le même homme, pétri d’Histoire et de connaissance des religions, était très engagé dans l’Eglise protestante, vous racontait la Réforme, les guerres de Religion, les négociations, les grands Traités, l’humanisme, le calvinisme. Visionnaire en politique, il allait puiser dans les racines du passé la sève de ses rêves d’avenir.

     

    Tenez, il était intarissable, par exemple, sur le Président américain Lyndon Baines Johnson, le méchant successeur du gentil Kennedy. Dans un trajet retour de Berne à Genève, après l’élection de Micheline Calmy-Rey (4 décembre 2002), il m’avait réhabilité de façon saisissante ce chef d’Etat boudé par l’opinion. Il m’avait raconté son rôle majeur dans les droits civiques.

     

    Guy-Olivier Segond (1945-2020) était un homme rare. D’une altitude intellectuelle peu courante dans les strates de la politique. Un homme habité par l’Histoire et par l’Etat. L’une des trois grandes figures genevoises de l’après-guerre, à mes yeux, avec André Chavanne et Christian Grobet.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Budget 2021 : le sens d'une trahison

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    Sur le vif - Jeudi 19.11.20 - 09.40h
     
     
    Le wagon de Rethondes. C'est bien l'image qui saute à l'esprit quand on considère le ralliement de dernière minute de la droite gouvernementale, notamment le PLR, à un déficit de 350 millions supplémentaires, par rapport à celui prévu en septembre, pour le budget 2021 du Canton de Genève. 850 millions, au lieu de 500.
     
    Pour ce PLR, qui dès la fin de l'été avait été celui de toutes les postures d'opposition, condamnant à juste titre le 353 postes supplémentaires, y compris dans ce DIP qui regorge de placards d'état-major, ce retournement de situation porte un nom : cela s'appelle une capitulation. En rase campagne. Toute autre qualification, atténuante par rapport à celle que je donne ici, relèverait de la sous-estimation, de l'euphémisme, donc de la faiblesse dans le champ de la critique politique.
     
    Creuser le déficit, donc aussi la dette, léguer à nos enfants un fardeau supplémentaire, c'est la politique de gauche. Pas celle du PLR ! Pas celle de la droite, en général ! La trahison des clercs, sur ce budget 2021, n'est donc rien d'autre que l'acceptation bravache de l'idéologie de gauche comme désormais dominante au Conseil d'Etat, ainsi qu'au Grand Conseil.
     
    Qu'ont-ils fait, de toute urgence, les "partis gouvernementaux" ? Ils ont tenté, désespérément, de sauver les meubles. A deux reprises, le Conseil d'Etat, inconsidérément, a mis le feu à son propre Canton, fermant les commerces, obligeant des dizaines de milliers d'employés à recourir au chômage technique, mettant sur la paille entreprises et entrepreneurs. Tout cela, sous le diktat d'une bureaucratie sanitaire cantonale dont l'Histoire aura à dégager la prise exorbitante de pouvoir, les abus, la petite dictature des petits chefs.
     
    Alors, ce Rethondes de novembre 2020, c'est quoi ? C'est justifier le pire ! Justifier la main de l'Etat, à nouveau puisant dans la caisse, aggravant l'endettement, pour éponger les propres erreurs de nos dirigeants. Ce Rethondes, c'est la complicité béate des "partis gouvernementaux" pour une immense opération de blanchiment du recours au déficit, et à la dette. Ce Rethondes, c'est une trahison.
     
    C'est ainsi qu'il faut dire les choses, et pas autrement. En parlant le langage des gens, le langage du peuple, et pas le sabir juridique ou financier dont se parent les capitulards, pour mieux camoufler la nature scélérate de leur acte.
     
    C'est ainsi, en tout cas, que moi je parle. Je ne m'exprime pas pour plaire. Mais pour dire les choses, telles qu'elles sont, une fois dissipé le rideau de fumée de la propagande du pouvoir.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • La République de Mme Emery-Torracinta n'est pas la nôtre !

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    Sur le vif - Mercredi 18.11.20 - 15.14h
     
     
    Budget 2021 : ce que la Présidente du Conseil d'Etat appelle "pacte républicain", c'est la déculottée concédée hier par la droite gouvernementale de ce Canton.
     
    Ce qu'elle appelle "pacte républicain", c'est un déficit de 850 millions, contre les 500 dont il était question en septembre. La "République", pour Madame Emery-Torracinta, c'est un déficit qui double quasiment en deux mois.
     
    Ce qu'elle appelle "pacte républicain", c'est sa vision à elle, comme militante socialiste, de ce que doit être un budget. Toujours plus de postes, à commencer par son propre Département, qui en regorge déjà, notamment dans les étages, et les états-majors.
     
    Ce qu'elle appelle "pacte républicain", c'est la gauche qui a réussi à creuser la dette et le déficit, avec la complicité d'une droite gouvernementale qui ne sort pas grandie de cette capitulation en rase campagne.
     
    Ce qu'elle appelle "pacte républicain", c'est plumer encore plus les classes moyennes, déjà serrées à la gorge, pour financer un Etat dépensier, irresponsable, glouton.
     
    Nous, les citoyennes, les citoyens de ce Canton, nous les petits entrepreneurs, les indépendants, nous les bosseurs, nous avons une autre idée de la République que celle ce Veau d'Or, jamais rassasié.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Fonctionnaires : le scandale !

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    Sur le vif - Mercredi 18.11.20 - 08.13h
     
     
    La grève des fonctionnaires, dans les conditions économiques et sociales que traverse le secteur privé à Genève, est un absolu scandale. Une indécence corporatiste sans pareil. Le peuple s'en souviendra.
     
    En ces temps troublés, toutes mes pensées, toutes mes attentions intellectuelles et solidaires, se tournent vers les commerçants, les artisans, les indépendants, les coiffeurs, les cafetiers, les restaurateurs, les hôteliers, les petits entrepreneurs et leurs employés. Ces gens-là ne demandent qu'une chose : REPRENDRE LE BOULOT !
     
    Nous ne sommes pas des assistés, ni des enfants. Nous sommes des hommes et des femmes libres, adultes, responsables. Nous voulons exercer notre liberté d'entreprendre. C'est l'une des conquêtes majeures de la Révolution française.
     
    Ça n'est pas une "Commission sanitaire", dépourvue de toute légitimité démocratique, qui doit diriger le Canton.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Attaquons les puissants, pas les morts !

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    Sur le vif - Mardi 17.11.20 - 14.50h
     
     
    En 2011, il fallait dénoncer la politique des réseaux de l'ombre, avec François Longchamp. Je l'ai fait. SUR LE MOMENT. Nous n'étions pas très nombreux.
     
    En 2016, il fallait dénoncer la politique des fusibles, avec Pierre Maudet. Je l'ai fait. SUR LE MOMENT. Quand il était au sommet de son pouvoir. Nous n'étions pas très nombreux, à l'époque. C'était avant sa chute, avant la meute. Quand il était à terre, ils se sont tous rués sur lui. Pas moi.
     
    En 2020, il faut dénoncer Mauro Poggia. Beaucoup trop de pouvoir. Se comporte en dictateur. Ne supporte pas la moindre critique. Se montre d'une incroyable arrogance, voire méprisant, avec toute personne osant mettre en doute ses choix politiques. Alors, il faut le dire, et je le dis. Parce nous sommes, tout simplement, dans un processus de dérive du pouvoir exécutif. Citoyen éveillé, passionné par la chose publique, j'observe ce qui dysfonctionne. Et je le dis. SUR LE MOMENT.
     
    Chacun d'entre nous, chaque citoyenne, chaque citoyen, a le droit de critiquer les puissants, surtout lorsque l'ivresse du pouvoir leur monte à la tête. Ce droit, j'en fais simplement usage. SUR LE MOMENT, et pas cinq ans plus tard. C'est dans l'action qu'il faut se montrer lucide. En direct. Quand les années ont passé, et que les enjeux se sont apaisés, c'est trop facile : où est le risque, le courage ?
     
    Et vous ? Votre esprit critique ? Vous l'utilisez ? Ou vous le laissez dormir, au garage ?
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Qu'il pleuve ou qu'il vente

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    Sur le vif - Lundi 16.11.20 - 12.52h
     
     
    La rupture des négociations avec le Cartel, par le Conseil d'Etat, est une excellente chose. Et trace la limite à certaines indécences.
     
    Nos entreprises souffrent, comme jamais. Leurs employés, dans le secteur privé, aussi. Les petits indépendants sont dans une situation inimaginable. Les cafetiers. Les restaurateurs. Les hôteliers. Les petits commerçants. Les coiffeurs. Et tant d'autres.
     
    On nous permettra, dans ces conditions, de ne pas considérer comme absolument prioritaires les revendications de ceux dont le salaire, qu'il pleuve ou qu'il vente, tombe de toute façon, à la fin du mois.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Covid : la floraison des machins

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    Sur le vif - Dimanche 15.11.20 - 10.52h
     
     
    "Task force", "Commission sanitaire", la floraison des machins administratifs, dépourvus de toute légitimité citoyenne, se répand, à Genève et en Suisse, plus vite que le virus.
     
    Cette crise sanitaire nous aura appris une chose : la singulière capacité des élus, en Suisse, à se retrancher, à la première tempête, derrière des entités bureaucratiques. Le chef ne dit plus : "Je décide, j'assume cette décision", mais "La Commission sanitaire estime que...".
     
    La Commission sanitaire peut "estimer", tant qu'elle veut. Mais elle ne gouverne pas le Canton de Genève. Pour la prise de décision stratégique, nous avons trois échelons : l'exécutif, le législatif, et surtout le peuple, par la voie de la démocratie directe. Face à ce trio, la "Commission sanitaire", la "Task force", n'ont strictement aucune existence, si ce n'est aux ordres de l'autorité politique, pour la conseiller, tout au plus.
     
    Et l'autorité politique, ça n'est pas un Conseiller d'Etat, tout seul ! Sauf à vouloir ajouter un nouvel échelon à Genève : celui de Dictateur cantonal.
     
    C'est tout simplement notre démocratie qui est en jeu. Notre magnifique démocratie suisse, fondée sur la confiance, le respect, la primauté du politique sur l'administration, la responsabilité. Comme entités politiques de décision, la "Commission sanitaire" ou la "Task force" n'existent pas.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Les divagations du Triste Sextuor

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    Sur le vif - Samedi 14.11.20
     
     
    J'espère avoir mal, lu, mais si vraiment l'Etat interdit la manif des commerçants, alors qu'il a laissé faire toutes les autres, notamment celle des fonctionnaires, avec des milliers de personnes dans les rues, en nous baratinant avec des histoires de droits politiques fédéraux, alors là, pour ce gouvernement, c'est le début de la fin.
     
    Deux poids, deux mesures. On cajole sa chère clientèle électorale de la fonction publique, pour faire passer le Budget 2021, qui creuse jusqu'aux Mariannes le déficit et la dette. Dans le même temps, on réduit au silence les petits entrepreneurs de la classe moyenne, qui sont la sève économique de ce Canton. Et qui n'ont pas le Komintern cartellaire pour défendre leurs intérêts.
     
    Soit on interdit toutes les manifs (j'y suis absolument favorable), soit on les autorise. On ne privilégie pas celles qui nous arrangent politiquement. C'est un peu comme les délais pour les récoltes de signatures, quand tel référendum déplaît au gouvernement. Ce Triste Sextuor est au bout. Il ne tiendra pas jusqu'au printemps 2023.
     
    Ce Conseil d'Etat 2018-2023 devient le problème no 1 à Genève.
     
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Altitude

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    Sur le vif - Vendredi 13.11.20 - 00.05h
     
     
    Ce soir, je me souviens du repas d'Escalade 1976 d'une célèbre Confrérie genevoise, que Claude Monnier m'avait envoyé couvrir. Je me souviens du bris de la Marmite. On n'est guère plus sérieux à dix-huit ans qu'à dix-sept. Première année d'Uni, je faisais des piges, j'adorais ça.
     
    Mais je me souviens surtout de l'homme austère et fascinant qui était assis en face de moi. Et qui m'avait parlé toute la soirée avec la puissance de sa culture, l'acuité de son intelligence, comme si je n'étais pas son cadet de treize ans.
     
    Il me prenait à témoin comme un vieux complice, alors que je n'étais rien. Il me racontait les dessous de la République, à la manière d'un Saint-Simon.
     
    Il m'avait parlé de Chavanne. Du protestantisme. Il avait fait défiler les secrets, au pas de grenadier.
     
    Et je m'étais simplement dit : "Celui-là est d'une altitude supérieure".
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Nos langues, nos âmes

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    Sur le vif - Jeudi 12.11.20 - 13.53h
     
     
    J'adore la Chambre de Commerce, de l'Industrie et des Services de Genève, dont je suis, comme entrepreneur, un membre fidèle. Mais franchement : elle ne gagne ni crédit, ni autorité à libeller ses manifestations, colloques, ou séminaires de formation continue en anglais.
     
    Nous sommes à Genève, ville francophone. En Suisse, pays germanophone, francophone, italophone et rhétophone. Pourquoi diable étalerions-nous une quelconque allégeance à un monde anglo-saxon si éloigné de nos vieilles et belles valeurs ?
     
    Pour ma part, je me sens plus proche d'un écrivain palestinien, ou iranien, ou égyptien, ou tunisien, ou d'un paysan des montagnes grecques, ou d'un lecteur de Luther en Prusse, en Saxe ou en Thuringe, que d'un cosmopolite des flux financiers à New-York.
     
    Chacun son âme, chacun sa vie.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Covid : un peu de respect, SVP !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 11.11.20

     

    Voilà un sacré bout de temps que j’alerte l’opinion publique, ici et ailleurs, sur les tonalités rugueuses avec lesquelles, du haut de la hiérarchie sanitaire cantonale genevoise, on s’adresse aux personnes qui doivent se placer en isolement. On leur parle comme à des pestiférés ! La circulaire, venant de la Direction générale de la Santé, et intitulée « décision de placement en isolement » rappelle des périodes qu’on espérait révolues. Je ne conteste en aucun cas, ici, le fond de l’affaire, et invite chacun d’entre nous à se conformer aux règles. Mais nous sommes des citoyennes et des citoyens, pas des lépreux errants des temps médiévaux, avec leurs clochettes, et nous avons droit, quand on nous parle, à un minimum de respect.

     

    Ce minimum, la circulaire le piétine. Il faut voir comme on nous parle, comme le chante si bien Souchon, il faut soupeser toute la morgue dont l’autorité (sanitaire, en l’occurrence) peut faire preuve, lorsqu’elle se sent supérieure, s’adresse à nous d’en haut, cautionnée par une autorité politique de tutelle qui semble fermer les yeux. La circulaire est libellée exactement comme un acte juridique : « En fait », « En droit », puis… « Par ces motifs, la Médecin cantonale décide de l’isolement de Monsieur X, Madame Y, etc. ». Un peu plus loin, il vous est signifié, de manière encore plus charmante, que « si la mesure n’est pas suivie, elle peut être exécutée par voie de contrainte, notamment par un transfert dans un autre lieu approprié, si nécessaire avec l’appui de la police cantonale » !

     

    Cette circulaire est un scandale. A qui s’adresse-t-on ? A des malfaiteurs, des gens qui ont transgressé la loi, pulvérisé des records de vitesse sur les routes ? Non ! On s’adresse à des hommes et des femmes libres, contribuables (et payant en cela le salaire des fonctionnaires), qui n’ont rien fait du tout, si ce n’est que le destin, le hasard de cette saloperie de virus est tombé sur eux. De quoi être inquiet, fragilisé ! Le moindre des choses serait de s’adresser à eux comme un médecin à des patients, avec respect, empathie. Et non comme un garde-chiourme. J’aimerais bien avoir en face de moi l’auteur de cette circulaire, pour lui dire ce que je pense, pas vous ?

     

    Cette lamentable affaire doit nous amener à réfléchir. Sur la nature du pouvoir – tout pouvoir, d’où qu’il vienne – mais aussi sur le sentiment d’impunité qui semble habiter certaines hautes strates de la fonction publique, lorsqu’elles parlent aux administrés. Mais encore, sur la complicité ou l’aveuglement de l’autorité politique de tutelle : cautionne-t-elle ce ton, oui ou non ? Quant à la noirceur du pouvoir, elle est partout. Y compris – nous le découvrons, à la faveur de cette crise – dans le milieu des médecins. On avait déjà pas mal entendu parler de la verticalité des mandarins. Il nous reste à nous confronter aux pépins malvenus des mandarines.

     

    Pascal Décaillet

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  • Réflexions sur l'uniformité de la presse en Suisse romande

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    Sur le vif - Mardi 10.11.20 - 12.40h
     
     
    Depuis l'âge de seize ans (Watergate, 1974), je m'interroge sur l'unanimité de la presse romande en faveur des Démocrates.
     
    Il y a deux grands partis, depuis deux siècles, aux États-Unis, les Démocrates et les Républicains. Chacun a donné au pays son lot de grands hommes, de grandes lois, de grands Traités internationaux.
     
    Malgré cela, la presse romande roule systématiquement pour les Démocrates.
     
    Entre 1969 et 1974, elle n'a cessé de noircir Richard Nixon, et cela avant Watergate, passant sous silence ses percées diplomatiques avec la Chine, l'URSS et le Proche-Orient. L'ouverture de son administration au monde arabe lui a donné une capacité d'arbitrage que les États-Unis, dans cette région, n'ont plus depuis longtemps. Les Accords de Paris, scellés par Kissinger, ont permis la fin du pire psychodrame vécu par les États-Unis depuis 1945 : la guerre du Vietnam. Un conflit commencé (comme presque toujours dans l'Histoire américaine) par des Démocrates (Kennedy, Johnson), terminé par le Républicain Nixon.
     
    Malgré ces faits historiques, objectifs, vérifiables, la presse romande ne cessait de noircir Nixon.
     
    La presse romande a encensé Jimmy Carter, Démocrate. Elle a flingué pendant huit ans le Républicain Ronald Reagan. Plus tard, elle est entrée en pâmoison face au Démocrate Obama, refusant par exemple de prendre en compte son incroyable bellicisme pendant huit ans. Puis, elle a passé quatre années à vomir le Républicain Trump. Déjà, elle sanctifie le Démocrate Biden et jouit d'extase devant l'icône Kamala Harris.
     
    Pourquoi cette systématique pro-Démocrate ? Plusieurs clefs d'explication. La presse romande, à dominante de centre-gauche, s'imagine (à tort, à bien des égards) que les Démocrates américains, c'est la gauche. Alors que les plus ultra-libéraux, les plus dérégulateurs, les plus féroces libre-échangistes, se trouvent souvent dans leurs rangs.
     
    Et puis, les Démocrates, c'est le parti des icônes. Roosevelt, assurément l'une des plus grandes figures de l'Histoire américaine, qui a relevé l'économie avec le New Deal, puis gagné la Seconde Guerre Mondiale. Kennedy, le beau John, figure de cinéma, destin de légende. Qu'il fût le premier à mettre le doigt dans l'engrenage du Vietnam (avec des dizaines de milliers de "conseillers militaires" américains envoyés sur place), n'émeut pas une seule seconde nos beaux esprits. Une icône, on la juge sur la couleur, la dorure, la flamboyance, pas sur le contenu.
     
    L'icône Kennedy. L'icône Obama. Et maintenant, l'icône Kamala Harris. Trois exemples, où la pâmoison l'emporte sur le jugement, le besoin de sanctifier précède le sens critique, la mise en vedette s'opère sur le modèle des stars d'Hollywood.
     
    Les Républicains, parti plus rugueux, plus provincial dans ses attaches profondes, moins urbain, moins onirique dans ses références, se prêtent moins à l'iconographie. Leurs héros surgissent souvent d'une Amérique profonde qui rappelle davantage les romans de Steinbeck, avec leur noirceur et leur misère, que les rêves en Technicolor. Lisez la biographie du jeune Richard Nixon, dans l'avant-guerre, le rôle des Quakers dans sa formation, l'austérité de son entourage, vous saisirez beaucoup de choses. On est loin des romans de Scott Fitzgerald.
     
    La presse romande adore les Démocrates, déteste les Républicains. C'est un fait. Et c'est d'ailleurs son droit le plus strict. Ce qui est intéressant, c'est de comprendre pourquoi. De quelle matrice intellectuelle, culturelle, linguistique, sortent les journalistes romands ? Quels films, quels livres, les ont-ils fait rêver ? Quels livres d'Histoire ont-ils lu ? Quelle musique écoutent-t-ils ? Quels maîtres, ou quels gourous, ont-ils suivi ? D'où leur vient cette fascination pour la langue anglaise, au détriment (par exemple) de l'allemand, de l'italien, langues nationales suisses ? Et pourquoi pas le grec, l'arabe, le russe ? Pourquoi diable leur vision du monde paraît-elle à ce point uniforme, alignée, formatée ? Ces questions s'appliquent aux États-Unis d'Amérique. Mais, tout autant, à l'Union européenne. A l'idée de nation, de patrie, de souveraineté, d'indépendance. Au binôme protectionnisme / libre échange.
     
    Résoudre le problème de la désespérante uniformité idéologique de la presse romande, c'est s'attaquer à toutes ces questions-là. Et bien d'autres encore. Elles sont, au fond, infiniment plus culturelles que politiques. Pour comprendre, il faut aller chercher la matrice intellectuelle. Ce qu'elle a pu avoir, depuis des décennies, de séduisant. Mais aussi, de terrorisant, par le modèle unique qu'elle n'a cessé d'imposer.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Charles de Gaulle et les éternels retardataires

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    Sur le vif - Mardi 09.11.20 - 14.58h
     
     
    "Comment? Tu n'as encore rien écrit sur de Gaulle, le jour même du 50ème ?".
     
    L'affaire est simple : Charles de Gaulle a longtemps été l'un des hommes de ma vie, la Suisse romande le sait, et un coup d'oeil sur ma bibliothèque vous en dirait plus que tous les discours. Je suis né au printemps 1958, au moment même où il revenait aux affaires. J'ai grandi avec lui à la télé, j'ai vécu en direct tous ses grands discours, nous avions la télé française.
     
    J'ai suivi passionnément la campagne de décembre 1965, première présidentielle au suffrage universel. Je voyais défiler tous les concurrents du Général, qui avaient enfin droit à un peu d'antenne. Je me souviens de tous. Je me souviens de Lecanuet, aux dents blanches. Je me souviens de Mitterrand. Je me souviens de mes conversations avec mon ami Bertrand Ledrappier, sur le chemin de l'école.
     
    Et puis, tout le reste. Le 9 novembre 1970, bien sûr, ou plutôt le 10 : à midi, je rentre de l'école pour manger chez moi, ma mère m'annonce la nouvelle, ambiance de temps suspendu. Quelques jours plus tard, doubles funérailles, en direct, celles de Colombey, celles de Notre-Dame.
     
    J'en reste là. Une vie de lectures. Pourtant, il faut que je vous dise. Aujourd'hui, de Gaulle fait l'unanimité, ce qui n'a jamais été le cas de son vivant. Et paradoxalement, depuis quelques années (une bonne dizaine, en tout cas) le miracle opère moins sur moi. Oh, c'est l'une des deux ou trois plus grandes figures de l'Histoire de France, pas de problème. Mais ayant tout lu, ayant commencé trop jeune à tout lire et relire, j'ai atteint comme un phénomène de saturation.
     
    Et je vois, avec pas mal d'agacement, les opposants - ou les indifférents - de l'époque se convertir au gaullisme. Le temps fait son oeuvre, la figure immense de Charles de Gaulle s'ancre dans l'Histoire, cela aurait dû être fait de son vivant, c'était possible, c'était lisible. Pour qui sait lire.
     
    Les pires conversions, qui me révulsent : celles des anciens soixante-huitards. Il ont vieilli, ils ont fini par comprendre. Mais il en aura fallu, du temps ! Ils avaient choisi la mode, le jeunisme, la jouissance de meute, alors qu'ils auraient pu - c'était possible, c'était lisible - soutenir le seul révolutionnaire du pays, celui de la Libération, celui de la Sécurité sociale, celui du droit de vote aux femmes, celui de la Constitution de 58, celui de l'Algérie indépendante, celui de la décolonisation, celui de la Réconciliation franco-allemande.
     
    Aux soixante-huitards, je ne reproche au fond qu'une chose : leur lenteur. Dans l'observation de la politique, il convient d'être un peu réveillé, en phase avec le présent, grâce aux clefs de lecture que nous donne un vie entière consacrée à l'observation du passé. Il faut ignorer les modes, choisir les chemins de solitude.
     
    Ils sont passés à côté de Charles de Gaulle. Ce sont des retardataires. Je ne les aime pas. Je ne leur accorde aucune considération.
     
    Pour leur pardonner, il faudrait être un saint. Je suis, hélas, tout le contraire.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Sainte Kamala, icône

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    Sur le vif - Dimanche 08.11.20 - 13.57h
     
     
    Et c'est parti pour la mise en icône de Kamala Harris ! Personne, en Suisse romande, ne connaît cette femme. Personne, hormis quelques spécialistes de la politique américaine, n'avait entendu parler d'elle, avant que Joe Biden ne la choisisse comme colistière.
     
    Personne ne la connaît. Mais tout le monde l'adule. En raison de sa vision politique ? De ses priorités ? De sa conception du monde ? On ne les connaît pas, si ce n'est quelques vagues préjugés progressistes.
     
    Non. On sanctifie Kamala Harris, comme on a sanctifié Obama en 2008, sans la connaître vraiment. Parce qu'elle est femme. Par le jeu de ses apparences, qui sécrète l'illusion qu'elle va casser la baraque, et renouveler le mythe kennedyen des Nouvelles Frontières.
     
    Il y a des gens à qui on fait le procès de sale gueule. Kamala Harris, Barack Obama, c'est le contraire. On les propulse dans le firmament, par bénéfice d'image.
     
    Joe la Terreur l'a bien compris, en la mettant sur sa liste. Conscient de son propre déficit de charisme, il avait besoin d'un coup marketing. Et il a transformé son essai. Sacré Joe !
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Les justiciers de la 25ème heure

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    Sur le vif - Dimanche 08.11.20 - 10.41h
     
     
    Lorsque François Longchamp était au sommet de son pouvoir, et qu'il pouvait, tout à loisir, actionner ses réseaux de l'ombre dans la République, avec son commis de basses oeuvres, je le disais. J'attaquais François Longchamp. Et j'étais bien seul. Partout, on me disait : "Fous-lui la paix, c'est un homme très intelligent", ce dont je n'ai d'ailleurs jamais disconvenu.
     
    Lorsque Pierre Maudet, il y a quelques années encore, trônait au faîte de sa puissance, et faisait jouer les fusibles sur de grands policiers, qu'il humiliait en public, je le disais. J'imagine que le nom de M. Cudré-Mauroux vous rappelle quelque chose. Je l'avais défendu, j'avais incendié le système Maudet. Et j'étais bien seul. Partout, on me disait : "Fous-lui la paix, c'est un homme très intelligent", ce dont je n'ai jamais disconvenu. Je me souviens de deux confrères genevois qui avaient pris la défense de leur cher ministre, estimant que ma thèse du fusible relevait de la parano. Les deux mêmes, lorsque Maudet est tombé, ont été les premiers à se ruer sur lui. Moi, dès ce moment, je l'ai laissé tranquille. Je ne touche jamais un homme à terre.
     
    Aujourd'hui, c'est Mauro Poggia qui dysfonctionne. Un homme dont je reconnais l'intelligence, la compétence, le souci du bien public. Mais il a beaucoup trop de pouvoir, règne par ukases, ne supporte pas la moindre critique. Alors, simplement, sans haine, je le dis. Parce qu'il s'agit de dire les choses, au plus juste. Et je suis bien seul : "Fous-lui la paix, c'est le seul qui bosse !", ce dont je ne disconviens (presque) pas.
     
    La morale de l'Histoire ? C'est qu'en analyse politique, il faut être un peu réveillé. Rapide. Juste. Parce ce que, désolé, les justiciers de la vingt-cinquième heure, ceux qui lèchent l'homme de pouvoir au sommet de sa gloire, et le piétinent avec la meute s'il vient à tomber, non merci. Pour ces éternels retardataires, dépourvus de courage et de puissance de solitude, j'éprouve une considération relativement limitée.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Le trumpisme n'est pas mort !

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    Sur le vif - Samedi 07.11.20 - 18.14h
     
     
     
    Il faut les entendre, les surexcités de la RTS, à commencer par leur envoyé spécial qui nous a dégommé Trump, tous les samedis, pendant toute la campagne, jouir de l'élection de Joe Biden. Ils n'en peuvent tout simplement plus.
     
    C'est vrai, Biden a gagné. Il faudra que tout cela soit confirmé, il y aura des recours, mais enfin, sauf énorme surprise, l'ancien Vice-Président d'Obama deviendra, le 20 janvier 2021, le 46ème Président des États-Unis. Il faut lui souhaiter bonne chance. Il en aura besoin.
     
    Biden a gagné. Mais Trump obtient plus de 70 millions de voix. Le moins qu'on puisse dire, au-delà du destin personnel de l'homme (tentera-t-il de revenir, dans quatre ans ?), c'est que le trumpisme n'est pas mort. L'immense mouvement conservateur, protectionniste, anti-multilatéralisme, amorcé il y a quatre ans, représente aujourd'hui près d'un Américain sur deux. C'est une lame de fond, puissante, dont on n'a pas fini de parler.
     
    En quatre ans, Donald Trump a relevé l'économie de son pays, et s'il n'y avait eu le Covid (dans lequel il n'est pour rien), sans doute aurait-il été réélu. En quatre ans, Trump n'a engagé les États-Unis dans strictement aucun conflit. C'est le Président ZÉRO GUERRE. Nous verrons, dans quatre ans, pour peu que nous soyons encore de ce monde, si on pourra en dire autant de Joe Biden. On connaît la réputation des Démocrates en termes de bellicisme.
     
    J'étais favorable à Trump il y a quatre ans, je le demeure. La veille de son élection, en novembre 2016, une chroniqueuse du Temps, plutôt inspirée d'ordinaire par la culture que par la politique, jugeait bon de brocarder Trump sur son physique : la couleur de ses cheveux ! Ils ont détesté cet homme parce qu'il est assez vulgaire (c'est sans doute vrai, mais ça m'est totalement indifférent), parce qu'il n'est pas d'une sensibilité extrême au féminisme ou au climatisme. Bref, ils l'ont attaqué sur des éléments de style, plutôt que sur son programme.
     
    En Europe aussi, le protectionnisme est là. Le souverainisme. Le rejet d'une toile multilatérale née en 1945, qui a montré avec éclat sa vanité. Trump va (sans doute) quitter la Maison Blanche le 20 janvier. Mais le mouvement politique, économique et social qui l'inspire représente aujourd'hui, chez nous, une valeur montante. Pas encore majoritaire. Mais montante.
     
    Prochain test, grandeur nature : la France, au printemps 2022.
     
    D'ici là, chez nous comme ailleurs, souverainistes et cosmopolites s'érigent, l'un face à l'autre, comme deux fronts totalement antagonistes. Inconciliables. Qui ne dialoguent plus. L'heure n'est plus au débat, dont il ne faut d'ailleurs pas surestimer les vertus. Non, l'heure est au combat. Chacun, de son côté, aiguise ses armes et prépare ses munitions.
     
    Les lignes de fracture, entre nous ici en Suisse, de novembre 2016, demeurent, au millimètre, celles de novembre 2020. Les ruptures de l'époque demeurent valables. Nous sommes face à deux conceptions du monde. Ce sera l'une ou l'autre. Cela porte un nom : cela s'appelle la guerre.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Circulaire Covid : un absolu SCANDALE !

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    Sur le vif - Vendredi 06.11.20 - 17.45h
     
     
    Je l'ai dit hier, et j'y reviendrai sous peu : les tonalités de la "Médecin cantonale", dans sa lettre aux personnes qui doivent se placer en isolement, sont une HONTE pour la République et Canton de Genève.
     
    Un document juridique, "EN FAIT", "EN DROIT", adressé à des gens qui n'ont strictement rien fait de mal. Et qui se trouvent dans une situation de fragilité. Par une éventuelle maladie. Et par la possibilité de l'attraper.
     
    "EN FAIT", "EN DROIT" : un document de type judiciaire, avec ordres secs, menaces de sanctions, exécution possible de la mesure "par voie de contrainte (...) si nécessaire avec l'appui de la police cantonale".
     
    Cette circulaire est tout simplement hallucinante. A elle seule, elle résume la dictature de la bureaucratie sanitaire à Genève.
     
    L'autorité politique dont dépend la "Médecin cantonale" doit être interpellée sans ménagement sur ce ton de maréchaussée. Et le texte de la circulaire doit être corrigé. En y instillant le minimum dans le dialogue républicain : du respect, de la dignité. Et surtout, le minimum de la part d'un médecin : de l'empathie pour les gens auxquels il s'adresse.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • No Billag bis, vite !

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    Sur le vif - Vendredi 06.11.20 - 12.12h
     
     
    Elle nous a bien eus, la SSR, il y a trois ans ! La campagne No Billag, tranchée le 4 mars 2018. Le plus puissant conglomérat imaginable en Suisse contre une initiative. La SSR elle-même, bien sûr. Mais aussi la quasi-totalité de la classe politique, consanguinité oblige. Le Conseil fédéral. Le Parlement fédéral. Les gouvernements cantonaux. Les Villes de Suisse. Les Eglises. Le patronat. Les syndicats. Les associations sportives. La totalité du monde culturel, qui se nourrit à la SSR comme Romulus et Rémus aux mamelles de la Louve. Parmi eux, les ineffables cinéastes, qui, sous le prétexte bidon de "cohésion nationale", venaient tout simplement défendre leur principal commanditaire.
     
    Pendant des mois, on nous a fait la morale : "La SSR, c'est la Suisse, sans elle notre pays s'écroule. Le privé c'est nul, seule la SSR garantit l'accès de tous à l'expression. Seule la SSR est capable de penser la Suisse, son Histoire, sa culture, et de défendre sa cohésion". Ah, les braves gens !
     
    Trois ans plus tard, la plaisanterie est finie. La SSR, après nous avoir infligé la propagande la plus éhontée contre une initiative, toute sonore encore du bruissement intact de ses liasses de milliards, persuadée d'avoir pour l'éternité le soutien des Suisses, a multiplié ses travers par mille. Elle n'a tiré aucune leçon de la campagne No Billag. Pourquoi l'aurait-elle fait, après tout : elle avait gagné.
     
    Eh bien non. La SSR est en train de tout perdre. En 2018, elle avait gagné la bataille, et voilà que fin 2020, elle perd la victoire. La confiance des Suisses n'est plus là. Trop d'arrogance. Trop de vase clos. Trop d'entre-soi. Trop de pensée unique : aucune ouverture aux pensées adverses, alors que la redevance est payée par tous les habitants de ce pays. Y compris les UDC. Y compris les pro-Trump. Y compris les patriotes. Y compris les souverainistes. Y compris les conservateurs. Y compris ceux que ni les excès du climatisme, ni ceux du féminisme, ni ceux des pâmoisons sociétââââles, ne galvanisent.
     
    Tout le monde paie la redevance, mais de moins en moins de Suisses s'y retrouvent. Le traitement de la campagne Trump-Biden par la RTS est encore plus caricaturalement pro-Démocrate qu'il y a quatre ans. La pensée d'un parti comme l'UDC, première formation politique sous la Coupole fédérale, n'y est représentée par aucun commentateur. Idem pour le souverainisme, les conservateurs. Le climatisme, le féminisme militant, y sont religion d'Etat. La pensée pro-UE y est sur-représentée. Etc.
     
    On ne peut pas continuer comme cela. La SSR est une immense machinerie, où la bureaucratie, les connivences internes, la consanguinité avec les politiques ont atteint des proportions inimaginables. Surtout, les chaînes privées locales, toutes petites mais admirables dans leur énergie citoyenne, ont remplacé, dans les cantons, la SSR. Sur la proximité, elles la devancent. Mais aussi sur la pertinence, le lien affectif avec le public, l'ambiance de confiance et de respect mutuel dans lesquels elles travaillent. C'est beaucoup plus important, la qualité de ce lien, que de savoir si Paul est de gauche, ou Jean de droite.
     
    LA SSR n'a plus sa place en Suisse. Elle nous a fait croire, dans la campagne No Billag, qu'elle était indispensable, elle a embarqué dans sa propagande tout le réseau de clientèle qu'elle trimballe, comme une armada de courtisans. La SSR a perdu la confiance du public. Elle a perdu son affection. Elle convoite des immeubles à Ecublens comme châteaux en Espagne. Elle méprise le premier parti de Suisse. Elle impose son idéologie, au détriment du courant souverainiste ou conservateur. Elle trottine derrière les modes, comme canetons en goguette. Elle n'a plus sa place. Elle doit être démantelée.
     
    Il est temps de lancer une nouvelle initiative. Une No Billag bis, dès aujourd'hui, aurait ses chances. Il faut, sans tarder, passer à l'attaque.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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