Liberté - Page 3

  • Foutez-nous la paix avec le sexe des anges !

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    Sur le vif - Dimanche 24.10.21 - 12.34h
     
     
    J'alerte les esprits, et multiplie les débats, depuis dix jours : la pénurie qui touche de plein fouet notre pays dans son approvisionnement énergétique et industriel est LE PROBLÈME NO 1 que nous aurons à affronter ces prochains mois, sans doute ces prochaines années. Il ne tardera pas, vous allez voir, à reléguer les puissantes cogitations "sociétales" de nos bobos urbains au rang de disputes byzantines sur le sexe des anges.
     
    Dans d'innombrables entreprises industrielles de notre pays, on se trouve aujourd'hui obligé de ralentir la production, mettre en attente des programmes, pour cause de pénurie de composants importés, ou pièces détachées. A terme, c'est le chômage technique, puis le chômage tout court. L'étape suivante, c'est l'affaissement de notre économie suisse, donc de notre système social, fondé sur la redistribution.
     
    Dans la presse alémanique, tous les week-ends, Guy Parmelin lance des cris d'alarme. C'est un peu juste, de la part d'un ministre de l’Économie. A ce niveau de responsabilité, doublé de la Présidence de la Confédération, on ne se contente pas du rôle de Cassandre du dimanche. On agit. On anticipe. On décide. M. Parmelin n'est pas un commentateur de la vie politique. Il en est un acteur.
     
    Quant au sexe des anges, si généreusement porté à discussion dans nos médias, il faudra que ce thème cède la place - j'ai entrepris cette démarche depuis longtemps - à une génération de débats nouvelle, portée non sur le frétillement des modes et l'onanisme intellectuel germanopratin, mais sur LES VRAIS SUJETS, LOURDS ET FONDAMENTAUX, qui touchent la vie des gens. Pouvoir d'achat. Primes maladie. Soins dentaires. Prix des médicaments. Prix de l'essence. Prix des combustibles de chauffage. Loyers. Fiscalité étouffante sur le travail. Retraites malingres. Solitudes des seniors. Apprentissage. Emploi des jeunes. Régulation DRASTIQUE de l'immigration.
     
    La Révolution intellectuelle, chez ceux qui ont responsabilité de transmettre, c'est enfin s'intéresser aux souffrances des classes moyennes. Et nous foutre un peu la paix avec les théories du genre, la couleur la peau des gens, la relecture culpabilisante de notre Histoire européenne.
     
    Nous avons mieux à faire que nous excuser. Nous avons à prendre notre destin en mains. Nous avons, nous tous, citoyennes et citoyens, à AGIR.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Bernard Haitink (1929-2021), l'antithèse de la solitude

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    Sur le vif - Samedi 23.10.21 - 08.26h
     
     
    Je viens de revoir Bernard Haitink dans le Deutsches Requiem, de Brahms.
     
    Ce chef de génie indique la structure, avec une précision et une clarté jamais atteintes depuis Furtwängler. Il ne commet de geste que pour donner le tempo, indiquer le volume, décrypter en instantané l’apparat critique de l’œuvre. Il se meut, l’œuvre apparaît, construite, en immédiate lecture. Un travailleur de révélation, en chambre noire.
     
    On pourrait penser à ces mimes expressionnistes que j’ai contemplés l’an dernier à Weimar, avec mon épouse, dans le Musée du Bauhaus. Mais il n’en est rien. La gestuelle de Haitink, toute de rigueur et de netteté, c’est la puissance de composition de l’œuvre, le génie mathématique de sa structure, simplement mise en lumière, en direct.
     
    Ce style de conduite, c’est l’antithèse de la solitude. Haitink, c’est la présence d’un humain, au service d’une lecture et d’une interprétation, au milieu d’autres humains. Jamais, depuis Furtwängler, l’émotion n’a été à ce point intériorisée. Jamais cependant, la folie de l’œuvre, sa capacité de transgression, sa singularité, ne nous heurtent avec tant d’intensité.
     
    La musique perd l’un de ses plus grands serviteurs. Comme au soir de la mort de Claudio Abbado, de Nikolaus Harnoncourt, de Mariss Jansons, elle est en deuil. Un porteur de lumière est passé.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Exécutif de la Ville : déraciné, jusqu'aux étoiles !

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    Sur le vif - Jeudi 21.10.21 - 16.38h
     
     
    L'exécutif de la Ville est définitivement déconnecté des VRAIES PRÉOCCUPATIONS des Genevois ! Il n'en peut plus de multiplier les énoncés d'intentions autour des questions de genre, de couleur de la peau, d'ouverture aux bienfaits du multiculturalisme. C'est de l'idéologie, pure et simple. Déracinée. Stellaire.
     
    Que la Ville s'occupe du pouvoir d'achat ! Du prix de l'essence ! Du prix des combustibles de chauffage ! Du prix des médicaments ! Du prix des soins dentaires ! Qu'elle montre un minimum de respect à ces damnées classes moyennes, qu'elle écrase de sa superbe indifférence ! Les classes moyennes oui, pas toujours les assistés ! Pas toujours l'Autre !
     
    Les classes moyennes ! Ceux qui se lèvent le matin, pour aller bosser. Ceux qui n'en peuvent plus de payer leurs impôts sur le fruit de leur travail. Ceux qui, le samedi, utilisent leur véhicule familial pour aller faire leurs courses hebdomadaires, et se retrouvent bloqués dans la circulation par les braillards de gauche qui manifestent ! TOUS LES SAMEDIS, cet automne !
     
    La réalité, c'est cela ! Ce que j'écris ici ! L'exécutif de la Ville gesticule autour des idéologies. Il tournicote autour du réel. En réalité, l'échelon Ville ne sert à rien. Juste permettre à la gauche de s'entretenir, aux frais des contribuables, une clientèle électorale. En arrosant de subventions une myriade de "collectifs" et d'associations dont l'utilité est plus difficile à trouver qu'une comète perdue, dans le néant.
     
    Colère. Classes moyennes, ne vous laissez pas faire ! Maintenant, ça suffit.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Coquille vide

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 20.10.21

     

    « Transition écologique » : la majorité gouvernementale de gauche, à Genève, n’a que ces deux mots à la bouche ! Ses représentants nous les brandissent dans tous les débats consacrés aux Finances cantonales. Les chiffres, on les connaît : 460 millions de déficit prévus au Budget 2022 ; 12,8 milliards de dette. En clair : l’Etat n’a plus un sou ! Il doit emprunter pour vivre. Si les taux d’intérêts remontent, c’est la banqueroute.

     

    Mais peu importe ! La gauche gouvernementale ne s’en émeut pas le moins du monde. Elle garde le sourire, et nous promet la « transition écologique ». Alors, pour ma part, chaque fois que j’accueille l’un de ses représentants pour des débats, j’essaye d’en savoir plus. Poliment, je demande : « La transition écologique, c’est quoi, au juste ? ».

     

    La réponse, hélas, est encore plus imprécise que lorsqu’on interroge les mêmes personnes, depuis des années, sur un autre mantra : la « transition énergétique », censée remplacer sans tarder le nucléaire par des « énergies renouvelables ». Dès que les questions deviennent concrètes, les réponses sombrent dans l’abstrait, le slogan. Bref, une coquille vide.

     

    Et il y a pire : pendant que nos édiles de gauche rêvent la « transition », les matières premières et les énergies viennent à manquer. Dans toute l’Europe, le problème commence à se poser. C’est du lourd : il en va de nos vies quotidiennes. La France parle déjà de garder le nucléaire, en le modernisant. L’Allemagne revient à son bon vieux charbon, qui a fait sa puissance depuis 250 ans. Mais chez nous, on nous balance du rêve. Le réveil sera difficile.

     

    Pascal Décaillet

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  • Les braillards du samedi

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    Sur le vif - Jeudi 21.10.21 - 09.09h
     
     
    Plus un seul week-end sans les braillards des manifs ! Je hais ce mode d’expression, y compris pour des causes que je partage. Je le hais depuis toujours, et dans tous les cas.
     
    La rue, en Suisse, ça n’est pas la démocratie, qui exige la mise en œuvre de moyens organiques : le peuple qui vote, par exemple. L’initiative. Le référendum. Mais pas hurler derrière des banderoles. Le démos, contre le pléthos.
     
    La rue, c’est un précipité de vociférations, des slogans scandés comme dans les sectes, la prise en otage de l’espace public, bloquer la circulation, emmerder les gens, avec la bénédiction d’autorités terrifiées à l’idée d’apparaître comme des censeurs.
     
    La rue, c’est le degré zéro du courage individuel. On s’abrite derrière le charivari collectif. Depuis l’enfance, je hais cela, et le verbe est encore bien faible pour exprimer la puissance de mon rejet.
     
    Mes propos déplaisent ? Eh bien, déplaisons !
     
     
    Pascal Décaillet

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  • De grâce, empoignons les vrais problèmes !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 20.10.21

     

    Primes d’assurance maladie. Fiscalité étouffante. Taxes. Coût de la vie. Pouvoir d’achat. Retraites. Emploi des jeunes. Apprentissage. Statut des seniors. Prix de l’essence. Prix des médicaments. Loyers. Prix des combustibles de chauffage. Tels sont les vrais problèmes, et les vraies préoccupations, de nos compatriotes. Ces soucis-là, ce sont ceux des classes moyennes, celles pour lesquelles je me bats, depuis tant d’années. Les gens qui travaillent ! Ils ne sont ni des assistés, ni des nababs. Ils sont entre les deux, et constituent la masse la plus importante de notre population. Des gens honnêtes, ponctuels, fiables, de vraies qualités suisses, dont nous n’avons absolument pas à rougir. Pour ma part, j’aime ces qualités-là, je ne supporte pas les margoulins, les traficoteurs, les spécialistes du système D. J’attends de mes contemporains qu’ils aient de la compétence dans leur métier, de la rigueur, de l’exactitude, qu’on puisse leur faire confiance, qu’ils soient aimables, et ne passent pas leurs samedis à vociférer dans les rues derrière des banderoles idéologiques. Bref, j’aime les gens sérieux.

     

    Les classes moyennes ! Celles qui n’en peuvent plus d’être fiscalisées sur leur travail, la sueur de leur front, sans jamais toucher la moindre subvention. On attend d’elles, au fond, qu’elles marchent ou qu’elles crèvent. Elles n’intéressent pas les municipalités de gauche des grandes villes suisses, comme Genève. Elles ne constituent pas, à leurs yeux, une clientèle idéologiquement intéressante. Elles n’intéressent pas non plus, de l’autre côté de l’échiquier, les golden boys de l’ultra-libéralisme, ceux qui montent à Berne pour défendre le système financier mondialisé, et ne se soucient que fort lointainement des idées de nation, de patrie, de communauté d’appartenance. La Bourse, tel un Veau d’or, est leur religion.

     

    Alors de grâce, amis lecteurs, empoignons les vrais problèmes ! Ne nous laissons pas aveugler par le brouillard idéologique des chercheurs en sciences sociales de l’Université de Lausanne, ces gens qui sont chez eux, à longueur de journées, dans les émissions « sociétales » de la RTS. Ne nous laissons pas enfumer par le jargon et la ridicule préciosité autour des « questions de genre », autour de la couleur de la peau, autour de la relecture culpabilisante de notre Histoire. Non, non, et non ! Nous avons mieux à faire que sombrer dans ce mimétisme idéologique, où tous disent la même chose, avec désespérément les mêmes mots, la même liturgie, « injonctions », « déconstruction ». Laissons ces bavards pérorer entre eux, et prenons en mains les préoccupations de l’immense majorité de notre population. Elles tournent autour du niveau de vie, de la prédation de nos biens par l’impôt, du coût des matières premières. Bref, la fin du mois, avant la fin du monde. Je vous appelle ici à la résistance intellectuelle. Ne vous laissez pas faire. Plaidez vos vrais problèmes. Pas ceux d’une petite clique, emmurée dans ses salons virtuels, aucunement représentative du plus grand nombre.

     

    Pascal Décaillet

       

     

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  • L'Etat qui nous plume et nous fait les poches, ça suffit !

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    Sur le vif - Mercredi 20.10.21 - 07.45h
     
     
    Bravo à l’UDC et au MCG, dont l’initiative sur l’imposition des véhicules à moteur permet un moratoire (tant qu’elle n’est pas votée) sur le projet délirant du Conseil d’Etat de faire encore plus les poches des classes moyennes genevoises !
     
    Plus un seul centime d’impôt supplémentaire, ni de taxe, ni d’une quelconque trouvaille prédatrice de l’exécutif, ne doivent être acceptés, tant que l’Etat n’aura pas drastiquement réduit son propre train de vie.
     
    La droite est, si elle le veut, nettement majoritaire au Parlement, ne parlons pas du peuple. La folie dépensière du Conseil d’Etat, ça suffit. La Sainte Alliance de la Finance et du Climat pour plumer les classes moyennes, ça suffit. Les états-majors pléthoriques du DIP, ça suffit. Le clientélisme de gauche en Ville, ça suffit. Les plans de relance à coups de milliards, délires théoriques de bobos urbains, ça suffit.
     
    L’argent de l’Etat, c’est celui du peuple. Chaque centime compte. Les classes moyennes n’en peuvent plus, elles étouffent. Le temps de la rigueur, de la saine gestion et de l’austérité est venu.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Un casting parfait

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    Sur le vif - Mardi 19.10.21 - 15.39h
     
     
    Je ne crois pas du tout que la personne, au demeurant sympathique et intelligente, que Genève a vue apparaître dans le jeu politique à la faveur de l'élection complémentaire de ce printemps, soit arrivée là par hasard.
     
    Je crois que l'hypothèse de son irruption, dans certains milieux, était pesée depuis longtemps. Ensuite, il y a eu l'occasion, ce que les Grecs appellent le kaïros : la démission de Pierre Maudet. Donc, la possibilité pour la gauche de conquérir la majorité gouvernementale. Elle y est parvenue. Tant mieux pour elle.
     
    Mais la personne qui a remplacé le démissionnaire n'est pas une passante de hasard. Il fallait une typologie bien précise pour incarner la Sainte Alliance entre le Climat et la Finance. Le profil sorti des urnes est idéal.
     
    Maintenant, le casting est au point. La "transition écologique" à 5,9 milliards, prête à être mise en oeuvre. Plus qu'à actionner la propagande idéologique nécessaire, mélange de leçons de morale climatique et de mises sous pression, au nom de "l'urgence".
     
    Pour le financement de cette folie dépensière, la gauche (à qui je pose la question tous les soirs, inlassablement) est très claire : ce sera soit par l'impôt, soit par l'emprunt. Dans les deux cas, les contribuables et leurs enfants trinqueront.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Finance et Climat : la Sainte Alliance

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    Sur le vif - Mardi 19.10.21 - 09,03h
     
     
    Derrière le mantra « transition écologique », dont nous gave la majorité gouvernementale de gauche à Genève, il y a de colossaux intérêts financiers.
     
    L’Etat n’a plus un sou. Il détient, avec 12,8 milliards, le record de la dette en Suisse. Et il veut dépenser 5,9 milliards pour la « transition écologique » !
     
    Cet argent, il va le prendre où ? Il va continuer d’emprunter auprès de banques privées. Il a donc besoin de ces milieux comme alliés.
     
    Eh oui ! Des gens « de gauche » (oh, une gauche qui a perdu depuis longtemps tout contact avec le monde ouvrier, ou même n’en a jamais eu) s’apprêtent à nous tricoter, à Genève, la Sainte Alliance pour le Climat, avec le monde de la grande finance.
     
    Les uns se maintiendront au pouvoir en nous faisant miroiter des projets pharaoniques, au titre de la « transition ». Les autres auront l’intense jouissance d’être les créanciers du Prince. Ceux qui, dans l’ombre, le tiennent. En clair, le vrai pouvoir.
     
    Le coup qu’on nous prépare, c’est la coalition des libéraux et des libertaires. Tout ce petit monde a infiniment intérêt à un débat public inondé de « sujets de société ». Ça évitera aux classes moyennes, le soir après le turbin, de se casser la tête sur les sujets lourds qui pourtant la concernent : fiscalité étouffante sur le travail, primes maladie, prix de l’essence et des combustibles, prix des médicaments, prix des soins médicaux et dentaires, pouvoir d’achat, pénurie dans l’approvisionnement en matières premières et en électricité.
     
    On se contentera de distraire le Gueux avec des questions liées au genre, à la couleur de la peau, à la vie privée des starlettes. Et on signera dans son dos les contrats d’emprunt massif, donc d’endettement alourdi pour les générations futures.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Bonne nuit, les Petits !

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    Sur le vif - Lundi 18.10.21 - 10.07h
     
     
    Problèmes majeurs d'approvisionnement en matières premières, pénurie d'électricité : le Conseil d'Etat s'intéresse à la question ? Il a un plan d'action, une stratégie ? Il a désigné une cellule de crise ? Il est en lien avec la Confédération ? Il a donné des orientations stratégiques d'urgence aux Services industriels ? Il est animé de l'esprit de guerre nécessaire à trouver des solutions ? Ou il ne vibre plus que pour l'idéologie du Climat ?
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Liturgie de la "transition" : maintenant, ça suffit !

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    Sur le vif - Dimanche 17.10.21 - 10.51h
     
     
     
    Pénurie de matières premières. Pénurie de composants électroniques. Pénurie dans l'approvisionnement en énergie. Pénurie de produits dérivés du plastique. Et même - un comble, pour les pays forestiers que nous sommes - pénurie de bois !
     
    La pénurie, c'est le thème montant qui va nous accompagner ces prochains mois. L'Allemagne, quatrième puissance économique du monde, premier partenaire commercial de la Suisse, est touchée de plein fouet. A cela s'ajoute l'immense errance énergétique constituée par sa décision prématurée d'abandonner le nucléaire. L'Allemagne revient au bon vieux charbon ! C'est factuel, vérifiable.
     
    La France, autre puissance importante en Europe, annonce, via M. Macron, demeurer dans l'ère nucléaire, en la modernisant. Si possible, avant que le courant, dans les foyers, ne vienne à manquer.
     
    Pendant ce temps, dans notre brave Suisse, les doux rêveurs du Grand Soir Vert nous bassinent à longueur d'années avec leur liturgie verbale, leurs slogans, leurs mantras : "Transition énergétique, transition écologique". A Genève, 5,9 milliards prévus comme "investissements pour l'économie Verte". De quoi s'agit-il ? Nul n'est capable de nous le dire avec précision. Vous posez des questions ? Réponse : le vide.
     
    La "transition écologique", ce sont des mots, c'est du vent. Tout au plus nous assène-t-on la vieille antienne de "l'isolation des bâtiments". En quoi cette tâche devrait-elle prise en charge par l'Etat ? En quoi des travaux de rénovation d'immeubles ont-ils à être financés par le contribuable ? En quoi ces chantiers doivent-ils justifier un endettement supplémentaire de 5,9 milliards, pour un Canton qui détient déjà la dette-record de Suisse, 12,8 milliards ? En quoi des travaux privés de génie civil doivent-ils charger les générations futures, celles de nos enfants, du poids du service de la dette, car les taux, à tout moment, peuvent remonter ?
     
    Maintenant, il faut le dire, ça suffit. La logorrhée Verte autour du mot-incantation "transition", ça suffit. La génuflexion docile des partis centristes, et même certains de droite, devant le Dogme Vert, ça suffit. La reprise servile de leur jargon, ça suffit. La grande peur, panique, à droite, de passer pour un retardataire dans la course fantasmatique à la "transition écologique", ça suffit.
     
    Nous devons avoir, en Suisse, une prise de parole publique courageuse, et ne pas craindre le désaccord, le conflit : c'est cela, une démocratie ! Les Verts défendent leurs thèses, tentent de faire passer leur jargon, fort bien, c'est le jeu, ils en ont le droit. Le nôtre, c'est de ne pas partager leur vision du monde, refuser leur sabir, combattre leurs idées. Notre droit, aussi, et même notre devoir, c'est d'assurer à la Suisse sa souveraineté énergétique. Son approvisionnement en matières premières, en composants industriels. Les moyens de sa vitalité économique. Il n'est pas sûr que cela passe par un programme vaseux, et ruineux, sur "la rénovation et l'isolation des bâtiments".
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Le Bouffon, le Prince, le Jargon

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    Sur le vif - Vendredi 15.10.21 - 08.08h
     
     
    Privilégier les élucubrations « sociétales » aux questions stratégiques, politiques, économiques et sociales, c’est faire le jeu du pouvoir en place.
     
    Regardez Mai 68 : cette cosmique sécrétion verbale n’aura, au final, soit aux élections de juin suivant, servi qu’à envoyer à l’Assemblée, pour cinq ans, la Chambre la plus conservatrice depuis 1919. La France profonde, un mois plus tôt, avait détesté ce mouvement d’étudiants nantis et privilégiés. Elle a eu peur. Elle s’est vengée.
     
    Plus on donne la parole aux « chercheurs en sciences sociales de l’Université de Lausanne », plus on les laisse dégurgiter leur jargon, leur salmigondis « d’injonctions » et de « déconstructions », plus on conforte le pouvoir économique et social en place.
     
    Au fond, le délire « sociétal » distrait le bourgeois. Au volant de son 4X4, il laisse volontiers traîner son oreille vers la 6731ème émission de la RTS sur le genre réinventé. Ça le change de son quotidien. Pendant ce temps, on ne parlera ni de fiscalité étouffante, ni de classes moyennes prises à la gorge, ni du prix de l’essence, ni de celui des médicaments, ni des primes maladie, ni des taxes qui asphyxient les PME, ni de l'Etat irresponsable qui s'endette à nos dépens.
     
    Non. On aura aimablement chatouillé les méninges du décideur, en lui figurant des passerelles et dérivatifs de ses pulsions profondes. On aura occupé son esprit avec des thèmes que les mythes grecs, la tragédie du Cinquième siècle avant JC, et même la Comédie, ancienne pour Aristophane, nouvelle pour Ménandre, avaient déjà traités.
     
    On aura enrobé le temps, sans conjurer le destin.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Bobos et gogos

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    Sur le vif - Jeudi 14.10.21 - 13.50h
     
     
    Une crise d'approvisionnement énergétique majeure menace l'Europe, à commencer par son géant économique l'Allemagne, dont nous dépendons tous. C'est un phénomène de première importance, il va tous nous concerner. Et nos bons médias en sont encore à nous abreuver de questions "sociétales", bien chéries par les bobos bien douillets de nos villes de gauche, les cinglés du genre et les ineffables chercheurs en sciences sociales de l'Université de Lausanne. Et nos autorités, totalement déconnectées du réel, passent leur temps à nous rêver des "plans de relances", à coups de milliards, pour la "transition écologique".
     
    Avant de nous soucier de "transition", on pourrait peut-être s'assurer d'avoir, pour les mois qui viennent, allez disons pour cet hiver, les ressources et l'intendance disponibles pour assurer notre niveau de vie, la vitalité de notre économie, l'autonomie et la souveraineté énergétiques de notre pays. L'Allemagne revient au charbon, indissociable de son Histoire depuis la conquête de la Silésie par Frédéric II. La France revient au nucléaire. Ca, c'est du concret, du palpable, du réel.
     
    Mais cette vision des bobos et des gogos ! Ces délires dépensiers au service d'une idéologie ! Cette hiérarchie des priorités, je la refuse, depuis toujours. Je m'intéresse aux sujets qui touchent le plus grand nombre, à commencer par la vie quotidienne des classes moyennes, le pouvoir d'achat des ménages, l'étouffement par la fiscalité du travail. Les classes moyennes, oui ! Celles qui bossent, comptent leurs sous pour leur chauffage et leur essence. Ces gens-là, dans leur immense majorité, sont mentalement à des milliers de lieues marines des questions de genre. Ces classes moyennes, dont commence à sourdre une colère noire, imprévisible quant à ses effets, peut-être un jour dévastatrice.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Adieu Faubourgs ! Bonjour tristesse !

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    Sur le vif - Jeudi 14.10.21 - 10.01h
     
     
    Le MCG vote avec la gauche, en Commission des Finances, et permet l’entrée en matière sur le Budget 2022 ! Un Budget caricatural de la gauche dépensière, celle qui jette par les fenêtres l’argent des contribuables des classes moyennes.
     
    Ce Budget se devait d’être extirpé à la racine, copie sèchement renvoyée à un gouvernement irresponsable, tout juste bon à dilapider le fruit du travail des Genevois. Ce qu’a fait, à juste titre, la droite. C’est cela, une non-entrée en matière ! Un signal fort, qui s’apparente à une motion de censure.
     
    Le MCG ! Ce parti est devenu totalement illisible. Gouvernemental, jusqu’à l’os. Les doigts sur la couture du pantalon. De sa capacité de protestation, sa gouaille, sa fougue des premières années, celle qui fleurait la rugosité joyeuse des Faubourgs, il ne reste plus rien. Le peuple n’aime pas les slalomeurs. Sanction : printemps 2023.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • L'atelier de création

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    Sur le vif - Mercredi 13.10.21 - 15.52h
     
     
    Quand je rencontre un artiste, tous domaines confondus (mais je n'ai de compétences, à part l'Histoire, qu'en littérature et en musique), je ne veux pas l'interroger sur son paraître. Ni sur son cirque médiatique, s'il en a un. Ni sur les polémiques politiques du moment, je reçois assez de politiciens à longueur d'année.
     
    Non. Je creuse, en profondeur, en amont de l'interview, ce qu'il a artistiquement commis. Je m'intéresse à la manière. Au style. A la technique de travail, avec le maximum de précision dans ma curiosité. Ce que j'aime, immensément, c'est que la conversation s'engage sur l'atelier de travail. Jusque dans les moindres détails.
     
    Bref, je m'intéresse à l'art lui-même. La qualité de fabrication. Je pose des questions très concrètes sur le travail de la matière. Et l'artiste, je crois, est heureux de pouvoir parler de cela, car pour lui c'est l'essentiel.
     
    Et moi, infiniment honoré d'avoir pu m'inviter, quelques minutes, ou dizaines de minutes, mais en amont bien plus longtemps, parfois des années de ma vie, dans l'atelier de l'artiste. La seule chose qui compte pour moi, c'est son acte de création, sa singularité, en aucun cas son paraître. Ni ses avis sur la marche du monde.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Révolution conservatrice

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 13.10.21

     

    Qui sera le prochain Président de la République française ? La réponse est simple : on n’en sait rien ! Nul d’entre nous, à six mois de l’échéance, ne peut prévoir ce que les Français voteront. Six mois, en politique, c’est une éternité. Le favori des sondages, en octobre, n’a aucune garantie de devenir, au printemps suivant, le locataire de l’Elysée. C’est comme le Conclave : celui qui y entre Pape en ressort Cardinal.

     Une élection à la Présidence, en France, se joue dans toutes dernières semaines, parfois même dans les derniers jours. Les mouvements de l’opinion de l’automne précédent, même fracassants, sont alors fort éloignés dans la tête des gens : il faut laisser la campagne se faire, elle est par nature imprévisible, nul ne sait ce qu’elle nous réserve.

     Ça, c’est pour les hommes et les femmes. Mais il y a aussi les idées. Là, c’est une autre affaire : les grands thèmes qui tétanisent cette pré-campagne d’automne, il faudra bien les prendre en compte. Le retour aux nations. La souveraineté. L’immigration. Le besoin d’une école forte, exigeante, rassembleuse, exemplaire. Quel que soit le futur élu, au printemps 2022, il devra tenir compte de ce tournant idéologique. La France des années à venir devra compter sur le grand retour de valeurs conservatrices, attachées aux frontières, aux traditions, profondément sceptiques sur l’Union européenne. Cette Révolution conservatrice, dont nous parlons tant, ici, depuis des années, le futur Président français, quel qu’il soit, ne pourra en aucun cas l’ignorer.

     

    Pascal Décaillet

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  • Réactionnaire ? Et comment !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 13.10.21

     

    J’avais dix ans en Mai 68, je me passionnais pour les événements, j’écoutais les radios, j’étais à fond pour de Gaulle, je peux dire que j’ai immédiatement haï ce mouvement. Je connais le poids des mots, j’assume ce verbe. J’en voulais férocement à mes aînés de s’en prendre à un homme que je percevais – sans pouvoir encore le formuler ainsi – comme un personnage de l’Histoire. J’avais dix ans, j’aimais ces années soixante, celles d’une enfance heureuse, dans une école exigeante mais passionnante, avec des camarades que j’appréciais, des cours d’Histoire qui m’emportaient, des récitations de poèmes, devant toute la classe, que j’adorais. J’aimais le français, surtout la poésie, l’Histoire, la géographie, la musique. Je peinais à comprendre les revendications de ces étudiants qui n’avaient, au fond, que six à douze ans de plus que moi.

     

    Alors quoi, étais-je déjà vieux, avant même d’avoir éclos ? C’est possible. Enfant, je n’étais pas attaché à l’enfance. Pas plus qu’adolescent, à l’adolescence. En clair, je me suis toujours refusé, toute ma vie, à une quelconque guerre de générations. J’aimais mes parents, ma famille. J’aimais l’école. J’aimais mes institutrices, mon prof de musique. Il me semblait que ce monde, qu’on nous léguait, n’avait rien à voir avec les images d’étouffement qui suintaient du discours des manifestants, sur les chaînes radio. Bref, j’étais déjà, par rapport aux soixante-huitards, de la génération d’après. A cela s’ajoute un penchant naturellement réactionnaire – pourquoi le nierais-je ? – un attachement à la langue, à la structure de la phrase, à la connaissance de l’événement en Histoire, à l’ordre républicain, qui me portent, en effet, assez peu vers la vocifération de rue.

     

    Oui, j’étais un enfant réactionnaire. Au fil des années, j’ai étudié le mouvement de Mai, j’ai compris la colère estudiantine contre un certain mandarinat universitaire tyrannique, saisi l’aspect sclérosé que pouvait présenter la société gaulliste de pouvoir, oui j’ai fait un bout de chemin. Mais jamais jusqu’à pardonner à ce mouvement d’avoir érigé les sujets de société au premier plan par rapport aux impératifs sociaux (légitimement défendus par la CGT et les communistes, retirés du jeu aussitôt signés les Accords de Grenelle), et surtout par rapport à la politique, la grande, celle que menait l’homme de l’Histoire qui, en ce temps-là, conduisait la France.

     

    Les années ont passé, les soixante-huitards ont vieilli, et moi avec eux. La violence de mon rejet, pourtant, n’est en rien apaisée par le temps. On le retrouve aujourd’hui, l’esprit de Mai, sous d’autres formes, les uns défendant le jargon inclusif, d’autres les sujets liés au genre, ou à la couleur de la peau. Dans ce jeu-là, je ne suis jamais entré. Je me bats pour une société républicaine, pour la justice sociale, pour une économie forte, pour les gens qui se lèvent le matin et vont bosser. Je me bats pour la souveraineté des nations, la démocratie directe, le rayonnement d’une école sûre de ses valeurs. Réactionnaire ? Oui, si ça peut vous faire plaisir. Le mot ne me fait pas peur. Je l’assume, bien volontiers. Et vous embrasse, fraternellement.

     

    Pascal Décaillet

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  • Oh, nanisme, quand tu nous tiens !

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    Sur le vif - Vendredi 08.10.21 - 17.11h
     
     
    La présidentielle française, c'est dans six mois. Elle s'est toujours jouée au dernier moment : les dernières semaines, voire (81 et 88) les derniers jours. Jamais six mois avant !
     
    C'est dire à quel point toute spéculation, à ce jour, est vaine.
     
    On peut certes disserter sur tel mouvement d'opinion, en effet saisissant. Mais c'est la photographie d'un moment. Et non le vote.
     
    Il peut se passer tellement de choses en six mois.
     
    Tout le reste n'est que surexcitation de coquelets qui s'invitent entre eux - pour se hurler dessus - dans les chaînes germanopratines en continu. Oh, nanisme, quand tu laisses filer ta substance !
     
     
    Pascal Décaillet

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  • "Baisse du chômage" : comment osent-ils !

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    Sur le vif - Vendredi 08.10.21 - 09.38h
     
     
    Comment osent-ils parler de "baisse du chômage en Suisse", alors que des milliers d'entreprises sont maintenues sous perfusion, Covid oblige, par des aides et des subsides ?
     
    Que l'Etat assume son rôle : la sécurité du pays, celle des personnes et des biens, l'approvisionnement énergétique, la protection de nos paysans, la formation, la santé.
     
    Mais qu'il cesse ce petit jeu de paternalisme fouettard avec le monde des entreprises. A la vérité, il n'y entend rien. Nos fonctionnaires ne savent pas ce que représente la peur au ventre.
     
    Et par pitié, que l'Etat cesse de nous mentir sur le chômage. Si on compte l'aide sociale, et si on examine l'état réel de certaines entreprises, ruinées pas l'Etat lui-même suite aux mesures folles de ces 18 derniers mois, il y a, en Suisse, beaucoup plus de gens sur le carreau, que ne le prétend la propagande officielle.
     
    Je ne me prononce jamais sur la situation sanitaire. Mais à la vérité, la gestion économique de la crise a été, en Suisse, au niveau fédéral comme dans les Cantons, catastrophique d'un bout à l'autre. On a navigué à vue, on a joué au chat et à la souris avec l'opinion publique, on s'est montré en majesté dans des centaines de conférences de presse totalement inutiles, juste pour faire croire qu'il y avait encore un Etat, une cohérence, une autorité.
     
    Ce qui m'intéresse, c'est l'Etat. La politique. L'Histoire. La préférence nationale, pour les Suisses. Une régulation impitoyable de l'immigration. La survie de nos paysans. Le retour à une politique industrielle nationale. Le niveau de notre formation de base. Le niveau d'éducation. La qualité de la parole, orale ou écrite. La culture. Mais aussi, la défense nationale, la sécurité des personnes et des biens.
     
    Ce qui m'intéresse, c'est la vérité des chiffres. Non, Mesdames et Messieurs, le chômage n'est pas en baisse en Suisse. On trafique juste le réel, pour tenir encore un peu. Avant l'avènement des grandes colères. Elles ne viendront pas du prolétariat. Mais des classes moyennes.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Musique allemande : l'Anneau invisible

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    Sur le vif - Jeudi 07.10.21 - 16.06h
     
     
    Il ne saurait exister d'Histoire de l'Allemagne sans une Histoire, en profondeur, de la musique allemande.
     
    En profondeur, cela signifie l'immersion dans les partitions. L'Histoire des instruments. La Révolution du clavier tempéré, à laquelle j'ai déjà consacré un épisode de ma Série, en 2015. Et puis, bien sûr, l'incroyable tournant, autour du Sturm und Drang et de la naissance du Romantisme. En un mot, la Révolution beethovénienne.
     
    Et puis ? Et puis, tout le reste ! Wagner, Richard Strauss, Hindemith, le vingtième siècle, les créateurs contemporains.
     
    Et puis ? Et puis, le rapport entre la musique et les textes. Bach et la Bible de Luther, Strauss et Hofmannstahl, Wedekind et Alban Berg, Brecht et Kurt Weill. La note allemande, collée sur la syllabe allemande. Le rythme. La prosodie. La respiration de la phrase musicale.
     
    Et puis ? Et puis, la galaxie du Lied ! Schubert, Schumann, Mahler, le vingtième siècle, les oeuvres d'aujourd'hui. Les grands auteurs et les grands musiciens de la DDR.
     
    Et puis ? Et puis, placer tout cela dans une continuité. Car il existe un lien ! Un fil invisible. Un Ring. Un Anneau, à retrouver, dans le mystère de l'invisible.
     
     
    Pascal Décaillet

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