Liberté - Page 3

  • Alors là, bravo au PLR !

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    Sur le vif - Jeudi 05.11.20 - 14.18h
     
     
    Il est assez rare que je félicite le PLR. Trop de choses nous opposent, sur la libre circulation des personnes notamment. Mais aussi, l'aile financière de ce parti, insupportable à mes yeux. Ou encore, leur promotion extatique de l'exportation, au détriment du marché intérieur. Enfin, leur insensibilité au sort de nos paysans.
     
    Bon, j'ai quand même en commun avec ce parti, du moins avec son aile radicale, un attachement profond à la Révolution française, à l'Helvétique de 1798, et surtout au Printemps des Peuples de 1848. Bref, une certaine fureur républicaine. Les plus grands hommes d'Etat de la Suisse moderne furent des radicaux. J'ai eu l'honneur de côtoyer de près l'un d'entre eux, dans mes années bernoises, Jean-Pascal Delamuraz.
     
    Mais là, je dis bravo ! Le PLR genevois a le courage d'exiger la réouverture immédiate de l'ensemble des commerces, pour peu qu'ils respectent le plan de protection adéquat.
     
    Le PLR genevois qui s'émancipe du Conseil d'Etat ! Plus personne, à Genève, doté d'un minimum de sens critique et citoyen, ne peut supporter les ukases de l'Etat Poggia sur les commerces, les bistrots, les restaurants, les bars, le monde de la nuit. Ce magistrat, certes intelligent et compétent, se comporte, envers ces petits entrepreneurs, avec une brutalité rare. Il ordonne. Il régente. Il sanctionne. Une âme caporalesque, dont Genève n'a pas besoin par les temps qui courent.
     
    Merci au PLR de résister à ce putsch interne. Et de vouloir sauver, s'il est encore possible, les petits entrepreneurs genevois. Ceux qui se lèvent le matin. Ceux qui bossent. Ceux qui prennent des risques. Ceux qui ne reçoivent rien, aucune aide, de l'Etat. Mais lui remplissent les poches, en payant leurs impôts, au demeurant scandaleusement élevés.
     
    Nous avons besoin, à Genève, d'un PLR populaire, s'il le faut gueulard. Les rupins, les patriciens fatigués, les valets des "Fondations" et de l'opacité du Capital, qu'ils aillent avaler leurs balais. Il doit bien en rester un ou deux, avec un long manche lustré, dans les rayons "essentiels" de nos grandes surfaces.
     
     
    PaD

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  • Perroquets des Démocrates

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    Sur le vif - Jeudi 05.11.20 - 09.52h
     
     
    États-Unis : unanimes, les commentateurs de nos médias, notamment le Temps et la RTS, vomissent le Président sortant, sous prétexte qu'il saisit la justice dans certains États.
     
    La vérité, qu'en savons-nous ? Des fraudes électorales démocrates sont-elles à tout prix à exclure ?
     
    Surtout : la possibilité de recours existe ! Elle est dûment prévue dans l'ordre judiciaire américain. Nos beaux esprits, il y a vingt ans, applaudissaient les recours du Démocrate Al Gore.
     
    Les mêmes commentateurs, si Biden avait saisi la justice, auraient immédiatement sanctifié cette démarche, en hurlant contre les fraudes républicaines.
     
    Jusqu'au bout, les médias romands, à commencer par le Temps et la RTS, auront, comme il y a quatre ans, fait preuve d'une totale servilité dans leur allégeance au Parti Démocrate.
     
    Comme il y a quatre ans. Et comme en 1974 (j'avais 16 ans, je suivais intensément la politique), lorsque la presse romande nous répétait comme Tables de la Loi les actes d'accusation de quelques journaux de la Côte Est contre celui que je continue de considérer comme un grand Président : Richard Nixon.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Olivier Véran, raus !

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    Sur le vif - Mercredi 04.11.20 - 17.01h
     
     
    Un ministre français qui, s'exprimant devant la représentation nationale, hurle aux députés "Sortez d'ici !", doit être immédiatement démis de ses fonctions.
     
    A l'Assemblée Nationale, Olivier Véran, ministre de la Santé, n'est pas chez lui. Il est l'invité des représentants du peuple, pour leur rendre des comptes.
     
    Depuis Mirabeau, et le Serment du Jeu de Paume (20 juin 1789), tout le génie de la Révolution française, fondateur de ce que sera trois ans plus tard la République, consiste exactement dans cette inversion des priorités, par rapport à l'Ancien Régime. Le pouvoir ne vient plus d'en haut, mais du peuple. "Nous sommes ici par la volonté du peuple, et n'en sortirons que par la force des baïonnettes !".
     
    Un ministre qui hurle "Sortez d'ici !" aux élus du peuple français aurait dû être immédiatement remis à l'ordre par le Président de l'Assemblée, si ce dernier était autre chose qu'un godillot, au service du pouvoir exécutif.
     
    Remis à l'ordre, et viré manu militari du Palais Bourbon. A coups de pied au cul.
     
    Ce sinistre individu doit quitter le vie politique française. Et n'y plus jamais réapparaître.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Pierre Maudet et le Triste Sextuor

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 04.11.20

     

    Il fallait le voir, le Triste Sextuor ! Il fallait regarder Léman Bleu, qui transmettait en direct, ce mercredi 28 octobre dans l’après-midi, la conférence de presse du Conseil d’Etat genevois. Oh, je dis sextuor, et pourtant ils étaient bien sept ! Le principal intéressé, le corps du délit, l’objet racinien de tous les ressentiments, Pierre Maudet, était bien là. Il a même parlé, brièvement, pour dire qu’il s’exprimerait le lendemain. Une fois seul. Et libéré des six autres. Il avait hâte de se défaire de cet encombrant compagnonnage. Reprendre sa liberté. Respirer fort. Redevenir Maudet le Flandrin, l’enfant terrible de la République et Canton de Genève. Et pour cela, il faut être seul. La présence de six traîtres n’est pas la plus souhaitable, dans ces cas-là.

     

    Le Triste Sextuor ! On peut aimer ou non Maudet, vouloir ou non qu’il reste, l’apprécier ou le haïr, sanctifier son nom ou damner sa mémoire, il n’en reste pas moins qu’il y eut, blême comme une exécution sous une aube de pluie, la Triste Sextuor. La mine confite du bourreau, qui adoucit sa voix pour accompagner le condamné à l’échafaud. Un petit digestif, pour la route ? Une cigarette ? Oui, je les ai détestées, ces intonations doucereuses de certains – et de certaines – mimant la parfaite objectivité de l’expert en ressources humaines pour se livrer à l’assassinat politique de l’un des sept membres du collège. Elu, comme eux. Elu au premier tour. Le mieux élu !

     

    Oh, le coup avait été préparé. En silence. On s’approche, sur la pointe des pieds, de la cellule du condamné, lorsque vient poindre la fin de la nuit. Il ne doit se douter de rien. Et puis, d’un coup, ou ouvre la porte. On se rue sur lui. Et on lui dit, soudain si gentiment, comme une petite mère blafarde, d’avoir du courage. Ah, les braves gens ! Ah, le Triste Sextuor ! Des sept visages offerts au public, ce mercredi-là, celui du condamné n’était pas le plus à plaindre. Lui, allait se libérant. Cette mise à l’écart, c’était la Mer Rouge qui devant lui s’ouvrait. Il n’est pas exclu qu’assez vite, elle vienne à se refermer sur le Triste Sextuor. Car ce sont les six autres qui au fond faisaient pitié. Tous ces Brutus et ces Cassius, qui s’étaient entendus avant, entre eux. Et qui, là, couvaient encore leurs dagues sous la moiteur de la cape.

     

    Triste Sextuor, je ne vous aime pas. Vous fûtes des exécuteurs de bazar, l’homme n’est pas mort. Blessé, mais vivant. Vous me faites penser à Louis XVIII. Comte de Provence, devenu Roi par la défaite de Napoléon en 1814, puis renversé par le Retour de l’île d’Elbe en mars 1815, puis à nouveau Roi après Waterloo. Triste Louis XVIII ! Maudet, lui, aimé ou haï, adulé ou rejeté, ange ou démon, a quelque chose en lui de l’aventure bonapartiste. Ça sent le grognard. Ça sent le destin, sans cesse joué. Ça sent la poudre. Et moi, ce côté mauvais garçon, tiraillé entre Lumières et despotisme, mais si intensément républicain, comme un fils perdu de la Révolution, j’aime ça,

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Que nos paroles soient de feu !

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    Sur le vif - Mercredi 04.11.20 - 10.14h
     
     
    Le problème n'est pas qu'une opaque "Fondation" ait décidé de renflouer le porte-parole de la pensée européiste et mondialiste en Suisse romande, et de l'hystérie anti-Trump dans les salons bobos. Les gens de cette "Fondation" font ce qu'ils veulent de leur argent. S'ils ont envie de le jeter au Rhône (c'est à peu près équivalent), c'est leur affaire.
     
    Non. Les ennemis, en Suisse romande, de la pensée véhiculée par ce journal, qu'ils ne s'occupent pas trop de leur adversaire, mais d'eux-mêmes. Quand on fait la guerre, on se soucie en priorité de soi : clarté d'une stratégie, volonté d'en découdre, aptitude au combat, munitions, intendance. Et surtout, un moral d'enfer.
     
    S'il existe, dans nos contrées, des patriotes, souverainistes, défenseurs intransigeants de l'indépendance de notre pays, protectionnistes en économie, attachés à nos paysans, à la qualité de notre vie, à la préférence cantonale et nationale, à l'emploi des jeunes, à la dignité de nos aînés, partisans d'une régulation draconienne des flux migratoires, eh bien qu'ils s'annoncent ! Qu'il s'occupent d'eux-mêmes, de leur équation au courage, à la clarté. Qu'ils fassent leur coming-out souverainiste, et laissent le Journal de Révérence vivre sa vie de courbettes.
     
    Laissons l'ennemi vivre sa vie. Ne parlons pas de lui. Intéressons-nous à nous-mêmes, pour forger notre capacité combative. Nos forces, allons les puiser au plus profond de nos âmes. Ne craignons ni la colère, ni la véhémence des mots. Que nos paroles soient de feu. Faisons la guerre. Surtout pas de la diplomatie.
     
    L'odieuse, l'immonde, la méprisable diplomatie.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • La gauche des oisillons

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    Sur le vif - Mardi 03.11.20 - 08.11h
     
     
     
    Depuis le début de la crise, la gauche ne sait que demander des sous. Elle n'a que ce mot à la bouche. Elle n'a strictement aucun autre projet, aucune autre vision que de creuser la dette genevoise, pomper dans les réserves de la Banque Nationale.
     
    Comme si l'argent était une manne, qui tombe du ciel ! Comme s'il n'était pas le nôtre, celui des honnêtes gens, ceux qui se lèvent le matin pour bosser, et n'ont jamais demandé un centime d'assistance à personne. Ceux qui, éreintés par l'impôt, engraissent un Etat déjà tentaculaire.
     
    C'est la gauche des oisillons, irresponsable. On demeure dans le nid, on ouvre grand le bec, et on attend la maman, surgie du ciel, avec la pitance.
     
    La gauche ferait mieux de prendre ses responsabilités. Se montrer beaucoup plus sévère face aux ukases de l'Etat. Dénoncer l'arbitraire de la Nomenklatura sanitaire à Genève. Défendre le travail, l'entreprise, la responsabilité individuelle. Combattre les mesures hallucinantes, indifférenciées, imposées par un Conseil d'Etat dépassé, aux ordres de la bureaucratie sanitaire.
     
    Défendre la dignité de l'action, plutôt que la complaisance passive dans le cocon du confinement.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Mais engage-toi, bordel !

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    Sur le vif - Lundi 02.11.20 - 14.58h
     
     
    Si tu prends ta plume pour commenter, Frère, alors dis-nous quelque chose de clair, de précis, de parfaitement anglé, d'engagé, de courageux.
     
    Engage-toi. Prends des risques. Attaque le pouvoir là où il est, pas besoin d'aller jusqu'à l'Empereur du Japon. Attaque, là où il peut y avoir des rétorsions. Ne viens pas attaquer à la vingt-cinquième heure, frapper un homme à terre. Cela n'est pas conforme aux lois de la guerre.
     
    Maudet, c'est quand il collectionnait les fusibles qu'il fallait l'attaquer. Longchamp, quand il faisait jouer ses réseaux dans toute la République. Poggia, c'est maintenant. Pas dans deux ans : MAINTENANT.
     
    Et puis, Frère dans l'ordre de la plume ou dans celui de la voix, expose-toi. Parce que les "analyses", bien gentilles, bien peinardes, bien modérées, comme les mauvaises dissertations pour élèves laborieux, avec thèses, antithèses, synthèses, et prothèses dans les marges, il y a mieux à faire, dans une vie d'homme.
     
    Mieux faire, plume en main. Mieux faire, voix face au micro. Mieux faire, sur le champ de bataille. Livrer combat. Férocement. Mais avec panache.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Genève : la Nomenklatura sanitaire

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    Sur le vif - Lundi 02.11.20 - 10.06h
     
     
    Il existe, à Genève, une véritable Nomenklatura sanitaire, qui, de facto, dirige la République. Les décisions qui nous ont été annoncées hier, par exemple, sont les siennes. Le Conseil d'Etat n'a fait que dupliquer ses recommandations. Où est le politique ? Où est le contrôle démocratique ? Où est le vrai pouvoir ?
     
    Hier, on nous annonce par ukase que "tous les commerces non essentiels" devront fermer pour quatre semaines, dès ce soir 19h. Qui détermine ce qui est essentiel, ou ne l'est pas ? Réponse : les fonctionnaires de la Nomenklatura sanitaire genevoise. En fonction de leur arbitraire, telle grande surface pourra laisser ouverts ses rayons alimentaires, mais devra condamner ses étagères de papeterie et de bureautique. Il est plus dangereux, c'est bien connu, d'acheter un bloc de papier d'imprimante que du céleri ou du fenouil.
     
    Nous ne devons pas recommencer, à Genève, comme ce printemps. Ukases de la Nomenklatura sanitaire, avalisés tels quels par l'autorité politique de tutelle, copiés, collés, pour envoi à la presse. Multiplication des apparitions ministérielles, où l'exécutif règne sans partage, où sa parole n'est pas contestée, elle tombe, verticalement, comme une manne. Où est la démocratie ? Où est le Parlement ? Où sont les citoyennes, les citoyens de ce Canton ?
     
    A cela s'ajoute le pouvoir exorbitant d'un seul homme. Il n'est pas normal que Mauro Poggia, certes compétent et très intelligent, concentre dans ses mains les attributions additionnées de la Police et de la Santé. Sans compter le pouvoir de régenter les bistrots. les bars, les restaurants, les fermer quand cela lui plaît. Bienvenue à Poggialand ! Que font les six autres, pardon les cinq ?
     
    Ce déficit démocratique, cette Nomenklatura sanitaire, je les dénonçais ici même, déjà, ce printemps. Et puis, il y a eu l'été, où rien ne s'est passé. Et voilà venu l'automne de l'arbitraire. Première étape : le Parlement doit rappeler qu'à Genève, il est le premier pouvoir. Les dysfonctionnements de l'exécutif, c'est à lui de les relever. Dans le cas d'espèce, seule une Commission d'enquête parlementaire, qu'on espère cette fois efficace, rapide, concise et synthétique dans ses documents, créatrice de lumière et non de brouillard, sera de nature à rétablir l'autorité du pouvoir politique à Genève, face à des hauts-fonctionnaires qui se prennent pour les patrons de la République.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Toussaint sanglante pour l'économie genevoise

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    Sur le vif - Dimanche 01.11.20 - 15.22h
     
     
    Un triste sextuor, aux ordres de la Nomenclature sanitaire, vient donc de nous annoncer, un dimanche de la Toussaint à 15 heures, que nous allions repartir comme en quarante. Confinement, et qu'on nous épargne le ridicule "semi", fermeture des magasins, des coiffeurs, fermeture d'à peu près tout. L'économie genevoise, déjà à bout de souffle depuis ce printemps, ne s'en remettra pas. Elle est flinguée, liquidée, d'en haut, par l'autorité exécutive du Canton.
     
    Nous ne sommes pas des sujets. Nous sommes des citoyennes et des citoyens. Des hommes et des femmes libres, adultes, responsables. Nous sommes dans une démocratie, avec un Parlement, un droit d'initiative et de référendum. Nous ne pouvons plus supporter cette mise en scène du pouvoir exécutif, depuis ce printemps, ces ukases jetés en direct, sans la moindre réaction contradictoire en face, ce monopole de la parole ministérielle, qui s'adresse à nous comme à des enfants.
     
    Ces six ministres, ils ont le salaire qui tombe à la fin du mois, et il est cossu ! Les indépendants, les artisans, les petits entrepreneurs de Genève n'ont pas cette chance. Leur bout de gras, ils se lèvent le matin, et triment comme des cinglés pour aller le conquérir. Ce petit monde, je le fréquente de très près : l'un d'entre eux me disait il y a deux semaines : "Un nouveau confinement, et je mets la clef sous le paillasson". Vous pouvez multiplier son cas par des milliers et des milliers d'autres. Ce dimanche est une Toussaint sanglante pour l'économie genevoise.
     
    Nous ne contestons pas ici la gravité sanitaire actuelle. Mais il faudra, très vite, identifier le chemin de panique instillé par une certaine Nomenclature médicale d'Etat, et déposé comme un pistolet sur la tempe du sextuor. Ce travail de radiographie est urgent, et nécessite absolument une Commission d'enquête parlementaire. Si le Parlement se refuse à une telle décision, alors le peuple devra très vite se mobiliser.
     
    Et nous ne supportons plus les tonalités faussement calmes et gentilles de certains - ET DE CERTAINES - qui, d'une voix de velours, nous annoncent à nouveau le déblocage de fonds, comme si l'argent de l'Etat était illimité ! Notre argent à tous, qui payons des impôts, beaucoup trop d'ailleurs, et qui se voit dilapidé, avec une incroyable légèreté, alors qu'il est le fruit de notre sueur, pour nos réserves.
     
    Le triste sextuor ne gouverne plus. Il applique les consignes d'une hiérarchie sanitaire de l'ombre, dépourvue de toute légitimité démocratique. Cela fut le cas ce printemps. Cet été, aucune leçon n'en a été tirée. Cet automne, ça recommence ! Cette fois, les citoyennes et citoyens que nous sommes doivent dire NON.
     
    Le triste sextuor n'est pas à la hauteur.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Ce sont des hommes

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    Sur le vif - Dimanche 01.11.20 . 00.39h
     
     
    Depuis que j'observe la politique, soit depuis plus d'un demi-siècle, les gens que j'admire ne sont que rarement ceux dont je partage les idées. Ils peuvent l'être. Ou ne l'être pas. Cela n'a pas d'importance.
     
    Ceux que j'admire, vous les connaissez. De Gaulle, Willy Brandt, Mendès France, Nasser, Bismarck, Frédéric II de Prusse, Mustafa Kemal, Abdel Kader, pour ne prendre que quelques exemples. J'ai lu toutes - mais absolument toutes - les biographies de ces hommes-là, en langue française, ou en allemand, principalement.
     
    Homme de droite, j'admire une foule d'hommes de gauche. Peu m'importe, en vérité. J'ai besoin de sentir, dans le destin de l'intéressé, quelque chose de fort, de puissant. Une équation avec l'Histoire.
     
    Aucun de ces hommes n'est parfait, et c'est très bien ainsi. Tous ont commis des erreurs, parfois terribles. Beaucoup d'entre eux ont du sang sur les mains. Je ne juge jamais sur la morale, encore moins sur le bien.
     
    Ce ne sont pas des saints. Ce sont des hommes.
     
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Les grognards ! Je les aime !

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    Sur le vif - Samedi 31.01.20 - 11.24h
     
     
    Le souffle radical, dont je parlais hier, ne se ramène évidemment pas au seul périmètre de l'ancien parti radical. Avec ses vieux grognards bonapartistes, qui ne manquaient d'ailleurs pas de charme. Sauf quand ils tentaient de nous enfiler à tout prix les thèmes de cogitation des Frères, au point d'en faire une loi, il y a deux ans, totalement inutile. Juste le Missel des Géomètres de France, avec leurs Lumières et leur Raison triomphante. Le peuple genevois mérite mieux que ces duplications d'un autre monde.
     
    Non, le souffle radical, c'est le souci de la vraie vie des gens. Ca tourne autour du travail, la passion pour un métier, la connaissance, l'ouverture à toutes les formes du savoir, la transmission de ces trésors, l'indépendance économique de chacun, conquise par l'effort et par la confiance, le mérite dans la Cité.
     
    Là où ce champ doit être étendu, c'est qu'il faut être en phase avec les vraies souffrances des gens. Le faire vraiment, avec la preuve par l'acte. Classes moyennes qui étouffent, fiscalité éreintante, trop d'assistés, primes maladie, coût de l'essence, chute vertigineuse du pouvoir d'achat, logement, et surtout la paupérisation inadmissible de nos aînés.
     
    Mais il faut aller plus loin. Le radicalisme populaire, cassoulet, volontiers gueulard, auquel une partie des Genevois sont très attachés, doit impérativement écouter les vraies douleurs des gens en matière d'immigration non contrôlée, de pression transfrontalière sur le marché de l'emploi. Il doit s'ouvrir d'urgence, et sans le moindre état d'âme, à la préférence cantonale, voire nationale. Il doit reconnaître le rôle de précurseur qu'a eu, sur ce thème, dès 2005, le MCG. Il doit tendre la main à ce mouvement. Ainsi qu'à l'UDC. Celui qui se lèvera devra incarner cette synthèse-là. Et non la suite du lit partagé avec les affairistes du libre-échange.
     
    Le radicalisme cassoulet ne doit pas laisser ces thèmes viscéraux à la sous-traitance genevoise d'une pensée politique alémanique, exaltant les récits du treizième siècle, pour mieux ignorer la Révolution française (acte majeur de l'Histoire humaine), puis chez nous l'Helvétique (1798), puis surtout le Printemps de peuples de 1848.
     
    Les grognards ! Je les aime ! Combien de ces "derniers soldats de la dernière guerre", auxquels je suis si attaché par passion républicaine commune, ne m'ont-ils pas avoué, en secret, avoir voté pour les initiatives exigeant un contrôle des flux migratoires.
     
    Il serait peut-être temps, maintenant, qu'ils passent de la confidence à un aveu public. La politique, ce sont des engagements ouverts et transparents, face à tous. Il me semble, ici même, et depuis toujours, donner l'exemple de cette clarté. Et de positions totalement assumées. Qu'elles plaisent, qu'elles déplaisent : je m'en contrefous !
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Genève a besoin d'un souffle radical

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    Sur le vif - Vendredi 30.10.20 - 15.31h
     
     
    Ce qui manque, à Genève, avec ou sans Maudet, c'est un parti radical. J'ai bien dit "radical". Le parti des racines. Le parti de la République. Le parti des gens qui travaillent, petits artisans, indépendants, ceux qui triment pour leur entreprise. Le parti qui s'occupe des affaires de l'Etat, et non de la vie privée des gens, encore moins de leurs options spirituelles. Le parti qui sépare les Ordres, sans faire de cette césure une religion en soi.
     
    Dans le putsch interne anti-Maudet, avant-hier, avec ces visages couleur traître, cette basse besogne camouflée sous de doctes discours de RH, ces grands airs de moralistes, il y avait la réalité d'une exécution. L'un des aspects de cette liquidation, c'est la vengeance parachevée des libéraux, après quinze ans de couleuvres dûment avalées, avec les compliments du Cercle Fazy-Favon.
     
    Les signes de ce règlement de comptes se multiplient : la FER jubile, la CCIG enrage, la libérale demeure, le radical est acculé à partir, tout se tient.
     
    Genève a besoin, plus que jamais, de la pensée et de l'action radicales. De James Fazy à Guy-Olivier Segond, en passant par tant d'autres, cette philosophie politique-là, inspirée du Freisinn économique davantage que des Lumières françaises, ou de l'Aufklärung, a encore tant à nous apporter. Encore faut-il qu'elle se concentre sur l'essentiel : la vitalité d'une économie au service de l'humain, réelle et non virtuelle, fruit de l'effort et non de l'attente du rendement, imaginative, prospective, créatrice.
     
    Telles furent longtemps, à Genève, les priorités du radicalisme historique. Vouloir y greffer une version française, déifiant la loi de 1905 au point d'en faire un dogme, vouloir ancrer cela, il y a deux ou ou trois ans, dans une loi inutile, fruit de l'esprit cadastré des géomètres, n'a pas arrangé les choses. Cette loi déracinée, n'intéressant quasiment personne à Genève, a fait perdre du temps au radicalisme économique, celui des petits patrons, des indépendants, des artisans, le gens du vrai travail, du vrai mérite.
     
    Genève a besoin de réinventer le radicalisme. Et d'accepter dans ses rangs le protectionnisme, banni par les libéraux. Mais aussi, la préférence aux résidents. Mais encore, le contrôle des flux migratoires. Bref, une jonction entre la grande philosophie radicale et les mouvements plus patriotes, affectivement attachés au Canton et au Pays, est hautement souhaitable. A moins qu'on n'entende, à l'infini, continuer de déléguer l'amour du pays à la sous-traitance romande d'une vision purement alémanique, fondée sur les récits du treizième siècle. Comme si, entre-temps, il n'y avait pas eu la Révolution française !
     
    Visages couleur traitre, oui, à la conférence de presse des Six Autres, avant-hier. Ils incarnaient toute la triste horizontalité de la Restauration, entre fatigues patriciennes, arrogances déchues, et servilité face à des puissances financières dont l'amour de la Patrie n'est pas toujours l'attribut le plus évident.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Le peuple n'a pas raison. Il décide, c'est tout.

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    Sur le vif - Vendredi 30.10.20 - 14.28h
     
     
     
    Je ne dis jamais : "Le peuple a toujours raison". C'est une phrase qui n'existe pas chez moi. Comme si, en politique, la question était d'avoir raison ! Laissons ce caprice du cérébral aux philosophes.
     
    Je dis simplement : "Le peuple décide".
     
    Et quand je dis "le peuple", je précise toujours que je parle du démos, entendez le corps électoral, l'ensemble des citoyennes et citoyens qui constituent le suffrage universel.
     
    Pour moi, le peuple, ça n'est pas la foule (plêthos). Et surtout pas celle des manifs, insupportable à mes yeux.
     
    Ai-je été assez clair ?
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Election complémentaire : service minimum, SVP !

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    Sur le vif - Vendredi 30.10.20 - 00.16h
     
     
    Une place se libère au Conseil d'Etat, il faudra donc procéder à une élection complémentaire. Ainsi fonctionne notre démocratie, nous n'avons pas le choix. On parle déjà de la date du 7 mars 2021.
     
    Fort bien. Que Pierre Maudet se représente. Que d'autres le fassent. C'est le jeu. Mais il faut dire une chose très clairement : Genève voudra bien, sans doute, élire un nouveau magistrat, pour deux ans. Mais Genève n'a ni le coeur, ni l'âme de se lancer dans une nouvelle campagne électorale. Avec flonflons, paillettes, affiches géantes sur les trams, et tout le tralala habituel.
     
    Cela, pour deux raisons D'abord, Genève souffre. La crise sanitaire. Et puis, une crise économique, sans précédent depuis la guerre. Genève a d'autres soucis que de placarder des candidats sur les murs.
     
    Deuxième raison : attention à l'indigestion d'élections ! Nous sortons d'un incroyable enchaînement : cantonales au printemps 2018, fédérales à l'automne 2019, municipales au printemps 2020. Maintenant, ça suffit. Pour les visages sur les murs, on a donné.
     
    Nous nous réjouissions tous d'une période de trois années, jusqu'au printemps 2023, sans la moindre élection. Nous nous réjouissions d'appliquer notre magnifique démocratie suisse, unique au monde, à des THÈMES, et non plus à des PERSONNES.
     
    Maintes fois, sous ma plume ici, vous m'avez vu plaider l'absolue supériorité de la votation sur l'élection. A mes yeux, le personnage principal, en Suisse, ça n'est pas l'élu, mais la citoyenne, le citoyen. Les sujets doivent venir d'en bas, de nous tous, notamment par des Comités d'initiatives. Nous n'avons pas, comme des oisillons affamés, à attendre que les "hommes et les femmes politiques" nous les amènent, du ciel. D'ailleurs, je considère comme totalement caduque la notion d'homme et de femme politique. C'est le corps citoyen dans son ensemble, par le suffrage universel, qui doit faire de la politique, et non une caste à part. Je suis partisan d'une démocratie totale, vous le savez, qui passe beaucoup moins par la représentation, la délégation.
     
    Alors, comme citoyen, je dis : élection complémentaire, oui, mais SERVICE MINIMUM. Nous n'avons pas le coeur aux défilés de pom pom girls des Conventions américaines. Pour ma part, je parlerai de cette campagne, mais sans plus. Je privilégierai, plus que jamais, les thèmes sur les personnes, le concernant sur le superflu, la vie profonde des gens sur les effets de modes. Je continuerai de vous parler économie, fiscalité, taxes, prix de l'essence, coût de la vie, primes maladie, places pour les apprentis, travail pour les jeunes, dignité pour les seniors, classes moyennes, condition de nos paysans, etc.
     
    Je ne veux pas qu'à cause de l'Affaire Maudet, le combat des tronches sur les affiches l'emporte, en pleine législature, sur la vraie vie des gens. La politique, c'est pour les hommes et les femmes, autour d'eux, qu'on doit la faire. Le star système doit faire partie du passé. Alors, oui, SERVICE MINIMUM, SVP !
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Le peuple tranchera. Et c'est très bien !

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    Sur le vif - Jeudi 29.10.20 - 16.40h
     
     
    Pierre Maudet démissionne, puis se représente auprès du peuple. Il vient de l'annoncer, et, grâce à Léman Bleu, tous les Genevois ont pu assister en direct à ce moment important de notre vie politique.
     
    Nous entrons maintenant dans une nouvelle phase de l'Affaire Maudet. Celle où nous aurions dû nous trouver depuis longtemps : LA PHASE POLITIQUE.
     
    Depuis deux ans, beaucoup trop d'épisodes juridiques. Beaucoup trop de couleuvres à avaler. Beaucoup de ruses et roueries du principal intéressé, comptant sur l'horloge judiciaire pour gagner du temps. Mais aussi, beaucoup trop de petites lâchetés de la part de ses six collègues, la plus éhontée datant d'hier.
     
    A partir de cet après-midi, les choses sont claires. Pierre Maudet est un homme politique. Le verdict, sur son avenir, doit procéder du seul souverain de ce pays : le peuple.
     
    Il y les PRO-Maudet, il y a les ANTI-Maudet. Fort bien. L'antagonisme fait partie intégrante de la démocratie. Ces deux camps s'affronteront, l'un des deux gagnera, j'ignore absolument lequel.
     
    Mais il faut se réjouir. La tragi-comédie n'a que trop duré. Les fuites du Parquet, les ficelles de Maudet pour contre-attaquer, tout ce petit jeu ne distrait plus les Genevois. Confrontés à une crise sanitaire, et maintenant économique, sans précédent, ils ont d'autres soucis que ces gesticulations de palais.
     
    Alors maintenant, place à la politique. Et place au seul verdict qui vaille, dans notre magnifique démocratie : celui du peuple.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • De minimis non curat praetor

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    Sur le vif - Jeudi 29.10.20 - 14.52h
     
     
    Plus le Conseil d'Etat multiplie les conférences de presse, plus il s'enfonce dans les détails des ordonnances et directives.
     
    On ne s'adresse plus à ses membres comme à des ministres de la République, même pas comme à des chefs de service, ni même comme à des sous-chefs.
     
    Non. On leur demande des gloses, exégèses ou didascalies, ou notes en bas de page (comme dans les choix d'édition des textes grecs et latins, une variante plutôt qu'une autre, jouissance des philologues), sur des règlements d'application qu'ils n'ont même pas rédigés eux-mêmes.
     
    Trop communiquer, trop détailler, c'est descendre chaque fois d'un cran. De minimis non curat praetor.
     
    A cet égard, et sans vouloir porter ombrage à l'intéressée, disons que la tournure d'esprit très pointilliste de la nouvelle Présidente ne facilite pas, pour un an, l'esprit des synthèse et la clarté d'ensemble nécessaires à une communication gouvernementale.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Le Conseil d'Etat nous rejoue les Procès de Moscou

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    Sur le vif - Mercredi 28.10.20 - 13.44h
     
     
    La cabale de six membres du Conseil d'Etat contre Pierre Maudet, avec certains minois couleur traître, est indigne d'un gouvernement républicain. On se saisit d'un prétexte (que nous ne jugerons pas ici) pour régler sournoisement, lâchement, en catimini, le cas d'un collègue dont on veut voir férocement les talons depuis deux ans. Personne n'est dupe !
     
    On vient à sept. On prend de grands airs. On organise une humiliation publique de l'intéressé qui, toutes totalités certes différenciées, n'est pas loin de rappeler, sur le fond, les Procès de Moscou.
     
    Le pestiféré, seul contre tous, a totalement raison de ne pas accepter ce putsch interne. Le comportement du Conseil d'Etat est tout simplement dégueulasse.
     
    On ne s'acharne pas ainsi contre un homme seul. Un homme abandonné de tous, depuis deux ans. La ficelle est trop voyante : la récupération politique d'un malaise RH est flagrante. La trahison se voit trop, jusqu'à certains visages que nous avions encore voulu croire, jusqu'à ce début d'après-midi, incapables d'un tel lynchage.
     
    Ce que j'écris ici déplaira aux anti-Maudet. Cela m'est parfaitement égal. La question n'est absolument pas d'être pour ou contre ce magistrat en immense difficulté. J'ai été le premier à attaquer frontalement Pierre Maudet, du temps de sa splendeur, du temps de sa superbe, du temps de son omnipotence. J'ai dénoncé violemment sa politique des fusibles. Et à l'époque, d'autres, si virulents aujourd'hui à réclamer sa tête, lui ciraient les bottes. Les courageux justiciers de la vingt-cinquième heure !
     
    Non, il ne s'agit pas d'être pour ou contre Maudet. Il s'agit de garder des tonalités d'hommes et de femmes d'honneur, dans une jungle politique où le pire est désormais permis. Contre la main suintante de la trahison, même la potion magique du Bon Docteur Pittet ne peut hélas rien.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Manif des fonctionnaires : un NON d'Etat s'impose !

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    Sur le vif - Mercredi 28.10.20 - 09.44h
     
     
    Le Conseil d'Etat sera jugé en fonction de son courage ou de sa lâcheté face à la manifestation annoncée par les fonctionnaires, demain. Il est encore temps d'opposer à ce projet irresponsable un NON sec et glacial. Un NON d'Etat. Sinon, c'est la ruine du crédit de tout discours ultérieur sur les mesures sanitaires et la distance sociale. Et par pitié, qu'on ne vienne pas nous parler des "libertés publiques" !
     
    Si le Conseil d'Etat ne prend pas ses responsabilités, il aura perdu toute autorité jusqu'à la fin de la législature. Il ne faudra pas, ensuite, qu'il vienne se plaindre.
     
    Les quelque 450'000 Genevois qui ne sont pas fonctionnaires, et sans doute aussi beaucoup de fonctionnaires qui ne sont pas esclaves de l'idéologie du Cartel, et pour qui l'intérêt supérieur l'emporte sur les corporatismes, soutiendront le gouvernement, s'il fait preuve de courage et de fermeté.
     
    Les présentes lignes s'appliquent aussi, bien sûr, à la joyeuse plaisanterie de saison appelée Automnales.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • La musique - La fange

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    Sur le vif - Mardi 27.10.20 - 17.41h
     
     
    On ne dit pas "toutes et tous". On dit "tous".
     
    Et chacun, à moins de souffrir de débilité profonde, comprend parfaitement que là, le mot a la valeur d'un neutre, incluant aussi bien les hommes que les femmes.
     
    La langue française s'élève par la simplicité. Le doublon, la redondance, la rabaissent.
     
    Nous n'avons pas à transiger sur ces points. Si d'autres l'ont fait, ces dernières années, ils ont eu tort. Ils avaient peur des Furies, des Érinyes.
     
    Nous, pas. Eh oui, nous sommes quelques-uns à ne pas avoir peur.
    Nous défendrons la langue que nous aimons. Parce qu'avec ardeur, nous vénérons les syllabes, la musique, le rythme des mots, les silences, les respirations.
     
    Nous avons grandi dans la passion de braise de la musique, et celle de la poésie. Nous sommes enfants du verbe, pas de la structure.
     
    Nous rejetterons la fange inclusive là où elle doit à jamais gésir. Dans le caniveau.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • La Ville de Genève ne sert à rien

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    Sur le vif - Mardi 27.10.20 - 10.56h
     
     
    Coronavirus : après la Confédération et le Canton, c'est maintenant la Ville de Genève qui, seule dans son coin, fait pleuvoir les directives.
     
    Au lieu d'une cacophonie à deux, nous aurons donc une cacophonie à trois voix.
     
    Un communiqué totalement inutile, à l'instant. Juste pour exister. Doublons. Couche supplémentaire de brouillard. On préfère encore quand la Ville s'émeut des droits de l'homme au Tadjikistan, registre décalé dans lequel elle excelle.
     
    Comme échelon politique, à quoi sert la Ville de Genève ?
     
    La réponse, tout le monde la connaît. La Constituante n'a pas osé aller jusqu'au bout de ses réflexions.
     
    La Ville de Genève ne sert à rien. Si ce n'est à prendre des postures et mettre en scène des pleureuses. Alimenter toute une clientèle "d'associations" et de "collectifs", dont 99,97% sont de gauche. C'est par cet arrosage du réseau que la gauche, depuis si longtemps, se maintient.
     
    La Ville ne sert à rien. Il faut avoir le courage de la supprimer. Pourquoi personne n'ose le dire ?
     
     
    Pascal Décaillet

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