Liberté - Page 4

  • Les partis ? Non, les citoyens !

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    Sur le vif - Mercredi 08.04.20 - 16.33h

     

    "Les partis veulent reprendre la main". Mais bordel, ça n'est pas aux "partis", particulièrement, de revenir sur le terrain ! C'est à la POLITIQUE, tout court !

    La politique, ce ne sont pas seulement les partis, quelle horreur ! La politique, c'est nous tous. Toutes les citoyennes, tous les citoyens qui s'intéressent à la chose publique. Nul besoin, pour cela, d'être élu. Toute personne peut s'exprimer. Chaque avis citoyen en vaut un autre. Nulle cléricature (ni politique, ni médiatique) n'a plus de valeur que n'importe quel avis citoyen, exprimé avec des arguments, une fougue, une passion, une flamme intérieure, un désir de construire le pays.

    Ce qui roupille depuis un mois, ce ne sont pas seulement les partis. Ce sont les Parlements. C'est la démocratie directe. Et, plus grave que tout : c'est l'exercice, par chaque citoyenne, chaque citoyen, de son droit - et de son devoir - à la fonction critique.

    Pour la millième fois : les consignes, nous devons les respecter. Mais, tout en les appliquant, nous demeurons plus que jamais habilités à donner notre avis sur les décisions des autorités.

    Nous sommes des citoyens. Pas des sujets.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Quand la gauche genevoise se fourvoie à 100%

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    Sur le vif - Mercredi 08.04.20 - 13.56h

     

    Hallucinant ! Au moment où nombre d'esprits commencent à prendre conscience de l'impérieuse nécessité d'un redémarrage économique, voilà que la gauche genevoise demande qu'on suspende l'activité des "secteurs non-essentiels".

    Qui va définir la nature "essentielle", ou non, d'un secteur ? Le Comité directeur du PS ? Celui des Verts ? Les 36 composantes rivales d'Ensemble à Gauche ? Les syndicats de fonctionnaires ? Les chercheurs en sciences sociales ? Jacques Dubochet ?

    Sans l'économie, pas de salaires. Sans salaires, pas d'impôts pour les caisses de l'Etat. Sans argent dans les caisses de l'Etat, pas de prestations sociales. Donc, tout part du travail, de l'imagination créatrice, du mouvement : c'est cela l'économie, toute personne qui bosse en est un acteur, la caissière ou le nettoyeur, tout autant que le nabab avec son gros cigare.

    Je n'ai, pour ma part, jamais jugé les gens en fonction de leur statut social, j'admire tout travailleur, toute énergie, d'où qu'ils viennent. Mais je sais une chose, apprise tôt dans ma vie : on ne gagne rien dans l'immobilisme, dans l'attentisme, on gagne tout en se prenant en charge, en se mettant en mouvement.

    J'apprécie la gauche genevoise, passe ma vie à dialoguer avec elle, comme avec toutes les formations politiques. Mais là, elle a totalement tort. Au moment où il faudrait un signal de redémarrage, elle se fourvoie dans le signe contraire. Et comme toujours, se couvrant derrière le prétexte médical, elle s'apprête à nous servir sa grande spécialité : nous faire la morale.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Le confinement n'est pas un thème !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 08.04.20

     

    Désolé si je jette un froid, mais je considère qu’on parle beaucoup trop du confinement. Je ne porte pas, ici, de jugement sur les décisions sanitaires de nos autorités. J’en porte un – et il est sévère – sur les décisions économiques, notamment l’ordre linéaire, sans nuances ni discernement, de fermer des dizaines de milliers d’entreprises, y compris celles où le respect des distances réglementaires ne pose aucun problème. Mais je note une chose : on érige beaucoup trop le confinement en sujet de conversation, de journal intime, de réflexions partagées. Alors qu’à mes yeux, le confinement n’est pas un thème.

     

    Le thème, c’est la situation économique désastreuse dans laquelle nos autorités ont aveuglément jeté la Suisse. Le thème, c’est l’urgente nécessité de se retrousser les manches, pour relever notre pays. Le thème, c’est la survie de nos entreprises, qui étaient encore, voici quelques semaines, parmi les plus compétitives du monde. Le thème, c’est laisser entreprendre les entrepreneurs, les laisser travailler, leur foutre la paix avec la paperasse et les formalités, les laisser vivre, respirer, exister. A commencer par les indépendants, les toutes petites entreprises, deux ou trois personnes, parfois une seule, mais habitées par la fougue. Ce sont ces gens-là qui relèveront notre pays.

     

    L’effet pervers, sur lequel l’Histoire portera un regard sévère, c’est la complaisance opérée par le confinement sur les âmes et les consciences. Lorsqu’on est salarié, et que le salaire tombe à la fin du mois, ou même lorsqu’on est chômeur, avec 80% du salaire pendant deux ans, on peut sans doute mieux prendre son mal en patience, chez soi, que si on est indépendant, privé de tout revenu par décision d’en haut, angoissé pour la suite. Il ne s’agit pas d’ériger une catégorie de notre peuple contre une autre, la solidarité exige l’union. Mais enfin, il ne s’agit pas non plus, pour autant, de taire une ligne de fracture majeure entre deux systèmes de rémunération, deux rapports au monde du travail. C’est peu dire que la seconde catégorie trouvera moins de délices à tenir son journal du confinement, à faire du style sur une situation sans précédent, où chacun, sans l’avoir voulu, se retrouve reclus chez soi.

     

    Alors oui, je viens crier ici que le confinement n’est pas un thème ! Nous devons bien sûr respecter les consignes. Mais rien ne nous empêche, tout en les appliquant, d’exercer notre esprit critique ! Nos autorités, fédérales ou cantonales, nous ont imposé des normes de distance, d’hygiène, de précautions, fort bien. Elles ne nous ont pas interdit de penser ! Ni de nous exprimer, dans l’espace public, pour parler d’autre chose que de notre quotidien de confinés ! Ni d’exprimer des désaccords sur les décisions économiques. Ni d’exhorter nos législatifs, qui roupillent, à reprendre leur boulot, sous une forme ou sous une autre ! En bref, nous avons mieux à faire que raconter nos confinements. Par exemple, entreprendre toutes choses pour reprendre au plus vite le boulot. Histoire de sauver notre pays.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

     

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  • Et maintenant, priorité aux thèmes !

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    Sur le vif - Mardi 07.04.20 - 16.04h

     

    Dans nos 45 Communes genevoises, dont les 21 qui restaient encore à pourvoir, les jeux sont faits. La démocratie a fonctionné. A fond, pour le premier tour : jamais nous n'aurons, mes collègues et moi, autant animé de débats communaux ! Au ralenti, et c'est le moins qu'on puisse dire, pour le second. Mais c'est ainsi, c'est la vie, c'est la politique, elle doit s'accommoder des imprévus, et le virus en est un, majeur.

    Il convient donc de féliciter les élus. Tous, ceux des 45 Conseils administratifs, ceux des 45 Conseils municipaux. Ils se sont battus, ils ont gagné, ils sont légitimes. Notre vie communale, pour cinq ans, a ses magistrats et ses représentants dans les délibératifs.

    Il convient, aussi, d'avoir une pensée pour les battus. Dans une démocratie, tous sont estimables, s'ils se battent et nourrissent la vie citoyenne. Pour ma part, j'ai une pensée particulière pour Simon Brandt, un homme seul et courageux, qui revenait de très loin, après sa mésaventure de décembre. Puisse-t-il continuer, au Conseil municipal, de tenir son rôle critique, intelligent, bosseur de dossiers, au service de la Cité. Une pensée, aussi, pour Maria Perez, militante sincère et combative, qui a porté très haut la bannière du Parti du Travail. Et puis, plein de pensées, pour plein d'autres.

    Genève, sauf retournement majeur, s'apprête à vivre trois années sans élections. Pour nous, passionnés viscéraux de politique, c'est une occasion inespérée : tout centrer, non sur les personnes, mais sur les THÈMES. Plus que jamais, notre démocratie a besoin de ce recentrage. Puisse-t-elle, plus que jamais, être un lieu d'échanges, de débats, d'idées, où puissent s'entrechoquer, non les personnes, mais les arguments.

    Dans notre démocratie, les élus décident, mais c'est tout, c'est leur seul privilège. Le débat, lui, appartient à toutes les citoyennes, tous les citoyens. Pour le faire vivre, nous avons en Suisse le plus beau des instruments : la démocratie directe. Qu'elle vive, plus que jamais ! Nous avons infiniment besoin de cette sève citoyenne, venue d'en bas, pour faire monter les idées nouvelles.

    Notre démocratie est l'affaire de tous. Sa survie, comme celle de notre pays, dépend de nous, Et de nous seuls.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Loin du bal, les vampires !

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    Sur le vif - Mardi 07.04.20 - 10.59h

     

    La crise aura au moins eu un mérite : celui de mettre un moment au frigo les deux grandes hystéries societâââles qui avaient vampirisé 2019. On parle beaucoup moins de genre, beaucoup moins du GIEC. Et ça fait un bien fou.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Redémarrer, vite !

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    Sur le vif - Mardi 07.04.20 - 09.16h

     

    Vous voulez des hôpitaux publics performants ? Avec du personnel qualifié, bien rémunéré, respecté ?

    Nous le voulons aussi !

    Ces hôpitaux, qui les finance ? Réponse : les contribuables.

    Les contribuables, pour qu'ils aient de l'argent à donner à l'Etat, il faut qu'ils l'aient précédemment gagné, en exerçant une activité économique.

    Sinon, à terme, une fois épuisées les réserves, la Suisse n'aura plus d'économie, plus d'argent, donc plus d'écoles, plus d'hôpitaux. C'est cela que vous voulez ? Le désert économique et social !

    Alors de grâce, Mesdames et Messieurs les moralistes à la petite semaine, cessez d'opposer l'économie au social, l'économie à la santé !

    Un redémarrage s'impose en Suisse, et sans tarder.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Révolution mentale

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    Sur le vif - Lundi 06.04.20

     

    Des milliards. C'est ce que va coûter au seul Canton de Genève la paralysie de l'économie, décrétée par les autorités. Nous en aurons pour des années à nous en remettre financièrement, alors que la dette se chiffre déjà en milliards.

    Dans ces conditions, qui ne relèvent plus de la gestion de beau temps, mais de l'économie de guerre, des mesures drastiques devront être prises. Il ne s'agit plus de savoir si l'Etat doit se redimensionner, mais OÙ et COMMENT.

    Seuls les secteurs vitaux devront être épargnés. Au premier plan d'entre eux, bien évidemment, la Santé publique. Mais désolé, presque partout ailleurs, il faudra couper. Réduire à la mission essentielle, qu'elle soit régalienne (Sécurité publique), ou de solidarité (aider les plus démunis).

    Pour y parvenir, c'est une RÉVOLUTION MENTALE qui nous attend. Un secteur comme celui de la Formation, par exemple, devra cette fois VRAIMENT trancher entre ses états-majors, services de recherches, appareils d'intendance et de surintendance d'une part, et d'autre part la seule chose qui vaille, le FRONT. Puisse le DIP arriver lui-même, spontanément, avec un plan de mesures, plutôt que de se le voir imposer par le Grand Conseil.

    Autre exemple : la Caisse de pension des fonctionnaires. Ne venez pas me dire ici qu'on a voté sur le sujet l'an dernier. La donne, depuis, a totalement changé ! Les ressources de l'Etat s'apprêtent à fondre comme neige au soleil. Il faut donc, n'en déplaise aux corporations conservatrices qui défendent la fonction publique, remettre l'ouvrage sur le métier. Première urgence : établir enfin la cotisation à 50% employeur, 50% employé, à la place de l'indécent 2/3 - 1/3 qui prévaut encore. C'est la mesure minimale. D'autres, impérativement, devront suivre.

    Il y aura quantité d'autres exemples. J'aime l'Etat, passionnément. J'ai toujours - bien seul dans les années 90 - condamné l'ultra-libéralisme, destructeur des services publics. Je veux un Etat fort. Mais pas tentaculaire. Fort, là où il doit l'être, sur le vital, l'essentiel. Fort, dans ses rapports frontaux avec la population, et non dans ses étages d'intendance. Nous n'échapperons pas aux coupes. Elles seront douloureuses. Puissent-elles s'opérer dans l'intérêt supérieur de tous, et non pour la simple sauvegarde d'une caste.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Les moralistes, ça suffit !

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    Sur le vif - Dimanche 05.04.20 - 14.38h
     
     
    Bon, tout ce petit jeu commence à suffire. Que nous soyons dans une crise sanitaire majeure, d'accord. Qu'il faille respecter les consignes, d'accord.

    Que les Parlements, totalement dépassés par les événements, incapables d'avoir prévu des scénarios de réunion en ligne, soient aux fraises, nettement moins d'accord.

    Que les exécutifs prennent leurs aises comme jamais depuis 1848, se fassent paternalistes, moralistes, gendarmes, seuls à se mettre en scène dans la majesté sans partage de leur pouvoir, encore moins d'accord.

    Que des parlementaires trouvent normale cette vacance de leur propre institution, premier pouvoir dans le système suisse, autorité de contrôle des gouvernements, plus d'accord du tout.

    Que des dizaines de milliers de petits cafards, utilisant les réseaux dans ce qu'ils ont de pire, passent leur "confinement" à faire la morale à tous ceux qui osent mettre le nez dehors, puis à dénoncer et photographier telle grappe humaine, surprise de leur balcon, où il n'y aurait pas 2 mètres, mais seulement 1,83m, selon les estimations trigonométriques du délateur, entre les gens, plus d'accord du tout.

    Que des esprits libres, ou plutôt des esprits qui par beau temps se targuaient d'être libres, transmués soudain en valets du pouvoir, passent leur temps à nous faire la morale sur "la confiance à faire aux autorités", plus d'accord du tout.

    Ces doctes confondent deux choses : appliquer les consignes des autorités, oui, comme tout citoyen qui respecte toute loi ; mais garder son esprit critique, y compris pour émettre des doutes sur les décisions prises, je peux vous dire que nous n'avons pas l'intention d'y renoncer !

    Un exemple : la fermeture des PME. Celles où le respect des distances n'est pas possible, comme un salon de coiffure, pas de problème, tout le monde le comprend bien. Mais, bordel, des dizaines de milliers d'entreprises suisses, où les distances sont parfaitement possibles, ont dû fermer, à cause de l'aspect linéaire, uniforme, aveugle, de la décision de Berne !

    Alors maintenant, ça suffit. Il faut commencer le redémarrage de notre économie suisse. Pour les intérêts supérieurs de notre pays, au premier plan desquels j'ai toujours placé la cohésion sociale, c'est essentiel. On ne peut pas laisser mourir d'inanition l'une des économies les plus vivaces de la planète. Elle fait partie d'un tout, et permet de nourrir, par la redistribution, un système social dont nous avons, en tout cas depuis 1947, tout lieu d'être fiers.

    Alors maintenant, ça suffit. Les moralistes à la petite semaine, ça suffit. Les délateurs de balcons, ça suffit. Les confinés salariés qui se permettent de faire la leçon aux indépendants et aux PME, ça suffit. La rugosité prétorienne des exécutifs, ça suffit, et M. Berset vient de déraper en évoquant l'hypothèse d'un couvre-feu. L'inexistence parlementaire, ça suffit. Nous avons mieux à construire que cette Ligne Maginot de l'extase défensive. Le salut n'est pas dans la forteresse, mais dans le mouvement. Il est dans l'offensive, pas dans la léthargie.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Milliards de Berne : attention aux margoulins !

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    Sur le vif - Vendredi 03.04.20 - 18.12h

     

    Si les décisions d'aide aux entreprises, par les fonctionnaires de Berne, s'opèrent de façon aussi linéaire, massive, indifférenciée que les décisions sanitaires, alors on est très mal partis !

    Citoyen contribuable, j'enrage déjà, à l'annonce de ces dizaines de milliards, distribués à tous vents. Bien sûr qu'il y aura des abus, je les vois déjà venir ! Avec des entrepreneurs frauduleux, profitant de cette aubaine pour renflouer une trésorerie déjà déficiente, avant la crise.

    Les milliards de Berne, d'où viennent-ils ? Réponse : de nous tous ! De tous les contribuables suisses ayant dûment travaillé ces dernières décennies, donc dûment été rémunérés, donc dûment imposés ! C'est donc le patrimoine national, le fruit de notre sueur, dont on annonce allègrement le "déblocage", comme si de rien n'était, comme s'il s'agissait d'une simple guigne.

    Autant je défends les PME, et jusque dans mes entrailles, autant je me méfie de ces sommes astronomiques, décidées par des fonctionnaires, sans contrôle parlementaire (mais que foutent donc les législatifs de notre pays, depuis le début de la crise ?). Comme un éléphant dans un couloir, on voit déjà les abus !

    Et les entreprises qui ne demandent rien ? Peut-être, parce que, jusqu'à maintenant, elles ont été gérées avec sagesse et prévoyance, inclusion de la fameuse "prise de risque". Maintien d'un minimum de trésorerie. Investissement sur la qualité du travail. Excellence de la finition. Respect des délais. Rapport de confiance avec les clients, la clef de tout. Ces entreprises, non seulement n'auront pas un seul centime de Berne, mais encore vont devoir payer davantage d'impôts, ces prochaines années, par inévitable contribution linéaire à l'effort général. Et là, en termes de justice, ça devient franchement écœurant, voire dégueulasse.

    Alors, Mesdames et Messieurs les fonctionnaires de Berne, qui allez allègrement distribuer le patrimoine national à des entreprises, vous avez intérêt à viser juste. Ne pas vous faire rouler par des margoulins. Vous montrer économes de l'argent public. Dans le cas contraire, c'est le crédit de l'Etat, donc l'essentiel en République, qui risque de s'en trouver dévasté.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Un syndicat ? Surtout pas !

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    Sur le vif - Vendredi 03.04.20 - 12.22h

     

    12.22h - A Berne ou dans les Cantons, le sort des indépendants est laissé entre les mains de fonctionnaires. Donc, de gens incapables, mentalement, psychologiquement, de comprendre la mentalité très particulière d'un petit entrepreneur.

    C'est là toute l'erreur.

    Les indépendants doivent, dès aujourd'hui, se regrouper. Non pour former un syndicat - un de plus - mais pour monter des opérations ciblées.

    Surtout pas un syndicat ! Il y en a déjà beaucoup trop ! Et la plupart, dans la crise actuelle, ne font que gesticuler. Et puis, par nature, un syndicat se définit par rapport à un contrat de travail, une convention collective, toutes choses qui n'existent pas, ET N'ONT PAS A EXISTER, pour les indépendants. Ces derniers n'ont tout de même pas quitté la cimentation contractuelle pour retomber dans une logique de contestation syndicale ! C'est totalement contraire à leur nature, leur solitude choisie, l'essence même de leur combat, qui implique une immense prise de risque personnelle.

    Un syndicat, non, non et non ! Surtout pas quand ils sont noyautés par des grandes faîtières, avec des Pierre-Yves Maillard, tout en haut ! Pas de syndicat, plus jamais ça, mais un groupement d'intérêts, composé d'hommes et de femmes libres, sociétaires. Un groupement pour les périodes de tempête, par pour les cocktails de beau temps ! Un groupement avec des unités d'intervention mobiles, rapides, motivées, agissant dans l'esprit du commando. Pas de comités, pas de comitards, pas de statuts lourdingues, pas d'Assemblées générales ! Par pitié, rien de ce cirque de beau temps, avec bedaines et congratulations.

    Non. Une force d'intervention. Ciblée sur des objectifs. C'est exactement cela, à l'inverse de la quiétude des apparatchiks, l'esprit des vrais indépendants. Pas ceux qui se plaignent. Ceux qui se battent.

     

    Pascal Décaillet

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  • La trouille ? Connaissent pas !

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    Sur le vif - Jeudi 02.04.20 - 14.12h

     

    Quels qu'en soient les fondements sanitaires - je ne les juge pas ici - la paralysie quasi-totale de l'économie suisse présente une singularité, qu'il convient de relever. Celle d'avoir été décidée par des gens, à Berne ou dans les Cantons, qui touchent un salaire à la fin du mois. Confinés, ils touchent le salaire. Mis au chômage, ils le toucheront à 80%, pendant deux ans. Tant mieux pour eux, et là aussi, je ne porte pas de jugement.

    Tant mieux pour eux, mais, qu'ils le veuillent ou non, cette situation personnelle configure leur état d'esprit. Et les amène à prendre, pour les indépendants et les petits entrepreneurs, des décisions dont ils ne sont pas vraiment capables, au fond de leur vécu, de mesurer les conséquences.

    Parce que ces fonctionnaires, à Berne ou dans les Cantons, ou même ces magistrats d'ailleurs, n'ont strictement aucune idée de la prise de risque entrepreneuriale. Ils n'ont jamais eu mal au bide, jamais souffert d'insomnie, jamais éprouvé la trouille pour la survie de leur boîte.

    Alors, ils décident à grande échelle. Ils donnent des ordres de fermetures, non de certaines entreprises, mais, linéairement, de TOUTES les entreprises. Y compris celles où la distance d'usage est parfaitement respectée !

    Pendant ce temps, est née une calamité bien pire que le confinement : elle s'appelle L'ESPRIT DU CONFINEMENT. Cette singulière jouissance, chez nombre d'employés demeurant dans leur domicile, à raconter leur expérience, tenir leur journal (certains, admirablement écrits, d'ailleurs), ériger le confinement en mode de vie, expérience suprême, enrichissement spirituel, tournant dans l'existence, conversion vers Damas.

    Désolé, mille fois, mais il était possible de prendre des décisions non uniformes, mais ciblées. Pour cela, il eût fallu, dans le for intérieur des fonctionnaires décideurs, un minimum d'expérience de l'essence même de l'entreprise, avec sa part de risque et d'aventure. Ce ne fut, hélas, pas le cas. Les conséquences, pour l'économie de notre pays, en sont totalement dévastatrices.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Toulon, novembre 42

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 01.04.20

     

    Résumons. Nous avions, il y a encore un mois, l’une des meilleures économies du monde. Nos autorités, pour des raisons que nous ne jugerons pas ici, ont décidé de la foutre en l’air, purement et simplement, et envoyant tout le monde à la maison. Elles vident les caisses des entreprises, laissent fondre les épargnes des individus, mais multiplient les conférences de presse pour nous promettre que tout cela sera compensé, au mieux.

     

    Nous assistons, sans rien pouvoir faire, à un sabordage qui n’est pas sans rappeler celui de la Flotte française à Toulon, en novembre 1942 : pour la bonne cause, on bazarde l’outil du combat, les armes du salut. On le laisse couler, mais on vient aussitôt nous échafauder mille plans, sur mille comètes, pour que tout s’arrange peu ou prou. En attendant, les navires coulés gisent dans les sables, en fond de mer.

     

    Économiquement, la Suisse procède à l’opération la plus surréaliste de son Histoire. Elle appauvrit le peuple, pour mieux venir lui faire l’aumône. Elle paralyse un système incroyablement performant, mais nous tient déjà des discours sur le retour au mouvement. Elle tue, puis nous annonce la résurrection.

     

    La perversité de ce double mouvement, détruire puis panser les plaies, fera l’objet, plus tard, d’une foule de thèses de doctorats, d’études et d’ouvrages. L’Histoire jugera, il est possible qu’elle se montre sévère. Pour l’heure, serrons les coudes. Et surtout, gardons notre esprit critique. Cela, aucun expert de Berne ne pourra nous l’ôter.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

     

     

     

     

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  • Ne sabordons pas l'économie suisse !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 01.04.20

     

    Je m’exprime ici comme citoyen, mais aussi comme petit entrepreneur. Sensible à la fragilité de l’économie, à l’interdépendance entre les secteurs, à la chance que nous avons, en Suisse, d’avoir hérité de nos parents, de nos grands-parents, un pays solide et prospère. Nous sommes un peuple travailleur. Nous sommes des gens fiables. Nous ne comptons pas nos heures. Nous sommes ponctuels. Nous respectons les délais. Nous sommes des citoyens responsables : lorsqu’on nous demande s’il faut une hausse d’impôts, nous sommes capables de répondre oui ! Et nous disons non à une sixième semaine de vacances ! Lorsque je dis « nous », ce ne sont pas seulement les Suisses, mais aussi nos amis étrangers qui vivent et travaillent dans notre pays. Notre pays est respecté, dans le monde, pour son sérieux, la qualité de son travail, son souci de la finition, son respect des horaires, sa qualité d’intendance.

     

    Ces valeurs, qui peuvent faire sourire par beau temps, et même faire le bonheur des chansonniers, avec le bon vieux Suisse maniaque et ponctuel à l’extrême, prennent soudain du relief lorsque nous sommes en crise. Nous nous rendons compte que l’une des causes de notre prospérité, ce sont les qualités individuelles de chaque travailleur, chaque travailleuse de notre pays. Nous ne sommes pas des approximatifs : lorsque tout va bien, ça fait un peu ennuyeux, mais lorsque tout se déglingue, notre souci de précision fait du bien. La qualité d’une économie, c’est avant tout le pacte de confiance entre ses acteurs.

     

    Voilà pourquoi j’enrage. Et nous enrageons tous ! Tout cet édifice de qualité, sabordé en quelques jours par les décisions que nous savons. Elles sont dictées par un impératif sanitaire, que je ne juge pas ici. Je ne suis pas virologue, pas plus que climatologue ; je suis juste un petit entrepreneur, et un citoyen. J’enrage, parce que l’immobilisation de toute une économie, la paralysie dictée d’en haut, par des gens à Berne, de centaines de milliers de personnes qui ne demandaient qu’à travailler, est en train de saborder, sous nos yeux impuissants, l’une des économies les plus compétitives du monde. Saborder le travail de nos pères, de nos mères, de nos ancêtres. Il nous faudra des années pour nous relever ! Quand on a consacré toute sa vie à travailler, je peux vous dire qu’on a les boules : des centaines de milliers d’entre nous ont la rage au cœur !

     

    La priorité est évidemment, aujourd’hui, à la lutte contre le virus. Elle est à la solidarité, à la compassion avec les malades, à l’immense reconnaissance pour le personnel soignant. Mais très vite, il faudra se retrousser les manches. Nous aurons, tous ensemble, à reconstruire l’économie suisse. Puissions-nous le faire sur des bases de justice sociale, de partage, en mettant l’économie au service de l’humain, et non le contraire. Pour ma part, ce travail commence déjà maintenant, en pleine crise. En multipliant les bourses aux idées, en donnant la parole à toutes les bonnes volontés. Nous aurons raison de la crise. Nous reconstruirons l’économie suisse.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

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  • Marie et Simon, derrière le jeu des masques

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    Sur le vif - Mardi 31.03.20 - 16.05h

     

    En Ville de Genève, tant la candidate PDC, Marie Barbey-Chappuis, que le candidat PLR, Simon Brandt, sont des personnes de qualité, parfaitement respectables. L'une de ces personnes, comme l'autre, aurait sans problème sa place dans la future équipe gouvernementale.

    Respectables, mais loin d'être identiques. Même pas proches, politiquement. L'une, sous l'étiquette PDC, affiche un profil fort libéral. D'ailleurs, d'éminents libéraux la soutiennent. Ainsi qu'une partie de la gauche, désireuse de ne pas se montrer trop gourmande, une fois gavée de ses quatre candidats PS-Verts, qui ont bien des chances de passer.

    L'autre est un vrai radical. Un peu cinglé, mais profondément républicain. Bonapartiste. Des impulsions prétoriennes, voire consulaires. Il aime l'Etat. Un peu fantasque, capable de rivaliser des heures avec votre serviteur, sur des citations d'Hergé.

    Il était le commis de basses oeuvres de Pierre Maudet. Il prétend ne l'être plus, j'ai tendance à le croire. Il a vécu, juste avant Noël, une mésaventure politico-judiciaire de la pire espèce. Il a tenu. Il a montré du cran, du caractère, de la puissance de solitude, de la résistance.

    Il y a, entre ces deux candidats, la même ligne de fracture qu'entre l'orléaniste Balladur et le bonapartiste Chirac, en 1995. Deux droites, dont l'une prétend aspirer le centre. Deux rapports à l'Etat, à la chose régalienne. Chacun jugera.

    Ces deux familles, à Genève, existent. Elles sont aux prises, l'une avec l'autre, sous couvert d'Entente, depuis toujours. Il est, après tout, totalement sain et légitime qu'elles se posent en rivales. Le citoyen, lui, a tous les droits. Voter pour l'un. Voter pour l'autre. Aucun des deux. Ou voter pour les deux.

    Mais il faut juste savoir à qui on a affaire. Quels courants de nos vieilles familles politiques sont représentés. Quels liens d'intérêts. Quelles réalités, sous quels masques. Il nous reste cinq jours. Si les juges le veulent bien.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • La structure, la vertu

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    Sur le vif - Mardi 31.03.20 - 05.31h

     

    Démocratie directe, fédéralisme : ces deux fleurons de notre système suisse ne devraient-ils être arborés que par beau temps ?

    À la première tempête - tiens, en voilà une - on précipite le premier dans un congélateur. Et le second s'évapore. Au profit du Conseil fédéral ? Même pas ! En faveur d'un Office, le même que nous vitupérons à longueur d'année pour sa gestion calamiteuse des primes maladie.

    Un Office fédéral ! Où le fonctionnaire est roi. Et la routine, souveraine. On y révère soudain un Monsieur Koch, on lui confère les pouvoirs consulaires.

    Notre démocratie avait de la structure. Elle manquait juste de vertu. Non au sens victorien, mais latin.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Plus que jamais, la nation

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    Sur le vif - Samedi 28.03.20 - 11.33h

     

    L'Union européenne, c'est fini. L'édifice multilatéral, c'est fini. Ne demeurent que les nations. L'Italie, endurante et courageuse. La France. La Suisse. Etc.

    Chacune d'entre elles, avec coeur et détermination, se bat. Chacune prend les décisions qui lui semblent justes. Chacune, en profondeur et sans la moindre ambiguïté, est perçue par son peuple comme l'unité de référence, la seule voie vers le salut.

    Mieux : chaque nation, tout en roulant pour elle-même, respecte et admire le combat de ses nations voisines. L'information circule. On sait que les autres souffrent, on sait à quel point c'est dur, on est en pensées avec eux. Nous ne sommes pas dans une guerre entre nations, mais dans un combat total, qui passe par l'unité singulière de chaque nation.

    Chaque nation, séparément, organise le combat, mérite le respect. Chacune, dans son périmètre délimité, reconnaissable, représente l'horizon d'attente des citoyennes et citoyens. Chacune est l'espace où s'exercent la solidarité, la mutualité, la communauté de mémoire, les projections pour l'avenir.

    Les bavardages mondialistes et multilatéraux, c'est fini. On veut du reel, du concret. On saigne pour ce pays qu'on aime, et dont on voit l'économie s'effondrer, alors qu'elle rayonnait, sur ordre venu d'en haut.

    Partout, on veut reconstruire des économies nationales, au service de l'humain, de son épanouissement. Ce grand dessein, c'est dans chaque nation séparément qu'il s'accomplira. Chacune, selon son génie propre.

    Plus que jamais, les peuples vont réclamer la souveraineté. Alimentaire, bien sûr, donc agricole. Sanitaire, n'en parlons pas. Industrielle, et il faudra se soucier un peu plus du marché interne ! Et puis, désolé si ça sonne démodé, mais aussi la sécurité, tout court. Cela passe par une défense nationale intransigeante, moderne, motivée, performante.

    Ce que le vent de l'Histoire est en train de balayer, c'est le rêve cosmopolite de la frontière abolie. Politiquement, le monde n'existe pas. Les grands ensembles multilatéraux, non plus. Ce qui existe, ce sont les nations, chacune avec son Histoire, ses douleurs, ses cicatrices, ses passages de lumière, ses mythes fondateurs, la mise en cause de ces mythes. Cela constitue une mémoire, un espace dialectique et onirique, un trésor commun.

    Cela constitue l'unité de référence au sein de laquelle se reconstruiront les peuples.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • La Ligne Maginot n'est pas un thème

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    Sur le vif - Vendredi 27.03.20 - 18.23h

     

    Pendant les huit mois de Drôle de Guerre (du 2 septembre 1939 au 10 mai 1940), en France, tout le monde ne parlait que de la Ligne Maginot. Les actualités françaises de l'époque passent leur temps à évoquer la vie quotidienne des soldats confinés dans cet immense réseau souterrain de forteresses, sur la frontière. Tout le monde est persuadé qu'en cas d'attaque allemande, elle se fera sur la Ligne Maginot, et que cette dernière, héritière de l'esprit de Vauban, tiendra.

    L'Histoire ne s'est pas exactement déroulée comme cela. Pendant huit mois, autour de la Ligne Maginot, rien ne s'est passé. Ou presque. Juste quelques escarmouches, entre patrouilles nocturnes françaises et allemandes. Le moral, au fil des semaines, s'est mis à baisser. Celui des confinés. Celui de l'arrière. La mobilisation, début septembre, s'était pourtant bien déroulée, digne de celle du 2 août 1914. Mais là, des mois à ne rien faire, à attendre, rien de pire pour la psychologie nationale.

    Et puis, un beau jour, à l'aube du 10 mai 1940, la Blitzkrieg. Le mouvement, enfin ! Petit détail : il ne se produit absolument pas sur la Ligne Maginot, mais dans les Ardennes. Les Français tenaient pour impossible une percée dans le défilé de Sedan : ils ont eu tort. La Wehrmacht déboule, avec l'effet de surprise, une stratégie, un plan d'attaque (désavoué par le Grand État-major allemand lui-même), des troupes de choc, un moral d'enfer, une volonté d'avancer, des divisions Panzers autonomes (et non intégrées à l'infanterie), des liaisons radio mobiles. Bref, ils ont mille ans d'avance.

    La suite, on la connaît : en six semaines, la France, qui avait résisté quatre ans et trois mois en 14-18, s'écroule. Défaite militaire, la plus grande de son Histoire. Défaite morale. Lisez Marc Bloch, "L’Étrange Défaite", l'un de mes livres de chevet, depuis 40 ans.

    L'Histoire, que retient-elle ? Réponse : le 10 mai 40, le mouvement ! Le passage de la Meuse par Rommel. La prodigieuse stratégie des Allemands.

    La Ligne Maginot ? L'Histoire ne la retient que pour en sourire. Regardez les actualités françaises, les Pathé, les Gaumont : leurs innombrables reportages sur la vie quotidienne des confinés dans les fortins apparaissent aujourd'hui comme dérisoires, périphériques, quand on sait ce qui s'est passé : six semaines de Blitzkrieg, quatre ans d'Occupation, un pays déchiré, des années pour se reconstruire une mémoire.

    La Ligne Maginot, en vérité, n'était pas un thème. Le thème, c'eût été d'avoir connaissance du Plan Manstein sur les Ardennes. De constituer des divisions autonomes de chars. D'introduire partout les liaisons radio mobiles. Et surtout, d'être habité par la même férocité combative que les Allemands.

    La Ligne Maginot n'était pas un thème. Le confinement est, au mieux, un état de fait. Il n'est pas un thème. L'Histoire se déroule ailleurs. Chez ceux qui veulent le mouvement.

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Plus personne ne bouge !

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    Sur le vif - Vendredi 27.03.20 - 10.29h

     

    Hallucinant : alors que la France est confinée, le patron de la CGT, Philippe Martinez, appelle à... la grève générale des fonctionnaires !

    C'est comme faire irruption au Musée Grévin, arme au poing, et crier : "Plus personne ne bouge !".

    L'Histoire jugera cet opportuniste syndical, irresponsable, soucieux du seul blason de son fief, de la seule survie de la machine à Tinguely dont il huile les rouages.

    Il fut un temps où cette grande faîtière communiste avait le sens de la nation, le sens de la patrie. Aujourd'hui, avec Martinez, elle n'a plus comme souci que la persistance perpétuelle, au cœur du vide, de son propre mouvement.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Entreprendre

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    Sur le vif - Jeudi 26.03.20 - 16.35h

     

    Pour relever notre économie, après la crise, nous aurons plus que jamais besoin d'entrepreneurs. Plus que jamais besoin de l'esprit d'entreprise. De la prise de risque. Des entrepreneurs ! Avec des boîtes qui durent, pas juste la poudre aux yeux des start-ups, si chères au clinquant, au cliquetis des cocktails.

    Pas besoin d'être cinquante pour lancer une entreprise. Pas besoin d'être trente. Même pas besoin d'être deux. Seulement, il faut de la compétence. Faut la flamme. Faut bosser. Faut assurer l'intendance, dans tous ses détails. Faut se battre. Faut une sale tronche. Faut pas se laisser impressionner. On est comme ça dans l'âme, ou non.

    Le petit entrepreneur, par les temps qui courent, il joue sa survie économique. Ne se laisse pas prendre par les grands discours, les promesses de compensations. Il sait que toute survie ne pourra procéder que de lui-même. De son énergie vitale.

    Alors, vous voudrez bien comprendre, Mesdames et Messieurs les confinés qui touchent le salaire, ou le chômage, ou l'aide sociale, et qui réclament encore plus de confinement du Conseil fédéral, que le petit entrepreneur, lui, tentera jusqu'au bout - tout en respectant à fond les distances, les consignes, les directives - de sauver sa boîte.

    Parce que cette boîte, même modeste. même dérisoire, c'est lui, un jour, qui est allé la fonder, au Registre du Commerce. Avec elle, il entretient un lien matriciel. En se battant pour survivre, il contribue par répercussions à la survie générale. Alors, moralistes du confinement, dénonciateurs de groupes au parc, délateurs à la petite semaine, ce petit entrepreneur, vous voudrez bien lui foutre la paix. C'est aussi grâce à lui que notre économie se relèvera.

     

    Pascal Décaillet

     

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  • Deuxième tour : oui !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 25.03.20

     

    Bien sûr qu’en pleine crise sanitaire, le second tour (prévu le 5 avril) des élections dans nos Mairies n’est pas la préoccupation no 1 de la population ! Les gens sont confinés. Ils doivent contempler le printemps de chez eux, voir de loin les arbres fleurir, ronger leur frein, nettoyer leurs parquets pour la centième fois, alors ne venez pas trop leur parler de conseillers administratifs, ils savent à peine ce que c’est.

     

    Et pourtant ! La crise, un jour (le plus tôt possible, nous l’espérons tous !), passera. Mais les élus dans nos 45 exécutifs communaux seront en place, dès le 1er juin 2020, pour cinq ans. Aussi dérisoire cette élection puisse-t-elle paraître, en comparaison de ce que nous vivons actuellement, elle doit tout de même avoir lieu, et le Conseil d’Etat a eu raison de la maintenir.

     

    Plus largement, et n’en déplaise à ceux qui ont toujours détesté la politique, les institutions, les lois, la vie de la Cité ne doit en aucun cas s’arrêter. Ralentir, oui. Remettre à plus tard les enjeux moins importants, privilégier l’essentiel. Mais il serait catastrophique de la voir disparaître des radars.

     

    A cet égard, la mise en congé, aux allures d’auto-dissolution temporaire, de nos législatifs, aux trois échelons de notre vie politique suisse (fédéral, cantonal, communal), n’était pas la solution à choisir. Vous allez voir comme les exécutifs vont très vite s’y habituer, multiplier les décisions par ordonnances ou arrêtés, bref se passer des Parlements. Malgré toutes les impulsions prétoriennes qui, parfois, me traversent, je ne pense pas que cela soit conforme aux intérêts supérieurs de notre pays.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

     

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