Liberté - Page 4

  • Aucune manif ne doit se dérouler jeudi à Genève !

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    Sur le vif - Lundi 26.10.20 - 18.40h
     
     
    Il n'est absolument pas question, dans les circonstances actuelles, que le Conseil d'Etat commette l'incroyable lâcheté d'autoriser la manifestation annoncée jeudi par les fonctionnaires.
     
    Le Conseil d'Etat, en totale cacophonie avec le Conseil fédéral, bref toutes les autorités discordantes que la Suisse peut compter, nous bombardent de mesures de plus en plus coercitives, maximum de 5 personnes dans les réunions, masques bientôt partout, distances entre les gens.
     
    Soit. Ces mesures, les citoyennes et citoyens que nous sommes, dans leur écrasante majorité, les acceptent. Nous comprenons qu'il faut jouer collectif pour gagner, nous le saisissons parfaitement nous-mêmes, nous n'avons pas besoin que des magistrats passent leur temps à prendre des tonalités de maîtres - et de maîtresses - d'école pour nous le rappeler. Ils feraient mieux de mettre un peu de cohérence dans la batterie dissonante de leurs décisions.
     
    Nous les acceptons, ces mesures. Mais ça n'est pas pour que le gouvernement genevois se foute éperdument de notre gueule - et je pèse mes mots - en laissant faire, jeudi, une manif sur la place publique.
     
    Il ne faut pas venir nous raconter que les "rassemblements politiques" tombent sous d'autres lois, ou directives, que ceux du commun des mortels. On s'en fout ! On ne veut tout simplement pas entendre ça, dans le contexte de coercition générale, et de limitation progressive des libertés publiques et individuelles que nous vivons. La manifestation de jeudi ne doit pas être autorisée.
     
    Oh, le fond du problème, nous l'avons bien compris : personne, à Genève, n'ose se mettre à dos la fonction publique, tant elle est pléthorique, constituant en cela un électorat qu'il s'agit de bichonner, et avec lequel le clientélisme le plus éhonté se pratique.
     
    Le pire, c'est que même le parti qui se proclamait celui des Gueux se comporte avec les fonctionnaires - une catégorie bien précise d'entre eux, tout au moins - comme le plus gauchiste des partis de gauche. Ce mouvement, qui perd toute flamme à force de s'incruster dans le système, ferait mieux de s'intéresser au sort des petits indépendants, des artisans, des toutes petites entreprises, des chômeurs, des apprentis sans emploi, de jeunes sans espoir professionnel, des seniors augmentés de 10 francs par mois en 2021.
     
    La manifestation de jeudi ne doit pas avoir lieu. Elle est indécente sur le fond, et dangereuse dans le contexte sanitaire que nous traversons. Le Conseil d'Etat doit faire preuve de courage. Sinon, c'est la perte de confiance, irrémédiable, avec la population.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Lumières et extincteur

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    Sur le vif - Lundi 26.10.20 - 14.09h
     
     
    Les premiers à prôner la liberté d'expression, avec de belles paroles héritées des Lumières et de l'Aufklärung, sont en général les premiers à exiger une exception, dès que l'usage, par un tiers, de cette liberté vient toucher leur zone de sensibilité.
     
     
    C'est valable pour tout le monde, sans exception. Nous avons tous, quelque part en nous, un sanctuaire intime, dont nous ne tolérons nulle pénétration. Nul d'entre nous n'est un observateur parfaitement neutre, comme s'il était coupé du monde sensible, de ses racines, de ses entrailles. Tout humain vient d'une mère, vous aurez peut-être noté ce détail, à moins que le goût du syllogisme ait tué en vous jusqu'à cette matricielle mémoire.
     
     
    Nos beaux esprits, tout heureux de s'être trempés dans quelques philosophes du dix-huitième, en Angleterre, en France, en Allemagne, ne jurent que par les Lumières. Mais, aussitôt touchés à vif dans une sensibilité intérieure qui est notre lot à tous, deviennent aussitôt, par un retournement astral, les plus redoutables experts dans le maniement de l'extincteur.
     
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Le temps des gueulards est passé

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    Sur le vif - Samedi 24.10.20 - 18.22h
     
     
    RSR : je viens de capter un débat entre la Présidente du PS du Valais Romand et le Président de l'UDC du Valais Romand, qui fait plaisir à entendre.
     
    Sur un sujet majeur, et brûlant d'actualité, la gestion de la crise sanitaire par les autorités valaisannes, Barbara Lanthemann et Cyrille Fauchère nous ont, l'un comme l'autre, malgré leur net désaccord sur le fond, offert le modèle d'un échange entre deux personnes intelligentes.
     
    Il est loin, en Valais comme ailleurs, le temps des gueulards. De nouvelles tonalités, dans le débat politique, commencent à poindre, et elles sont heureuses. Les deux Présidents de partis particulièrement opposés, en Valais, viennent de s'expliquer sans la moindre élévation de voix, le moindre éclat sonore. Nous avons, d'un côté comme de l'autre, eu droit à des arguments, et ça fait du bien.
     
    Pour ma part, j'anime tous les soirs, depuis quinze ans, des débats à Genève, après en avoir animés pendant dix-sept ans dans toute la Suisse, notamment sous la Coupole fédérale. Là aussi, même auprès des légendaires amygdales bronzées du bout du lac, la petite musique de la discussion politique évolue vers le mieux.
     
    Avec une singularité que j'ai maintes fois soulignée déjà, mais que j'ai plaisir à rappeler : dans cette évolution positive, l'exemple vient des jeunes. Il existe, à Genève, une nouvelle génération politique, à laquelle je suis depuis longtemps très attentif, et qui sait débattre sans s'insulter. Des arguments. Des mots. Des phrases, et non des coups d'éclat. Cela, tous partis confondus.
     
    Le temps des gueulards est passé. La page est tournée. Qui s'en plaindra ?
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Quarantaine, mode d'emploi

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    Sur le vif - Vendredi 23.10.20 - 18.03h
     
     
    Pour calculer la longueur de votre mise en quarantaine, ainsi que la date, l'heure et la minute à partir duquel elle est valide, il faudra vous munir d'une équerre et d'un compas.
     
    Ayant tracé une abscisse et une ordonnée, sur du papier géométrique, vous établirez la courbe de votre équation personnelle, en fonction de la racine carrée de votre âge au moment de votre dernier contact avec la personne infectée.
     
    Une fois cette racine établie, vous vous référerez au théorème de Thalès pour établir la courbe projetée de l'équation 2, qu'il vous faudra mettre en mémoire en attendant le calcul final.
     
    Lorsque vous aurez porté à ébullition le nombre de décilitres d'eau correspondant à l'hypoténuse du triangle inscrit dans le cercle tracé autour de votre courbe no 1, vous y diluerez une Quick Soup à base d'asperges, mais ne devrez en aucun cas la goûter. C'est juste pour le parfum de votre mathématique d'ombre.
     
    Il vous restera à ouvrir la fenêtre. Respirer trois fois. Lire un poème de Mallarmé. Reprendre l'équation 2, mise en mémoire. La déchirer. Et appeler le numéro d'urgence.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Caprice et destin

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    Sur le vif - Jeudi 22.10.20 - 23.58h
     
     
    À Genève, par les temps singuliers que nous traversons, les deux manifestations majeures de l'autorité sont sanitaire pour l'une, policière pour l'autre.
     
    Imaginez le tableau si, par une capricieuse tournure du destin, heureusement imaginaire, ces deux domaines de pouvoir devaient tomber dans les mains du même homme.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Les grenouilles et le confinement

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    Sur le vif - Jeudi 22.10.20 - 09.32h
     
     
    Les grenouilles qui réclament un confinement, elles ont le salaire qui tombe à la fin du mois !
     
    L'économie, elles s'en foutent ! La production de richesses, l'immense effort sacrificiel qu'il faut pour cela. Il suffit à leurs yeux de confiner tout le monde, et les payer à rien foutre en allant puiser dans les réserves de la Banque nationale.
     
    Mais comment peut-on être à ce point déraciné des réalités économiques ? Comme si l'argent, manne divine, tombait du ciel ! Comme si la prospérité de notre pays était un acquis pour l'éternité, et non le fruit d'un combat acharné.
     
    Le confiné est passif. Il se terre, en attendant que passe la tempête. Il subit son destin.
     
    L'entrepreneur est acteur de sa vie. Il tente. Il prend des risques. Il va voir.
     
    Pire que le confinement : l'esprit du confinement ! La complaisance du confiné avec son propre statut de reclus. Et en plus, ces immobiles, entre deux délations parce que, de leur fenêtre, ils ont aperçu un groupe dans un improbable square, ont le culot de nous faire la morale !
     
    Cloportes désertés par la métamorphose.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Covid : pas de cirque d'automne du pouvoir, SVP !

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    Sur le vif - Mercredi 21.10.20 - 17.04h
     
     
    Je suis désolé si je jette un froid, mais je viens de suivre, comme beaucoup d'entre nous, la conférence de presse Covid du Conseil d'Etat et des autorités sanitaires, en direct des HUG, et cela m'inspire les sept commentaires politiques suivants. Je dis bien "politiques", au sens des intérêts supérieurs de la Cité, et non "sanitaires" : je ne suis pas médecin, et n'ai aucune qualification sur le fond médical. Je ne ne suis pas médecin, mais je suis (très) patient.
     
    - Commentaire no 1 - Les autorités ne peuvent pas recommencer le cirque médiatique de ce printemps. Conseiller(s) d'Etat, Directeur de la Santé, pontes des HUG en blouses blanches (alors qu'ils ne sont pas, que je sache, en train d'opérer), et toute la smala censée incarner, aux yeux du public, l'AUTORITE, dans ce qu'elle a de fondé et de potentiellement coercitif. Le crique d'automne ne doit pas succéder au cirque de printemps.
     
    - Commentaire no 2  - Que les médecins en blouses blanches s'expriment sur les questions médicales. En y demeurant strictement circonscrits.
     
    - Commentaire no 3 - Que les élus politiques s'expriment EXCLUSIVEMENT sur les questions politiques. Ils ne sont pas médecins, pas plus que nous. Ils sont magistrats de la République. Il n'est pas, par exemple, du niveau d'une Présidente du Conseil d'Etat de venir faire la maîtresse d'école en regrettant d'avoir vu des étudiants de l'Université ôter leurs masques, pour discuter en groupes, à peine sortis de l'Alma Mater. Elle peut, sans problème, laisser ce genre de remarques aux médecins spécialistes des questions de masques, distances, etc.
     
    - Commentaire no 4 - La Présidente du Conseil d'Etat s'exprime en général avant son collègue, le Super-Ministre-de-la-Police-et-de-la-Santé. Sinon, elle donne l'impression que le vrai pouvoir présidentiel serait ailleurs. Nous n'osons imaginer cette hypothèse.
     
    - Commentaire no 5 - Le Parlement a-t-il décidé, comme ce printemps, de se mettre en congé, et de laisser l'exécutif pondre, tout à loisir, ses directives, sans le moindre contre-pouvoir ?
     
    - Commentaire no 6 - Nous sommes des citoyennes et des citoyens de la République. Des hommes et des femmes libres. Mûrs. Adultes. Vaccinés. Chacun d'entre nous est doté d'un libre-arbitre. En Suisse, le personnage principal, ça n'est pas l'élu, encore moins le fonctionnaire. C'est le corps des citoyennes et citoyens qui constitue le souverain de ce pays. Nous ne sommes pas dans la France jacobine. Nous sommes dans un pays de confiance citoyenne. Nous sommes prêts à appliquer des directives. Mais nous ne supportons pas les tonalités paternalistes, encore moins menaçantes. ll y a une certaine manière de nous parler, si on veut nous convaincre. M. Berset avait compris cela, et même à Genève M. Hodgers.
     
    Il n'y a aucune raison que, sous prétexte de crise, la totalité du pouvoir soit exercée par un seul homme à Genève, aussi compétent, intelligent, soit-il.
     
    - Commentaire no 7 - La santé publique est évidemment un impératif capital. La démocratie suisse, aussi.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Pompier-pyromane

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 21.10.20

     

    Je ne me prononce pas ici sur l’opportunité sanitaire, mais désolé, une chose est sûre : nos politiques, à Genève et au niveau fédéral, sont en train, depuis ce printemps, de foutre par terre notre économie. Le grand sabordage, organisé non par un pays ennemi, ni par une Cinquième Colonne. Non, juste par le pouvoir, en place ici et maintenant !

    A Genève, on a rendu la vie impossible aux bistrots. On a multiplié les consignes pour les restaurants. On a fermé des bars. On a intimé au monde de la nuit l’ordre de tout arrêter, en quelques heures. Ces gens-là, ce sont de petits entrepreneurs, ils ont pris des risques, engagé des gens, vécu la folle aventure de l’entreprise privée, et les voilà sur le carreau.

    Des politiques qui, sous un prétexte que je ne juge pas, sapent eux-mêmes l’économie du pays, ou du canton, dont ils ont la responsabilité : c’est quand même, dans l’Histoire humaine, une sacrée première, vous en conviendrez !

    Peut-être l’ont-ils fait pour de bonnes raisons. Et puis, peut-être pas. L’Histoire jugera. Mais ce sacré virus aura réussi l’exploit de transformer l’Etat en pompier-pyromane : un ministre ferme des entreprises où les gens ne demandent qu’à bosser ; son collègue arrive avec la pharmacie de secours, et les « aides à l’économie ». Ce modèle de gouvernance, justifié ou non par l’impératif sanitaire, restera dans l’Histoire comme l’un des plus surréalistes que Genève et la Suisse aient connus.

     

    Pascal Décaillet

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  • Rentes AVS : même pas l'aumône !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 21.10.20

     

    Dix francs par mois d’augmentation de la rente minimum AVS en 2021, vingt francs pour la rente maximum. Cette nouvelle, tombée mercredi 14 octobre, alors que tous les regards, toutes les attentions sont fixés sur l’obsession sanitaire, est l’un des pires scandales, en Suisse, de l’année 2020. Il ne faut pas venir nous parler de chiffres, ni de courbes, ni d’indexations. Il ne faut pas venir nous enfumer avec des histoires de diagrammes. Nous parlons d’hommes et de femmes. Nous parlons de nos pères et de nos mères. Nous parlons de nos frères ou sœurs aînés. Nous parlons de nos grands-parents. Nous parlons de citoyennes ou citoyens qui ont travaillé toute leur vie.

     

    Beaucoup d’entre eux ont eu des enfants, les ont élevés, leur ont tracé le chemin. Aujourd’hui, les forces en eux n’ont plus la vigueur d’antan. Mais ils sont toujours là, humains parmi les humains, naufragés de la mémoire, témoins de notre Histoire commune. 40 ans, 45 ans de vie professionnelle, donc de travail au service du pays, de sa prospérité. Et là, au milieu d’un renchérissement général de la vie, avec des primes maladie qui ne cessent de grimper, des classes moyennes étouffées par les taxes et les impôts, ces dix misérables francs ! Ça n’est même pas un pourboire ! Même pas l’aumône ! C’est au-delà du dégueulasse, et je pèse mes mots.

     

    Comment la Suisse en est-elle arrivée là ? Comment ce pays sublime, celui du respect et de la reconnaissance, celui de la main tendue à ce qui diffère, celui des grands principes de mutualité, de solidarité de 1848, celui de la grande aventure de l’AVS dans les années 1947/48, peut-il être devenu le pays de l’oubli des Anciens ? Il y a là quelque chose de terrible, comme si l’ingratitude était la fille perdue de l’amnésie : je ne te reconnais pas, frère humain, sœur humaine, parce que j’ai moi-même perdu toute mémoire, tout repère, tout ancrage dans la durée, dans la chaîne de l’Histoire. Je ne te reconnais pas, parce que je ne suis plus capable de me reconnaître moi-même, dans ma fonction d’humain, mes priorités de citoyen. Alors, je ne reconnais plus rien. Ma vie est un marécage, mon horizon est un brouillard.

     

    Être citoyenne, être citoyen, c’est vouloir des repères. Il faut aussi des lois écrites, c’est cela la civilisation. Se passionner pour la politique, c’est dessiner des priorités. On aurait pu imaginer que le sort des personnes âgées sans trop de ressources, ou celui de nos jeunes sans emploi, ou celui des 192 apprentis au chômage à Genève, ou celui des plus faibles, des plus fragiles, fussent placés au sommet de la hiérarchie de l’urgence. La décision des dix francs vient fouetter cet espoir comme bise d’hiver, glacée. Cette décision, nous ne pouvons pas l’accepter. Le régime des retraites en Suisse, révolutionnaire en 1948, plein de vigueur et de santé dans les années Tschudi, cet exceptionnel conseiller fédéral socialiste de Bâle, qui fit à lui seul trois réformes de l’AVS, est aujourd’hui à bout de souffle. A nous d’en inventer un autre. C’est une tâche prioritaire, au nom du pays.

     

     

    Pascal Décaillet

     

     

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  • Allez, les gars, on se retrouve chez l'ennemi !

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    Sur le vif - Dimanche 18.10.20 - 13.36h
     
    Les médias traditionnels ont totalement perdu le contact avec le public. Alors, ils passent leur rage sur les réseaux sociaux, ne cessant de les noircir, de les diaboliser.
     
    Et puis, en fin d'émission, après avoir passé une heure à bien essorer, bien éviscérer les réseaux sociaux, en compagnie de puissants intellos parisiens ou de "chercheurs en sciences sociales" de l'Université de Lausanne, dans les vingt dernières secondes avant de rendre l'antenne, alors que le tapis de fin se déroule déjà sous leurs voix, bref à 59'40", ils nous lancent triomphalement : "Merci de votre fidélité ! N'oubliez pas de nous rejoindre, dès maintenant, sur Facebook, Twitter et Instagram !"
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Le cirque blanc

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    Sur le vif - Vendredi 16.10.20 - 20.30h
     
     
    Depuis le début de la crise, je respecte les mesures sanitaires. J'ignore si elles sont justifiées ou exagérées, je n'en sais rien. Je ne suis pas médecin. L'infectiologie ne m'intéresse pas.
     
    Je respecte les mesures, mais je me méfie de l'autorité sanitaire. Je n'aime pas ce pouvoir des blouses blanches, qui nous prend de haut, au prétexte de la "science" et de la connaissance. Je préfère encore la brutalité primaire d'un bon vieux sergent-major, aux joues rosacées, et aux haleines d'alcool. Au moins, cette brute épaisse ne se prend pas pour Dieu le Père.
     
    Rustique, le sergent-major se contente de la parcelle de pouvoir que les hasards byzantins de la hiérarchie lui ont confiés. Il est con, il le sait, il nous emmerde, et la vie continue.
     
    Mais les autorités sanitaires ! À commencer par ces ineffables "médecins cantonaux". Il faut voir comme ils nous parlent. De quel Everest ils s'adressent à nous. Je ne les aime pas, c'est sûr.
     
    Je porte le masque. Je fais tout comme il faut. Mais il y a quelque chose, dans ce cirque blanc, que je déteste.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     

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  • Contrôle démocratique, vite !

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    Sur le vif - Samedi 17.10.20 - 06.49h
     
     
    On ne peut plus laisser le gouvernement genevois cracher, l'une après l'autre, ses directives sanitaires, comme aux pires heures de ce printemps, avec un pouvoir absolu du "médecin cantonal" (qui n'est rien d'autre qu'un fonctionnaire), et de son ministre de tutelle, ivre de puissance.
     
    Les choses ne peuvent pas continuer ainsi. La Suisse est une démocratie. Le patron, c'est le peuple. Le personnage principal, c'est le citoyen, pas l'élu. Et encore moins le fonctionnaire !
     
    La démocratie doit reprendre la main. Contrôle du gouvernement par le Parlement. Et, s'il le faut, par le suffrage universel, qui est le souverain.
     
    Marre de ces conférences de presse, à n'en plus finir. On nous balance des chiffres, des "nombres de cas", des "évolutions en 72 heures". Marre de ces liturgies de la révélation par le chiffre.
     
    Ça fait penser aux topos du service de presse de l'armée américaine, en janvier 91, lors de la Guerre du Golfe. Le pouvoir qui se met en scène, pérore en majesté, sans la moindre contradiction en face, et le bon peuple qui gobe.
     
    Contrôle démocratique, vite !
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Vivre, bon sang !

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    Commentaire publié dans GHI - 14.10.20

     

    Pour relancer Genève, il faut rétablir, un peu partout, un certain sens des priorités. C’est valable pour les politiques. Mais aussi, pour les médias. Et au fond, pour toute citoyenne, tout citoyen, ambitionnant de s’exprimer dans l’espace public. A cet égard, une certaine hiérarchie des sujets s’impose.

     

    Ainsi, avoir le sens de ce qui préoccupe vraiment le grand nombre. Je parle beaucoup de cela, ces temps, ça n’est pas par plaisir, mais les gens, autour de moi, sont vraiment inquiets. L’économie, d’un coup, a cessé d’être une science de courbes sur des tableaux noirs, dans des Universités. Elle devient l’essentiel, la vérité des choses : ce qui nous touche, nous crée des insomnies, nous donne des ulcères. Parce que rien n’est gagné, et que la prospérité des dernières années, fondée sur beaucoup de spéculation et d’argent facile, n’était qu’une façade.

     

    Alors oui, parlons-en, de l’économie ! Et ça tombe bien : c’est passionnant. Ça nous concerne. Ça nous travaille. Ça nous oblige à nous remettre en question. Considérer autrement l’argent. Vivre plus simplement. Aller à l’essentiel.

     

    L’essentiel, c’est quoi ? Mais vivre, bon sang ! Vivre en plénitude. Soigner son alimentation. Demeurer ouvert, avec son cœur, son cerveau, ses antennes, sa curiosité. Laisser une place à l’autre. Mais pour tout cela, il faut avoir le minimum. Au-dessous d’un certain seuil, on ne pense plus qu’à survivre. Et cela, dans la société genevoise de 2020, n’est simplement pas acceptable.

     

    Pascal Décaillet

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  • Et nous devrions taire notre colère ?

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    Sur le vif - Vendredi 16.10.20 - 08.59h
     
     
    Idéalement, une contre-manifestation massive du privé, un 30 Mai 68 du pays profond, celui qui prend des risques, bosse sans la moindre garantie d'emploi, paye intégralement ses futures retraites, crève de trouille à l'idée de tomber malade, serait la réponse à donner à l'indécence des fonctionnaires, qui, à peine terminée la manifestation d'hier, ont le culot d'annoncer une grève pour le 29 octobre.
     
    Idéalement, il faudrait cela. Mais je ne le préconise pas. Parce que je suis hostile à toute manifestation de rue, quelle qu'elle soit. Y compris pour des causes que je partage. La manifestation, depuis l'âge de dix ans, c'est pour moi le rugissement d'une foule, enfant j'ai vu cela à l'œuvre, et cette primitive sauvagerie n'a plus rien à voir avec la démocratie.
     
    Le démos, le corps des citoyens qui votent, est en Suisse une institution, au même titre qu'un Parlement, un gouvernement. Il peut tout proposer, mais dans les règles. D'où mon attachement viscéral à la démocratie directe.
     
    Je suis contre toute manif. Jamais participé à aucune, de ma vie. Je n'en propose donc pas. Je vomis ce principe d'expression, depuis 52 ans et 5 mois.
     
    Mais j'invite toute personne, à Genève, dotée d'une voix ou d'une plume, d'un cœur et d'un cerveau, d'un caractère et d'un courage, d'une aptitude au combat, à faire valoir, par les canaux qu'il jugera les plus adaptés, son total rejet de ce mouvement indécent de la fonction publique genevoise.
     
    L'économie de notre Canton s'effondre. Nos jeunes ne trouvent pas d'emploi, à cause des décisions sanitaires de ce printemps, et des terribles conséquences sur les entreprises. 192 apprentis sont au chômage. Charrettes de suppressions d'emplois, de licenciements. Perte de 20% du salaire, dans le privé, pour ceux qui sont au chômage technique. Et ce régime touche à sa fin : on n'ose entrevoir ce qui adviendra après. Noël, c'est dans deux mois. Et les fonctionnaires, hyper-protégés dans leur cocon, qui osent faire la grève !
     
    Le Conseil d'Etat n'ose rien contre eux. Une bonne partie de la classe politique ménage son électorat. Nausée, face à ces compromissions. Le citoyen que je suis, libre et indépendant, petit entrepreneur depuis quinze ans, combattant dans l'âme, exprime ici sa colère. Et vous, la vôtre, vous devriez la taire ?
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Sociétards, vous nous les brisez !

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    Sur le vif - Jeudi 15.10.20 - 10.37h
     
     
    10.37h - Le sujet dominant, hier, écrasant même, en termes de vraies souffrances des gens, c'était l'augmentation scandaleusement rachitique des rentes AVS pour 2021. C'était le vrai sujet. C'était le seul sujet.
     
    Toute personne ayant, dans ces conditions, choisi de mettre en avant des questions sociétâââles, juste pour flatter la mode, caresser la tiédeur du vent, faire branché en reprenant l'immonde jargon des "chercheurs en sciences sociales", style "déconstruire les stéréotypes genrés", se retrouve puissamment hors-sujet.
     
    Hors de quel sujet ? Mais hors de la vraie vie, pardi ! Où les priorités, pour l'immense majorité des gens, ne sont pas ces élucubrations sociétâââles, sécrétées par la gauche bobo des Universités, à commencer par celle de Lausanne, mais bel et bien l'urgence SOCIALE qui, dans notre pays, devient criante.
     
    Nos retraités n'en peuvent plus. Il est inadmissible que les Cantons doivent leur servir des prestations complémentaires, par milliards, payées sur les impôts de la classe moyenne, parce que le régime actuel des retraites, révolutionnaire en 1948, renforcé en 1985 par le deuxième pilier, est aujourd'hui à bout de souffle.
     
    Alors, je dis : ça suffit ! Alors, je dis : priorité aux nôtres ! D'abord, aux Suisses. Puis, aux résidents. Priorité à nos jeunes, pour les aider à trouver du travail (du travail, pas à tout prix un "emploi" !). Priorité absolue à nos personnes âgées, qui ont fait ce pays, nous ont donné la vie, et qu'on abandonne.
     
    Les stéréotypes de genre, on verra après.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Deux thunes, pour la route

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    Sur le vif - Mercredi 14.10.20
     
     
    Dix francs de plus pour les rentiers AVS en 2021 !
     
    Dix francs ! Cinq + cinq.
     
    Vous prenez une pièce de cinq francs, vous la posez à côté d'une autre. Et vous avez l'augmentation mensuelle pour nos aînés.
     
    Des gens qui ont travaillé toute leur vie. Participé à la prospérité de notre société. Nombre d'entre eux ont eu des enfants, les ont élevés, éduqués.
     
    Ils représentent quatre décennies de vie active, un peu plus même, au service de la Suisse. Ils ont fait, à la sueur de leur front, l'économie de ce pays, l'une des plus florissantes du monde.
     
    Une pièce de cinq francs. Et une autre pièce de cinq francs.
     
    Et on dilapide des milliards pour ce que vous savez. Et qui nous révulse tous. Et nos personnes âgées, on leur donne deux thunes, pour la route.
     
    Contre cette politique absolument dégueulasse, nous devons tous nous élever vigoureusement. Tous, de gauche comme de droite. Exiger, dans ce pays, une absolue priorité pour les nôtres. Ceux qui ont vécu ici, travaillé ici, fait ce pays.
     
    Deux thunes par mois, c'est immonde.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     

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  • Genève a besoin d'un cabinet de guerre !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 14.10.20

     

    Pourquoi se cacher la face, craindre d’utiliser les mots justes ? Genève est en crise économique, et nous n’en sommes peut-être qu’au début. Suite à la crise sanitaire de ce printemps, qui continue d’ailleurs de battre son plein, des secteurs entiers de notre économie cantonale s’effondrent : l’hôtellerie, la restauration, le tourisme, le petit commerce, l’artisanat, pour ne prendre que quelques exemples. Les effets induits sont dévastateurs : les fournisseurs d’un commerçant en faillite sont affaiblis, les familles se paupérisent, le pouvoir d’achat général, principalement celui des classes moyennes, est en chute libre. Surtout, la confiance, la prévisibilité, ne sont plus au rendez-vous. Nul ne sait de quoi demain sera fait. La peur s’installe. Jeunes sans emploi, seniors guettant avec anxiété l’arrivée de la retraite, rentiers AVS n’arrivant tout simplement pas à tourner.

     

    Dans ces conditions, pour relever notre économie, il ne s’agit plus de se contenter de la bonne vieille politique pépère, au jour le jour. Mais de faire la guerre. Il faut, au plus haut niveau de notre Canton, une énergie indomptable, des ambitions parfaitement claires, exposées au grand public, soutenues par un effort de tous les instants. En termes de gouvernement, cela s’appelle un cabinet de guerre. Il n’est absolument plus pensable, dans la situation où nous allons nous trouver, de continuer avec un improbable septuor, fruit du hasard des urnes, dont les dissensions internes sont connues loin à la ronde. Et en plus, avec un vilain petit canard, mis à l’écart par ses six charmants collègues.

     

    Surtout, Genève ne peut pas se permettre d’affronter la tempête avec, à sa tête, un gouvernement constitué de sept Départements parfaitement cloisonnés, dirigés comme des silos par sept chefs, sans souci de l’ensemble. Un Conseiller d’Etat n’est pas seulement le patron d’une administration. Il est, avant tout, membre d’un collège indivisible, dont il doit être solidaire. Face à la crise, l’idéal serait que les sept s’occupent d’économie ! Chacun d’entre eux ayant des objectifs précis, mesurables, à atteindre. Au final, le collège entier gagnerait – ou perdrait – son pari de redressement. Dans le premier cas, tant mieux. Dans le second, il devrait, comme partout ailleurs dans le monde, en tirer les conséquences. Et laisser sa chance à une autre équipe.

     

    Nous ne sommes pas encore, certes, en 1929. Ni dans les Raisins de la colère, de Steinbeck. Ni dans l’Allemagne des années vingt, avec les brouettes de billets de banque, ne valant plus rien, pour payer son épicier. Nous n’en sommes pas là, mais la crise est sérieuse. La prospérité de notre pays est beaucoup plus récente qu’on ne le croit. J’entends encore mon père me raconter le Valais des années vingt, et trente. Nous devons tous nous battre. Nous avons besoin d’un gouvernement clair et fort, unitaire dans sa doctrine. Genève a besoin d’un cabinet de guerre.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

     

     

     

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  • La vie privée de l'Ange

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    Sur le vif - Mercredi 14.10.20 - 06.44h
     
     
    Lorsque poindra l'Apocalypse, tous océans en furie, tous cieux incendiés, toutes terres éviscérées, et l'Ange surgissant, les sociétards continueront-ils de déposer des motions sur son sexe ?
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     

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  • Sociétards totalement décalés !

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    Sur le vif - Mardi 13.10.20 - 16.00h
     
     
    Les députés qui inondent le Parlement de sujets "de société", liés notamment au sexe, au genre, ou encore au mode vestimentaire, alors que Genève est devant la pire crise économique depuis la guerre, portent une lourde responsabilité face à l'Histoire.
     
    Leur décalage total, par rapport aux VRAIES SOUFFRANCES de la population, ruine non seulement leur crédit à eux, mais aussi celui du législatif dans son ensemble, comme institution de la République. Plus globalement encore, celui des élus, face au peuple.
     
    S'il faut un cabinet de guerre pour redresser l'économie du Canton (je plaide dans ce sens dans GHI, à paraître demain), on espère aussi un Parlement de guerre, responsable et sélectif dans la hiérarchie de ses priorités.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Les oiseaux plumés du refrain

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    Sur le vif - Mardi 13.10.20 - 13.33h
     
     
    Liés au genre, au sexe, aux habitudes domestiques, les sujets dits "de société" envahissent nos médias.
     
    Ils envahissent nos médias. Mais c'est tout. Ou presque. Ils occupent la bulle. Le microcosme. Le petit monde de journalistes portés sur ces thèmes-là. Les chercheurs - et chercheuses - en sciences sociales, dont on attend avec impatience qu'ils nous trouvent un jour quelque chose. Les esprits de peu de résistance intellectuelle et spirituelle, portés sur les effets de mode, le bavardage social, le babil sur tout ce qui est nouveau.
     
    Et puis ?
     
    Et puis, l'armada des suiveurs. Ceux qui jamais ne sont en amont, toujours vers l'aval. Ils imitent, reprennent les mots, les postures, les tonalités. Ils recrachent l'innommable jargon des sciences sociales : il faut "déconstruire les stéréotypes", aiment-ils à répéter, oiseaux plumés du refrain.
     
    Les "sujets de société" végètent leur vie dans le trouble de ces eaux-là. Mais guère au-delà, voire pas du tout.
     
    Dès que vous fréquentez un autre univers que celui des bobos urbains, vous constatez que la dimension sociétâââle de l'existence ne les concerne que d'assez loin. Ils pensent d'abord à survivre. Se nourrir. Se loger. Éduquer leurs enfants. Demeurer dignes dans leurs boulots. Ne pas tout donner à l'Etat, ni aux caisses maladie, avant même d'avoir dépensé pour l'essentiel de leur dignité.
     
    Vous constaterez aussi que la préoccupation spirituelle - mettez sous ce mot l'adhésion que vous voulez - habite souvent beaucoup plus l'homme ou la femme de la rue que le rationaliste sociétâââl, tout heureux d'avoir appris le mot "laïcité" et nous le servir à toutes les sauces, ne le prétend. Je ne parle pas ici de foi, ni d'une quelconque religion en particulier. Je dis que la nostalgie d'une transcendance, ou d'une verticalité qui nous ancrerait dans un ordre où l'esprit serait roi, est plus répandue que ce qu'on imagine. Et souvent chez les gens qu'on appelle les plus simples.
     
    Seulement voilà. La mode est au sociétâââl. Si, en vous levant le matin, vous n'avez pas "déconstruit le stéréotype" de vos rêves de la nuit, alors vous n'oserez picorer les primes petites graines de la journée naissante.
     
    La mode, oui. Mais seulement la mode. Soit peu de gens, juste ceux du microcosme. Médias. Chercheurs - et chercheuses - en sciences sociales. Oiseaux plumés de l'éternel refrain. Faune du microcosme, dans l'extase de la bulle.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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