Liberté - Page 5

  • Jouir de la domination

    Imprimer

     
    Sur le vif - Mardi 13.10.20 - 08.02h
     
     
    Ce qui m'intéresse, ça n'est pas l'épidémiologie, mais la politique.
     
    Je n'ai, pour ma part, depuis les premiers jours de la crise, jamais parlé épidémiologie, pour la simple raison que je n'y connais rien.
     
    Ces histoires de "nombre de cas", ces chiffres quotidiens qu'on nous balance depuis huit mois, ne me parlent pas. Je ne suis pas médecin, encore moins épidémiologiste.
     
    En revanche, la politique me passionne. Depuis l'enfance, je la connais, je la comprends. Je m'intéresse à son langage, son système de communication. De manipulation, aussi.
     
    Depuis février donc, je ne vous parle jamais médecine, mais politique.
     
    Et là, que voyons-nous ? La chienlit. Qu'entendons-nous ? 26 cacophonies. Que constatons-nous ? Le fédéralisme, vertu cardinale de notre pays, dévoyé par la floraison maligne de petits chefs locaux.
     
    Que découvrons-nous ? L'immanente noirceur du pouvoir. Tout pouvoir, d'où qu'il vienne. Le pouvoir, qui corrompt les âmes.
     
    Le peuple suisse découvre, par exemple, que le monde des blouses blanches est touché, comme les autres, par la noirceur de la domination. Celui qui sait. Celui qui détient l'expertise. Celui qui porte la vérité. Celui qui use de sa compétence comme levier de pouvoir sur les humains.
     
    Les politiques ne sont pas en reste. La cacophonie discrédite la parole de l'autorité. Elle ruine le crédit des élus, des corps intermédiaires. Elle pulvérise la confiance. Elle attaque en cela l'essence même du Pacte républicain.
     
    Nous en sommes là. L'Histoire de cette crise n'est pas celle, particulièrement rasoir, des communiqués quotidiens sur les "nombres de cas".
     
    Non. Elle est celle de la désagrégation d'une confiance. Parce que de nombreuses personnes, blouses blanches ou costumes noirs, ont abusé, par jouissance de la domination, de leur petite parcelle de pouvoir.
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 4 commentaires
  • Les réseaux ? Mais ils vivront !

    Imprimer

     
    Publié sur mon site FB - Lundi 12.10.20 - 16.02h
     
     
    Le Temps peut nous la fredonner, la chansonnette, tant qu'il veut. Mais les réseaux sociaux sont aujourd'hui, ne lui déplaise, le lieu de partage des connaissances , en Suisse et dans le monde. Le lieu le plus vivant, le plus réactif, le plus interactif.
     
    Vous savez la passion qui m'anime pour ce mode de communication. J'y suis depuis des années, tout en pratiquant en parallèle d'autres formes d'expression : presse écrite traditionnelle, blog, télévision. Et tout en demeurant, jusqu'au fond de mon âme, un homme de radio.
     
    Je fais tout cela, oui. Et parmi mes vecteurs, il y a ce réseau social, sur lequel vous êtes (petit coquin !) en train de me lire, ici et maintenant.
     
    Continuons ! Ne racontons pas nos vies privées ! Encore moins celle des autres. Respectons les humains, la part en eux d'intouchable, je crois en cela, cette pudeur dans l'approche de tout autre. Je déteste moi-même qu'on la transgresse à mon égard.
     
    Respectons les humains. Mais soyons féroces, courageux, intraitables, dans la défense de nos idées. Soyons des fauves, assoiffés de connaissance ! Soyons des combattants. N'ayons pas peur. Ce qu'il adviendra du Temps, je l'ignore. Mais les réseaux sociaux, eux, vivront.
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 5 commentaires
  • Eh bien, dérangeons !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Lundi 12.10.20 - 07.35h
     
     
    À Genève, les ukases sanitaires tombent, comme fruits d'automne. Les décisions sont prises en roue libre. Un seul homme, régnant à la fois sur la Police et sur la Santé, mais aussi sur la survie du Commerce, fait la pluie et le beau temps. Il ne supporte pas la moindre critique, alors qu'il est au service du peuple. Au service des citoyennes et citoyens de ce Canton.
     
    Le Grand Conseil, comme ce printemps, est aux fraises. Il n'exerce pas son contrôle politique, laissant l'exécutif à son arbitraire princier. Alors que la situation économique de Genève est dramatique, notre Parlement doit perdre du temps avec des questions sociétâââles, portées par le vent des modes, n'ayant strictement rien à faire dans le cahier des charges d'un législatif. Alors qu'autour de ce cocon, dans la vraie vie, l'économie s'effondre. Des familles sont jetées dans la précarité.
     
    Le pouvoir politique a ses petits collabos. De beaux esprits, riches en salivation, prêts à lui lustrer les pompes, en discréditant toute critique, tout émetteur du moindre doute sur l'opportunité des décisions sanitaires. On met en doute, comme dans les très riches heures de M. Brejnev, la santé mentale de ces gens. On leur colle le mot-valise de "complotistes", équivalent de celui "d'hérétiques" lors de l'Inquisition. On leur dresse des bûchers. On convoque les meutes.
     
    Le Conseil d'Etat genevois est totalement déséquilibré. Un homme accapare tout : la Santé, la Sécurité. D'un geste, d'un mot, il ferme des bistrots, interdit a des acteurs économiques d'exercer simplement leur métier, dissout le monde de la nuit. Sans le moindre contrôle parlementaire, il décrète, régente, régule. Sur la scène du pouvoir, il est seul. Autour de lui, des ombres diaphanes promènent leur impuissance impersonnelle.
     
    La crise est sanitaire, nous dit-on. Sans aucun doute. Mais ce virus aura été le puissant révélateur d'un autre mal : la propension de l'exécutif à s'accaparer tous les pouvoirs. Celle d'un ministre à régner en maître absolu. Celle du Parlement à se dessaisir de sa mission de contrôle.
     
    Celle d'étiqueter comme ennemis du bien commun, ou esprits dérangés, des citoyennes ou citoyens se permettant d'émettre, sur la gestion de la crise, une autre tonalité vocale que les tessitures rugissantes du pouvoir.
     
    Ce que je dis ici dérange ? Eh bien, dérangeons !
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 6 commentaires
  • M. Poggia, contrôlez vos troupes !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Dimanche 11.10.20 - 12.34h
     
     
    Hallucinante communication de la médecin cantonale à l'ensemble des membres du Grand Conseil !
     
    Message contradictoire, incohérent, autour d'une "auto-surveillance" dans laquelle l'ensemble des députés devraient se placer ! Ils auraient dû être sous ce régime toute la semaine dernière, alors qu'ils n'ont cessé de mener leur vie, et siéger en commissions. Et pour cause : ils n'étaient pas informés ! C'est mon confrère Raphaël Leroy, RSR, qui sort cette info.
     
    On pensait la nouvelle médecin cantonale moins ébouriffante que son ineffable prédécesseur. On doit désormais déchanter.
     
    Les directives sanitaires, à Genève, vont dans tous les sens. Ni cohérence, ni unité de doctrine. Des pulsions de domination administrative, au gré du hasard. En roue libre. Sans contrôle politique.
     
    M. Poggia, vous dirigez à la fois la Santé et la Sécurité. Commencez par mettre de l'ordre dans vos troupes, avant de venir fouiner dans nos domiciles !
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 16 commentaires
  • Le social ! Pas le sociétâââl !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Dimanche 11.10.20 - 10.57h
     
     
    L'hôtellerie genevoise n'est déjà plus que l'ombre de ce qu'elle fut. Dans ce secteur, comme dans la restauration, le commerce de détail, et tant d'autres, des milliers d'emplois vont disparaître à Genève ces prochains mois.
     
    Des familles entières vont se retrouver sur le carreau. Par effet induit, les fournisseurs des commerçants en faillite, et les familles des fournisseurs, vont se se retrouver paupérisées, comme jamais depuis la guerre.
     
    Une seule priorité à Genève : sauver l'économie ! Tout le reste vient derrière. Il appartient aux autorités, aux politiques, à nous citoyennes et citoyens, mais aussi à tous ceux qui, par leur diffusion, portent une parole publique, de s'engager pour le salut du canton.
     
    S'engager, c'est pratiquer une hiérarchie des sujets qui soit responsable, concernante, en phase avec la souffrance des gens. Et non lunaire.
     
    Laissons aux bobos les questions sociétâââles. Et nous, hommes et femmes responsables, empoignons avec ardeur les vraies urgences. Qui sont sociales. Oui, simplement sociales.
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 25 commentaires
  • Mais nous y sommes très heureux !

    Imprimer

     
    Publié sur mon site FB - Samedi 10.10.20 - 09.12h
     
     
    "Comment sortir de l'emprise des réseaux sociaux ?", demande à l'instant, du haut de sa chaire, la RSR.
     
    Notre réponse : nous sommes très heureux, ici, sur un réseau social. Depuis des années, nous en avons fait, tous ensemble, un outil efficace et rapide de lien entre les humains, de communication de nos intérêts profonds.
     
    Analyses, commentaires, humeurs, réactions à chaud, confrontations d'idées, informations originales. Émergence de belles plumes, insoupçonnées, chez des gens dont nous n'avions jamais entendu parler. Tout à coup, le peuple s'exprime. L'inconnu au bataillon.
     
    Non seulement, nous n'avons aucune envie de "nous sortir" de ce réseau social, sur lequel nous sommes ici, mais nous voulons y ancrer plus que jamais notre présence. Nous aimons passionnément l'Histoire, les livres, les langues, nous voulons creuser les connaissances, échanger ce que nous savons, nous laisser surprendre par des gens que nous ne connaissons pas. Nous sommes des chercheurs d'âmes.
     
    Ici, pas de porte-parole. Pas de voix autorisée. Pas d'officiel. Chacun a sa chance. Chacun s'exprime. Chacun est libre.
     
    Nous aimons la connaissance. Nous voulons partager nos passions intellectuelles, littéraires, musicales. Nous détestons le pouvoir. Tout pouvoir, d'où qu'il vienne. Nous sommes des hommes et des femmes libres, heureux d'être sur ce réseau.
     
    En revanche, si par hasard quelqu'un connaît un moyen de se sortir de la SSR, de ses obligations d'adhésion, de son arrogance monopolistique, de ses directives ecclésiales, de ses positions de missionnaires, nous lui serons très reconnaissants de bien vouloir nous l'indiquer.
     
    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 4 commentaires
  • Le patron c'est le peuple, M. Poggia !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Vendredi 09.10.20 - 22.28h
     
     
    Ce Conseil d'Etat est à bout de souffle ! Il camoufle son impuissance totale contre la crise économique, son incompétence, en petites décisions de flicaillons, jusque dans nos domiciles privés ! Nous n'irons pas jusqu'au printemps 2023 ! M. Poggia doit être remis à sa place par la fureur souveraine des citoyennes et citoyens de ce Canton. Le patron, c'est le peuple, pas lui !
     
     
    En prétendant franchir le seuil de nos sphères privées, ce ministre casse le Pacte républicain. Et rompt la confiance que nous avions placée en lui.
     
     
    Nous sommes en Suisse, pas dans une saloperie de dictature ! Le personnage principal, en Suisse, c'est le citoyen, pas le petit Fouché de service. Nous ne déclarerons pas nos réunions privées. L’État n'entrera pas dans nos appartements ! Nous sommes des citoyennes et citoyens libres, adultes, vaccinés. La police sanitaire ne viendra pas fourrer son nez chez nous. Ai-je été assez clair ?
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 34 commentaires
  • Ensemble, on réussit. Ensemble, on tombe.

    Imprimer

     
    Sur le vif - Vendredi 09.10.20 - 06.40h
     
     
    Un gouvernement n'est pas là pour gérer, peinard, les affaires courantes. Mais pour s'engager sur un objectif à atteindre. S'il y parvient, c'est bien. Sinon, il faut donner sa chance à une autre équipe.
     
    Regardez Pierre Mendès France, le seul véritable homme d'Etat de la Quatrième République. Investi par la Chambre le 18 juin 1954, il se donne un mois, devant les députés, pour trouver une solution à la question indochinoise. Sinon, dit-il, je pars. Il prend ses fonctions, travaille d'arrache-pied. Un mois plus tard, il signe les Accords de Genève. Et met fin à la Guerre d'Indochine.
     
    Voilà un homme qui a pris un risque, inouï. Donné sa parole. Tenu parole. L'essence d'or du pacte républicain : le mérite, la vertu (virtus), la confiance.
     
    Ce petit homme à la grande âme, qui avait été ministre des Finances de Charles de Gaulle à la Libération, ne restera aux affaires que jusqu'au 7 février 1955. Puis, plus rien. Plus jamais au pouvoir, jusqu'à sa mort, en 1982.
     
    Un gouvernement, de gauche comme de droite, ça doit être un pari sur une action. Si on échoue, on part. On ne reste pas là, éternellement, à gérer en silos des Départements, chacun dans son coin, sans s'occuper de ceux des autres.
     
    Un gouvernement, ça doit être un angle d'attaque, une prise de risque, par un collège indivisible. Ensemble, on réussit. Ensemble, on tombe.
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 2 commentaires
  • Un peu de décence, Mmes Kitsos et Emery-Torracinta !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Jeudi 08.10.20 - 15.51h
     
     
    Je connais deux magistrates socialistes, l'une à la Ville, l'autre à l'Etat, qui devraient cesser de constamment se plaindre, pleurnicher parce qu'elles n'auraient "pas assez de moyens" pour leur action politique.
     
    Dans un cas comme dans l'autre, ces tonalités de pleureuses sont particulièrement malvenues. L'économie genevoise s'effondre. Les rentrées fiscales aussi, par voie d'immédiate conséquence. Et il n'est pas question d'augmenter d'un seul centime les impôts des classes moyennes, il faut au contraire les baisser, d'urgence.
     
    Dans ces conditions, nos collectivités publiques, au Canton comme à la Ville, vont devoir apprendre à travailler avec moins de ressources. N'importe quelle entreprise privée, confrontée à une baisse de recettes, s'adapte immédiatement : réduction des charges, réduction de la voilure. C'est aussi simple que cela.
     
    Simple, sauf pour Mesdames Emery-Torracinta et Kitsos. A les entendre l'une comme l'autre, une non-augmentation (je ne parle même pas d'une baisse !) de leurs ressources allouées serait un drame, une calamité, une forfaiture.
     
    Eh bien non, Mesdames. Vos Départements respectifs, le DIP au niveau cantonal, et le Social en Ville, ont largement assez d'argent. C'est à vous, à l'interne, d'adapter vos moyens humains et matériels au financement qu'on vous donne. Cet argent, que vous recevez, est celui du peuple ! Le peuple du Canton. Le peuple de la Ville. Cessez, Mesdames, d'en demander toujours plus. Pensez à la situation dramatique de l'économie privée à Genève. C'est là que l'effort majeur s'impose, et non dans les appareils, celui de l'Etat ou celui de la Ville.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • Radicaux et socialistes, partis d'Etat

    Imprimer

     
    Sur le vif - Jeudi 08.10.20 - 10.35h
     
     
    Dans l'Histoire de la Suisse moderne, deux partis m'impressionnent depuis toujours, dans leur dimension d'Etat : les radicaux et, dans une mesure un peu moindre mais bien réelle, les socialistes.
     
    Je partage à bien des égards la vision politique des premiers, et beaucoup moins celle des seconds, comme on sait. Mais peu importe ! Les radicaux et les socialistes, je les comprends. Je parle leur langage. J'ai lu les mêmes livres. Je sillonne comme eux le champ de leurs références.
     
    Et ce champ, c'est celui de l'Etat. Les radicaux ont fait la Suisse moderne. Sept conseillers fédéraux sur sept, entre 1848 et 1891 ! L'industrie, c'est eux. La puissance économique, c'est eux. Le Gotthard, c'est eux. Le tissu ferroviaire, c'est eux. La chimie à Bâle, la machine-outil dans le Triangle d'or, c'est eux. Les institutions encore en vigueur aujourd'hui, c'est eux. Ils ont fait l'économie, et ils ont fait l'Etat.
     
    Tant qu'ils demeureront sur cette ligne, je pourrai faire un bout de chemin avec eux. Tant qu'ils agissent au grand jour, mettent les cartes sur la table. Les radicaux fraternels et lumineux, persuadés d'avoir tout compris, tout seuls, aux inquiétudes spirituelles de leurs contemporains, en les considérant comme caduques, archaïques, au nom d'une Raison triomphante, je les combats. En certaines terres que je connais bien, quelque part entre Furka et Camargue, ces radicaux, organisés en Ordres monastiques de la laïcité, m'exaspèrent. Sauf ceux qui assument, annoncent la couleur, au grand jour. Avec ces derniers, aucun problème.
     
    Les socialistes, je ne partage pas leurs visions. Mais c'est un parti d'Etat, c'est certain. Ils ont pour l'Etat un dessein, une ambition. Tentaculaire, peut-être, et c'est là le problème. Mais enfin, leur langage est un discours d'Etat, leur horizon est d'Etat, leur univers est d'Etat. Leur langue, je la comprends. Je ne comprends pas celle des Verts.
     
    Et puis, radicaux et socialistes ont donné à la Suisse les hommes que j'admire le plus : Hanspeter Tschudi, Jean-Pascal Delamuraz, André Chavanne, et quelques autres. J'ai connu ces trois hommes, personnellement : grande interview radio de Tschudi, chez lui à Bâle, pour ses 80 ans, en 1993. J'ai connu Chavanne. Et j'ai fréquenté de près Jean-Pascal Delamuraz, comme on sait, pendant des années, le suivant notamment sur plusieurs voyages à l'étranger, et couvrant au jour le jour, micro en main, la bataille épique du 6 décembre 1992.
     
    On connaît un peu mon trajet intellectuel et politique, on sait que mes idées souverainistes m'éloignent aujourd'hui de ces deux partis. Mais je garde avec eux, en commun, la passion de l'Etat. Surtout pas un Etat qui s'occupe de tout ! Mais un Etat fort, là où il doit l'être : la défense nationale, les grandes infrastructures, la santé, la formation. C'est autour de nos appétits d'Etat que nous, les citoyennes et citoyens de ce pays, devons, au-delà de nos différences, nous rassembler. Car le projet purement privé, la réussite seulement individuelle, à la Berlusconi, n'est d'aucun secours au salut d'un pays. Tout au plus creuse-t-il des inégalités, là où il faut les combler.
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • Conseil d'Etat : la Ligne Maginot

    Imprimer

     
    Sur le vif - Mercredi 07.10.20 - 18.50h
     
     
    Le ronron pépère du Conseil d'Etat, en silos, alors qu'un cabinet de guerre anti-crise économique s'impose, me fait penser aux généraux français de la Ligne Maginot, entre le 2 septembre 1939 et le 10 mai 1940 (l'attaque à l'Ouest).
     
    Savez-vous par exemple que le Général Gamelin, généralissime en retard d'une guerre, utilisait encore le bon vieux téléphone de campagne, le même que celui des tranchées de 14-18, alors que les Divisions Panzers allemandes, mobiles et autonomes, communiquaient entre elles, en mouvement, par radio ?
     
    Lire absolument un livre dont je parle souvent, l'un de mes ouvrages de chevet depuis 40 ans : "L’Étrange Défaite", de Marc Bloch, qui nous raconte de façon saisissante l'aspect intellectuel et moral de la déroute française de mai-juin 40. Alors que la Mobilisation générale de 1939 s'était très bien passée, parfaitement coordonnée. Alors que le matériel français (contrairement à la légende instillée après la défaite par Vichy, pour charger Blum et le Front populaire de 36) était aussi moderne que celui des Allemands. Alors, surtout, que les soldats français se sont, là aussi contrairement à la légende noire de Vichy, courageusement battus.
     
    Quand je vois ce Conseil d'Etat inerte et disparate, je songe aux braves généraux français de la Ligne Maginot, pendant la Drôle de Guerre, entre le 2 septembre 39 et le 10 mai 40. Ils sont tétanisés. Ils n'osent pas le mouvement. Ils n'osent rien. Ils s'enterrent, en attendant que l'Histoire, quelque part au-dessus de leurs têtes, fasse son oeuvre.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 2 commentaires
  • L'économie, voilà l'urgence no 1 !

    Imprimer

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 07.10.20

     

    D’ordinaire, on se plaint de la vue trop courte des politiques. On leur reproche de ne pas voir à long terme, ne se soucier que de l’immédiat, n’avoir aucun projet d’ensemble, ne songer qu’à leur réélection. On brandit des contre-figures : de Gaulle, Mendès France, Willy Brandt, Bismarck. Fort bien. Mais le problème, c’est que juste maintenant, début octobre 2020, c’est exactement le contraire qui se produit ! La mode absolue, celle qui régente les consciences, obnubile le candidat comme l’élu, c’est le climat. Presque tous les partis ont piraté les priorités des Verts, s’imaginant qu’en surfant sur la vague, ils récolteraient des voix. Presque tous nous entonnent la chansonnette du climat. Presque tous ont repris, tels des perroquets, la petite musique des Verts, et jusqu’à leur ineffable terminologie : transfert modal, mobilité douce, transition énergétique, etc. S’il est une bataille que les Verts ont provisoirement gagnée, c’est bien celle du langage. Les plus redoutables ministres de la propagande le savent : dicter le choix des mots est une étape capitale dans la conquête des âmes.

     

    Tout cela est bien joli. Bien gentil. Aimablement pétri de nobles intentions. Mais enfin, vous regardez, de temps en temps, autour de vous ? Vous les avez vues, les queues, pour obtenir un cabas de nourriture d’une vingtaine de francs ? Vous les voyez, les entreprises qui suppriment des postes, licencient ? Les visages de certains, dans la rue, dans les trams ? Vous les lisez, au moins un peu, les pages économiques des journaux : indicateurs au rouge, perte générale de confiance, navigation à vue, règne de l’imprévisible, colère contre les ukases sanitaires les plus contradictoires, rage contre l’arbitraire, plongée du pouvoir d’achat des classes moyennes ? Désolé de refroidir ici les ardeurs climatiques tellement à la mode, désolé de décevoir tous ces ardents regards portés vers le très long terme, l’horizon théologique, l’Apocalypse. Désolé, oui, mais j’appelle de toute urgence la classe politique à recentrer ses préoccupations sur le hic et le nunc des Latins, les cris de douleur d’ici et de maintenant. Que la société suisse s’occupe en priorité des siens, les Suisses. Que la société genevoise s’occupe des résidents genevois. Priorité aux nôtres ! Nous devons sauver notre économie, nos PME, nos petits patrons et leurs employés. Nous devons sauver l’emploi. Tout cela, non pour l’horizon 2050, mais pour ici et maintenant ! Noël, c’est dans deux mois et demi !

     

    Petit entrepreneur, accroché à mon boulot, qui est certes passionnant, je rencontre tous les jours des petits patrons. Je reçois sans cesse leurs représentants dans mes émissions. Leurs inquiétudes, croyez-moi, sont gigantesques. Lorsque le régime du chômage technique aura passé, que va-t-il se passer à Genève ? Qui va survivre ? Voilà, en absolue priorité, les questions que doivent se poser nos politiques. Et ils doivent trouver d’urgentes réponses ! Quitte à mettre au frigo la si brûlante chansonnette du réchauffement.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

     

    Lien permanent Catégories : Commentaires GHI 0 commentaire
  • Les sujets "de société" ? Pas chez moi !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Mercredi 07.10.20 - 09.57h
     
     
    La décadence d'un journal commence lorsque les sujets dits "de société" (obsession depuis Mai 68) l'emportent sur l'analyse politique, la culture, la perspective historique, la critique du pouvoir : tous les pouvoirs, quels qu'ils soient.
     
    La décadence d'un journal, ou d'un média, c'est préférer nous parler, à n'en plus finir, d'une histoire de t-shirt, dans une école, sous prétexte que cette histoire serait révélatrice d'un "phénomène de société", alors que l'économie, autour de soi, est en train de s'effondrer. On voudrait se placer du côté du pouvoir, brandir "l'affaire du t-shirt" comme un paravent, pour distraire la foule, la détourner les enjeux économiques et sociaux de fond, ceux qui sont structurellement lourds, on ne s'y prendrait pas autrement.
     
    La mode "société", depuis Mai 68, n'est ni neutre, ni le fruit du hasard. Sous prétexte d'ouvrir des horizons nouveaux, transversaux, sous prétexte de réinventer l'humain sur les questions liées au genre, au sexe, elle détourne son regard de l'Histoire en marche. Elle méprise les plus faibles, les plus précaires, en faveur de qui une constante réflexion économique et sociale est fondamentale. Elle méprise l'institutionnel. Elle méprise la démocratie elle-même, avec toutes les voies d'expression du démos : travail législatif, démocratie directe. Elle méprise les vrais contre-pouvoirs culturels, ceux qui prennent des risques. Le risque, par exemple, de se faire laminer par les meutes, sur les réseaux sociaux.
     
    La mode "société" n'a strictement rien entrepris, depuis trente ans, contre les ravages du système ultra-libéral, destructeur d'Etat et de lien social. Au contraire, elle a profité des années de vaches grasses pour nous fourguer des milliers de sujets futiles, sur papier glacé, dans des magazines aux mains de richissimes financiers ne songeant qu'à capter le marché publicitaire. Pendant ces trente ans, les sociétards ont profité du système. Ils n'ont jamais exposé la moindre critique du modèle ultra-libéral.
     
    Je lutte, pour ma part, pour exposer au public des sujets d'intérêt général, soit la politique dans le sens le plus noble, les affaires de la "Polis", la Cité, au sens où entend Aristote dans son traité si fondamental sur ce thème. Je lutte pour un univers où chaque citoyenne, chaque citoyen, prenne position sur les sujets qui concernent le destin commun. Et qu'on s'engueule, ça fait du bien, ça fait partie du jeu, de la catharsis (pour reprendre un autre mot d'Aristote, La Poétique, Livre 6, définition de la tragédie).
     
    Dans ce sens, qui a toujours été le mien, je m'exprime sur la politique. Sur l'Histoire. Sur la culture. Sur la littérature. Sur la musique. Les sujets "de société", notamment ceux liés aux questions de genre, ne m'intéressent pas.
     
    Je ne dis pas qu'ils ne sont pas intéressants. Je dis qu'ils ne m'intéressent pas. Vous les trouverez ailleurs, à profusion. Mais pas chez moi.
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 1 commentaire
  • Grève : l'indécence !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Mercredi 07.10.20 - 01.36h
     
     
    L'idée même que la fonction publique pourrait faire grève, alors que le privé traverse une crise sans précédent depuis la guerre, est aussi indécente que surréaliste.
     
    Le privé souffre, et ça n'est qu'un début. Le privé a dû vivre le régime du chômage technique (80% du salaire), qui arrive bientôt à échéance : que va-t-il se passer après ? On tremble à l'entrevoir.
     
    Le privé doit licencier. Des secteurs entiers, hôtellerie, restauration, petit commerce, sont dévastés. Les indépendants risquent tout, ils n'ont strictement aucune garantie, ils paient à 100% eux-mêmes leurs assurances sociales, ils crèvent de trouille de tomber malades.
     
    Le privé finance avec ses impôts les salaires et les retraites des fonctionnaires.
     
    Et la fonction publique qui menace de faire grève ! Nous avons besoin d'un Conseil d'Etat courageux, notamment la ministre en charge du dossier, qui sache répondre à ce syndicat irresponsable comme il convient.
     
    Attention, Mesdames et Messieurs les élus, la colère des classes moyennes monte à Genève ! La colère du privé. La colère des indépendants. La colère de ceux qu'on pompe, comme des sangsues, à coup d'impôts, de taxes. La colère de ceux qui bossent, à qui on prend tout, et qui n'en peuvent plus.
     
    Je l'ai dit, je le répète : le Conseil d'Etat doit se transformer en Comité de Salut public, pour sauver l'économie. Avec les sept qui s'en occupent ! Un cabinet de guerre. Pas des timorés qui, ne pensant qu'à la réélection, ménagent leur image auprès de leurs fonctionnaires.
     
    L'heure du courage a sonné.
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 6 commentaires
  • Raphaël Leroy : un homme, face au micro

    Imprimer

     
    Sur le vif - Mardi 06.10.20 - 11.49h
     
     
    Raphaël Leroy : une voix d'homme, une diction claire, des syllabes pesées pour toucher le plus grand nombre. Des choix éditoriaux consacrés à la politique, à l'espace public, sans se croire obligé de sombrer dans la mode du sociétâââl.
     
    Le courage, comme ce matin, d'inviter la droite suisse à se réinventer. Dans un esprit "humaniste et libéral", dit-il : je partage au moins le premier de ces mots. Mais enfin, en voilà au moins un qui parle de la droite, avec intelligence, recul, sens critique. On sent qu'il a dû lire un ou deux livres d'Histoire.
     
    Dans le phrasé radiophonique de Raphaël Leroy, bien que sa voix soit un peu moins grave que la mienne, dans son souci de convaincre, dans la clarté de ses choix éditoriaux, il me semble retrouver la passion du micro qui était la mienne, dans mes années à Berne comme correspondant parlementaire, il y a trente ans, au début de ma longue carrière radiophonique.
     
    La radio est le plus abouti des médias. Elle privilégie le verbe. Le rythme. Les silences. Elle met la forme - l'oralité - au service du sens. Ces vertus cardinales, Raphaël Leroy les a comprises. Je lui souhaite de longues et belles années d'apprentissage continu face à ce prodigieux révélateur des âmes : le micro.
     
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • Apprentissage : un esprit commando s'impose !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Mardi 06.10.20 - 10.32h
     
     
    Pourquoi, mais pourquoi diable, ne transfère-t-on pas au moins le domaine de l'apprentissage, qui est en grande souffrance, chez Pierre Maudet ?
     
    Je l'ai dit, je le répète : le Conseil d'Etat doit redistribuer les cartes au sein de ses sept membres. Certains, comme Mauro Poggia, sont surdotés. Certains, comme Anne Emery-Torracinta, règnent sur des armées byzantines où archanges et séraphins se disputent sur leur propre sexe. Pendant ce temps, un homme de 42 ans, en pleine possession de ses facultés physiques et intellectuelles, glande dans une incertaine "promotion économique", où chacun sait très bien qu'il n'y a hélas plus grand chose à promouvoir.
     
    Je l'ai dit, je le répète : un plan de guerre doit être établi, pour redresser l'économie genevoise. Il doit être celui de l'ensemble du Conseil d'Etat, et chacun des sept doit avoir une mission économique claire à endosser. Les autres domaines d'activité, tout en étant bien sûr traités, car l'Etat doit accomplir sa tâche, doivent être placés au second plan, dans l'ordre des urgences.
     
    L'apprentissage, à Genève, est le parent pauvre de notre système de formation. Il souffre immensément de la crise sanitaire. Lui aussi a besoin d'un plan d'urgence. Ce plan ne passe pas par les directives d'appareil et de Politburo du DIP, ni par les fantasmes keynésiens de la gauche (qui veut nous endetter pour mille ans avec des projets d'investissements géants de l'Etat), mais par une petite équipe de choc, mobile, hyper-motivée, ciblée, opérationnelle, poursuivant des objectifs précis, travaillant dans un esprit de commando, et non dans la tiédeur qui sied aux apparatchiks.
     
    Pour cela, il faut un enthousiasme de tous les acteurs. Patrons, petits entrepreneurs, mini-entrepreneurs, Chambre de Commerce. Et, côté Etat, non pas un mammouth endormi, mais l'énergie de quelques hommes et quelques femmes choisis pour leur caractère, leur rage d'en découdre, leur enthousiasme.
     
    L'apprentissage, c'est l'avenir de nos jeunes. La mise en avant de nos métiers, du travail bien fait, de cette fameuse finition suisse, si appréciée dans le monde.
     
    L'apprentissage mérite notre enthousiasme. Et non l'indifférence de notre sommeil.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 4 commentaires
  • Rage. Et colère

    Imprimer

     
    Sur le vif - Lundi 05.10.20 - 20.40h
     
     
    Conquête, parmi tant d'autres, de la Révolution française, la liberté du commerce est aujourd'hui allègrement bafouée par des baillis de la rustretie, qui, sous prétexte sanitaire, empêchent de travailler des gens ne demandant qu'à se lever le matin pour aller bosser.
     
    Parce que le travail, c'est leur dignité. Leur horizon pour se sentir en altitude d'hommes et de femmes libres, indépendants, ne devant rien à personne (tant qu'ils ont la santé) pour subvenir à leurs besoins.
     
    Je fais partie de ces hommes-là. Tout comme mon père Paul, ingénieur et entrepreneur, mon grand-père Maurice, instituteur et capitaine à l'armée, mort à l'âge de 33 ans, mon autre grand-père Émile, entrepreneur, mort à 54 ans, en ont fait partie. Ainsi que toutes les femmes de ma famille, qui, là où elles étaient, se sont battues pour ces valeurs-là.
     
    Je n'accepte pas qu'un apparatchik d'Etat, bien peinard derrière son masque, anesthésié de toute fureur de vivre, vienne dire à des entrepreneurs ce qu'ils ont à faire.
     
    Rage. Et colère.
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 5 commentaires
  • Petits patrons, réveillez-vous !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Lundi 05.10.20 - 13.46h
     
     
    Et Paris qui, d'un coup, parce qu'un pète-sec jacobin l'a décrété dans un cabinet, ferme des milliers de bars, dès demain !
     
    Et des dizaines de milliers de petits patrons, de tout petits entrepreneurs, de PME, dont le chiffre d'affaires va plonger. Et qui vont devoir se séparer de milliers de leurs employés. Et leurs fournisseurs qui vont, eux aussi, se paupériser ! Et toute une chaîne économique, des hommes et des femmes, qui vont pointer au chômage, devenir des assistés, alors qu'ils ne demandaient qu'une chose : bosser ! Et les impôts des classes moyennes, pour engraisser tout ce système d'assistance, qui vont encore grimper !
     
    Paris, Genève, peu importe : on ne peut plus, sous prétexte de crise sanitaire, foutre en l'air l'économie d'une nation à coups d'ukases. Ceux qui les prennent, ces décisions, qu'ils redistribuent une partie de leurs salaires d'apparatchiks à ceux qu'ils ont jetés à la rue.
     
    Tyrannie des fonctionnaires. S'en foutent ! Ont le salaire assuré, à la fin du mois. Mépris du privé. Mépris de ceux qui bossent !
     
    Petits patrons, réveillez-vous !
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 3 commentaires
  • Les silos en solo, ça suffit !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Lundi 05.10.20 - 11.48h
     
     
    Le Conseil d'Etat, élu par le peuple et au service du peuple, doit se transformer, pour un certain temps, en Comité de Salut public pour sauver l'économie genevoise.
     
    Chacun des sept magistrats doit avoir sa part de la mission générale. Chacun des sept doit avoir des objectifs précis à atteindre pour redresser l'économie. Quitte à laisser, un certain temps, son Département premier au second plan. Il y a suffisamment d'apparatchiks pour gérer les affaires courantes.
     
    Une politique de sauvetage économique claire, cohérente, lisible, doit être édictée, rendue publique. Elle doit être la politique de l'ensemble du collège, perçu comme un tout, comme une unité combattante, mobile, enthousiaste, centrée sur un objectif à atteindre, et non juste gérer peinard son Département, chacun pour soi, en attendant la quille, en solo. Et en silo.
     
    Faute de cette transformation de notre gouvernement en commando opérationnel, avec toute l'énergie, la rage de survie, que ces deux mots contiennent, la législature 2018-2023, alanguie comme une montre molle de Dali, est promise à figurer dans les livres futurs comme celle du renoncement, de la passivité, de l'abandon.
     
    Je signe ces lignes comme citoyen (le seul titre dont je me revendique). Mais aussi comme petit entrepreneur, depuis quinze ans. Et comme combattant dans l'âme, viscéralement.
     
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 0 commentaire
  • Gérard Deshusses, un humaniste en politique !

    Imprimer

     
    Sur le vif - Dimanche 04.10.20 - 15.48h
     
     
    Hier, les socialistes genevois ont porté Lydia Schneider Hausser et Romain de Sainte Marie à la co-présidence du parti. A ces deux militants de valeur, je souhaite bon vent.
     
    Mais je tiens aussi à rendre hommage au Président sortant. Je ne partage guère les idées de Gérard Deshusses, pour la simple raison que je ne suis pas socialiste. Mais quel homme ! Quel humanisme, dans la perception de la chose politique ! Quel attachement à la culture, notamment à l'Histoire, la littérature, la musique !
     
    J'espère vivement que ce gentleman tranquille demeurera encore longtemps, d'une manière ou d'une autre, dans la chose publique. Et puis, tout de même : un homme qui passe ses vacances à fouiner dans les friches industrielles de l'ex-DDR ne peut, à mes yeux, être totalement mauvais !
     
    Nous avons, comme passion commune, le pays de Bach, de Haendel et de Luther. Et, peut-être aussi, ce texte si fantastique traduit en allemand moderne par le dernier nommé, autour de l'an 1522.
     
    Ca crée davantage de liens, oh infiniment, que la divergence sur le socialisme ne génère d'éloignement.
     
     
    Pascal Décaillet
     

    Lien permanent Catégories : Sur le vif 2 commentaires