Liberté - Page 7

  • Eradiquer la peste

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    Sur le vif - Mercredi 23.06.21 - 08.43h
     
     
     
    La renaissance du PLR passe par la défense de la langue, de la formation et de la culture. C'est une carte extraordinaire que ce parti est en train de jouer.
     
    Elle lui est profondément identitaire : les radicaux ont fait la Suisse moderne, ses écoles, ses Universités. Les libéraux, au premier plan desquels mon professeur Olivier Reverdin, ont défendu et illustré le livre, l'édition, la tradition philologique, le legs de la Réforme, la Genève des éditeurs et des humanistes.
     
    Là se trouve la vraie richesse de ce parti, de cette double tradition politique. La culture, non comme luxe, mais comme nécessité vitale, comme élan d'existence et de réalisation. C'est un enjeu populaire, universel, et surtout pas élitaire. Il transcende les classes sociales. Il concerne tous les humains. Leur dignité, dans le chemin vers le langage, dont parle Heidegger.
     
    L'avenir du PLR, et peut-être de toute la droite suisse, c'est cette carte-là. Nul citoyenne, nulle citoyen, ne peut accepter que l'on saccage la langue par la peste inclusive, ni que l'on confie les graphies de nos mots à des ignares, incapables d'imaginer que le verbe, réputé depuis l'Evangile de Jean début de toute chose, ait pu avoir l'audace de préexister à leur naissance.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • PLR romand : bravo !

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    Sur le vif - Mardi 22.06.21 - 14.11h
     
     
    De toutes mes mains de Shiva, j'applaudis le PLR romand, qui ose résister au catastrophique projet de réforme de l'orthographe !
     
    Enfin, le monde politique se réveille. Plutôt que de s'engouffrer tête baissée dans les modes du moment. Juste pour être dans le coup.
     
    La citoyenneté, ça passe aussi par la solitude. Le mot NON. Le contre-courant. La résistance aux vents dominants. L'affirmation de valeurs culturelles fortes. Autour de la langue, par exemple. Autour d'une esthétique du verbe, de la syntaxe. Autour d'une certaine idée de la phrase, son rythme, ses syllabes, ses silences.
     
    Autour d'un respect pour les mots. Leur Histoire. Les traces laissées, qui portent sens, ici un circonflexe, là un tréma : comprendre ce qu'ils représentent, plutôt que les abolir, d'un trait ignare, barbare. L'inanité de ceux qui ne voient pas le monde avant leur naissance.
     
    Que ce NON soit le prélude à beaucoup d'autres. Qu'il préface notre grande lutte contre les dogmes qu'on tente de nous imposer, côté climat, côté genre.
     
    Soyons des hommes et des femmes libres. Aimons les textes. La musique. La prosodie. L'infinie précision d'où surgit parfois, si la grâce le veut, la poésie.
     
    Laissons la génuflexion, la prosternation, les éternels échos recommencés, le plagiat des matrices du pouvoir, aux âmes faibles.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • France, indifférence, souffrance

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    Sur le vif - Lundi 21.06.21 - 16.25h
     
     
    Il est particulièrement hallucinant d'avoir entendu des chefs de partis politiques se permettre hier soir, en France, d'engueuler le peuple, à cause de l'abstention. Comme si le corps souverain des citoyennes et citoyens, au pays de Mirabeau, était au service de l'appareil des partis.
     
    La démocratie, c'est le pouvoir au peuple. Le patron, c'est lui. C'est lui qui décide d'aller voter, ou de s'abstenir. S'il vote, c'est lui qui décide pour qui. Si un sortant lui déplaît, il le chasse.
     
    La classe politique, les états-majors, les permanents des partis, et toute cette joyeuse bande d'apparatchiks, n'ont strictement aucune leçon à donner aux citoyennes et citoyens. lls sont à leur service, et non le contraire.
     
    Plutôt que d'engueuler les abstentionnistes, on ferait mieux de s'interroger sur le sens profond de ce que vit la France. Une démocratie représentative à bout de souffle. Des gens qui en ont plus que marre. Une crise sanitaire mal gérée par les pouvoirs publics, alors qu'en Allemagne, en Suisse, on a su parler aux gens. En France, on les a infantilisés. On les a fliqués. On a montré le pire de ce que le régalien français pouvait produire, en termes de coercition, de muselière appliquée aux idées contraires.
     
    L'abstention d'hier, c'est une réponse à ça. La vraie, ce sera dans un an, à la présidentielle. Nul d'entre nous ne peut la prédire. Nul ne peut, non plus, extrapoler la présidentielle de 2022 à partir des régionales 2021. Ce pays ami, que nous admirons, se porte très mal. La fracture entre le haut et le bas est terrible. Les intermédiaires s'effondrent, plus personne ne leur fait confiance, ni aux politiques, ni aux médias. Ce pays va mal. Il est en grande souffrance.
     
    A partir de là, il est assez indifférent de savoir qui va diriger telle ou telle région. Les Français, depuis les lois-cadres de Gaston Defferre sur les régions, il y a quarante ans, n'ont toujours pas exactement compris le périmètre de pouvoir de cet échelon, souvent perçu comme somptuaire et inutile. Les Français, ce week-end, ont signifié à leurs autorités leur absence totale d'intérêt pour une avalanche de candidatures de la démocratie représentative. Alors que la démocratie, la vraie, la directe, celle qui leur permettrait de se prononcer enfin sur des thèmes plutôt que sur des personnes, leur a été sèchement refusée par ce pouvoir-là, celui de M. Macron.
     
    La vraie sanction pourrait bien survenir dans un an.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Merci, Darius !

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    Sur le vif - Samedi 19.06.21 - 18.07h
     
     
    Depuis plusieurs années, j'invite régulièrement l'excellent Darius Azarpey à venir nous apporter ses lumières sur l'Iran. Il connaît le pays, il en est issu, ses contacts sont multiples, il s'y rend régulièrement. Il s'exprime avec clarté. Il dégage les lignes de fond, plutôt que de se perdre dans les détails. Il pourrait être journaliste : le sens de la synthèse.
     
    Je m'intéresse à la politique iranienne, comme à la politique allemande, américaine, russe, israélienne, égyptienne, tunisienne, algérienne, turque, et j'en oublie. Aucune nation de ce monde, à mes yeux, n'est de moindre intérêt par rapport à une autre. Que le pays soit riche ou pauvre, que le régime du moment soit démocratique ou autocrate (il l'est souvent, dans le monde arabo-persique !), rien de cela ne constitue à mes yeux un obstacle à m'intéresser à lui. En profondeur. Dans une perspective longue, historique, avec des causes et des effets, et non des leçons de morale. Cela rejoint ma passion pour les langues, les textes, la musique, la poésie.
     
    Revenons à Darius. Il se trouve que ce garçon aimable et doué, depuis des mois, vient, sur mon invitation, nous parler de M. Ebrahim Raïssi, le chef du pouvoir judiciaire iranien, ultra-conservateur. Il nous en a parlé maintes fois, nous a appris son existence, à nous, l'auditoire de Genève. Il nous annoncé son ascension. Et ça tombe plutôt bien : Ebrahim Raïssi, 60 ans, sera le nouveau Président iranien. Je ne dis pas que c'est un gentil. Je ne dis pas que c'est un méchant. Je regarde les faits, les trajectoires, les causes et les effets. Et je remercie Darius Azarpey de nous avoir, de façon factuelle et renseignée, aidé à mieux comprendre, ces derniers mois, la politique intérieure et les enjeux géostratégiques de son pays d'origine.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Et si l'Etat nous faisait couler des bains chauds ?

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    Sur le vif - Samedi 19.06.21 - 10.24h
     
     
     
    Un "bon pour les médias", offert par l'Etat à chaque citoyen ! Avec l'argent de nos impôts. L'Etat nous prend notre pognon, mais il n'est pas une brute, alors il nous le redistribue, sous la forme d'un "bon/médias". Et, comme l'Etat est ouvert et magnanime, il vous laisse libre d'investir cet argent redistribué dans le média de votre choix.
     
    Il est bien brave, l'Etat, il ne nous abonne pas d'office à une Pravda. Il nous prend notre argent, nous le rend, et nous dit "Investissez-le dans un média, braves gens". Tout au plus, pour nous faciliter la tâche, aura-t-il pris soin de nous dresser la liste des "médias de qualité", dûment agréés, dans lesquels nous serons autorisés à placer notre pécule.
     
    Non, mais je rêve ! Pourquoi pas un bon/livres ? Un bon/cinéma ? Un bon/concerts ? Tant qu'il y est, l'Etat pourrait nous faire couler des bains chauds, bien parfumés, toutes les huit heures ? Entre le bon/coiffeur, le bon/manucure, le bon/massage, le bon/SPA, le bon/Camargue et le bon/bonbons.
     
    Il nous faudrait surtout, à nous les citoyennes et citoyens de ce pays, un bon pour le bon sens. Remettre l'Etat à sa place. Le centrer sur ses tâches régaliennes : la sécurité des personnes et des biens, celle du pays, la santé, la formation de base. Et laisser les médias très loin de tout de ce petit monde étatique.
     
    Moins l'Etat s'occupe de la presse, mieux nous nous porterons. Chacun dans son rôle. L'un, pour s'occuper du pays, au mieux de sa conscience. L'autre, pour informer, critiquer, commenter, débattre, en toute indépendance, vitrioler si ça le chante, à des millions d'années-lumière des pressions et des petites incursions du politique.
     
    C'est aussi simple que cela. La Fontaine avait tout dit. Dans un texte de lumière, où il est question d'un chien et d'un loup.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Tous les 17 juin, je pense à la DDR

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    Sur le vif - Jeudi 17,06.21 - 22.46h
     
     
    Tous les 17 juin, je pense à la DDR. Et aux événements de Berlin, en 1953. Et surtout, au traitement littéraire absolument époustouflant que leur a donné, beaucoup plus tard (1966), Günter Grass, futur Prix Nobel de littérature (1999), l'un des grands auteurs de mes jeunes années.
     
    Le livre de Grass est une pièce de théâtre. Elle s'appelle "Les Plébéiens répètent l'insurrection". "Die Plebejer proben den Aufstand". L'action se déroule au Berliner Ensemble, dont le fondateur, Bertolt Brecht (personnage de la pièce de Grass), met en scène le "Coriolan", de Shakespeare.
     
    Nous sommes le 17 juin 1953. Berlin se révolte. Les comédiens, les gens de théâtre, mettent en cause l'autorité du metteur en scène. Coriolan, c'est Shakespeare. Mais dans la mémoire intime de tout Allemand, Coriolan c'est Beethoven. On ne remet pas en cause Shakespeare. On ne remet pas en cause Brecht. On ne remet pas en cause Beethoven. L'Allemagne est encore en ruines, elle commence à peine à se relever. Il lui reste la culture. On ne remet pas en cause la culture, ultime relique de l'âme allemande. Sauf là, dans la pièce de Günter Grass.
     
    "Les Plébéiens répètent l'insurrection", que je connais depuis une quarantaine d'années, n'est pas une pièce contre le communisme. Ni contre la Stasi. Ni contre l'essence même de la DDR, sa légitimité, tout aussi fondée que celle de l'Allemagne de l'Ouest.
     
    Non. C'est une pièce sur le pouvoir. Tous les pouvoirs, d'où qu'ils viennent. Celui, vulgaire, de l'oppression sociale et politique. Celui, infiniment plus subtil, du talent. Et même, celui du génie.
     
    Il faut lire cette pièce de Günter Grass. Profs d'allemand, lisez-là, à haute voix, avec vos élèves. Parlez-leur de Grass. Parlez-leur de Brecht. Parlez-leur de Shakespeare. Parlez-leur de Beethoven. Et foutez-leur la paix avec l'écriture inclusive.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Genève, la paix du monde, les crayons d'Adrien Deume

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    Sur le vif - Jeudi 17.06.21 - 09.40h
     
     
    L'échelon multilatéral du monde n'existe pas. Il est juste une fiction, particulièrement accentuée à Genève : parce que nous hébergeons des organisations, ce qui est fort bien, nous avons tendance, depuis 1919, à nous imaginer comme le centre d'un monde cohérent : celui où la discussion prévaudrait sur les rapports de forces.
     
    Et ce monde, depuis 1919, juste après la boucherie de la Grande Guerre, serait nécessairement nouveau, délivré du Mal, affranchi des passions nationales, promesse d'une planète sans guerre, où la Raison cosmique (la Vernunft de l'Aufklärung) l'emporterait enfin sur l'archaïque noirceur de la nature humaine, du pouvoir, des liens d'intérêts.
     
    Mais enfin, comment peut-on, un siècle après, oser encore l'éloge du multilatéralisme façon 1919 ! La SDN a été, face à l'Histoire, un échec absolu. Déjà, on se pressait au Palais Wilson, dans une ambiance jamais aussi bien décrite que par Albert Cohen, avec Adrien Deume qui taille ses crayons. Déjà, on se congratulait dans les cocktails. Déjà, on était un monde en soi, déraciné, coupé du réel. On n'a vu venir ni la Marche sur Rome d'octobre 1922, ni le 30 janvier 1933 à Berlin, ni la Guerre d'Espagne, ni la montée de l'impérialisme nippon. Non, déjà on disait "Genève internationâââle", comme si la convergence géographique d'organisations, en un bout du lac habité par la grâce, constituait la moindre garantie de paix future.
     
    On n'a vu venir ni les colères allemandes, suite au catastrophique Traité de Versailles, porteur des germes d'une inévitable revanche, ni le besoin de cohérence dans une Italie en total désordre après l'Armistice. On s'est juste réjoui, à Genève, d'être entre soi, dans un monde internationââââl. Les nations, pourtant, sous ce vernis, préparaient déjà la guerre future : non seulement l'Allemagne se réarmait, mais l'Angleterre, et même la France, qui contrairement aux idées reçues, n'a cessé ce produire du matériel pour une nouvelle guerre. Eh oui, la France, et même celle du Front populaire : en 1940, au moment décisif, ses chars sont excellents, mais la doctrine d’utilisation a vingt ans de retard sur celle des Allemands. Les Français continuent de faire des chars les auxiliaires de l'infanterie ; les Allemands déboulent le 10 mai avec des divisions blindées autonomes, chaque char étant relié à l'ensemble par radio.
     
    Aujourd'hui, rien n'a changé. Le multilatéralisme politique n'existe pas, et il n'est même pas certain que Joe Biden entende le relancer. Nous avons des nations rivales, adversaires, la guerre en matière de cybersécurité fait rage, la présence de l'Otan en Pologne et en Ukraine provoque une Russie sur les Marches de son territoire. La Chine devient première puissance mondiale. Chacun lutte pour soi, pour ses intérêts profonds.
     
    Genève fut hier le théâtre d'une belle rencontre. la Suisse a magnifiquement organisé les choses. La police, les militaires, doivent être félicités, ce fut impeccable. Et en plus, il a fait un temps splendide. Mais entre 1919 et 1939, à Genève, il y eut aussi de magnifiques journées. Pendant qu'Adrien Deume taillait ses crayons. Et qu'Ariane, trottinant de félicité, s'en allait conter fleurette à Solal.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Biden-Poutine : on parle sérieusement ?

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    Sur le vif - Mercredi 16.06.21 - 16.32h
     
     
    Je suis le premier à adorer Genève, j'y suis né, j'y ai passé presque toute ma vie (à part mes années à Berne, comme correspondant parlementaire pour la RSR, et mes très nombreux séjours dans les Allemagnes), je suis infiniment sensible au charme de cette ville. Son Histoire, sa culture, son ouverture au monde du savoir, ses liens avec la planète, la marque spirituelle et intellectuelle de la Réforme, la splendeur de ses parcs et de ses arbres, tout cela m'habite, et m'accompagnera jusqu'au dernier souffle.
     
    A ce titre, je partage la fierté de beaucoup d'entre nous, celle que notre ville puisse accueillir un Sommet mondial comme celui d'aujourd'hui. Mon père, en 1954, avait vu passer les grands de ce monde, sous ses fenêtres, pour la Conférence de Genève sur l'Indochine, celle qui allait faire de Pierre Mendès France le seul véritable homme d'Etat de la Quatrième République. J'étais dans la Messe de Paul VI, avec ma mère, en juin 1969, au Parc Lagrange. Avec mon père, nous avons vu passer Hiro-Hito, Empereur du Japon, devant le Jardin botanique, je crois que c'était en 1971.
     
    De tout cela, nous pouvons être fiers. Mais de grâce, n'allons pas imaginer, une seule seconde, que l'événement unique d'aujourd'hui, le Sommet Biden-Poutine, soit le signal quelconque d'un retour au "multilatéralisme". Pourquoi ? Mais parce que nous sommes, éminemment, dans une rencontre bilatérale ! Entre l'homme qui représente les intérêts profonds, historiques, vitaux, des Etats-Unis d'Amérique, et celui qui défend exactement les mêmes, du côté de la Vieille Russie. Nous sommes là dans des mouvements de fond, séculaires, qui n'ont rien à voir avec les émulsions, les excitations provinciales de l'hôtelier qui veut bien mettre sa magnifique ville à disposition.
     
    Je vous invite donc, maintenant que nous nous sommes tous (moi le premier, depuis mon balcon) bien excités sur l'événementiel, à tenter, dans les jours qui viennent, de commenter cet événement pour ce qu'il est : un bras-de-fer impitoyable entre deux hommes qui ne s'aiment pas, autour d'intérêts vitaux, politiques, économiques, énergétiques, financiers. Et en l'absence d'un troisième larron, qui s'appelle la Chine.
     
    Des choses, à Genève, se seront passées, ce mercredi 16 juin 2021. Nous en saurons plus dès ce soir. Intéressons-nous à elles, froidement, sans idéaliser le décorum de la "Genève internationale", sans retomber dans les cruelles illusions "multilatérales" de l'Entre-Deux-Guerres, mais sans non plus bouder l'éclat renouvelé du blason de notre ville, à cette occasion.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Palme d'or de la dépense : un scandale !

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 16.06.21

     

    C’est une étude de l’Institut bâlois BAK, relayée par la Tribune de Genève, qui l’affirme : Genève est le canton le plus dépensier de Suisse. Et il l’est de très loin. Il détient le triste record de la dépense publique la plus faramineuse, par habitant, en comparaison intercantonale. C’est d’autant plus ahurissant que Genève est l’un des cantons où les recettes sont les plus confortables : l’argent circule, et même à flots, il est dûment taxé, jusqu’à étouffer les classes moyennes qui vivent de leur travail, il engraisse l’Etat, et ce dernier est incapable de s’en servir correctement. Palme d’or de la dépense, mais aussi du déficit, et de la dette. Cette situation, qui n’est pas nouvelle mais s’aggrave au fil des ans, n’est tout simplement plus supportable. L’Etat doit être géré par des gens qui savent ce que l’argent public signifie, de quelle sueur il provient, à quel point il faut être prudent, et respectueux des deniers confiés par les contribuables.

     

    Car cet argent, ça n’est pas le leur. C’est le nôtre ! Du moins, celui des Genevois qui ne font pas partie des quelque 38% de personnes ne payant pas d’impôts, parce que leur capacité contributive est jugée trop faible. Ce chiffre aussi, en passant, est hallucinant, et pose un véritable problème d’égalité citoyenne devant l’impôt : il n’est pas normal que près de deux habitants de Genève sur cinq, en âge de contribuer au trésor public, en soient dispensés. Ils devraient, même symboliquement, s’acquitter d’un peu plus que la taxe minimum actuelle. Pour les classes moyennes genevoises, dont je vous parle si souvent dans ces colonnes, celles qui se lèvent le matin pour aller bosser, gagnent leur vie, ne reçoivent pas un seul centime de subvention, il y a quelque chose de plus en plus écœurant. La taxation démesurée sur le travail, ajoutée aux montants des primes pour l’assurance maladie et à celui des loyers, renforce chez ces gens le sentiment d’être de véritables vaches à lait. Pour les indépendants, qui en plus payent eux-mêmes la totalité de leur AVS et de leur prévoyance retraite, sans compter les assurances pertes de gain et autres taxes, ça en devient franchement dégueulasse, dans l’ordre de l’injustice.

     

    Alors maintenant, ça suffit. La révolte, à Genève et sans doute ailleurs en Suisse et en Europe, viendra de ces gens-là, les classes moyennes qui travaillent. Leur pouvoir d’achat, leur capacité à épargner, est réduite à néant par le poids des taxes, dont la plus étouffante est la fiscalité. Et tout ça, pourquoi ? Pour apprendre, via un Institut bâlois, que Genève jette par les fenêtres l’argent qu’il ponctionne sur nos vies de travail. Fonction publique démesurée, états-majors surpeuplés, folie du contrôle interne et de l’intendance : notre argent, que nous confions à l’Etat, ne sert même pas prioritairement à améliorer la vie des Genevois ! S’il servait à cela, nous pourrions comprendre, car nous sommes des citoyennes et des citoyens attachés au bien commun. Mais il sert, beaucoup trop, à engraisser la machine elle-même. Et cela, d’urgence, doit cesser.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

     

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  • Jeunes PLR : salutaires aiguillons !

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    Sur le vif - Lundi 14.06.21 - 16.27h
     
     
    Un aiguillon des Jeunes PLR à la Présidence nationale, ça aurait de l'allure.
     
    Pas un surexcité ultra-libéral avec attaché-case et costard rutilant, non.
     
    Un jeune homme, ou une jeune femme, de cette belle équipe, dynamique, inventive, d'une droite assumée, sans complexes. Ceux qui ont osé lancer No Billag, s'attaquer à l'âge de la retraite, s'opposer à la loi CO2 (le peuple leur a donné raison). Bref, CEUX QUI OSENT.
     
    Oh, je suis loin de partager tous leurs combats. Je suis attaché à l'Etat, à la cohésion sociale, à la solidarité. Mais désolé, il faut dire une chose : chez cette équipe de têtes brûlées, du côté de Zurich ou Genève notamment, il y a de la passion, de l'audace, de l'enthousiasme. Toutes valeurs qui n'apparaissent pas de façon aussi éclatante chez les caciques de leur parti, dès qu'ils sont bien installés dans le système.
     
    L'un des ces foldingues ferait du bien à la politique suisse. Elle a besoin de clarté, de courage, d'antagonismes franchement posés, de lutte contre les tabous. Bref, elle a besoin de défricheurs.
     
    Les apparatchiks, nous en avons bien assez. Dans tous les partis.
     
     
    Pascal Décaillet

     
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  • La politique, dans les nuages

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    Sur le vif - Lundi 14.06.21 - 15.01h
     
     
    Vous pouvez tournicoter tant que vous voudrez. Tant que vous ne résoudrez pas la question du pouvoir d'achat des classes moyennes, prises à la gorge par les taxes, les impôts, les loyers et les primes, dévorées d'inquiétude pour leurs retraites, et ne touchant pas - elles - un seul centime de subvention, vous continuerez à tourner en rond, entre vous, à des millions d'années-lumière des vraies préoccupations de nos compatriotes.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Ces jours salés où la mode se démode

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    Sur le vif - Dimanche 13.06.21 - 14.44h
     
     
    Il y a des jours, comme ça, où la mode se démode. Des jours où la petite pointe de modernité, sur l'extrême commissure de la langue, dégage comme un goût salé d'archaïsme. A force de vouloir faire jeune, il arrive qu'on prenne un méchant coup de vieux.
     
    Ce dimanche 13 juin est un jour de défaite, non pour les Verts qui mènent bataille loyalement pour leurs idées, mais pour la frange Rethondes de ceux qui n'en peuvent plus de verdir. Non par conviction, mais pour se raccrocher à l'air du temps. Pour être dans le coup, on oublie ses valeurs à soi, on s'arrime au discours dominant, on se repeint de modernité, chacun a sa manière de lutter contre la mort.
     
    Pendant toute cette campagne, j'ai dénoncé ici, non les Verts, mais l'infinie faiblesse, de coeur, d'intellect et de caractère, avec laquelle d'autres partis s'alignaient sur les Verts. Sur le discours des Verts. Sur les tics de langage des Verts : "urgence climatique", "neutralité carbone", etc. Le combat politique, dans notre magnifique démocratie directe suisse, exige courage et clarté : que les Verts soient les Verts, que les libéraux nous parlent responsabilité individuelle, que les radicaux nous parlent de l'Etat, des petits entrepreneurs, des classes moyennes, plutôt que de plagier la langue des adversaires.
     
    Le peuple suisse est profondément attaché à la nature, et à la protection de la planète. Il l'a montré, en soutenant maintes fois le prodigieux combat pour la vie, et pour les paysages, d'un homme comme Franz Weber. Nos paysans, depuis des décennies, s'engagent pour l'environnement : lequel d'entre eux aurait-il le moindre intérêt à empoisonner sa propre terre ? Depuis la seconde partie du 19ème siècle, et les premières Ligues du Patrimoine, en réaction à la surexcitation industrielle de certains radicaux zurichois, notre pays est devenu le lieu d'une conscience environnementale, bien avant l'arrivée des Verts.
     
    Mais le peuple suisse n'aime qu'on lui raconte des salades. Il a besoin d'un climat de confiance avec les autorités, non de flicage et de taxes permanentes. C'est un peuple mûr, adulte, vacciné, il n'a nul besoin que des prophètes d'Apocalypse lui dictent ses choix politiques. C'est cela, la grande leçon de ce dimanche 13 juin. Non contre les Verts, mais contre la surpuissance d'une doxa devenue étouffante. Si vous voulez convaincre nos concitoyens, il vous faudra trouver d'autres mots, d'autres tonalités. C'est cela, notre démocratie suisse.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Brecht, à haute voix : le souffle de la vie !

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    Sur le vif - Samedi 12.06.21 - 17.30h
     
     
    Profs d'allemand, lisez Brecht avec vos élèves ! Ou plutôt, faites-le lire à vos élèves, en allemand, à haute voix, chacun dans un rôle (puisqu'il s'agit, officiellement, de théâtre). Reprenez la scène dix fois, vingt fois, pour que chacun de vos disciples incorpore, par le jeu du ventre, du souffle et de la voix, chaque syllabe. Comme en musique. Et pour les parties du choeur (puisqu'il s'agit officiellement de théâtre), prenez la musique sublime de Kurt Weill, et chantez tous ensemble !
     
    "Il s'agit officiellement de théâtre", c'est la troisième fois que je le dis. Pourquoi cette insistance ? Parce que nous sommes là dans l'un de mes plus vieux combats, il a au moins 45 ans. Bien sûr que Brecht est un auteur de théâtre, c'est même le plus grand dramaturge de la littérature allemande ! Mais j'affirme, depuis la fin de mon adolescence, et cette période où je suis vraiment entré dans Brecht, que nous avons affaire à l'un des plus grands poètes, l'un des plus puissants inventeurs de mots, de la langue allemande moderne. L'autre, c'est peut-être bien Martin Luther, quand il traduit la Bible, en 1522.
     
    Et, voyez-vous, les profs qui se contentent d'instiller à leurs élèves, sur Bertolt Brecht, les puissantes théories dramaturgiques sur la distanciation, je veux dire ceux qui se contentent de ce discours, je leur en veux depuis 45 ans. Parce qu'ils répètent un topos, appliquent une matrice, une grille d'interprétation, certes pertinente. Mais ils oublient une chose : laisser parler la phrase de Brecht, ou le vers brechtien, les laisser accéder à l'univers sonore, laisser la musique propre à ce langage hors-pair (en plus de celle de Kurt Weill), envahir l'air ambiant. C'est la condition sine qua non à l'avènement de la féérie contenue dans le texte.
     
    Car Brecht est un poète. Comme on lit Hölderlin à haute voix, dans toute la rigueur de sa métrique et de sa prosodie, restituons à ces textes toute leur vertu de Hörspiel : de la langue écrite pour être dite par les uns, et entendue par les autres. Décortiquer le rythme, s'imprégner des syllabes, faire de l'élève un diseur et un acteur du texte, voilà qui me semble au moins aussi important que leur répéter des théories dramaturgiques ne touchant, au fond, que les spécialistes du théâtre.
     
    Et puis, ce mot, "Distanzierung", est tellement effrayant ! Vous déboulez avec ce vocable, et l'élève, face à vous, sera comme pris de panique en se demandant s'il va comprendre quelque chose à ces tortueuses réflexions sur le statut de l'auteur, du personnage, de l'émetteur, du public, du récepteur. Toutes choses pertinentes, certes. Mais enfin, la part du poète, du jongleur de mots, du travail sur un Hölderlin et un Sophocle (Antigone), la résurgence d'expressions souabes sous la langue allemande, cela aussi mérite d'être travaillé.
     
    Profs d'allemand, lisez Brecht ! A haute voix, avec vos élèves. Les parties du génial Kurt Weill, chantez-les, tous ensemble. Faites de votre cours un lieu de souffle et de vie. Et ne vous prenez pas trop la tête avec les théoriciens de la dramaturgie.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • La Suisse est une démocratie. Pas le G7.

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    Sur le vif - Mercredi 09.06.21 - 15.17h
     
     
     
     
    Nous avons, dans notre démocratie suisse, un patron. Il s'appelle le peuple.
     
    Au niveau des Cantons, mais aussi à celui de la Confédération, nous sortons à peine de débats démocratiques homériques sur l'imposition des entreprises. Nous nous sommes engueulés, entre nous, comme seuls les Suisses savent le faire sur les enjeux citoyens : avec vigueur, mais avec respect.
     
    Ce fut tonitruant. A la fin, pour la Confédération comme pour les Cantons, le souverain a tranché. Cela s'appelle une démocratie.
     
    Face à cette leçon de décision prise par le plus grand nombre, après des années de débats équilibrés où tous ont pu s'exprimer, que vaut une décision de cette instance totalement dépourvue de légitimité, qui s'appelle le G7 ? Juste une émanation des plus puissants de la planète, qui voudraient universaliser un système leur étant favorable.
     
    Face à la démocratie suisse, ou à tout acte souverain d'un Etat de ce monde, le G7 n'a aucune valeur. La Suisse est un tout petit pays, sans matières premières, fragile. Nos équilibres, surtout construits à partir de 1848, tiennent à peu de choses. Nous devons être d'autant plus intransigeants pour défendre nos valeurs : souveraineté, démocratie directe, primauté de la décision citoyenne sur toute puissance, toute source de pression de ce monde.
     
    Si nous renonçons à cela, nous enterrons la Suisse.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Le climat vaut bien une messe, non ?

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    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 09.06.21

     

    In corpore. Le Conseil d’Etat s’est présenté au grand complet, ce mercredi 2 juin 2021, pour nous parler climat. Les sept magistrats étaient certes en civil, mais des chasubles eussent peut-être été d’usage, et pourquoi pas quelques vapeurs d’encens, les grandes orgues, les petites fugues de Bach, la majesté du latin, pour montrer que c’était du lourd. D’ailleurs, le gouvernement de la République et Canton de Genève n’était pas chez lui, ce jour-là. Pour l’occasion, il avait déserté l’austérité patricienne de la Vieille Ville pour se rendre à l’OMM (Organisation météorologique mondiale). Histoire d’en rajouter dans l’ordre de la symbolique, au cas où tous n’auraient pas été pénétrés par la gravité de cette apparition de sept Cassandres tutoyant la fin du monde. Bref, le Conseil d’Etat, ce jour-là, a mis le paquet.

     

    Il s’agissait de nous présenter le « Plan climat cantonal 2030 ». Vous avez remarqué ? Tout, ces temps, se définit à l’horizon 2030. Et si, par hasard, on estime en haut lieu, dans les nimbes météorologiques du pouvoir, que le délai est un peu serré, alors peu importe, on le repousse à 2050. Nous avons, en Suisse, une crise sociale, liée à la crise sanitaire, nous avons des jeunes sans emploi, ni perspective. Nous avons des retraités qui rament pour cause de rentes malingres. Nous avons des livreurs qui deviennent cinglés dans les bouchons. Mais non, la politique, elle, se définit aux horizons 2030, 2050. On voit plus loin que royaume des presbytes, on jette son regard vers les horizons perdus, à nous l’avenir. Pour le présent, nous verrons plus tard.

     

    Ce mercredi donc, l’exécutif in corpore. La grand-messe. Liturgie, prières, psaumes, sans oublier le sermon. Mieux encore : la Secrétaire générale adjointe de l’OMM a droit au discours d’introduction. Elle entre en matière sur le fond, adoube d’avance les options climatiques du Conseil d’Etat : lorsqu’on parle du bien, on évite d’en dire du mal. Et puis, après quelques minutes, l’éminente fonctionnaire internationale daigne « donner la parole » au Président du Conseil d’Etat. Lequel, docile, bien obédient à l’instance mondialiste qui l’accueille, entame le long confiteor de tous nos péchés qu’il va s’agir, d’ici 2030 (ou 2050, si on prend quelque retard), de laver. Après tout, quand il s’agit de se délivrer du mal, on n’est pas à vingt ans près. Je vous passe le détail purgatoire, le chemin de croix de la dépollution, la rédemption par la taxe, version moderne de l’Indulgence, à l’époque de Luther.

     

    Bref, on nous promet du sang et des larmes, et même pas un petit cigare churchillien pour tenir le coup. Allons, pèlerins, cheminons. Chassons de nos vies la diabolique voiture. Que la piste cyclable soit notre route enchantée, notre voie lactée pour enfin fréquenter les anges. Tout cela valait bien un septuor, non ? Un gouvernement décentralisé au paradis du soleil et des nuages, avec le dieu Mercure comme messager de nos songes. Ce mercredi-là, la messe était parfaite. Quant à la quête, vous la retrouverez bientôt. Sous la forme rédemptrice de taxes et d’impôts. Que du bonheur. Ah, un détail encore : demain, il fera beau. Demain, toujours demain.

     

    Pascal Décaillet

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  • Prudence, austérité, bon sens

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    Sur le vif - Mardi 08.06.21 - 10.16h
     
     
     
    Il y a un temps pour la croissance, et un temps pour la prudence. Nous sommes entrés dans le temps de la prudence la plus extrême. Elle est absolument nécessaire au contrôle de nos Finances, à la réduction de la dette, au salut des classes moyennes, étouffées par l'impôt, les taxes, les primes. Et ne touchant pas, elles, un seul centime de subvention. Il n'est pas possible que le travail soit à ce point la vache à lait de la machine étatique.
     
    A cet égard, un mythe doit être frontalement attaqué : celui du distinguo - si subtilement avancé dans les débats - entre "dépenses de fonctionnement" et "dépenses d'investissements". Ces dernières sont souvent présentées comme sanctifiées, inattaquables, parce que relevant de la bonne cause, celle de l'avenir à très long terme, les fameux horizons 2030, 2050.
     
    Eh bien non. Citoyen, mais aussi petit entrepreneur, j'appelle à un contrôle aussi strict des "investissements" que du ménage de l'Etat. Notre dette genevoise atteint déjà des sommets hallucinants. Et il faudrait l'augmenter encore pour "investir" dans l'immense palais des glaces spéculatif que les Verts, évoquant le grand Roosevelt, appellent "Green New Deal". Ces emprunts-là devraient, on se demande bien pourquoi, échapper à toute tentative de frein à l'endettement.
     
    Non, non et non. Citoyen, entrepreneur, confronté comme tous à la gestion des modestes unités dont j'ai la responsabilité, je dis qu'on économise, AVANT d'investir. Et, si on n'a pas les fonds, eh bien on "n'investit" pas. C'est peut-être une conception timorée de l'économie. Mais c'est la mienne. Elle place l'humain avant les flux financiers, la prudence et le bon sens avant la course au profit spéculatif, la durabilité avant la création de bulles, vouées à l'éclatement. Ainsi doit se gérer un ménage, une entreprise, un Etat.
     
    Alors, pour ma part, le pacte passé entre Verts et ultra-libéraux, non merci. Lecteur infatigable de Rerum Novarum (1891), de Léon XIII, je veux une économie simple et saine, au service des gens. Et non des humains esclaves de la mathématique d'ombre du profit.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Genève dépensière : ça suffit !

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    Sur le vif - Mardi 08.06.21 - 07.58h
     
     
    Genève, canton le plus dépensier de Suisse. La TG nous révèle le rapport de l'institut bâlois BAK, et ses conclusions vont au-delà de nos appréhensions les plus folles : Genève dépense 89% de plus, par habitant, que la moyenne suisse !
     
    Et la gauche qui veut emprunter davantage (alors que nous détenons déjà le record de la dette), pour dépenser davantage, distribuer davantage !
     
    Citoyen de ce Canton, je maintiens ma position de toujours : rigueur, austérité, prudence, réduction de la dette et des dépenses, réduction drastique du train de vie de l'Etat, moins d'impôts pour les classes moyennes, moins de taxes, moins de pression fiscale sur le travail.
     
    Cela ne suffira pas. Une réflexion sur la diminution de la pression migratoire sur le Canton s'avère urgente. Et vitale. Et tant pis si ça relève du tabou.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • DECAPROD : quinze ans aujourd'hui !

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    Sur le vif - Dimanche 06.06.21 - 15.11h
     
     
    6 juin 2006 : il y a quinze ans, jour pour jour, je fondais mon entreprise. Inscription officielle, au Registre du Commerce.
     
    Quinze ans après, nous sommes toujours là, mon entreprise et moi. Pour une fois, le mot "durable " me convient. Alors que je déteste le mot "start-up".
     
    A ce succès, je vois quatre causes :
     
    1) Ma capacité de travail.
     
    2) Le lien de confiance mutuelle avec mes partenaires. A commencer par la chaîne Léman Bleu. Mais aussi GHI. Et tous les autres.
     
    3) La qualité des gens qui, au fil de ces quinze années, ont, de l'intérieur, partagé mon aventure : Marina Wutholen, Laurent Keller, Audrey Covo. Ma reconnaissance, aussi, envers les prestataires de services ponctuels (comptabilité, bilans annuels, installateurs de mon studio radio, dépanneurs informatiques, etc.).
     
    4) Mon extrême prudence dans la gestion financière, excluant tout emprunt, bannissant toute dette, finançant moi-même mes investissements. Ca n'est peut-être pas très audacieux, limite frileux, j'en conviens. Mais ça m'a permis de survivre. De me concentrer à fond sur le boulot, que j'exerce moi-même. Et ça me convient très bien.
     
    A tous ceux qui, par leur souci de finition du travail, leur qualité humaine, ont permis à ces quinze ans d'exister, j'adresse mon amitié et ma reconnaissance. Ainsi qu'à mes partenaires. Et à ma famille, souvent au premier plan pour contempler mes angoisses et mes inquiétudes. Mon épouse Caroline, mes deux filles, Pauline et Louise.
     
    Un petit entrepreneur, c'est un homme seul. C'est sa limite. C'est son extrême fragilité. C'est sa vulnérabilité. Mais c'est aussi sa puissance. Et sa fierté.
     
    Ah oui, un détail encore : mon père, Paul Décaillet (1920-2007), ingénieur en génie civil, a été, je crois, le plus jeune entrepreneur de Suisse. Il a obtenu sa Maîtrise fédérale pendant la guerre, alors qu’il construisait le Fort de Champex. C'est là, sur la Commune d'Orsières, qu'il a rencontré ma mère, Gisèle Décaillet-Rausis (1920-2010), en 1942, année de leur mariage. En ce jour, je pense à eux.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Les barbichettes, ça suffit !

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    Sur le vif - Dimanche 06.06.21 - 12.38h
     
     
    Mon excellent confrère Raphaël Leroy, de la RTS, est formel au 12.30h : le Service des votations était parfaitement au courant de la sous-traitance de la Poste à un privé.
     
    Alors maintenant, ça suffit. La responsabilité de l'Etat est engagée, ce que nous soulignons depuis le début. Elle s'ajoute à celle de la Poste.
     
    Ce qui est insupportable, depuis le début, c'est l'empressement de tout un petit monde à immédiatement exonérer l'Etat de toute responsabilité envisageable. Sans même se pencher sur les faits.
     
    Le défilé des barbichettes de tous les partis gouvernementaux, et jusqu'à un parti naguère protestataire et devenu aujourd'hui plus royaliste que le roi dans l'obédience au gouvernement, ça suffit.
     
    Vos barbiches et vos postiches, allez les acheter à la Gaîté, si ça vous chante de vous travestir en porte-parole du gouvernement. Et laissez travailler ceux qui sont rompus à la critique et à la distance face à tout pouvoir, d'où qu'il vienne.
     
    Il s'agit tout de même du vote souverain de sept mille de nos concitoyennes et concitoyens. On l'a laissé gésir trois jour, sur le trottoir.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Misérable plagiat

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    Sur le vif - Jeudi 03.06.21 - 10.55h
     
     
    Que M. Hodgers, ou Mme Fischer, nous tiennent un discours Vert, avec le langage des Verts, la liturgie verbale des Verts, je n'y vois aucun inconvénient. Ils ont leurs idées, les assument, c'est la vie démocratique.
     
    Que les gens du PLR (pas tous, Dieu merci) nous reproduisent le même discours, avec le même charabia, le même sabir, "urgence climatique", "neutralité carbone", alors là je vois rouge.
     
    Que les radicaux nous parlent de l'Etat ! Ils ont fait la Suisse moderne ! Que les libéraux nous parlent de la responsabilité individuelle ! C'est passionnant, et ça va chercher jusque dans les textes (sublimes) de Martin Luther ! Que les droites suisses nous parlent de leurs valeurs, à elles ! Plutôt que de plagier misérablement, par peur de déplaire, les mots de leurs adversaires.
     
     
    Pascal Décaillet

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