Sur le vif

  • J'écris pour tous

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    Sur le vif - Vendredi 04.12.20 - 13.17h
     
     
    J'écris pour tous. Pour toute personne voulant bien me lire. J'écris pour le peuple, dans sa totalité. Pas pour mes pairs. Pas pour les intermédiaires. Pas pour les lobbys. Pas pour les partis. Pas pour les clercs. Pas pour les initiés. Surtout pas pour les puissants. Il y a quelque chose, au fond de moi, depuis toujours, qui m'amène à rejeter le pouvoir. Tout pouvoir, d'où qu'il vienne.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Giscard, fauve politique et rêveur mélancolique

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    Sur le vif - Mercredi 02.12.20 - 23.12h
     
     
     
    Giscard est mort, je l'apprends à l'instant. J'avais seize ans à son élection, vingt-trois à son départ, c'est une partie de ma jeunesse qui s'en va, comme pour tous ceux de ma génération.
     
    Il y aurait tant à dire sur cet homme, allons à l'essentiel. Une brillante intelligence. Une connaissance parfaite des rouages de l'Etat. Un engagement européen, du temps où cette aventure-là était très belle, parce qu'elle reposait sur la réconciliation franco-allemande. Le couple formé par Valéry Giscard d'Estaing et Helmut Schmidt (que j'ai eu l'honneur d'interviewer à Hambourg, en 1999) était remarquable, doublé d'une très belle amitié entre les deux hommes.
     
    Député à 30 ans (1956, l'année de la vague poujadiste), Secrétaire d'Etat en 1959, Ministre des Finances du Général de Gaulle, puis de Georges Pompidou, Président de la République de 1974 à 1981, VGE dit "Au revoir !" aux Français en 1981, il n'a que 55 ans. Il hantera encore longtemps la vie politique, mais plus au niveau suprême.
     
    Très proche des gaullistes de gauche (eh oui !) dans ma jeunesse, puis mitterrandien, j'ai mal perçu Giscard lorsqu'il était au pouvoir. La droite orléaniste n'est pas mon fort, le libéralisme encore moins. Avec le recul, je m'en rends compte depuis quelques années, j'ai été, sur le moment, trop sévère envers cet homme aux éclatantes qualités intellectuelles, qui rappellent celles d'un André Tardieu, dans l’Entre-deux-guerres.
     
    Pendant toutes les années 1974-1981, j'étais abonné au Nouvel Observateur, qui accompagnait la montée de la gauche vers le pouvoir, et qui cassait du Giscard à longueur d'année. Nous n'avons pas reconnu la classe de l'homme, son intelligence diplomatique dans la question européenne, son savoir-faire avec l'Allemagne, son ouverture réelle sur les questions de société. Nous avons eu tort. J'ai eu tort.
     
    Et même son orléanisme, son libéralisme façon Second-Empire, ses accents d'enrichissement à la Guizot, nous les avons caricaturés, je m'en suis rendu compte en vieillissant. Car entre Giscard et les petites frappes de l'ultralibéralisme financier des années 1990, puis 2000, il y avait un monde, qui s'appelle l'Etat. VGE en était issu. Il a été un homme d'Etat, il a fait ce qu'il a pu, malgré les chocs pétroliers, la montée du chômage.
     
    Cet hommage, écrit à vif, arraché à ce début de nuit, est donc aussi l'histoire de ce qui fut, de ma part, et de beaucoup de mes contemporains, une profonde incompréhension face à un homme étiqueté comme un défenseur des seules valeurs pécuniaires, ce que manifestement il n'était pas.
     
    La France perd un homme d'Etat. Un fauve politique de première catégorie. Un rêveur mélancolique, bercé dès la naissances de tant de fées. Peut-être trop. Il nous reste une grâce, un style, une intelligence, au service de l'Etat. Au-revoir, Monsieur VGE.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Qui dirige Genève ?

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    Sur le vif - Mercredi 02.12.20 - 20.26h
     
     
    Comment le Conseil d'Etat ose-t-il nous laisser apparaître comme désormais incertaine la réouverture des restaurants pour le 10 décembre ? Alors qu'il avait lui-même allumé les espoirs, mercredi dernier, sur cette date, par lui-même décidée ?
     
    Pourquoi ce retour possible sur une parole donnée, un engagement pris face à un corps de métier en souffrance ? Où est le crédit de l'Etat ? Où est la confiance ?
     
    Le gouvernement est-il l'otage de la bureaucratie sanitaire, ou juste son porte-parole ? Qui dirige Genève ?
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

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  • Le petit théâtre de l'exécution

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    Sur le vif - Mercredi 02.12.20 - 14.42h
     
     
    Les conditions de mise à l'écart de Pierre Maudet par ses pairs, je l'ai dit dès le premier jour, sont totalement inacceptables.
     
    Le montage savant du Triste Sextuor, avec leurs mots techniques insupportables, style "diagnostic organisationnel", ne trompe personne. Il y a eu LIQUIDATION FROIDE de l'un des membres du collège par les six autres, parmi lesquels un quarteron d'ambitieux qui veulent augmenter leur influence, à l'interne.
     
    Face à ce coup de majesté, Pierre Maudet - quelles que fussent ses errances passées - est parfaitement en droit de se rebeller. Et son avocate, de soutenir sa défense. Les grands airs pénétrés du Triste Sextuor, avec cette fausse douceur de certain(e)s, ne sont que de la piètre comédie.
     
    À cet égard, le flux direct offert, chaque mercredi, au Conseil d'Etat pour qu'il s'exprime sans filtre, sans médiateurs, sans questions dérangeantes, se retourne contre lui. Le public est de moins en moins dupe de ce petit théâtre de l'exécution.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Lisa Mazzone : compétence et ténacité

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    Sur le vif - Lundi 30.11.20 - 15.38h
     
     
    Je ne partage quasiment aucune des idées politiques de Lisa Mazzone. Mais j'apprécie au plus haut point, depuis toujours, cette jeune et courageuse politicienne. Lorsqu'elle était très jeune, toute débutante, j'ai perçu en elles de grandes qualités, une remarquable aptitude au combat politique, qui est sans merci. Il faut avoir le cuir très dur.
     
    Elle a une vision du monde. Elle se bat pour elle, avec fougue, ténacité, sincérité. Les attaques, contre elle, sont souvent innommables. Elles portent sur sa personne, non sur ses idées. Malgré cela, elle tient le coup. Elle va son chemin. Elle se bat.
     
    Je comprends très bien que l'on combatte ses idées. Mais l'acharnement sur sa personne est inacceptable.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Regarde, Maman, comme je suis présentable !

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    Sur le vif - Dimanche 29.11.20 - 10.48h
     
     
    Jamais l'urgence d'un contre-pouvoir à la toute-puissance de l'exécutif n'a été aussi criante à Genève, depuis Fazy.
     
    Et jamais le Grand Conseil n'a été aussi impuissant à l'établir.
     
    A cela, deux explications. D'abord, la barbichette. Les partis gouvernementaux font tout pour tuer toute émergence de commission d'enquête sur la gestion de la crise sanitaire, depuis ce printemps, par le Conseil d'Etat. Terrible spectacle que celui de ce Parlement tétanisé, à la botte de l'exécutif, tout le monde se tutoie, les députés tutoient les conseillers d'Etat, l'impuissance tutoie la complicité.
     
    Et puis, on se prépare à une élection complémentaire, celle du 7 mars 2021. Il s'agit de ménager les alliances. L'une d'entre elles sera celle des fatigues patriciennes avec les Gueux.
     
    Des Gueux qui, depuis longtemps, sont rentrés dans le rang. Tout heureux de s'associer aux voluptueuses délices du pouvoir. De se fondre dans la masse. De s'embourgeoiser. De pouvoir dire à leurs mamans : "Regarde comme je suis devenu présentable".
     
    Jamais, à Genève, le pouvoir de l'exécutif, sa prise de visibilité directe, comme chez lui, n'ont été aussi forts. Jamais la nécessité d'un contre-pouvoir n'a été aussi pressante. Le Parlement, ce printemps comme cet automne, a choisi à deux reprises de s'y dérober. Reste donc, comme ultime espoir pour sauver notre démocratie, l'entrée en action urgente de son seul véritable souverain : le peuple.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • L'économie doit être nationale, ou n'être pas !

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    Sur le vif - Vendredi 27.11.20 - 10.49h
     
     
    J'ai toujours été opposé, depuis ma jeunesse, à l'idée même de multinationales. Au-delà de savoir si elles doivent êtres "responsables" ou non (elle le doivent, assurément), j'invite à une réflexion bien en amont : comment l'économie libérale, dans le pire sens de ce mot, a-t-elle pu laisser éclore et prospérer de tels monstres planétaires, sans ancrage dans la réalité d'une économie nationale, spoliant parfois le Tiers-Monde, pour mieux accumuler les profits ? Une fois tranchée la votation de dimanche, j'invite mes compatriotes à s'attaquer à une autre ambition, autrement plus fondamentale : refuser l'existence même des multinationales.
     
    Je suis pour une économie vivante. Réelle. Pour l'entreprise, qui est une fantastique aventure, surtout quand elle procède, au départ, du rêve d'un homme seul, ou d'une femme seule. Notre économie suisse, diversifiée, n'a pas à rougir : plus de 95% de son tissu est constitué de PME : quelques personnes, parfois trois, deux, voire une seule. Ca n'est pas la taille qui fait une entreprise : c'est la férocité d'indépendance, la solitude face à la responsabilité, la capacité de décider, d'inventer, de se remettre en question.
     
    La finalité de l'économie n'est pas, à mes yeux de lecteur de Léon XIII, l'accumulation de profits. Oh, il faut bien gagner sa vie, du mieux qu'on peut. Mais le Veau d'or, celui que décrit l'Ancien Testament, dans le Livre de l'Exode, c'est non. Jamais la finance, dans ce qu'elle peut avoir de spéculatif, ne doit l'emporter sur l'économie réelle. Je suis pour des entreprises nationales, délimitant leur action, non dans le casino planétaire et cosmopolite, mais dans le périmètre d'une communauté humaine solidaire. Contribuant à la prospérité de cet ensemble-là, par le savoir-faire, par l'emploi, par la fiscalité. Ces entreprises-là ont mon respect. J'ai l'honneur de tenir l'une d'entre elles, minuscule, microscopique, mais entreprise, croyez-moi, dans son fonctionnement. Depuis quinze ans, je me sens responsable économiquement, ça change l'esprit, ça change la manière de voir.
     
    Je n'accepte pas que le monde, en un siècle, ait pu laisser prospérer, au nom d'un libéralisme érigé en dogme, ces géants tentaculaires sans foi ni loi, siège social en Europe, griffes prédatrices dans les pays d'Afrique ou d'Amérique latine. Je n'accepte pas, même si j'en vois bien les avantages fiscaux pour nos États, l'éternelle génuflexion de la droite libérale et de ses valets, dans nos Cantons suisses, devant ces fausses divinités, que je récuse de toutes mes forces.
     
    Je suis un homme de droite, vous le savez. Attaché à la nation. Attaché aux frontières. Attaché à la cohésion sociale, la solidarité à l'intérieur de chaque communauté humaine organisée. Attaché à l'entreprise, de toutes mes forces. Attaché à la langue, aux textes. Mais pas à ces monstres apatrides. Mon discours déplaira aux libéraux. Eh bien, qu'il déplaise !
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Allemagne : la victoire en silence

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    Sur le vif - Vendredi 27.11.20 - 01.15h
     
     
     
    Covid : la France est en train de décrocher par rapport à l'Allemagne, comme elle ne l'a jamais fait depuis la guerre.
     
    C'est une réalité lourde. Un mouvement de fond, tectonique, structurel. L'Allemagne a mieux géré la crise. Mieux géré les questions sanitaires. Mieux géré l'économie. Mieux géré les finances. Mieux géré la proximité par rapport aux centres de décision. Elle a, plus que tout, mieux géré la confiance. Das Vertrauen, mot luthérien, mot puissant, biblique.
     
    La France décroche. Personne ne le voit. Personne n'en parle. Et c'est pourtant l'une des conséquences majeures de la crise que nous traversons. Sans un couple franco-allemand équilibré, comme les piliers d'une Cathédrale, pas d'Europe. Juste des moulins à paroles, à Bruxelles. Juste des experts, hagards, dans le désert du sens.
     
    La France sombre dans l'autoritarisme, l'arrogance jacobine. Elle n'écoute plus son peuple, elle l'inonde sous sa propagande, diabolise toute opposition à la pensée dominante, dresse des potences, libère les meutes, élève des bûchers. Elle vit, dans l'ordre de la liberté des esprits, des consciences, l'une des pires périodes de son Histoire.
     
    L'Allemagne est en train de gagner un combat singulier, engagé il y a très longtemps, disons en 1806. Elle gagne, dans l'indifférence de tous. Elle gagne lentement, doucement, puissamment.
     
    Elle gagne en silence. Comme les héros de la mythologie grecque, chez Friedrich Hölderlin, le géant des mots et du non-dit, dans la poésie allemande.
     
    Elle gagne, non dans le mode offensif d'une symphonie au moment de l'attaque, dans l'Allegro de la naissance. Mais dans la douceur terrienne de l'Andante con Moto, celui de la Cinquième, par exemple, version Furtwängler, dans le travelling aérien de Berlin en ruines.
     
    Au milieu de la Prusse en décombres, printemps 1945, tout était déjà là, perceptible. Par le miracle de cet Andante, la saisissante beauté des images, épurée comme une ruine grecque. Déjà, le renouveau. Parce que Beethoven, toujours en mouvement, du haut de ses 250 ans, donne un sens à la vie
     
     
    Pascal Décaillet

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  • La seule grâce d'un sourire

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    Sur le vif - Mercredi 25.11.20 - 21.50h
     
     
    Le ministre dit au Parlement ce que doit être un Parlement.
     
    Et des parlementaires l'applaudissent.
     
    Le ministre dit à la presse ce que doit être la presse.
     
    Et des journalistes applaudissent.
     
    On a le "premier pouvoir" qu'on mérite.
     
    On a les médias qu'on mérite.
     
    Vive le peuple souverain, féroce, marmoréen.
     
    Vivent les mots, libres, aériens.
     
    Solubles dans la seule grâce d'un sourire.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Les peuples, partout, demanderont des comptes

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    Sur le vif - Mercredi 25.10.20 - 04.46h
     
     
    Covid : Macron distribue des dizaines de milliards, endette la France, affaiblit son pays face à l'Allemagne, augmente le déséquilibre entre les deux piliers de la construction européenne.
     
    Eh oui, l'Histoire continue ! Elle ne s'est jamais arrêtée. Le Covid ne fige pas les rapports de forces entre les peuples, ni le tragique de l'Histoire, ni l'immanente noirceur de la nature humaine, ni le jeu du pouvoir et de la domination.
     
    Il y aura un après-Covid. Chaque nation se retrouvera seule. Celle qui aura mal géré la crise, par exemple en creusant inconsidérément sa dette, le paiera très cher. Telle voisine, qui aura mieux géré, pourra mieux dominer.
     
    L'Allemagne, en Europe, sortira grand vainqueur. La toile multilatérale n'aura, une fois de plus, strictement servi à rien, si ce n'est mouliner de belles paroles à Bruxelles. La solitude ciselée des nations l'emportera. Chacune d'entre elles ne pourra compter que sur elle-même. Les peuples, partout, demanderont des comptes.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Vivent les emmerdeurs !

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    Sur le vif - Mardi 24.11.20 - 09.27h
     
     
    Beaucoup trop peu de députés, à Genève, ont intégré mentalement leur mission de contrôle du gouvernement et de l'administration. Ils manquent de culture politique. Ils n'ont pas lu Montesquieu. Ils manquent d'énergie. Ils manquent de férocité parlementaire. Ils n'accomplissent pas la mission que le peuple leur a confiée.
     
    À l'inverse, les fouineurs, les emmerdeurs, ceux qui sans cesse mettent leur nez dans les dysfonctionnements du Conseil d'Etat, ceux-là exercent pleinement leur fonction de représentants du peuple.
     
    Le contrôle du gouvernement est une mission du parlement. Ça n'est pas juste un luxe pour quelques députés un peu plus curieux que les autres. Les cent personnes que nous, les citoyennes et citoyens, envoyons siéger, ont le DEVOIR d'exiger sans cesse des comptes du gouvernement. Et des sept magistrats, sans exception.
     
    Nous n'élisons pas des députés pour qu'ils soient les copains goguenards et tutoyeurs des conseillers d'Etat. Encore moins, pour qu'ils soient copains entre eux ! Rien de pire que l'amicale parlementaire ! Rien de pire que ce tutoiement généralisé ! Les députés sont là pour servir le peuple.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Deux poids, deux mesures !

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    Sur le vif - Lundi 23.11.20 - 10.11h
     
     
    On ne soutient pas des entreprises en leur donnant des sous, surtout ceux du contribuable. Mais en les laissant bosser ! La liberté d'entreprise et de commerce est l'une des conquêtes majeures de la Révolution française. On ne joue pas avec nos commerces, nos cafés, nos restaurants, comme avec un yoyo : un jour l'Etat ferme, un jour l'Etat ouvre, et les tenanciers n'ont qu'à s'adapter !
     
    Rien ne justifie les fermetures arbitraires d'établissements. Surtout quand on s'acharne pitoyablement sur les petits commerces, sans défense, pour mieux laisser ouvertes les surfaces des grands distributeurs, qui sont déjà parmi les entreprises les plus puissantes de notre pays. Seulement voilà, ces géants, on n'ose pas s'y attaquer.
     
    Deux poids, deux mesures. On accable le faible, le fragile. On permet aux géants de s'enrichir encore davantage.
     
    Le pouvoir politique, à Genève, ne sort pas grandi de cette crise sanitaire. Une Commission d'enquête devra faire toute la lumière. Sans ménager personne. Il faut l'instaurer, sans tarder. Et lui donner tous les pouvoirs d'investigation.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Conseil d'Etat : tétanisé et servile !

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    Sur le vif - Dimanche 22.11.20 - 08.15h
     
     
    Genève : inspiré par la toute puissante "Commission sanitaire", sortie on ne sait d'où et dépourvue de toute légitimité démocratique, le gouvernement a fermé tous les petits commerces, qui se meurent, et laissé ouverts les grands distributeurs nationaux, qui roulent sur l'or.
     
    Dans ces grandes surfaces alimentaires, la population se presse, se masse, se frôle, se touche. Beaucoup plus que dans une petite échoppe où règles et distances sont respectées.
     
    Non seulement la décision est hasardeuse, arbitraire, mais elle méprise le petit, et pourlèche le puissant. Elle accélère la mort du petit négoce, et consolide l'immense richesse des grands distributeurs.
     
    Non seulement le Conseil d'Etat est incapable de prendre la moindre distance par rapport à une bureaucratie sanitaire qui le tétanise, mais il se montre d'une suintante servilité face aux puissances financières de ce pays. Contre elles, il n'ose rien.
     
    Commission d'enquête, vite !
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Commission d'enquête : urgente, indispensable !

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    Sur le vif - Samedi 21.11.20 - 15.54h
     
     
    Le pouvoir politique genevois n'y échappera pas : un jour ou l'autre, et le plus tôt possible, une Commission devra mettre son nez dans la chaîne des décisions prises depuis ce printemps, face à la crise sanitaire.
     
    Il faudra tout éclaircir, tout établir. Pourquoi le politique, dès ce printemps, s'est-il dessaisi de son pouvoir constitutionnel de décision, en faveur d'une "Commission sanitaire" dépourvue de toute légitimité démocratique ?
     
    Pourquoi nous a-t-on, pendant des mois, noyés de courbes, de graphiques, de "nombres de cas", et pourquoi ces données - pour peu qu'elles fussent exactes - ont-elles constitué une sorte de dogme, une vérité révélée, inattaquable ? Qui nous a monté cette propagande d'Etat, sous le paravent d'une gentille donnée d'informations, bien neutre, bien objective ?
     
    Qui sont les gens de cette "Commission sanitaire" ? Comment sont-ils arrivés là ? Qui les a nommés ? Le Parlement a-t-il été régulièrement informé ? Les confinements de printemps, puis d'automne, les fermetures de magasins, de cafés, de restaurants, de coiffeurs, ont-ils vraiment joué un quelconque rôle dans la "baisse des cas" ? Peut-on le prouver ?
     
    Ces décisions, totalement dramatiques dans leurs conséquences économiques et sociales, sans doute aussi psychiques, n’ont-elles pas été totalement démesurées, dictées par la peur, la méconnaissance, voire par des collusions avec des intérêts dans le monde médical ou pharmaceutique ?
     
    Qui, à l'intérieur du Conseil d'Etat, a-t-il été, depuis le début du printemps, le moteur politique de ces décisions, de ces délégations de pouvoir à une "Commission" non-démocratique, de cette instrumentalisation des chiffres, des données, des courbes, pour impressionner l'opinion publique ?
     
    Telle sera la tâche d'une Commission d'enquête. Si les partis, le Parlement, le petit monde de la barbichette à Genève, réussit à empêcher la création d'une telle Commission (oh, ils vont s'y employer !), alors il faudra donner toute la puissance du seul véritable souverain dans notre pays : le peuple.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Bureaucratie sanitaire : une Commission d'enquête, vite !

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    Sur le vif - Samedi 21.11.20 - 11.34h
     
     
    Depuis ce printemps, je dénonce la délégation pure et simple de tous les pouvoirs à une bureaucratie sanitaire, omnipotente à Genève.
     
    Qui est responsable de cette délégation ? Réponse : le pouvoir exécutif élu, le Conseil d'Etat. Dans notre démocratie suisse, c'est lui qui prend les décisions, pas une "Commission sanitaire", invoquée par la Présidente du Conseil d'Etat il y a dix jours, en conférence de presse.
     
    Qui sont ces bureaucrates sanitaires ? On aimerait le savoir ! Avec précision. Avec des noms. Des responsables. L'Histoire, le moins tard possible, aura pour mission de reconstituer cette chaîne de commandement, totalement dépourvue de légitimité démocratique.
     
    Nous, les citoyennes et citoyens, faisons confiance à nos médecins, traitants et spécialistes. Aux HUG, dans leur ensemble, ils ne sont pas en cause. Nous sommes pleins de gratitude envers le personnel médical. Mais nous voulons connaître l'enchaînement de délégations de pouvoir qui, dès ce printemps, a donné tant de puissance à cette bureaucratie sanitaire.
     
    Nous, les citoyennes et citoyens, nous voulons connaître, nommément, l'auteur, oui le triste scribe, de la circulaire de mise en isolement, dont j'ai dénoncé, ici et ailleurs, les scandaleuses tonalités.
     
    Quant au Parlement, après des mois de crise, après des promesses et des gesticulations, il n'a toujours rien entrepris de concret. Cette évanescence, en pleine tempête, de la démocratie représentative, est plus éloquente que tous les discours sur l'urgence d'installer un primat de la démocratie directe, renforcée, comme voix efficace du peuple, dans notre pays.
     
    La bureaucratie sanitaire, que je dénonce depuis ce printemps, doit faire d'urgence l'objet d'une Commission d'enquête parlementaire, ou d'une Commission ad hoc, constituée d'enquêteurs motivés, dégagés des contingences de barbichettes, courageux, libres d'esprit, indépendants.
     
    Ces enquêteurs devront faire toute la lumière sur le chemin d'abandon qui a amené l'autorité politique, dès ce printemps, à se dessaisir de tous les pouvoirs au profit de la bureaucratie sanitaire.
     
    Les quelques lignes que vous venez de lire résument l'essentiel du problème politique posé, à Genève, par la crise sanitaire. Il constitue un abandon de pouvoir du politique. Profitez d'en prendre connaissance ici. Vous ne les trouverez guère ailleurs, dans une Genève où la connivence avec le pouvoir est omniprésente.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Lettre ouverte à Madame Emery-Torracinta

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    Sur le vif - Vendredi 20.11.20 - 15.12h
     
     
    Madame la Présidente du Conseil d'Etat,
     
    Dans le contexte difficile que vit notre République, chacun fait ce qu'il peut pour l'intérêt général.
     
    Le gouvernement gouverne. Le Parlement tâche d'exercer sa mission de contrôle. Le personnel soignant, admirable, s'occupe de nos malades.
     
    Citoyen engagé dans la République, je m'intéresse plus particulièrement aux aspects économiques et sociaux de la crise. Depuis ce printemps, j'ai multiplié les débats, textes et réflexions à ce sujet. Les lieux que j'anime constituent sans doute, à Genève, les forums d'expression citoyenne les plus vifs, sur la détresse des commerçants, des petits entrepreneurs, des cafetiers, des restaurateurs, du monde de la nuit, des indépendants. Je suis moi-même, depuis quinze ans, un petit entrepreneur. Je sais ce que se battre veut dire.
     
    Citoyen engagé dans la République, j'exprime mon opinion, depuis des décennies, sur la politique. Je le ferai jusqu'à mon dernier souffle, c'est le droit de tout homme ou femme libre, responsable, soucieux du bien public. Dans ces opinions, que j'exprime, il ne vous a pas échappé que je critiquais souvent votre Conseil d'Etat. J'en conteste les choix politiques, et surtout économiques, je suis qualifié pour le faire, je connais à fond les dossiers politiques genevois, mais plus simplement je suis un citoyen libre, comme un autre.
     
    Lorsque j'anime des débats, je donne la parole à ceux qui sont en souffrance, et à leurs représentants. Par exemple, au Président des cafetiers genevois. Parmi tant d'autres.
     
    C'est là qu'intervient votre collègue M. Poggia, c'est à son sujet que je vous écris. Malgré ses qualités, ses compétences, son intelligence, que je n'ai jamais niées, ce magistrat ne supporte pas la moindre critique. Ni celles émises par un citoyen qui s'exprime, ni - pire - le fait qu'on puisse ouvrir ses micros à des gens qui le contestent. Aussitôt, cette parole offerte à l'opposition serait de l'ordre du complot, dans je ne sais trop quel but : renverser la République, peut-être ?
     
    Depuis plusieurs semaines, votre collègue Poggia m'attaque, avec une singulière hargne. Hier soir, il est allé trop loin. BEAUCOUP TROP LOIN. Il a écrit, sur un réseau social, donc dans l'espace légalement considéré comme public, que j'avais tenu, dans l'un de mes débats, des propos "dans le dessein évident de susciter la haine".
     
    "Susciter la haine" !
     
    Vous connaissez comme moi la législation en vigueur. Et la jurisprudence du Tribunal fédéral. Votre collègue Poggia m'accuse publiquement de "susciter la haine". Il est très clair que, faute d'excuses publiques de l'intéressé, je donnerai à ces propos diffamatoires les suites qu'ils méritent.
     
    Je suis un citoyen libre. J'exerce mon esprit critique, comme chacun en a le droit. Je combats la politique économique de votre gouvernement, dans l'affaire de la crise sanitaire. Oui, vous pouvez me considérer comme un opposant à votre politique. Mais je n'ai, de ma vie, jamais cherché à "susciter" aucune haine ! Il est hallucinant qu'un membre du gouvernement d'un Canton suisse puisse parler ainsi d'un citoyen qui s'exprime. Nous ne sommes plus là dans les traditions, ni dans les tonalités, de notre démocratie suisse.
     
    Je vous écris à vous, parce que l'homme qui émet à mon encontre des propos diffamatoires est Conseiller d'Etat. Et membre du Collège dont vous assumez la Présidence.
     
    Veuillez agréer, Madame la Présidente, l'expression de ma haute considération.
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Mauro Poggia, le petit dictateur cantonal

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    Sur le vif - Jeudi 19.11.20 - 23.38h
     
     
    Mauro Poggia, ivre de son pouvoir absolu, perd complètement les pédales, multiplie les postures de petit dictateur dans la République, fait pression sur la liberté de la presse et des citoyens, et devient le problème no 1 du Conseil d'Etat à Genève.
     
    Les pressions et menaces de cet individu ne m'impressionnent pas. Je continuerai de dire la vérité à son sujet. Je continuerai d'exprimer mon point de vue citoyen dans la République, et de commenter la vie politique en totale indépendance d'esprit.
     
    Je ne céderai à aucune des pressions, d'une vulgarité sans précédent, du petit dictateur cantonal.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Lex Décaillet - Simple, claire, rapide !

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    Sur le vif - Jeudi 19.11.20 - 14.43h
     
     
    Les fonctionnaires cantonaux ne doivent pas être éligibles au Grand Conseil.
     
    Les fonctionnaires municipaux ne doivent pas être éligibles au délibératif de leur Commune.
     
    Les fonctionnaires fédéraux ne doivent pas être éligibles aux Chambres fédérales.
     
    Chacune de ces trois catégories doit pouvoir être éligible, sans problème, aux deux autres échelons.
     
    C'est quand même pas compliqué à mettre sur pied, ce que je propose là !
     
    Citoyennes, citoyens, réveillons-nous ! Les patrons, c'est nous. Pas les profs de droit.
     
    La politique a besoin de bon sens et de simplicité. Pas de pisseurs de thèses en circuit fermé. Dissimulant leur carte du PS sous leurs leçons de morale.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Budget 2021 : le sens d'une trahison

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    Sur le vif - Jeudi 19.11.20 - 09.40h
     
     
    Le wagon de Rethondes. C'est bien l'image qui saute à l'esprit quand on considère le ralliement de dernière minute de la droite gouvernementale, notamment le PLR, à un déficit de 350 millions supplémentaires, par rapport à celui prévu en septembre, pour le budget 2021 du Canton de Genève. 850 millions, au lieu de 500.
     
    Pour ce PLR, qui dès la fin de l'été avait été celui de toutes les postures d'opposition, condamnant à juste titre le 353 postes supplémentaires, y compris dans ce DIP qui regorge de placards d'état-major, ce retournement de situation porte un nom : cela s'appelle une capitulation. En rase campagne. Toute autre qualification, atténuante par rapport à celle que je donne ici, relèverait de la sous-estimation, de l'euphémisme, donc de la faiblesse dans le champ de la critique politique.
     
    Creuser le déficit, donc aussi la dette, léguer à nos enfants un fardeau supplémentaire, c'est la politique de gauche. Pas celle du PLR ! Pas celle de la droite, en général ! La trahison des clercs, sur ce budget 2021, n'est donc rien d'autre que l'acceptation bravache de l'idéologie de gauche comme désormais dominante au Conseil d'Etat, ainsi qu'au Grand Conseil.
     
    Qu'ont-ils fait, de toute urgence, les "partis gouvernementaux" ? Ils ont tenté, désespérément, de sauver les meubles. A deux reprises, le Conseil d'Etat, inconsidérément, a mis le feu à son propre Canton, fermant les commerces, obligeant des dizaines de milliers d'employés à recourir au chômage technique, mettant sur la paille entreprises et entrepreneurs. Tout cela, sous le diktat d'une bureaucratie sanitaire cantonale dont l'Histoire aura à dégager la prise exorbitante de pouvoir, les abus, la petite dictature des petits chefs.
     
    Alors, ce Rethondes de novembre 2020, c'est quoi ? C'est justifier le pire ! Justifier la main de l'Etat, à nouveau puisant dans la caisse, aggravant l'endettement, pour éponger les propres erreurs de nos dirigeants. Ce Rethondes, c'est la complicité béate des "partis gouvernementaux" pour une immense opération de blanchiment du recours au déficit, et à la dette. Ce Rethondes, c'est une trahison.
     
    C'est ainsi qu'il faut dire les choses, et pas autrement. En parlant le langage des gens, le langage du peuple, et pas le sabir juridique ou financier dont se parent les capitulards, pour mieux camoufler la nature scélérate de leur acte.
     
    C'est ainsi, en tout cas, que moi je parle. Je ne m'exprime pas pour plaire. Mais pour dire les choses, telles qu'elles sont, une fois dissipé le rideau de fumée de la propagande du pouvoir.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • La République de Mme Emery-Torracinta n'est pas la nôtre !

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    Sur le vif - Mercredi 18.11.20 - 15.14h
     
     
    Budget 2021 : ce que la Présidente du Conseil d'Etat appelle "pacte républicain", c'est la déculottée concédée hier par la droite gouvernementale de ce Canton.
     
    Ce qu'elle appelle "pacte républicain", c'est un déficit de 850 millions, contre les 500 dont il était question en septembre. La "République", pour Madame Emery-Torracinta, c'est un déficit qui double quasiment en deux mois.
     
    Ce qu'elle appelle "pacte républicain", c'est sa vision à elle, comme militante socialiste, de ce que doit être un budget. Toujours plus de postes, à commencer par son propre Département, qui en regorge déjà, notamment dans les étages, et les états-majors.
     
    Ce qu'elle appelle "pacte républicain", c'est la gauche qui a réussi à creuser la dette et le déficit, avec la complicité d'une droite gouvernementale qui ne sort pas grandie de cette capitulation en rase campagne.
     
    Ce qu'elle appelle "pacte républicain", c'est plumer encore plus les classes moyennes, déjà serrées à la gorge, pour financer un Etat dépensier, irresponsable, glouton.
     
    Nous, les citoyennes, les citoyens de ce Canton, nous les petits entrepreneurs, les indépendants, nous les bosseurs, nous avons une autre idée de la République que celle ce Veau d'Or, jamais rassasié.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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