Sur le vif

  • Les braillards du samedi

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    Sur le vif - Jeudi 21.10.21 - 09.09h
     
     
    Plus un seul week-end sans les braillards des manifs ! Je hais ce mode d’expression, y compris pour des causes que je partage. Je le hais depuis toujours, et dans tous les cas.
     
    La rue, en Suisse, ça n’est pas la démocratie, qui exige la mise en œuvre de moyens organiques : le peuple qui vote, par exemple. L’initiative. Le référendum. Mais pas hurler derrière des banderoles. Le démos, contre le pléthos.
     
    La rue, c’est un précipité de vociférations, des slogans scandés comme dans les sectes, la prise en otage de l’espace public, bloquer la circulation, emmerder les gens, avec la bénédiction d’autorités terrifiées à l’idée d’apparaître comme des censeurs.
     
    La rue, c’est le degré zéro du courage individuel. On s’abrite derrière le charivari collectif. Depuis l’enfance, je hais cela, et le verbe est encore bien faible pour exprimer la puissance de mon rejet.
     
    Mes propos déplaisent ? Eh bien, déplaisons !
     
     
    Pascal Décaillet

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  • L'Etat qui nous plume et nous fait les poches, ça suffit !

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    Sur le vif - Mercredi 20.10.21 - 07.45h
     
     
    Bravo à l’UDC et au MCG, dont l’initiative sur l’imposition des véhicules à moteur permet un moratoire (tant qu’elle n’est pas votée) sur le projet délirant du Conseil d’Etat de faire encore plus les poches des classes moyennes genevoises !
     
    Plus un seul centime d’impôt supplémentaire, ni de taxe, ni d’une quelconque trouvaille prédatrice de l’exécutif, ne doivent être acceptés, tant que l’Etat n’aura pas drastiquement réduit son propre train de vie.
     
    La droite est, si elle le veut, nettement majoritaire au Parlement, ne parlons pas du peuple. La folie dépensière du Conseil d’Etat, ça suffit. La Sainte Alliance de la Finance et du Climat pour plumer les classes moyennes, ça suffit. Les états-majors pléthoriques du DIP, ça suffit. Le clientélisme de gauche en Ville, ça suffit. Les plans de relance à coups de milliards, délires théoriques de bobos urbains, ça suffit.
     
    L’argent de l’Etat, c’est celui du peuple. Chaque centime compte. Les classes moyennes n’en peuvent plus, elles étouffent. Le temps de la rigueur, de la saine gestion et de l’austérité est venu.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Un casting parfait

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    Sur le vif - Mardi 19.10.21 - 15.39h
     
     
    Je ne crois pas du tout que la personne, au demeurant sympathique et intelligente, que Genève a vue apparaître dans le jeu politique à la faveur de l'élection complémentaire de ce printemps, soit arrivée là par hasard.
     
    Je crois que l'hypothèse de son irruption, dans certains milieux, était pesée depuis longtemps. Ensuite, il y a eu l'occasion, ce que les Grecs appellent le kaïros : la démission de Pierre Maudet. Donc, la possibilité pour la gauche de conquérir la majorité gouvernementale. Elle y est parvenue. Tant mieux pour elle.
     
    Mais la personne qui a remplacé le démissionnaire n'est pas une passante de hasard. Il fallait une typologie bien précise pour incarner la Sainte Alliance entre le Climat et la Finance. Le profil sorti des urnes est idéal.
     
    Maintenant, le casting est au point. La "transition écologique" à 5,9 milliards, prête à être mise en oeuvre. Plus qu'à actionner la propagande idéologique nécessaire, mélange de leçons de morale climatique et de mises sous pression, au nom de "l'urgence".
     
    Pour le financement de cette folie dépensière, la gauche (à qui je pose la question tous les soirs, inlassablement) est très claire : ce sera soit par l'impôt, soit par l'emprunt. Dans les deux cas, les contribuables et leurs enfants trinqueront.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Finance et Climat : la Sainte Alliance

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    Sur le vif - Mardi 19.10.21 - 09,03h
     
     
    Derrière le mantra « transition écologique », dont nous gave la majorité gouvernementale de gauche à Genève, il y a de colossaux intérêts financiers.
     
    L’Etat n’a plus un sou. Il détient, avec 12,8 milliards, le record de la dette en Suisse. Et il veut dépenser 5,9 milliards pour la « transition écologique » !
     
    Cet argent, il va le prendre où ? Il va continuer d’emprunter auprès de banques privées. Il a donc besoin de ces milieux comme alliés.
     
    Eh oui ! Des gens « de gauche » (oh, une gauche qui a perdu depuis longtemps tout contact avec le monde ouvrier, ou même n’en a jamais eu) s’apprêtent à nous tricoter, à Genève, la Sainte Alliance pour le Climat, avec le monde de la grande finance.
     
    Les uns se maintiendront au pouvoir en nous faisant miroiter des projets pharaoniques, au titre de la « transition ». Les autres auront l’intense jouissance d’être les créanciers du Prince. Ceux qui, dans l’ombre, le tiennent. En clair, le vrai pouvoir.
     
    Le coup qu’on nous prépare, c’est la coalition des libéraux et des libertaires. Tout ce petit monde a infiniment intérêt à un débat public inondé de « sujets de société ». Ça évitera aux classes moyennes, le soir après le turbin, de se casser la tête sur les sujets lourds qui pourtant la concernent : fiscalité étouffante sur le travail, primes maladie, prix de l’essence et des combustibles, prix des médicaments, prix des soins médicaux et dentaires, pouvoir d’achat, pénurie dans l’approvisionnement en matières premières et en électricité.
     
    On se contentera de distraire le Gueux avec des questions liées au genre, à la couleur de la peau, à la vie privée des starlettes. Et on signera dans son dos les contrats d’emprunt massif, donc d’endettement alourdi pour les générations futures.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Bonne nuit, les Petits !

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    Sur le vif - Lundi 18.10.21 - 10.07h
     
     
    Problèmes majeurs d'approvisionnement en matières premières, pénurie d'électricité : le Conseil d'Etat s'intéresse à la question ? Il a un plan d'action, une stratégie ? Il a désigné une cellule de crise ? Il est en lien avec la Confédération ? Il a donné des orientations stratégiques d'urgence aux Services industriels ? Il est animé de l'esprit de guerre nécessaire à trouver des solutions ? Ou il ne vibre plus que pour l'idéologie du Climat ?
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Liturgie de la "transition" : maintenant, ça suffit !

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    Sur le vif - Dimanche 17.10.21 - 10.51h
     
     
     
    Pénurie de matières premières. Pénurie de composants électroniques. Pénurie dans l'approvisionnement en énergie. Pénurie de produits dérivés du plastique. Et même - un comble, pour les pays forestiers que nous sommes - pénurie de bois !
     
    La pénurie, c'est le thème montant qui va nous accompagner ces prochains mois. L'Allemagne, quatrième puissance économique du monde, premier partenaire commercial de la Suisse, est touchée de plein fouet. A cela s'ajoute l'immense errance énergétique constituée par sa décision prématurée d'abandonner le nucléaire. L'Allemagne revient au bon vieux charbon ! C'est factuel, vérifiable.
     
    La France, autre puissance importante en Europe, annonce, via M. Macron, demeurer dans l'ère nucléaire, en la modernisant. Si possible, avant que le courant, dans les foyers, ne vienne à manquer.
     
    Pendant ce temps, dans notre brave Suisse, les doux rêveurs du Grand Soir Vert nous bassinent à longueur d'années avec leur liturgie verbale, leurs slogans, leurs mantras : "Transition énergétique, transition écologique". A Genève, 5,9 milliards prévus comme "investissements pour l'économie Verte". De quoi s'agit-il ? Nul n'est capable de nous le dire avec précision. Vous posez des questions ? Réponse : le vide.
     
    La "transition écologique", ce sont des mots, c'est du vent. Tout au plus nous assène-t-on la vieille antienne de "l'isolation des bâtiments". En quoi cette tâche devrait-elle prise en charge par l'Etat ? En quoi des travaux de rénovation d'immeubles ont-ils à être financés par le contribuable ? En quoi ces chantiers doivent-ils justifier un endettement supplémentaire de 5,9 milliards, pour un Canton qui détient déjà la dette-record de Suisse, 12,8 milliards ? En quoi des travaux privés de génie civil doivent-ils charger les générations futures, celles de nos enfants, du poids du service de la dette, car les taux, à tout moment, peuvent remonter ?
     
    Maintenant, il faut le dire, ça suffit. La logorrhée Verte autour du mot-incantation "transition", ça suffit. La génuflexion docile des partis centristes, et même certains de droite, devant le Dogme Vert, ça suffit. La reprise servile de leur jargon, ça suffit. La grande peur, panique, à droite, de passer pour un retardataire dans la course fantasmatique à la "transition écologique", ça suffit.
     
    Nous devons avoir, en Suisse, une prise de parole publique courageuse, et ne pas craindre le désaccord, le conflit : c'est cela, une démocratie ! Les Verts défendent leurs thèses, tentent de faire passer leur jargon, fort bien, c'est le jeu, ils en ont le droit. Le nôtre, c'est de ne pas partager leur vision du monde, refuser leur sabir, combattre leurs idées. Notre droit, aussi, et même notre devoir, c'est d'assurer à la Suisse sa souveraineté énergétique. Son approvisionnement en matières premières, en composants industriels. Les moyens de sa vitalité économique. Il n'est pas sûr que cela passe par un programme vaseux, et ruineux, sur "la rénovation et l'isolation des bâtiments".
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Le Bouffon, le Prince, le Jargon

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    Sur le vif - Vendredi 15.10.21 - 08.08h
     
     
    Privilégier les élucubrations « sociétales » aux questions stratégiques, politiques, économiques et sociales, c’est faire le jeu du pouvoir en place.
     
    Regardez Mai 68 : cette cosmique sécrétion verbale n’aura, au final, soit aux élections de juin suivant, servi qu’à envoyer à l’Assemblée, pour cinq ans, la Chambre la plus conservatrice depuis 1919. La France profonde, un mois plus tôt, avait détesté ce mouvement d’étudiants nantis et privilégiés. Elle a eu peur. Elle s’est vengée.
     
    Plus on donne la parole aux « chercheurs en sciences sociales de l’Université de Lausanne », plus on les laisse dégurgiter leur jargon, leur salmigondis « d’injonctions » et de « déconstructions », plus on conforte le pouvoir économique et social en place.
     
    Au fond, le délire « sociétal » distrait le bourgeois. Au volant de son 4X4, il laisse volontiers traîner son oreille vers la 6731ème émission de la RTS sur le genre réinventé. Ça le change de son quotidien. Pendant ce temps, on ne parlera ni de fiscalité étouffante, ni de classes moyennes prises à la gorge, ni du prix de l’essence, ni de celui des médicaments, ni des primes maladie, ni des taxes qui asphyxient les PME, ni de l'Etat irresponsable qui s'endette à nos dépens.
     
    Non. On aura aimablement chatouillé les méninges du décideur, en lui figurant des passerelles et dérivatifs de ses pulsions profondes. On aura occupé son esprit avec des thèmes que les mythes grecs, la tragédie du Cinquième siècle avant JC, et même la Comédie, ancienne pour Aristophane, nouvelle pour Ménandre, avaient déjà traités.
     
    On aura enrobé le temps, sans conjurer le destin.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Bobos et gogos

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    Sur le vif - Jeudi 14.10.21 - 13.50h
     
     
    Une crise d'approvisionnement énergétique majeure menace l'Europe, à commencer par son géant économique l'Allemagne, dont nous dépendons tous. C'est un phénomène de première importance, il va tous nous concerner. Et nos bons médias en sont encore à nous abreuver de questions "sociétales", bien chéries par les bobos bien douillets de nos villes de gauche, les cinglés du genre et les ineffables chercheurs en sciences sociales de l'Université de Lausanne. Et nos autorités, totalement déconnectées du réel, passent leur temps à nous rêver des "plans de relances", à coups de milliards, pour la "transition écologique".
     
    Avant de nous soucier de "transition", on pourrait peut-être s'assurer d'avoir, pour les mois qui viennent, allez disons pour cet hiver, les ressources et l'intendance disponibles pour assurer notre niveau de vie, la vitalité de notre économie, l'autonomie et la souveraineté énergétiques de notre pays. L'Allemagne revient au charbon, indissociable de son Histoire depuis la conquête de la Silésie par Frédéric II. La France revient au nucléaire. Ca, c'est du concret, du palpable, du réel.
     
    Mais cette vision des bobos et des gogos ! Ces délires dépensiers au service d'une idéologie ! Cette hiérarchie des priorités, je la refuse, depuis toujours. Je m'intéresse aux sujets qui touchent le plus grand nombre, à commencer par la vie quotidienne des classes moyennes, le pouvoir d'achat des ménages, l'étouffement par la fiscalité du travail. Les classes moyennes, oui ! Celles qui bossent, comptent leurs sous pour leur chauffage et leur essence. Ces gens-là, dans leur immense majorité, sont mentalement à des milliers de lieues marines des questions de genre. Ces classes moyennes, dont commence à sourdre une colère noire, imprévisible quant à ses effets, peut-être un jour dévastatrice.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Adieu Faubourgs ! Bonjour tristesse !

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    Sur le vif - Jeudi 14.10.21 - 10.01h
     
     
    Le MCG vote avec la gauche, en Commission des Finances, et permet l’entrée en matière sur le Budget 2022 ! Un Budget caricatural de la gauche dépensière, celle qui jette par les fenêtres l’argent des contribuables des classes moyennes.
     
    Ce Budget se devait d’être extirpé à la racine, copie sèchement renvoyée à un gouvernement irresponsable, tout juste bon à dilapider le fruit du travail des Genevois. Ce qu’a fait, à juste titre, la droite. C’est cela, une non-entrée en matière ! Un signal fort, qui s’apparente à une motion de censure.
     
    Le MCG ! Ce parti est devenu totalement illisible. Gouvernemental, jusqu’à l’os. Les doigts sur la couture du pantalon. De sa capacité de protestation, sa gouaille, sa fougue des premières années, celle qui fleurait la rugosité joyeuse des Faubourgs, il ne reste plus rien. Le peuple n’aime pas les slalomeurs. Sanction : printemps 2023.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • L'atelier de création

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    Sur le vif - Mercredi 13.10.21 - 15.52h
     
     
    Quand je rencontre un artiste, tous domaines confondus (mais je n'ai de compétences, à part l'Histoire, qu'en littérature et en musique), je ne veux pas l'interroger sur son paraître. Ni sur son cirque médiatique, s'il en a un. Ni sur les polémiques politiques du moment, je reçois assez de politiciens à longueur d'année.
     
    Non. Je creuse, en profondeur, en amont de l'interview, ce qu'il a artistiquement commis. Je m'intéresse à la manière. Au style. A la technique de travail, avec le maximum de précision dans ma curiosité. Ce que j'aime, immensément, c'est que la conversation s'engage sur l'atelier de travail. Jusque dans les moindres détails.
     
    Bref, je m'intéresse à l'art lui-même. La qualité de fabrication. Je pose des questions très concrètes sur le travail de la matière. Et l'artiste, je crois, est heureux de pouvoir parler de cela, car pour lui c'est l'essentiel.
     
    Et moi, infiniment honoré d'avoir pu m'inviter, quelques minutes, ou dizaines de minutes, mais en amont bien plus longtemps, parfois des années de ma vie, dans l'atelier de l'artiste. La seule chose qui compte pour moi, c'est son acte de création, sa singularité, en aucun cas son paraître. Ni ses avis sur la marche du monde.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Oh, nanisme, quand tu nous tiens !

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    Sur le vif - Vendredi 08.10.21 - 17.11h
     
     
    La présidentielle française, c'est dans six mois. Elle s'est toujours jouée au dernier moment : les dernières semaines, voire (81 et 88) les derniers jours. Jamais six mois avant !
     
    C'est dire à quel point toute spéculation, à ce jour, est vaine.
     
    On peut certes disserter sur tel mouvement d'opinion, en effet saisissant. Mais c'est la photographie d'un moment. Et non le vote.
     
    Il peut se passer tellement de choses en six mois.
     
    Tout le reste n'est que surexcitation de coquelets qui s'invitent entre eux - pour se hurler dessus - dans les chaînes germanopratines en continu. Oh, nanisme, quand tu laisses filer ta substance !
     
     
    Pascal Décaillet

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  • "Baisse du chômage" : comment osent-ils !

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    Sur le vif - Vendredi 08.10.21 - 09.38h
     
     
    Comment osent-ils parler de "baisse du chômage en Suisse", alors que des milliers d'entreprises sont maintenues sous perfusion, Covid oblige, par des aides et des subsides ?
     
    Que l'Etat assume son rôle : la sécurité du pays, celle des personnes et des biens, l'approvisionnement énergétique, la protection de nos paysans, la formation, la santé.
     
    Mais qu'il cesse ce petit jeu de paternalisme fouettard avec le monde des entreprises. A la vérité, il n'y entend rien. Nos fonctionnaires ne savent pas ce que représente la peur au ventre.
     
    Et par pitié, que l'Etat cesse de nous mentir sur le chômage. Si on compte l'aide sociale, et si on examine l'état réel de certaines entreprises, ruinées pas l'Etat lui-même suite aux mesures folles de ces 18 derniers mois, il y a, en Suisse, beaucoup plus de gens sur le carreau, que ne le prétend la propagande officielle.
     
    Je ne me prononce jamais sur la situation sanitaire. Mais à la vérité, la gestion économique de la crise a été, en Suisse, au niveau fédéral comme dans les Cantons, catastrophique d'un bout à l'autre. On a navigué à vue, on a joué au chat et à la souris avec l'opinion publique, on s'est montré en majesté dans des centaines de conférences de presse totalement inutiles, juste pour faire croire qu'il y avait encore un Etat, une cohérence, une autorité.
     
    Ce qui m'intéresse, c'est l'Etat. La politique. L'Histoire. La préférence nationale, pour les Suisses. Une régulation impitoyable de l'immigration. La survie de nos paysans. Le retour à une politique industrielle nationale. Le niveau de notre formation de base. Le niveau d'éducation. La qualité de la parole, orale ou écrite. La culture. Mais aussi, la défense nationale, la sécurité des personnes et des biens.
     
    Ce qui m'intéresse, c'est la vérité des chiffres. Non, Mesdames et Messieurs, le chômage n'est pas en baisse en Suisse. On trafique juste le réel, pour tenir encore un peu. Avant l'avènement des grandes colères. Elles ne viendront pas du prolétariat. Mais des classes moyennes.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Musique allemande : l'Anneau invisible

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    Sur le vif - Jeudi 07.10.21 - 16.06h
     
     
    Il ne saurait exister d'Histoire de l'Allemagne sans une Histoire, en profondeur, de la musique allemande.
     
    En profondeur, cela signifie l'immersion dans les partitions. L'Histoire des instruments. La Révolution du clavier tempéré, à laquelle j'ai déjà consacré un épisode de ma Série, en 2015. Et puis, bien sûr, l'incroyable tournant, autour du Sturm und Drang et de la naissance du Romantisme. En un mot, la Révolution beethovénienne.
     
    Et puis ? Et puis, tout le reste ! Wagner, Richard Strauss, Hindemith, le vingtième siècle, les créateurs contemporains.
     
    Et puis ? Et puis, le rapport entre la musique et les textes. Bach et la Bible de Luther, Strauss et Hofmannstahl, Wedekind et Alban Berg, Brecht et Kurt Weill. La note allemande, collée sur la syllabe allemande. Le rythme. La prosodie. La respiration de la phrase musicale.
     
    Et puis ? Et puis, la galaxie du Lied ! Schubert, Schumann, Mahler, le vingtième siècle, les oeuvres d'aujourd'hui. Les grands auteurs et les grands musiciens de la DDR.
     
    Et puis ? Et puis, placer tout cela dans une continuité. Car il existe un lien ! Un fil invisible. Un Ring. Un Anneau, à retrouver, dans le mystère de l'invisible.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Thomas Mann, la langue allemande, la voix haute

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    Sur le vif - Mercredi 06.10.21 - 14.46h
     
     
    Lire Thomas Mann - ne parlons pas de Kafka ! - c'est passer son temps à chercher le verbe. Celui de la principale, au milieu de l'enchevêtrement des subordonnées. Il faut avoir fait du latin, aimer cette patience qui va d'abord identifier la structure de la phrase, avant d'en dégager le sens. C'est une ascèse. Et c'est une jouissance.
     
    Thomas Mann est un auteur complexe. Mais son propos touche au sublime : l'observation de l'homme, l'homme vrai, l'homme nu. Le diagnostic de ses fragilités. Prenez Mort à Venise, premières pages, balade du héros à Munich, Prinzregentenstrasse, et déjà les premiers signaux corporels du mal qui l'emportera. La phrase se ramifie, comme un tissu de cellules affolées. Il y a pourtant un sens : la maladie. La vie qui prend congé. Le chemin vers la mort.
     
    J'invite tous les profs d'allemand à faire lire Thomas Mann à leurs élèves. En classe, à tour de rôle, à haute voix. Quand une phrase est complexe, il faut commencer par la lire tout haut, en posant bien chaque virgule : alors, tout doucement, une fois l'exercice maintes fois répété, et l'oreille toujours prêtée à sa propre voix, le lecteur commencera, comme en révélation photographique, à voir affleurer le sens.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • PLR genevois : une forme olympienne !

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    Sur le vif - Mardi 05.10.21 - 14.52h
     
     
    J'ai déjà souligné ici, récemment, la belle vitalité du PLR genevois, après une période que l'on s'accordera à qualifier de difficile. Aujourd'hui, je récidive : j'observe ce parti depuis dix ans, mais surtout ses deux souches (libéraux et radicaux) depuis quarante ans : jamais cette famille politique n'a été aussi prolifique qu'en cet automne 2021. Je le dis d'autant plus volontiers qu'on connaît mes positions : si je partage avec le PLR quantité de convictions fiscales et financières, entrepreneuriales aussi, il y a, entre ce parti et moi, un iceberg, qui s'appelle libre circulation.
     
    Oui, le PLR genevois est dans une forme olympienne. Coup sur coup, une initiative avec le PDC, un projet de loi avec le MCG, et (on l'apprend à l'instant) un projet de loi avec l'UDC, pour permettre l'accession à la propriété avec seulement 5% de fonds propres !
     
    Un coup avec l'allié de gauche. Un autre, avec l'allié de droite. Un autre encore, avec l'allié imprévisible. Le PLR, version automne 2021, fait de la politique : il pivote d'un partenaire à l'autre, demeure moteur sur les dossiers, il invente, imagine, bouscule la politique genevoise. On est loin des fatigues patriciennes ronronnantes, qui se reposaient sur le duvet plumé de l'éternité.
     
    Alors oui, il nous faut reconnaître que le PLR a traîné, en début de législature, une insupportable épine dans le pied. Il est maintenant libre. Il a pour lui la qualité des hommes et des femmes. On me permettra d'en citer deux en priorité : Natacha Buffet-Desfayes pour son combat en faveur d'une école républicaine ; Cyril Aellen, encore et toujours, pour sa puissance de travail et d'invention législative. Mais j'aurais pu en mentionner beaucoup d'autres : la première ressource d'un parti humaniste, ce sont les hommes et les femmes qui le composent.
     
    On imaginait que le parti renaîtrait de ses cendres. Nul d'entre nous n'aurait pu prévoir que ce retour du Phénix fût aussi rapide.
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Immigration : on ose le débat ?

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    Sur le vif - Mardi 05.10.21 - 12.52h
     
     
    "Les besoins de la population" : c'est le grand mantra de la gauche, dès qu'on mène un débat sur la fiscalité, le train de vie de l'Etat, les ponctions fiscales inouïes sur les classes moyennes, l'imposition totalement excessive du travail. "Que-voulez-vous Monsieur, il nous faut bien répondre aux besoins de la population".
     
    Le peuple, considéré par un garde-faune comme un amoncellement d'oisillons dans le nid, en attente de la becquée providentielle : "les besoins de la population".
     
    On repart pour une croissance effrénée, on nous prédit une nouvelle surchauffe dans la construction, le bétonnage inévitable de zones agricoles : "les besoins de la population". Alors, nous demandons : "Quelle population, exactement ?". Et là, si l'interlocuteur a dans son tréfonds un zeste d'honnêteté, il finit par convenir : "Une grande partie vient de l'immigration". Et en général, il en reste là, parce que l'immigration, c'est tabou.
     
    On crée de nouveaux postes dans le social, on satisfait tous les caprices du DIP, tous ses appétits financiers : "les besoins de la population". On demande : "Quelle population ?". L'autre finit par convenir : "Une grande partie vient de l'immigration". Il en reste là. C'est tabou.
     
    Alors, nous posons une question : si vraiment l'immigration est à ce point l'une des causes de l'augmentation si hallucinante des "besoins de la population", alors il n'est peut-être pas inutile, en amont de l'incantation liturgique sur les "besoins de la population", d'avoir un courage : celui d'oser un grand débat national sur l'immigration.
     
    Sans tabou. En disant les choses. En donnant les vrais chiffres. Sans se laisser impressionner, ni par la gauche immigrationniste, ni (de l'autre côté) par la partie du patronat suisse qui profite de la déferlante pour ses petites affaires.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Bombe à retardement

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    Sur le vif - Lundi 04.10.21 - 11.50h
     
     
    L’étranglement financier des classes moyennes, par une fiscalité confiscatoire sur le revenu de leur travail, donc de leur sueur et de leurs sacrifices pour vivre indépendants, et non comme assistés, tel est le problème no 1 qui conditionnera les dix ou quinze prochaines années de la politique suisse. C’est une lame de fond. Une bombe à retardement.
     
    Cette réflexion est indissociable d’une autre : l’urgente nécessité d’une régulation drastique de l’immigration. Je plaide en ce sens depuis toujours. Nous en avons d’ailleurs reçu le mandat constitutionnel, le dimanche 9 février 2014. Il dort, dans un tiroir.
     
    Le reste, sujets « de société » à la mode, n’est que dérivatif. Au service du pouvoir aujourd’hui en place. Tellement plus commode de laisser le débat public envahi par les élucubrations de quelques bobos, ou « chercheurs en sciences sociales de l’Université de Lausanne », que de se soucier enfin des vraies préoccupations des Suisses : classes moyennes, retraites, primes maladie, pouvoir d'achat, emploi des jeunes, statut des aînés, apprentissage, absolue nécessité de réguler l'immigration.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Thierry Burkart : libéral, neuf fois libéral !

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    Sur le vif - Dimanche 03.10.21 - 13.50h
     
     
    Vous aimez les incantations, les danses de pluie ? Alors, écoutez les 6'32" d'interview de Thierry Burkart, nouveau Président du PLR suisse, hier soir en ouverture de Forum.
     
    L'Argovien - dont nous ne mettons en cause ici ni les compétences, ni la sympathie - a réussi à caser neuf fois le mot "libéral", et une fois le mot "libéralisme". En 6'32".
     
    Tout le monde n'est pas obligé, comme votre serviteur, de s'être passionné de longues années pour l'Histoire politique suisse, et notamment celle du Freisinn, qui a donné son nom à l'appellation alémanique du parti, et va puiser ses sources à la fois dans le libre-arbitre, la liberté de conscience, et les franchises économiques. En un mot, les grandes idées, en France puis en Allemagne, autour de la Révolution française.
     
    En martelant, en français (qu'il part fort correctement), le mot "libéral", M. Burkart pense, en allemand, au mot "freisinnig". C'est bien naturel : en allemand il n'y a qu'un mot.
     
    Mais en français, M. Burkart, il y en a deux. "Libéral", mais aussi "radical". Et en français, Monsieur le Président, la réception, dans les esprits, n'est pas la même, quand vous dites "libéral", qu'à un germanophone, quand vous lui dites "freisinnig".
     
    Le Romand, lui, entend encore, nécessairement, "Parti libéral", une mouvance qui a marqué la Suisse francophone pendant un siècle et demi, notamment Genève, Vaud et Neuchâtel. Il entend aussi, dans un sens éminemment plus contesté, la mouvance anglo-saxonne de déréglementation, de rejet de l'Etat et d'obsession des marchés, qui tente de s'imposer depuis quarante ans. Souvent, il rend hommage à la première de ces deux acceptions, avec le souvenir de grandes figures, comme Olivier Reverdin. Mais se montre infiniment plus sceptique face à la seconde. D'aucuns avancent même que celle-ci, devant l'Histoire, a déshonoré celle-là.
     
    Car il existe, dans l'oreille romande, un autre mot : le mot "radical". Le grand parti qui a fait la Suisse moderne. Celui qui a fait l'Etat fédéral, nos institutions, l’École, nos grandes Écoles fédérales, les grandes régies, notre système de sécurité. Ca n'est pas rien. Et on est très loin, là, de la seule génuflexion devant le miracle des marchés.
     
    Vous êtes, Monsieur Burkart, le Président d'un parti fusionné entre ces deux grandes traditions. On nous dit, on nous répète à l'envi, que la greffe est réussie, que les nouvelles générations sont PLR, n'ont que faire de la différence entre "libéraux" et "radicaux".
     
    Je veux bien.
     
    Mais alors, Monsieur le Président, faites attention quand vous glissez neuf fois le mot "libéral", et une fois le mot "libéralisme", dans une interview de 6.32". A un esprit chagrin, ou suspicieux, moins ouvert que votre serviteur à dégager les nuances sémantiques du français et de l'allemand, vous risqueriez d'apparaître comme un ultra, un surexcité des marchés mondialisés, un golden boy de la réussite individuelle, un tétanisé du libre-échange, de la libre-circulation, de l'immigration non-contrôlée.
     
    Je ne suis pas sûr que cette image-là, par les temps qui courent, serve au mieux votre intérêt. Ni les intérêts supérieurs de la politique suisse.
     
     
    Pascal Décaillet

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  • Quand le Parlement dilapide l'argent du peuple

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    Sur le vif - Vendredi 01.10.21 - 10.31h
     
     
    Le grand scandale, dans l'affaire du "milliard de cohésion" : cette somme colossale, 1,3 milliard pour être précis, est un arrêté. Donc, pas soumis à référendum !
     
    Un cénacle de 246 personnes se permet donc de balancer 1,3 milliard d'argent des contribuables suisses à un club dont notre pays n'est même pas membre ! Et cette décision, éminemment litigieuse, ultra-sensible dans l'opinion publique, ne peut pas être remise en cause par le seul souverain qui vaille dans notre pays, le peuple.
     
    Vous commencez à le comprendre, mon combat acharné pour la démocratie directe ?
     
     
    Pascal Décaillet
     

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  • Le Vert est dans le fruit de la spéculation

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    Sur le vif - Vendredi 01.10.21 - 09.02h
     
     
    Je vais vous dire ce que nous préparent les Verts, à Genève, avec leur « plan d’investissements massifs dans la transition écologique » (5,9 milliards, dont nous n’avons pas le moindre centime).
     
    Ils nous préparent exactement le même coup qu’avec le CEVA. Pour faire passer la pilule, ils vont s’assurer de la complicité des milieux professionnels, à Genève, qui pourront voir dans ces futures commandes une aubaine de bonnes affaires.
     
    Ils vont aussi s’assurer du financement, par l’emprunt. Certains Verts, à Genève, au plus haut niveau, sont particulièrement décomplexés dans leurs relations avec les financiers. Que ces derniers soient plutôt libéraux, ou en tout cas partisans des formes les plus libérales de l’économie, ne leur pose aucun problème. Les magistrats Verts ne sont pas issus de la lutte des classes, et laissent les ultimes reliques du marxisme à leurs alliés socialistes ou de la gauche dure.
     
    Enfin, ils vont faire croire aux Genevois que les travaux seront attribués aux entreprises locales. Comme pour le CEVA. On a vu le résultat.
     
    Citoyen de la République, je dis simplement non. Non à cette répétition de la farce CEVA. Non à cette alliance entre catastrophisme climatique et spéculation. Non au recours à des milliards d’emprunt public supplémentaires, alors que nous sommes déjà le Canton le plus endetté de Suisse.
     
    Genève n’a absolument pas besoin d’un « plan massif d’investissements verts ». Elle a besoin d’austérité, de rigueur, d’une extrême prudence dans l’usage des deniers publics, d’une baisse de la pression fiscale sur les classes moyennes, d’un DIP qui cesse de créer des postes supplémentaires.
     
    En clair, pas de New Deal. Pas de relance keynésienne. Pas d’emprunt. Remboursement de la dette. Fin des déficits. Amaigrissement de la fonction publique. Pas un seul centime d’impôt nouveau. Énergies centrées sur les PME. Priorité absolue aux entreprises locales. Réduction des flux migratoires. Valorisation de l’apprentissage. Ça n’est pas un programme à la mode. Mais c’est notre seule voie de salut.
     
     
    Pascal Décaillet

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